Jean VII du Gué fut fait évc
DE FRANCE. i5
que de ce siège par le pape Eugène IV le même jour que ce pontile révoqua la commeiide du précèdent.
Il fit son entrée solenntdle le 2 janvier 1446» et mourut le 7 octobre
86. Pierre II Bureau, fut promu à cet évêché, le 20 novembre 1447, P^r le pape Nicolas V, qui écrivit en sa f.iveur aux Orléanais. Il fut ensuite transféré à Bèziers le 10 décembre 1451. Il ne quitta pas, ce semble, Orléans aussitôt, puisqu'il paraît, par les registres du chapitre, que la juridiction ne lui fut remise que le 6 mai 1452.
87. Jean VIII, patriarche d'Alexandrie, ref ut l'église ii'Orléans en commendele lo décembre 1461, et est encore nommé commenilataire dans les actes consistoriaux du Vatican le 3i janvier 1452. Il mourut peu après, et ne parait pas avoir été reconnu par les peuples du diocèse.
Si. Thiband d'Aussigny, compétiteur de Pierre II, fut fait évêque de ce siège, après la mort du précédent, par le pape Accolas V, le 5 mai 1452, et fit son entrée solennelle le 22 mars 1453. Il assista par procureur au concile de Sens en 1460, et permit le 20 juillet de cette année à l'aiibè de Saint-Euverte d'officier pontificalenient dans tout son diocèse. Il établit ])lusieurs sociétés de piété, et raoïirut le 2j. septembre 1473»
89. François I^^ de Brissac, élu évêque (le ce siège le 3 novembre i473, fit son entrée solennelle le 25 mars i474- Il contribua beaucoup en i479 à l'établissement de la fabrique de sa cathédrale , et lui fit encore dans la suite des présens considérables. Il assista par procureur au concile de Sens en 1485. Il permuta avec Christophe, archevêque d'Aix, son neveu, en i5o3; mais il est incertain s'il alla même à Aix. Il mourut à Orléans le 17 janvier i5o5.
90. Christophe de Brissac, archevêque d'Aix en i5oo, permuta avec François son oncle, le 19 janvier i5o4, prit possession de ce siège par procureur le 10 avril suivant, et fit son
CATALOGUE
entrée le 19 mai, avec le titre d'archevêque de Trajanopolis, évêque d'Orléans, selon les rej^istres du Vatican. Il lut dans la suite transféré à l'archevêché de Tpurs le 3 juillet
91. Germain !«' de Gannai, transféré de l'évêché de Cahors à celui-ci, en prit possession par procureur le 30 août i5]4, et fit son entrée dans cette église le 26 août i5i5, après avoir obtenudu chapitre, qu'eu égard à son âge et a ses inlirmités, il ne se déchausserait pas, selon l'usage ordinaire de cette cérémonie. Il mourut le 8 mars 1620, après avoir légué à son église deux mille livres pour la fondation d'une messe.
92. Jean IX d'Orléans fut élu unanimement évêque de ce siège à la recommandation du roi François I«', le 10 mai i52i , ht son entrée le i^r juin i522, et délivra cent quatorze prisonniers. Il publia les statuts synodaux de son église le 6 juillet i525, et assista au concile de Paris contre les luthériens en iSaB. Il fut lait cardinal le 21 février i5j3, et mourut à Tarascon le 24 sei)tendjre suivant.
On parlera encore de lui au titre de l'église de Toulouse, dont il avait occupé le siège avant d'être appelé à celui-ci.
93. Antoine Sanguin fut nommé évêque d'Orléans par le roi en i533, prêta serinent de hdèlité le 9 février 3534, et ht, le 24 octobre i535, son entrée solennelle, dans laquelle il délivra deux cent quatre-vingt-un prisonniers. Il fut fait cardinal par Paul III, en décembre 1639. Il publia lin manuel de pricrcs en i54o, et en 1643 devint grand -aumônier de France. Il assista à l'élection tic Jules III, en février i35o. linhu il fut élevé sur le siège de Toulouse, à l'article tiuqucl il sera encore ])arlé de lui.
94. François II de Faucon, était évêque de Tulle, lorsqu'il fut transféré à ce siège le 20 octobre i55o. Il en prit possession par protnreur le 19 décembre suivant, passa ensuite à celui de Mâcoii , et cnhn à celui de Carcassonne.
95. Pierre III du Chastel , d'abord évoque de Tulle, ensuite de Mâcon, permuta avec le précédent en i55i.
Mais il ne fit point son entrée solennelle, ayant été sur|)ris d'apoplexie, lorsque, en bon pasteur, il annonçait à son peuple la parole divine le jour de la Purilication en i552. Il mourut le lendemain, universellement regretté.
96. Jean X de Morvilles, désigné évêque de ce siège par le roi Henri II, fut conlirmé à Rome le 27 avril i552.
Mais, trop occupé des affaires publiques, il conlia les soins pastoraux à François du Bourg, évêque de Rieux, à Etienne Paris, de l'Ordre des frères-prêcheurs,évêque d'Ablon, et en même temps établit aussi grand -vicaire , tant pour le temporel , que pour le spirituel , Mathurin de la Saussaie , qui lui succéda. Dans ces entrelaites, il fut envoyé par le roi au colloque d'Ardres en i555. La difhcultè que lui faisaient les chanoines, sur ce qu'il jiortait une longue barbe, contre ce qui avait été statué le 3 «ovembre i552, fut terminée par un Ofdre du roi de recevoir cet évoque, quoiqu'il portut sa barbe, vu le désir du prince de se servir de lui en diverses négociations. Il lit donc son entrée le 26 novembre 1659. Il remercia le roi qui lui offrait les sceaux en i56o. Il assista au colloque de Poissy le 21 octobre i56i, et au concile de Trente en i562, année pendant laquelle les calvinistes ravagèrent la ville et les églises d'Orléans.
11 fut envoyé en ambassade auprès du duc de Savoie eu i563, et, le 11 avril i563, fut aussi un des ambassadeurs qui conclurent à Troyes le traité entre le roi François II et la reine Elisabeth. Il transmit la même année son évèchè a Mathurin de la Saussaie; et, retournant à Poitiers, mourut à Tours, après avoir fait des legs considérables aux pauvres, le 23 octobre 1577.
97. Mathurin de la Saussaie succéda au précédent le 6 septembre i564, fut sacré li Paris le 4 mars i565; et,?ison entrée solennelle dans sou église, le 17 du même mois, délivra
DES ÉVÊCHÉS DE FRAiNCE.
quatorze prisonniers. Il gouverna ce diocèse avec un zèle et une vif;ilance vraiment pastorale; mais, obligé de céder au temps, après plusieurs années de contradiction, il se retira à Tours jusqu'à la conclusion de la paix, arrivée le 22 mars i568. De retour alors, il rétablit une partie du chœur de son église, pour y célébrer les divins offices. Il assista aux états de Blois en 1576. Enfin il mourut le 9 février 1684. Il est regardé comme un grand bienfaiteur de son église.
98. Denis Hurault reçut les bulles de coadjuteur de Mathurin le 26 janvier i58r. Il prit possession de cette église par procureur le 24 septeinl)re 1682; mais, sans avoir été sacré, il la céda au suivant en i586.
99. Germain II Vaillant de Gualis fut sacré évèque de ce siège, étant déjà vieux, le 21 décembre i586, et en prit possession par procureur le 14 janvier iSS/; mais il ne le gouverna pas long-temps. Après avoir pris soin de publier en meilleure forme les statuts du diocèse, après la Pentecôte de cette même année, il mourut de la goutte dans son château de Meun-sur-Loire le i5 septembre suivant. Ses ouvrages sont de sûrs garans de sa doctrine , et sa piété est prouvée par les legs qu'il lit à son église.
100. Jean XI de l'Aubespine fut d'abord sacré évèque de Limoges le !««• avril i584, et fut ensuite promu au siège d'Orléans par Sixte V, en septembre 1587. Il en prit possession par procureur le 3o mai i588, et y fut reçu avec un applauilissement général le i^r mai 1589. Il délivra à son entrée trente-quatre prisonniers, selon la coutume. Il dressa des statuts synodaux pour la réforme du culte divin, et des ordonnances trèsutiles concernant les affaires ecclésiastiques. Du Saussaie lui donne toutes les louanges capaldes de le faire regarder comme un évèque accompli. Il mourut le 2,3 février
101. Gabriel de l'Aubespine, déjà désigné évèque d'Orléans au com-
mencement d'avril 1699, fut sacré le 28 mars 1604, ce siège ayant vaqué huit ans. Il en prit possession par procureur le l'â mai de la même année, et se rendit aussitôt à sou diocèse pour s'appliquer aux fonctions pastorales , et donner au public de savans écrits. Ayant assemblé son synode en i6o6, il fit plusieurs statuts pour le sage gouvernement de son église. Après avoir fait son entrée solennelle le 14 septembre 1608, il assista en 1610 et en 1612 aux assemblées générales du clergé, ainsi qu'au concile de la province tenu à Paris le i3 mars 1612, dans lequel fut condamné le livre d'Ednie Richer, suites puissances ecclésiastique et politique. Il fut fait commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit en 1619. Après avoir reçu dans son diocèse différens ordres réguliers , il fut député aux états-généraux tenus à Paris le
10 octobre i6i4- H reçut encore dans son iliocèse plusieurs communautés religieuses, et assista à l'assemblée du clergé en 1626. Quatre ans s'étant écoulés, et après avoir sagement gouverné ce diocèse pendant vingtsix années , il mourut à Grenoble le i5 août i63o.
102. Nicolas de Nets , désigné par le roi évèque d'Orléans en r63o, fut sacré à Paris le 27 avril 16 îi, et reçu solennellement dans son église le 24 octobre lôja. Il tint son synode, et en publia les actes en i633. Il assista aux assemblées générales du clergé de i6j5 et de j 641. H écrivit, de concert avec les autres évoques assemblés à Sainte-Geneviève, à tous les évéques de France, pour les engager à condamner deux ouvrages :
l'un sur les libertés de l'église gallicane; l'autre, des preuves de ces libertés, le 9 février 1639. Il ordonna, le 3 juin 1642, l'obsei-vation de son nouveau rituel, et fit confirmer cette ordonnance dans le synode suivant.
11 publia en 16^4 '^^ nouveau bréviaire. Enfin après avoir réglé trèssagement beaucoup de choses dans son diocèse, il mourut le 20 janvier
GATAI
io3. Alphonse J'Elhènf», nommé à l'évêché (l'Orléans par Louis XIV, le 4 '^'^' '6i6, fut sacré à Paris le 27 mai 1647, f t lit son entrée solennelle. Selon les anciens usages, le 26 mai 16 jS. Il visita quelque temps apiès les églises de la ville, et assista en i65i à l'assemblée du clergé. Il défendit le 4 juin i658, sous peine d'excommunication, la lecture tle l'Apologie des casuistes. II njoiiiut à Paris le 20 mai i665.
io4- Pierre IV du Cambout de Coislin, nommé à cet évêclié en juin i665, fut sacré à Paris le 20 juin 1666, et fit son entrée solennelle à Orléans le 19 octobre suivant. Il obtint par arrêt du parlement, du 4 juin 1674, la juridiction sur le chapitre de Saint- Aignan. Il re^ut le chapeau de cardinal à Rome le 3o mars 1700, et assista le 23 novembre suivant à l'élection de Clément XI. Enfin, après avoir tlonné des preuves de sa sagesse, de sa chaiité et de son esprit pacifique dans le gouvernement de son diocèse, il mourut à Versailles le 5 février 1706.
io5. Louis-Gaston Fleuriau, évèque d'Aire l'an 1698, fut transféré au siéae d'Orléans le 14 août 1706, et y fit sonentrée solennelle le i'=''mars 1707, chaussé, malgré l'usage, à cause de ses infirmités. Il assista à l'assemblée du clergé en 1715, et mourut dans son diocèse, recommandabie par l'intégrité «le ses mœurs , sa libéralité envers les pauvres, et sa vigilance pastorale, le 9 juin 1735, âgé de soixante-un ans.
10'). Nicolas-Joseidi de Paris, désigné par le roi coailjuteur de son oncle, à la demande de celui-ci, le 10 février 1723, fut sacré sous le titre d'évéque u'Europe dans la cathédrale d'Orléans le 27 lévrier 1724.
Après la mort de Louis-Gaston , il prit possession de ce siège par procureur le ij juin 1733, et fit son entrée solennelle le 2 mars 1734. {GaLL.
christ, nov. éd. t. 8, col. \t\\o etseq.) Ce prélat donna sa démission en 1763, et mourut à Orléans, figé de soixantetiix-sept ans, au mois de juin ij^ij.
-OGtJE
107. Louis-Joseph de Monimoroncy-Laval , né dans le diocèse tl'Angouléme en 1724, fut nommé en 1753, et sacré d.ins la cathédrale de Paris le lofévrii-r 1754. Il fut ensuite transféré à Condom, et de Conilom à Metz.
108. Louis- Sextius de Jarente de la Bruyère , né à Rlarseille le 21 octobre 1706, fut nommé évêque de Digne en 1747, et transféré à Orléans le 2 février jySS. Le roi lui confii la feuille des Lénéflces le 21 juin «757.
109. Louis-François de Jarente de Senac d'Orgeval, né dans le diocèse devienne le i«'''jtiin 1746, sacré évêque d'Olba en Silicie le 18 février 1781, évèque d'Orléans en 1788, prêta le serment à la constitution, et mourut dans la plus profonde misère.
1 10. N... Bernier, curé de Saint-Lo d'Angers , l'un des plénipotentiaires du concordat de iSoi , nonnné et sacré évêque d'Orléans en 1802, mort en 1804. Il avait été nommé carvlinal in petto, nuiis sa nonrination ne fut point déclarée. On reconnut qu'il avait trompé dans ses négociations et le pape et le gouvernement.
111. Pierre-Martin île Varicourt,né à Gex le 9 mai i755, nommé évêque d'Orléans en 1817. Le siège avait vaqué jusqu'alors.
112. Jean Brunnauld de Beauregard , né à Poitiers le i*' novembre 17^9, sicré le i^»^ mai 182) dans la chapelle de Lorrette à Issy.
Conciles d'Orléans.
Le premier se tint l'an .5ii, par l'ordre de Clovis, premier roi chrétien. Les archevêques «le Bordeaux, de Bourges, d'Anch, de Tours et de Rouen y assistèrent avec vingtsept évoques. L'on y fit tienie-un canons.
Le premier ordonne que, suivant les anciens règlemens de l'Église et les lois civiles, les églises et les maisons des évêques seront tles lieux d'asile, d'où il ne sera pas permis d'enlever les criminels.
Le second porte que, si on a on-
DES ÉVÉCHÉS DE FRANCE
levé une /ille mali^ré elle, on la n\ettra aussitôt en liherté, et le ravisseui*
sera lait esclave, <ju obli"é de se ra- , ... , °
clieter; mais si ^ a éîe du consentement de la iille , et que le rapt n'ait fait injure qu'au père de la fille, elle Jui sera rendue, et le ravisseur scia obiif^é de lui faire satisfaction.
Le troisième dit que, si un esclave s'est réfu-^ié dans l'église , il sera renilu à son maître , à qui l'on fera prêter seiinent de ne lui faire aucun mal.
Le quatrième défend d'ordonner des laïques sans l'ordre du roi ou la permission du juge ; mais, pour les enlarîs des clercs, ils seront sous la puiss.iiice de l'évèqiie.
Le cinquième ordonne que les revenus des Liens ilonnés aux églises par le prince, seront employés aux réparations des églises, à l'entretien des clercs, à la nourriture des pauvres, et au rachat des captifs.
Le sixième défend d'excommunier un laïque qui fuit quelque tiemande contre sou é\èque, s'il ne l'accuse pas de quelque crime.
Le septième défend aux clercs et aux moines d'aller trouver le prince pour lui demaniler des grâces, sans avoir pris auparavant des lettres de leur évéque.
Le huiiième vent que si un évéque ordonne un esclave prêtre ou diacre, le sachant bien, il en paie le prix au double à son maître.
Le neuvième dépose et excommunie un prêtre ou un diacre qui commet un crime capital.
lie i4ixième ordonne que l'évéque ])ourra laisser dans le rang qu'il jugera à propos, les clercs hérétitpies qui se convertissent de bonne foi.
Le onzième sépare de la communion et des festins entre les catholiques, ceux qui quittent la pénitence pour mener une vie mondaine.
- Le douzième permet à un prêtre ou k un diacre qui est en pénitence, de conférer le baptême en cas de nécessité.
Le treizième ordonne que, si la femme d'un prêtre ou o'un diacre se
maiie, elle sera punie et séparée d'avec celui qu'elle aura épousé ; que s'ils ne veulent pas se séparer, ils seront excommuniés.
Le qu:itoizième porte que la moitié des offrandes que les filles font à l'autel, appartiendra à l'évéque; qu'on distribuera l'autre entre les clercs, et que l'évéque aura la disposition des revenus des terres.
Le seizième ordonne à l'évéque de soulager tous ceux qui sont dans le besoin.
Le dix-septième soumet à la juridiction tie l'évéque toutes les églises que l'on bâtit dans son territoire.
Le <!ix-huitièine défend les mariages avec la veuve de sou frère, ou avec la sœur de sa femme.
Le iiix-neuvièmc soumet les abbés à la juridiction de l'évéque, et les oblige d'aller le trouver une fois l'an, au lieu qu'il leur marijuera.
Le vingtième défend aux moines de se servir de mouchoirs dans leur monastère, et de porter des souliers à la fafou des gens ilu siècle.
Le vingt-unième porte qu'un moine qui abamlonne le mo:iastère et se marie, ne pourra jamais entrer tiaus l'état ecclésiastique.
Le \ingt- ileuxieme iléfend aux nioines de quitter le monastère pour se bâtir des cellules particulières, sans la permission de l'évéque et le consentement de l'ablié.
Le vingt-troisième déclare que les clercs et les moines, à qui l'évéque a lionne tles \ igues ou des terres pour en jouir, ne pourront user de prescription contre l'Eglise.
Le vingt-quatrième ordonne qu'on jeûnera qu.irante jours avant Pâques, et non pas cinquante.
Le vingt cinquième défend aux habitans des villes de célébrer à la campagne les fêtes île Noël, de Pâques et de la Pentecôte, à moins qu'ils n'y soient retenus par infirmité. Le vin5:,t-sixième défend au peiple de sortir de l'église avant la fin iie la messe et la bénédiction de l'évéque.
Le vingt-septième et le ving^t-huitième ordonnent le jeûne, les litanies
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et la cessation <le travail pendant les trois jours des rogations.
Le vingt-neuvième confirme les anciens canons contre la familiarité des clercs avec les femmes étrangères.
Le trentième excommunie ceux qui se mêlent de deviner.
Le trente-unième enjoint à l'évêque d'assister le dimanche à l'office de l'église la plus proche du lieu où il est. (Reg. lo. Lab. 4. Hard. 2.)
Le second concile se tint l'an .5^3, par l'ordre des rois de France, Théodoric, Childebert et Clotaire. Il s'y trouva vingt-six évèques ou archevêques de France, qui y lirent vingt-un canons, qui ne sont presque que des répétitions des anciens régi emen s.
Le cinquième enjoint aux évèques de se trouver aux obsèques de leurs confrères, et leur défend de prendre autre chose que ce qui est nécessaire pour leur dépense.
Le sixième veut que l'évêque qui vient enterrer son confrère, aille dans la maison épiscopale avec les prêtres, et qu'il y fasse en leur présence un inventaire de ce qui s'y trouvera, le laissant en garde à des personnes de confiance.
Le neuvième veut qu'on réduise à la communion laïque les prêtres qui habitent avec des séculiers, sans la permission de leurs évèques.
Le onzième déclare qu'il n'est pas à la liberté des personnes mariées de dissoudre leur mariage légitimement contracté, quelque infirmité qu'elles allèguent.
Le douzième avertit les personnes qui auraient fait vœu de chanter, de danser et de faire bonne chère dans l'église, qu'elles ne doivent point s'acquitter de ce vœu.
Le treizième «léfend aux abbés, aux chapelains, aux reclus et aux prêtres, de donner des lettres de dimissoire aux clercs.
Le quatorzième ordonne de priver de leur dignité les ecclésiastiques qui ne font pas leur devoir, ou qui ne viennent pas à l'église.
J-.e quinzième porte qu'on recevra les oblations de ceux qui auront été
tués en commettant quelque crime, à l'exception de ceux qui se sont tués eux-rpêmes.
Le seizième porte que l'on ne donnera plus la bénédiction diaconale aux femmes.
Le dix-neuvième casse les mariages que les chrétiens feront à l'avenir avec les juifs.
Le vingtième ordonne qu'on refuse la communion de l'Eglise à ceux qui mangent des viandes étouffées ou présentées aux idoles.
Le vingt-unième veut que l'on excommunie les abbés qui méprisent les ordres des évèques, jusqu'à ce qu'ils reviennent de leur désobéissance. (Reg. 11. Lab. 4- Hard. 2.)
Le troisième concile se tint l'an 536. (Gfl/Z. christ, t. 4> P- 342.)
Le quatrième, l'an 538, sous les rois Childebert, Clotaire etThéodebert. Il s'y trouva dix-neuf évèques, qui firent trente-trois canons.
Le premier veut qu'on interdise le métropolitain qui laisse passer deux ans sans tenir un synode de sa province, et les évèques qui s'exemptent d'y venir sans bonne raison.
Le second ordonne que les ecclésiastiques qui sont dans les ordres sacrés, gardent le célibat, sous peine d'être déposés et réduits à la communion laïque.
Le troisième porte que les métro- ]iolitains seront ordonnés par un métropolitain , en présence de tous les évèques de la province, et les évèques de la province par le métropolitain.
Le sixième défend d'ordonner un diacre avant l'âge de vingt-cinq ans, et un prêtre avant trente ans, et renouvelle les anciens canons touchant les qualités de ceux qu'on ordonne.
Le septième porte que les clercs qui ont été ordonnés de leur bon gré, n'étant )ioint mariés, et qui se marient ensuite, seront excommuniés; que s'ils ont été ordonnés malgré eux, ils seront seulement déposés. Pour les clercs adultères , ils seront renfermés dans un monastère ]H)ur toute leur vie, sansètre
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
néanmoins privés de la communion.
Le iiuitiéme veut qu'on dépose les clercs convaincus de vol et de fausseté, et qu'on mette en pénitence pendant deux ans les clercs parjures.
Le neuvième défend d'ordonner les concubinaires.
Le dixième porte qu'il ne faut point séparer ceux qui ont épousé leurs parentes avant leur baptême, ou sans savoir la défense; mais à l'éfiard de ceux qui ont contracté ces mariages depuis leur baptême, et qui savaient les défenses, il faut les excommunier jusqu'à ce qu'ils se soient séparés.
Le treizième défend aux juifs d'imposer à leurs esclaves chrétiens des choses contraires à la religion de Jésus-Christ , et aux chrétiens tie contracter des mariages avec des juifs, et prive delà communion, ])Our un an, ceux qui mangent avec eux.
Le quatorzième ordonne de commencer les messes à neuf heures, afin que les prêtres puissent se trouver à l'office (le vêpres.
Le quinzième déclare quelesévêques qui iront dans les diocèses de leurs confrères pour y ordonner des clercs, ou y consacrer des autels, seront un an sans célébrer, et qu'on déposera les clercs qu'ils auront ordonnés.
Le seizième prive de la communion jusqu'à la mort ceux qui enlèvent des vierges ou des veuves , et celles qui consentent dhabiter avec leurs ravisseurs.
Le ilix- septième déclare qu'un évêque peut échanger, mais non pas révoquer les grâces que son prédécesseur a faites à <les clercs.
Le dix-huitième porte que l'évèqne peut priver des revenus ecclésiastiques les clercs à qui l'on donne le gouvernement d'un monastère, ou une chapelle, ou une cure, parce que le revenu de ces bénéfices doit leur suffire.
Le vingt-troisième défend , sous peine de déposition, aux abbés, aux prêtres et aux diacres , d'aliéner les
biens de l'Eglise sans la permission de l'évêque.
Le vingt-quatrième défend d'accorder la pénitence aux personnes mariées , sans le consentement des deux parties.
Le vingt-cinquième ordonne qu'on prive de la communion jusqu'à la mort, ceux qui quittent la pénitence ])Our retourner à la vie séculière.
Le vingt-sixième défend d'ordonner des lerniiers ou des personnes qui ont des comptes à rendre, avant qu'ils aient leur décharge, et suspend lies fonctions de son ministère pendant un an l'évêque qui les ordonne.
Le vingt-septième veut qu'on dépose les diacres et les autres clercs, <jui prêtent à usure, ou qui exercent quelque néi^oce.
Le vingt-huitième défend de travailler le ilimanche à la campagne; mais il permet d'aller en chariot ou à cheval, de pré;)aier les viandes, et de faire les choses qui regardent la propreté du corps ou de la maison.
Le vingt - neuvième défend aux laïques de sortir de l'office avant la bénédiction <le l'évêque, et d'entendre la messe avec des armes.
Le trentième défend aux juifs de se trouver avec les cluétiens, depuis le jeudi-saint jusqu'au jour de Pâques.
Le trente - deuxième défend aux clercs de faire appeler quelqu'un devant les juges laïques, et aux laïques ct'y faire appeler les clercs, sans la permission de l'évêque. (Reg. ii.
Lab. 5. fiard. 2.)
Le cinquième concile se tint l'an 541 , sous les rois Childebert, Clotaire et Théodebert. Il s'y trouva trente -huit évêques qui y firent trente-huit canons. Voici ceux qui diffèrent en quelque chose des précédens.
Le premier ordonne de célébrer la Pàque tous les ans, selon la table de Victorius.
Le cinquième porte que l'évêque sera ordonné dans l'église à laquelle il doit présider.
22 CATAI.
Le septième défend aux seigneuis de mettre dans les chapelles de leurs terres, des ecclésiastiques qui ne soient pas choisis parl'cvèque dans le territoire duquel elles sont situées.
Le treizième menace d'excommunication les juj;es qui contraindront les clercs desservans l'Église, d'accepter les charges pubiicjues , ou les évêques, les ])réires et les diacres, d'accepter <les tutelles.
Le seizième excommunie ceux qui jurent, selon la coutume des païens, Sur la tôte des bètes', en invoquant les noms des faux dieux.
Le vin"tièine iléf'eiul d'assigner les clercs devant les juges séculiers, sans la permission de l'évéquc , et à. eux d'y comparaître.
Le vingt- quatrième veut qu'oa rende les esclaves qui se retirent dans les églises sous prétexte de mariage.
Le vingt-neuvième ordonne qu'on bannisse les femmes qui auront commis les adultères avec les clercs, et qu'on punisse les clercs selon les canons. (Ibid.)
Le sixième concile se tint Tan 549, sous le roi Childebert. Il s'y trouva soixante-onze évêques ou archevêqu:;s, qui y firent vingt-quatre canons, qui sont des renouvellemens des précédens.
Le second défend aux évêques d'excommunier pour des fautes légères.
Le onzième porte que l'on ne donnera pointpour évoque une personne que les peuples ne veulent point.
Le vingt et le vingt-unième ordonnent aux archidiacres de visiter les prisonniers tous les dimanches, et aux é\ê(|ues d'avoir soin des lépreux. (Ibid.)
Le septième concile se tint l'an 634, contre un hérétique grec qui fut chassé tie France. (Heg. 14. Lab. 5.
Hard. 3.)
Le huitième, l'an 766. Pépin y détermina la guerre contre Gaïfer, duc d'Aiiiiitaine. ( Reg. 17. Lab. 5.
Hard. ?,. )
Le neuvième, l'an 1017, contre
OGUE
tleux hérétiqiK s manichéens , qui furent brûlés par l'onlre du roi Robert. (Lab. 11. Hard. 6.)
Le dixième, l'an 1022, contre quelques hérétiques. ( GaLl. christ.
Le onzième , l'an 1127, sur la discipline. [P agi ad. ann. 1126.)
Le douzième, l'an 11 29; on en ignore le sujet. (Lab. 11. Hard. 6.)
Le treizième, l'an 1411» contre Jean, duc de Bourgogne, sur la mort du duc d'Orléans. (Juvénal des Ursins, Hist. de Charles VI.)
PAMIERS, Pamiœ et ^pamiœ , ville épiscopale de Fiance, sous la métro])ole de Toulouse, est située dans une plaine fertile , sur la rive droite de l'Arriège, à cent quatrevingt-une lieues de Paris. C'est maintenant un des chefs- lieux de souspréfecture du département de l'Arriège. Elle n'était dans son origine qu'une abbaye fondée au milieu du dixième siècle, qu'on appelait S.dnt- Antonin C\e FredeLas,cX qui passa aux chanoines réiiuliers. Dans la suite les comtes do Foix ayant bâti tout auprès le château de Paniiers, ce château donna naissance à la ville, dont les comtes et les abbés furent coseigneurs. A la fin du treizième siècle, l'abbaye fut érigée en cathédrale, et le nouveau didcèse fut distrait de celui de Toulouse. Le chapitre consistait en six iiignités, neuf autres chanoines réguliers, et douze semi-prébendés sécidiers ; il se compose aujourd'hui de onze chanoines.
L'ancienne caihéilrale tic Saint -Antonin ayant été ruinée par les religionnaires, c'est aujourd'hui l'église de Notre-Dame <)ui sert de catliétlrale. Il y avait une collégiale, un collège de jésuites , quatre couvens d'hommes et trois de filles. Le tliocèse s'étendait sur cent cinquante paroisses ou annexes, situées tant en Languedoc (pie dans le comté de Foix. 11 contient aujourd'hui vingt cures, lieux cent soixante-trois' succursales et vingt-huit vicariats. L'évéquc jouissait de vingt-cinq mille livres de rente, et payait i.\eiix mille
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
cinq cents floiins pour ses bulles. Il était président des états du comté de Foix, et assistait à ceux du Languedoc.
Evêques de Pamiers.
I. Saint Louis, iils de Charles II, roi de Sicile, cousin germain de Philippe-le-Bel, religieux franciscain d'une rare sainteté , et déj.i nommé à l'évéclié de Toulouse, tut le premier placé sur ce siège en 121^7, et le posséda de l'agrément de Boniface VIII, conservant aussi celui de Toulouse; mais il ne vécut pas longtem[is.
3. Bernard Paisseti , nommé à cet évéché avant Louis, par le pape, n'avait jm obtenir l'agrément du roi; mais ce prince s'étant laissé gagner après la mort de son cousin en izijS, Bernard présida le seconil à cet évéché, érigé en partie en sa faveur. II se brouilla de nouveau avecPhilippele-Bel en i3oi,à l'occasion de la fonction de légat dont il fut chargé par le pape auprès de ce prince; mais enfin les choses s'étant adoucies de fiart et d'autre, Bernard posséda cet évêché de l'agrément du roi, qui lui accordaméme ses bonnes grâces en 1809.
3. Pile - Fort de Rabustens , fils du comte de Saint-Geoi'ges, est nommé évéque de Pamiers dans un acte de i3i5. Il fut ensuite créé premier évoque de Rieux par L' pape Jean XXII, qui le fit cardinal en i320.
4- Jacques ilu Four , moine de Cîteaux, élu évèque de Pamiers en i3 17, de vint non ce dupape Jean XXII, en i325, et fut ti'ansféré à l'église de Mirepoix l'année sui\ aute, enfin créé cardinal du titre de saint Prisque en 1827, par le même pape, auquel il succéda en i334, sous le nom de Benoît XII.
5. Dominique Grenier, dominicain du couvent de Toulouse, succéda à Jacques dans le gouvernement de cette église en iSaô. Il avait été maître du sacré palais, et était regardé tomme un saint et savant religieux.
Il présidait encore à cette église en
6. Ponce de Villemnr, élevé sur ce siège en i348, ens'iite créé cardinal en i35o, mourut subitement à Avignon en i355.
7. Guillaume, fils d'Azémare d'Espagne, seigneur de Montespan, succéda au précèdent le 7 février i35i.
Il assista au concile de Lavaur en i368. et fut transféré a Cominges.
8. RaiiMOiul d'Avoué, religieux augustin, d'abord é\èque de Fréjus, api'ès avoir rempli ])lusieurs dignités inférieures, fut transféré à cette église le 4 juillet 1371. Il présidait encore à cet évéché eu 1378.
7. Bertrand I*"'d'Ornesan, créé évèque tie Pamieis, le 17 mai i38o , par l'antipape Clément VU, fut obligé de se retirer vers lui à Avignon , en conséquence d'une tiispute qu'il eut avec Gaston , comte de Foix, et y resta jusqu'à la mort de celui-ci arrivée en 1390. Il tint ses synodes en i382 et 1406 , et mourut vers l'an