‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 201 sur 347 · Jean Gumbaudi, nommé en · texte numérisé non relu

Jean Gumbaudi, nommé en

45. Pierre de Clap|ners, prévôt de l'église de Toulon , en devint évè que en i[\l\^. Il était président an par- ^ lement et chancelier du comté de Provence vers l'an 1467.

^6. Jean, en 1478 ou 1487.

47. Jean Mixon , en 1491. Il rendit hommage à Charles VIII, roi de France, le 10 janvier i49'j-'

48. Guillaume Briçonnet, dit Le cardinal de Saint JUalo, est qualifié évê(jue deTf)ulon dans quelques actes de 1497 et i3oi. Il se démit en faveur de son lils Denis, qu'il avait eu de Réoulète de Beaune, sa femme, avant qu'il entrât dans l'état ecclésiastique.

49. Denis Briçonnet , lils du précédent, archidiacre de Reims et d'Avignon, succéda à son père dans l'évêché de Toulon, dont il prit possession le !«» février i5i2. Il assista au faux concile de Pise en i5ii, et au concile île Latran sous Léon X, en

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il fut transféré ensuite à Lo- fait cardinal par Sixte IV en i586, et

tlève et de-là à Saint-Malo.

5o. Philas Roverella, de Ferrare, nommé d'abord à l'évêché de Toulon après Briçonnet, fut transféré à celui d'Ascoiî en i5i8. Il remplit plusieurs lé<iatioiis sons les papes Léon X, Aiiiien VI, Clément VII et Paul III. Il assista au co'icile de Trente, et fut fiit administrateur de Rome, p;ir le sucré collège, après la mort de Paul III. Il mourut en i5.5o et fut enterré dans l'éfilise d'Ascoli.

5i. Nicolas de Fiesques, cardinal de Gênes, fut chargé de l'administration de l'éfilise de Toulon le 3 septembre i5i8, et mourut en 1524.

Il fut aussi évêque il'Ostie et administrateur des églises de Ravenne et de Fréjus.

52. Augustin Trivulce, d'une illustre famille de Milan, cardinal, évêque de Bn yeux, di'Périgueuxetd'Ast, fut aussi pourvu de l'évêclié de Toulon le 22 juillet 1524, et mourut à Rome en i548. Il a laissé une Histoire des papes qu'il n'eut pas le temps de f.iire imprimer, et dont Onuphre s'est beaucoup servi.

53. Antoine Trivulce, paient d'Augustin, nonce apostolique à Venise, et référendaire de l'une et de l'autre

I signature, fut fait commemlataire et administrateur perpétuel de l'évêché de Toulon le 3 mnrs i528. Il devint vice-légat d'Avignon en i544» et cardinal du titre de saint Adrien en «.557. Le pape l'envoya en France en iSSy pour y traiter de la paix entre Henri II, roi (le France, et Pliilippe II, roi d'Espagne.

54. Jérôme de la Rouvère , d'une famille noble de Turin, après avoir brillé ilans les plus célèbres universités de France et d Italie, fut nommé à l'évêché de Toulon par le roi Henri II, qui l'honomit de son estime et de sa bienveillance. Il prononja l'oraison funèbre de ce prince et celle du roi François I^^à Paris et à Saint- Denis. Ayant été envoyé ensuite ambassadeur en Savoye, le duc Charles le demanda pour l'archevêciiéde Turin au pape Pie IV, l'an a564. Il fut

mourut en 1692 au conclave où Clément VIII fut élu. Il avait assisté auparavant aux élections d'Urbain VII, de Grégoire XIV et d'Innocent IX, et a\ait eu lui-même les suflrages de quelques (auliuaux ])our la papauté; car il était aussi recommandable par sa piélé que par son érudition et son éloquence.

55. Thomas Jacomel, de Pignerol, de l'Ordre ties fréres-prêchcuis, inquisiteur de Turin, devint évêque de Toulon en i566; il ne siégea que cinq ans. Il a écrit, sur l'autorité du pape, un Traité contre les Vaudois.

56. Guillaume du Blanc succéda en 1571. Il l'ut fait vicaire de la légation d'Avignon, conseiller au [)arlement de Toulouse et chancelier de l'université de la même ville. Il assista aux assemblées de Blois , et mourut à Avignon en i588. Il a traduit du grec en latin l'Histoire ilu j)atriarclie Xiphilin , qui a abrégé Dion de Nicée et quelques autres traités : il en comjiosa aussi un en notre langue sur le célibat et les sacremens, etc., contre les hérétiijues.

^y. Gilles de Septres, d'Avignon, nommé en iStjç, mourut en 1626. De son temps les capucins, qui s'étaient établis auparavant aux environs de Toulon, furent transiérés dans la ville en 1606. Les minimes y furent aussi refus en 1609, et les iirsulines en 1625. On donna cette année le collège aux ])ères de l'Oratoire.

58. Augustin de Forbin, d'une famille noble de Provence, prévôt île Pignan , fut placé sur le siège de Toulon en 1628. Il reçut les religieuses de la Visir.ation en i633, les bernardines, les angustins rélbrmés et les carmes déchaussés en i635.

59. Jacques Danès, (ils de Jacques Dan es, seigneur de Marly, etc., fut d'abord engagé dans le mariage, et lut conseiller au grand -conseil, puis président de la chambre des compt<'s de Paris. Sa lemme étant morte, il entra dans le cierge, et lut presque aussitôt maître de l'Oratoire du roi, conseiller -d'état ordi-

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

naire, et enliii nommé à l'évêché <ie Toulon, pour lequel il fut sacré à Paris dans l'é<j;lise des célestins le 6 mai 164.0. Ce lut un prél;it pieux, ferme et zélé pour les iiitéièis de l'Eglise, comme il le fit \oir dans les diverses assi-mblées t;u clergé de France auxquelles il assista, savoir, à celle de Mantes en 1641, et à celles de Paris en 1645 et i656. Il gouverna son diocèse avec une sollicitude vraiment pastorale jusqu'à l'.m i656, qu'il se démit pour se donner entièremeiU à Dieu. I! quitta tous ses équipages et jusqu'à la moindre marque de sa grandeur passée ; il répandit abondamment dans le sein des pauvres les granils biens qu'il avait refus de ses pères, lit plusieurs fondations pieuses , et acheva le reste de ses jours dans les exercices de charité, dans l'austérité , dans la retriite et dans la prière. Il mourut à Paris en odeur de sainteté le 5 juin 1662, et fut inhun é dans l'église de Sainte- Geneviève des Arilens.

60. Pierre Pingre, chanoine de Paris, nomme Sur la démission de Jacques Danés, fut sacré à Paris en 1659. Il reçut le roi dans sa cathédrale en 1660, et mourut le 5 décembre 1663. Il laissa beaucoup de bien à l'hôpital, et sa bibliothèque aux pères de l'Oratoire, recteurs du collège.

61. Louis de Forbin d'Oppède , doyen tie Tarascon et grand -archidiacre de l'église d'Avij^non, fut sacré à Aix par le caniinal de Grimaldi , archevêque de la métric ville, le 28 septembre 1664, et mourut le 29 avril

62. Jean de Vintimille du Luc, des vicomtes de Marseille, doyen de Tarascon, nommé évêque de Dij4ne en 1669, fut transféré a Toulon en 1675, et mourut le i5 novemljre 1682.

63. Armand-Louis Bonnin de Chalucet, d'une illustre famille île Bretagne, nommé par le roi à l'évêché de Toulon en 1684, ne fut sacré que le 25 mars 1692, a cause des différends qu'il y avait alors entre le roi et le pape. Il lit son entrée solennelle le

9 lévrier 1693. Avant son épiscopat il avait eu de fréquentes conférences avec les protestaus pour les i-amener au sein de l'Eg ise, et il était en effet très-habile naus la controverse. Il fut <lé|)ute en 1702 pour l'assemblée extraordiiiair.' du clergé de France, et y fut choisi par les autres pré ats pour harani;uer le roi au nom de l'assemblée. Il publia en 1704 «-es ordonnances syuodalesqnilircnt beaucoup de bruit ; plusieurs religieux mendianss'y opposèrent, et en appelèrent même au iiarlement d'Aix. En 1707, le duc lie Savoie ayant assiégé Toulon, M.deChalucet rendit de grandsservices à sa ville et à l'Etat. Il s'appliqua avec zèle à mettre l'union parmi les commandans de l'armée qui devait défendre la vilie, fournit de l'argent et lie la farine pour le pain, et pendant le siège ilemeura intrépide au milieu des bombes, qui tombèrent au nombte de treize dans sa maison, même au coin de son lit. Eu reconnaissance de son zèle, la ville lui lit élever après le siège, un monument orné d'une inscription honorable.

Cet illustre prélat, après avoir rempli tous les devoirs d'un \érital)le pasteur, mourut en 1712, et fut généralement regretté. Il disposa de tous ses biens en laveur des pauvres, qu'il avait toujours secourus par d'abondantes aumônes pendant sa vie, et laissa plusieuis autres monumens de sa magnificence et de ses libéralités.

64. Louis de la Tour -du -Pin de Montauban , nommé le i5 août 1713, mourut le 12 septembre 1737.

65. Albert Joly de Chouin, auparavant vicaire-général tle Nantes, fut sacré en i7!i8. Il mourut en 1759, emp'^rtant les regrets île tons ceux qui vécurent sons son administration.

66. N... de Castelanne-Mozangues, né au château de Mozangues le n juin 1746, sacré le 28 août 1786. C'est le ilernier évêque de Toulon.

TOULOUSE, Tolosa, Tolosum, Tolosatium et Tectosagum, ville archiépiscopale de France, métropole des évèchés de Montauban, Paniiers etCarcassonne, ancienne capitale du

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Laiigiiedoc.etaujourd'hui chef-lieu lie prélecture du ilépartement de ia Haute-Garonne, est située dans une belle et vaste plaine, sur la rive droite de la Garonne, qui la divise en deux parties fort iuéoales, à l'extrémité du canal de Languedoc, et a cent tiente-tiois lieues tle Paris. Cette ville est une des plus ancien nés des Gaules, et la patrie des Tectosa^es. Elle fut célèbre sous l'empire des Romains. Les rois Visigoths y établirent leur résidence. Clovis s'en saisit, et la transmit à ses successeurs jusqu'à la mort de Cliarlesle-Siniple, arrivée en 929. Raimond s'en rendit alors maître absolu, et ses deseendans jouirent de cet état, en qualité de comtes, jiisiiu'en 1270, que Philippe-le-Hardi le réunit à la ronronne. Les comtes de Toulouse étaient du nombre des douze pairs de Fra?)ce. Ils prirent le titre de ducs de Narbonne et de marquis de Provence.

Toulouse est une des plus Iielles et des pins grandes villes du royaume; sa pop, dation est (le cinquante mille babitans. Il y nvaitàToulouse un parlement, ilont le ressort, après celui de Paris, était le plus étendu; un bureau des trésoriers de Fiance; une cour sénéch'le et présiili;ile ; unboteldes jnonn.iies; i\n magnilique liùtel de ville nommé le CapltoLe, où l'on remarque (l'exeellens morceaux de |)einture, de sculpture, d'architecture, et les !)ustes des citoyens nés à Toulouse, qui se sont distinj;ués dans quel(|ue profession. Les maj;istrats qu'on nomme ailleurs consuls, éclie- ■»ins, jiirats, se nommaient à Toulouse capitouls , en latin, capitulares,capitulariio\i doriii/ii de Capitula, nom qui vient de celui île ccipitulum, (|ui sii;nilie assemblée, et (jn'oii exprimait pnr celui de capital dans l'ancien lang;ige du jniys. Ces nia,:^istratsacquér.iient la noblesse parleur chirge, et la transmettaient a leur yxistérité. Ils étaient au nomlire de liuif, conformément aux huit quartiers, aux huit paroisses et aux huit portes de la ville, dont ils i;ardaient 1' 8 clefs. Il y avait aussi à Toulouse "it université, qui était la seconde du

royaume, et qui fut érigée parle pape Grégoire IX, à la sollicitation du roi saint Louis. Ses professeurs étaient enterrés avec l'anneau, les gants, l'épée et les éperons dorés.

L'a( adéinie qu'on nomme les Jeux floraux, fut érigée à Toulouse par lettres-patentes en 1694. On y a fondé quatre prix pour les meilleures pièces de poésie qu'on y reçoit de tous les pays. Il y avait une académie tles sciences plus récente, et une académie de peinture, sculpture et architecture établie en 1750.

La cathédrale de saint Etienne, premiermartyr, est un des plus beaux vaisseaux dn royaume. Ou y ailmire le grand autel, le chœur et l'emplacementde l'orgue, qui est un ouvrage des plus hardis. Le reste de l'église lornie un auditoire des plus vastes et des plus commodes. La chaire du prédicateur s'y fait remarquer par sa vétusté, et on n'a jamais voulu la changer, àcause des illustres prédicateurs qui l'ont reni|ilie, tels que le iiienheureux Robert d'Aibrisselle, saint Bernard, saint Dominique, saint Antoine de Pade et saint Vincent Ferrier.

L'archevêque et le chapitre nomment tour à tour à cette chaire [)our le carême. Ou voyait dans le bâtiment qui s'élève au-dessus de l'église une cloche qui passait pour une des plus grosses lUi royaume, la<iuclle avait été donnée par Jean de Cardaillac, patriarche d'Alexandrie et administrateur perpétuel de l'église de Toulouse, dont elle ])ortait le nom. Le palais archiépiscopal, situé ton tau près de cette église, <|ui a été rehâti et mis à la moderne par le célèbre Daviler, au X dépens de M. Caibert, archevêque de cette ville, est magnilique.

Le chapitre île la cathédrale, qui a été long-temps régulier, sous la règle de saint Augustin, et qui lut sécularisé en 1614 par le |)ape Clément VU, était composé d'un prévôt, qui était la première dignité, de cinq aiciiiiliacres, de \ingt-quatre chanoines, dont un était < Iiancelier lie l'église et de l'université, et de beaucoup d'autres 4)énéficiers. Le

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

prévôt, qui était toiijouis pris dans le corps des rhanoines, était élu par eux à la pluralité des sutfiajiCS. Il avait la Juridictiou iniraéniate sur tout le chapitre, qui était exempt de l'ordinaire. Lorsqu'il olliciait, il portait en nuiin un bâton pastoral, et il était assisté à l'autel p.ir quatre chanoines. Lorsqu'il paraissait à l'éj^lise et aux processions, il était tenu d'avoir auprès de lui deux aumôniers et un écuyer. Les prévôts qui étaient faits évêques, ne quittaient point leur première di^^nité. Le chapitre consiste maintenant en trois \icaires-générauxet neuf chanoines. L'art hevèque jouissait décent mille livres de rente, et payait cinq mille florins pour ses bulles.

La collégiale de saint Sernin, martyr et premier évéque de Toulouse, laquelle a\ait pour chef un abbé séculier, était hi plusilistiii'i,uéeaprés la métropole. Elle était composée île vingt- quatre chanoines sans le bas chœur. Son église, qui est sombre, mais foti grande et fort mnjestueuse, représente une croix parfaite. On y conserrtit un grand nombre de reliques,en particulier celles de saint Sernin dans une châsse qui était l'une des plus riches et des mieux travaillées du royaume. L'abbé était immédiatement soumis au saiiit-siége, aussibien que son chapitre. Il usait de tous les ornemens épiscopaux, et il bénissait le peuple dans son église.

Il était conseiller-né au parlement de Toulouse, et conservateur des droits de l'université.

L'église paroissiale de Notre-Dame de la Daurade appartenait à un monastère rétormé de Clugny, qui avait été uni à la congrégation de Saint- Maur dans le dix-septième siècle. Il y avait vingt-quatre autres communautés religieuses d'hommes. L'une des plusremarquables était le couvent des dominicains, le pi us ancien de cet Ordre, où l'on conservait dans une trèsbelle (hapelle de l'église le corps de saint Thomas d'Aquin. Sa tête était à la sacristie, dans un buste d'argent, qu'on exposait en public le jour de

sa fête, et dont on faisait baiser le crâne à tous ceux qui se présentaient, aussi bien qu'aux étrangers qui passaient parToulouse, etqui le demandaient. Les coriieliers et les pères de la doctrine chrétienne avaient à Toulouse des b.bliothéques publi(jues, et les jésuites six maisons. 11 y avaient de |)lus quinze ou seize maisons île religieuses cloîtrées, quatre confrairies de pénitens et deux grands hôpitaux.

Le diocèse, qui contenait deux cent cinquante paroisses, partagées en six archiprêtrés , renlerme aujourd'hui trente-neuf cures, quatre cent dix succursales et quatre-vingt-douze vicariats. C'était un des plus grands ilu royaume lorsque le pafie Jean XXII l'érigra en archevèLhé en i3i7, et forma de ce seul diocèse une ])rovince ecclésiastique toute entière, qui était composée de huit diocèses, en y comprenant celui de Toulouse.

Il possède un grand nombre d'établissemens religieux de femmes de tlilférens Ordres ; ils renferment en tout trois cent vingt- quatre sœurs.

Les hôpitaux, an nojubre île cinq, et les maisons de secours, sont desservis par les sœurs tle Saint- Vincent-de- Paule et par les dames de Nevers.

L'archevêque jouissait de cent mille livres de rente, et payait cinq mille florins pour ses bulles.

J£vêques de Toulouse.

I. Saint Saturnin ou Sernin, après avoir été à Rome recevoir sa wission du pape saint Fabien, parcourut une partie de l'Espagne et des Gaules, vint à Toulouse, et fut le premier qui porta le flambeau île la foi chrétienne dan§ cette ville vers l'an de Jésus-Christ 245. Le succès de ses travaux apostoliques ayant augmenté bientôt le nomjjre des chrétiens, il lut choisi en 25o pour gouverner ce troupeau lidèle qu'il avait éclairé par ses prédications, et souffrit glorieusement la mort pour la défense de la religion en aSy. Les actes du martyre de saint Saturnin, que l'on croit avoir été écrits cinquante ans après sa

n.oit, sont appuyés sur l'autorité de ]es traces de son prédécesseur, et fut

saint Gié;;oiie île Tours , de saint l'édification de soi peuple. Né dans

Sydoine et de Fortunat. Voyez Sa.- un rang distinjiué , il abandonna le

TURNiN. grand inonde di'S sa plus tendre jeii-

2. Saint Honorât succéda à saint nesse, pour se livrer a toutes les ans- Saturnin. On sait seulement de lui térités d'une vie véritablement pénique son corps lut enterré auprès de tente. Ii fut élu à cet évêthé par le celui de ce saint martyr. chi)ix nnanimeduclergé et du peuple.

3. Saint Hilaire fit élever un autel 9. Héraclien assista au concile

et un petit oiatoire de bois sur le tombeau de saint Scrnin , pour la commodité ties fidèles qui allaient l'invoquer. Son cor[)stut trouvé avec celui de saint Honorât son prédécesseur.

d'Ag le en 5o6.

L'histoire de Languedoc ne fait au cuiie mention de Léonce, que la plu|)art des auteurs font succéder à Héraclien. Catel , en le mettant au rang des évêiiues ileToulouse, doute

4. Mamertin assista en3i4iiucon- beaucoup s'il le fut jamais, cile d'Arles, où les évêques armé- jo. Saint Germier, natif de Jéruniens condamnèrent saint Atlianase, salein , évoque de Toulouse en 541, patriarche d'Alexandrie. gouverna cette églisependant trente-

5. Rhodaniusoii Rhodanusius, évê- six ans. Son corps fut inhumé dans que en 353, assista en .356 au concile un lieu voisin de Muret, appelé d'Oz de Béziers assen.blé par les évoques ou d'Ox. On y bàlit un monastère ariens, pour conliriner la tondanma- qui prit le nom de ce saint, et dont tion de Stiint Atlianase, i)rononcée (lar il fut peut-être le fondateur. Ce mole concile d'Arles. Il leliisa il'adhérer nastère devint dans la suite titre de àcespréiats hérétiques, ets'attira par pri'iiré conventuel, dépendant de sa résistance courageuse la haine tie l'abbaye de Lézat. Les reliques de l'empeieur Constance, qui l'exila en saint Germier, qu'on yconservait, ont Phryjiie, où il mourut vers l'an 358. été translérées depuis dans l'église

6. Saint Sylve ou Sylvius, qui vi- de Saint-Jacques de iVluret.

vait vers l'an 38o, et mourut au coin- n. IVJaunulfe assista au concile de mencementdu cinquième siècle. Son Mâcon en 585. Il re^ut la même ancorps fut trouvé, avec (elui de saint née dans son palais Gondebaiid, qui Honorât et de saint Hilaire, dans l'é- se disait fils deGlotairc I»', et donna glise lie Saint-Sernin, en 1.205. une preuve éclatante de sa lidé.ité

7. Saint Exuj)ère , natit ne Tou- pour son véritable souveraiii. Le faux louse, siégeait vers l'an 4o5. Il fit prince étant à table chez ce prélat, achever l'église de Saint-Sernin, la osa dire qu'il voulait aller établir le consacra, et y fit translérer les reli- siège de son royaume à Paris : à ques de ce saint martyr. Saint Exu- quoi MagnuUerépiiquaavecfermeté, père se signala par son profond sa- que pour réussir dans ce projet il voir et par son extrême charité dans faudrait qu'il ne restât plus personne une grande famine. Après avoir dis- de la race des Français. Aussitôt les tribué tous ses biens, il vendit les ducs Mommole et Dinier, qui étaient vases sacrés d'or et d'argent, pour à la suite de l'usurpateur, donnèrent assister les pauvres, et lut ré(iuit à plusieurssouffletsàl'evèque, lefiient mettre le corps de Jésus-Christ dans arrêter, et l'envoyèrent en exil, après un panier d'ozier, et son sang dans s'être emparés de tous ses biens et de un calice de verre. Saint Jérôme le ceux de son église.

compare a la veuve de Sarepta, et lui a déilié son commentaire sur le prophète Zacharie. Il mourut vers l'an

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