‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 219 sur 347 · Aleaume Boistel · texte numérisé non relu

Aleaume Boistel

93 Gui de Roye, élevé sur ce siège

en i382, passa a celui <le Reims au plus tôt en i386.

94. Amélie, fils d'Hardouin, baron de Maillé, et de Jeanne de Beaufai, nommé en i394, assista au concile de Pise en 1409.

95. Jacques ^Gelu, promu à cet archevêché en i4'4' f"^ "" ^^^ envoyés du concile de Constance en i4'5, et passa dans la suite au siège d'Embrun.

96. Philip))e II de Coetquis, d'abord évêque de Saint-Paul de I^éon sa patrie, passa à cette métropole en 1427 , et fut fait tarilinal au concile de Bàle en \t\l\o. Bertrand d'Argentré fait de lui beaucoup d'éloges dans son Histoire de Bretagne, liv. 2, ch.43.

97. Jean III, élevé sur ce siège en 1445, célébra à Angers, en 1448, un concile provincial qui fut approuvé par lepapeNicolasIe )6 février i45a.

Il se trouva à l'entrevue des rois de France et d'Espagne en i463, et mourut le 24 avril 1466.

98. Gérard, fils de Gérard , baron de Crussol, et d'Alexis de Lastic, sacré le i3 octobre 1466 , mourut le

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28 août 1472, après être devenu patriarche ti'Antioche.

99. Élie de Bordeille, franciscain, célèbre prédicateur, sacré d'abord pour l'é}" lise de Périgiieux, où il s'acquit une giantle réputation, passa à cette éjilise en 1468, et tut tait cardinal en 1483. Il mourut l'année suivante.

100. Roliert de Lénoncourt, nommé a cette église le 21 juillet i484> y présidait encore en 141^9. et passa dans la suite au siège de Reims.

101. Cliarles-Doniinique de Caretto, d'abord évéque de Caliors, puis archevêciue de Reims, passa à cette église en 1609, tt mouiut en i5i4.

102. Christo|)lie de Brillac, d'abord évêque d'Orléans , puis archevêque d'Âix, ensuite de cette église en i5i4, mourut en 1620.

io3. Martin de Biune, élevé sur ce siège en 1620, mourut en 1627.

104. Antoine de la Barre était doyen de Saint -Martin, lorsqu'il tut placé sur ce siège en iSaS, et présidait encore ici en i5i4.

io5. Georges d'Armagnac, cardinal du litre de saint JSlicolas à la prison, fut reçu en cette métropole le 27 lévrier 1547, d'où il passa dans la suite à Toulouse, puis à Avignon.

106. Etienne II, lils de Jean Poncher, trésorier-général de France, et de Catherine Hurault, passa de l'évêché de Bayeux à cette métropole vers l'an i55o, et mourut en iSSz.

107. Alexandre Farnèse, lils de Pierrre-Louis, duc de Parme, et de Jérôme des Uisins, nommé à cette métropole par le roi Henri II en i553, était cardinal dès l'an i334. Il mourut en 1589.

108. Simon II, lils de Gui de Maillé, vice-roi d'Anjou, et d'Anne de Louan, passa »ie l'évéclié de Viviers à cette métropole en i554. Il célébra un concile proximial, qu'il termina à Angers en septembre i583, après l'avoir commenté à Tours au mois de mai précédent. Les décrets de ce concile furent conlirmés par le pape Grégoire XIII. Simon mourut le 11 janvier 1597.

109. François II, fils de Jean de la Guesle, président au parlement de Paris, et de Marie Poiret , était luimême conseiller à ce parlement et chanoine de Notre-Dame, lorsqu'il fut nommé à cet archevêché jjar Henri-le Grand en 1597. Il assista en 1598 a l'assemblée du clergé, au nom duquel il harangua le roi avec beaucoup i.'éloquence. Il mourut le 3o octobre

1 10. Sébastien Galligai nommé par Louis XIII a cet archevêché, prêta serment île iidélité à te prince le 9 mars 1617, et abdiqua la même année.

m. Bertrand d'Eschaux, commandeur des ordres du roi, sacré d'abord pour l'évéché de Bayonne en 1598, passa à cette métropole le 14 octobre 1618, et mourut en 1641.

112. Victor Le Bouthiilier était chanoine de Paris, lorsqu'il fut nommé évêque de Boulogne-sur-mer par Louis XIII le i^"" décembre 1626. Il ilevint coadjuteur de Tours le 12 décembre i63o, et prit possession de cette métropole le 21 mai i64i. Il se trouva aux assemblées du clergé de France en 1628, i635 et 1645, et piésida aux deux dernières. Sa prudence le fit employer par le roi à plusieurs négociations im[)ortantes. Il institua dans son iliocèse les assemblées des curés pour chaque mois. [Gall. Chr., vet. edit. tom. 1, pag. 733 et suiv.) Victor Le Bouthiilier mourut en 1670.

Il était frère il • Claude Le Bouthiilier »le Chavigny, secrétaire il'état et surintendant ues finances.

11 3. Charles de Rosmadck ne tint le siège qu'un mois en 1671. *

114. Michel Amelot, d'une famille illustre dans la robe, fut nommé en 1673. Il fit réimprimer le bréviaire tlu diocèse, tint plusieurs synodes, et fit des ordonnances fort sages touchant la discipline et les moeurs du clergé. Ces ordonnances furent imprimées à Tours en 1681. Amelot mourut l'an 1687.

ii3. N... de Saint- Georges n'eut point de bulles à cause du diftérend qui régnait alors entre la cour de

CA.TALOGUE

Rome et celle de France. Il gonverna comme grand-vicaire du chapitre. Il mourut archevêque de Lyon.

ii6. Matthieu Isoré d'Hairvault, d'une noble et ancienne famille de Touraine, abbé de Saint-Maixant et de Saint-Jean-d'Angély, fut nommé en 1693 évêque deCondoni, et, avant de recevoir ses bulles , archevêque de Tours. Il était d'une grande régularité, et plein de zèle pour les droits de l'épiscopat. Ce fut lui qui, par an"ét du parlement du i3 avril 1709, réduisit au droit commun le chapitre

profiter seul du crédit que ses qualités personnelles lui avaient si légitimement acquis. Il présida plus d'une fois aux assemblées du clergé de France, dont on peut dire qu'il était une des principales lumières. Le roi le fit commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit en 1746. Il fit une mort très-édifiante le 3 août 1750, au château de Vérets près de Tours, et fut universellement regretté. Le mandement du chapitre de la métropole du 7 septembre 1750, mérite d'être lu. Il est auteur de quelques ouvra-

de Saint -Martin de Tours. Il avait ges dont on peut voi»." la liste au mot déjà fait rentrer dans sa dépendance Rastignac.

celui de Saint-Mexme de Cliinon en 1696. Il mourut à Paris en 1716.

117. Armanil-Pierre de la Croix de Castries ne fit que prendre possession de son archevêché de Tours , et passa aussitôt à celui d'Alby en

118. N... de la Tour d'Auvergne, cardinal, avant de prendre possession de l'archevêché tle Tours, fut nommé à celui de Vienne.

119. François Blouet de Camilly, traTisfëré <-i l'archevêché tle Tours, mourut à Ligueil en Touraine dans le courant de ses visites épiscopales en 1723, après avoir tenu ce siège environ un an.

120. Louis -Jacques de Chapt de Rastignac, abbé do la Couronne de Vendôme et de Vaiihusant, tloyen de Saiiit-Mirtin de Tours, lut sacré évêque de Tulles en 1722 et archevêque de Tours en 1723. Il était «l'une ancienne et nohle famille de Périgord. On peut compter cet illustre prélat au nombre des plus grands hommes qui aient occupé cette métropole. Il était né avec une bienialsance qui ne se lassa jam.iis. IL fit des réunions utiles dans son diocèse ; celles surtout de l'ahbaye de Marmoutier à son archevêché, et du prieuré d'Oléron au chapitre de sa métropole, de la manse monacale de l'abbaye <le Sully au collège de Chinon, sont lies nioiiuinens qui immortaliseront avec sa mémoire les généreux sentimens où il était de ne pas

121. Henri -Marie de Rosset de Fleury, abbé de Royaumont et de Rebais, sacré le 20 juin 1751 par l'évêque de Chartres, son frère, dans la chapelle de Saint-Cyr, en présence du roi, de la reine, de monseigneur le datiphin et de la famille royale. Il était fils du duc de Fleury, et petitneveu du cardinal île ce nom, premier ministre du royaume.

126. François de Gouzie, né dans le diocèse de Lj'on le- 17 mars 1736, sacré évê(jue de Snint-Omer en 1769, transféré ù Tours en 1775, refusa sa démission à l'époque du concorilat.

123. Jean-de-Dieu-Ilaymontl de Boisgelin, né à Rennes en 1732, sacré évêque de Lavaur en 176J, nommé arciievêque d'Aix, en 1770, l'un des quarante de l'acatlémie française, en 1776, transféré à Tours en 1802, mourut en i8o4- Il est l'auteur de VJExpositioii des principes du clergé sur la constitution civile, ouvrage ado])té par tous les évoques, et que nous avons inséré au tome 27. M. de Boisgelin fut choisi pour prononcer le discours à Notre-Dame de Paris , lors de la publication du concordat.

124. Louis Mathias de Baral, né à Grenoble en 1746, sacré évêque de Troyes en 1788, transféré à Moaux en 1802, à Tours en 1804, donna sa démission en i8i5 et mourutlamôme année.

125. Jean-Baptiste «lu Chillcau, né en 1735, aumônier de la reine, sacré évê<[ne de Châlons en 1781, jffiisa

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s;i démission en 1802. Nommé en 1817 à l'archevêché de Tours, il ne ])rit possession qu'eu 1819. Il est mort en i8a4.

126. Augustin-Louis de Montblanc, né en 1767, iionmié à Saint -Dié en 1817, sacré en 1821 archevêque de Carthage et coadjuteur de Tours.

Conciles de Tours.

Le premier fut tenu l'an 461- Saint Perpétuus, évêque de Tours, y assista avec les archevêques de Bourges et de Rouen, et l'on y fit treize canons.

Le premier et le second enjoignent le célibat aux évèques, aux prêtres et aux diacres.

Le troisième défend l'habitation et la familiarité des femmes étrangères.

Le quatrième défend aux clercs qui avaient la liberté de se marier, d'épouser des veuves.

Le cinquième prive de la communion ceux qui quittent l'état ecclésiastique.

Le sixième est contre ceux qui abusent des vierges consaci-ées à Dieu.

Le septième excommunie les homicides.

Le huitième condamne ceux qui quittent la pénitence après l'avoir embrassée.

Le neuvième prive de la communion de l'Eglise les évêques qui s'emparent des évèchés des autres, ou qui ordonnent les clercs d'un autre évêque.

Le dixième déclare nulles les ordinations faites contre les canons.

Le onzième est contre les ecclésiastiques qui quittent leurs éi^iises sans la permission de leur évêque.

Le ilouzième est contre les clercs qui sortent sans avoir des lettres testimoniales de leur évêque.

Le treizième condamne l'usure, dans les clercs , suivant le témoignage de l'Ecriture-Sainte et les règles des saints Pères, et demande l'assistance de saint Martin, afin que, par son intercession, il obtienne de

Dieu les grâces nécessaires pour l'observance de ces statuts.

(Le P. Mansi ajoute, d'après Bur-

chard, quelques canons à ces treize.)

Le premier est contre l'usage qui

s'introduisait de vendre du vin dans

les églises.

Le second défend de n'en faire dans ces lieux saints, que ce qui a rapport au ministère ecclésiastique.

Le troisième excl ut de toute dignité ecclésiastique jusqu'après une pénitence convenable, ceux qui sont convaincus d'avoir tué des prêtres, quoique dégradés.

Le quatrième ordonne que chaque pasteur ait dans un tabernacle fermé à clef, un ciboire contenant du pain trempé dans le sang précieux pour les malades, et que ce saint Viatique soit renouvelé chaque semaine, et l'ancien consommé par le prêtre.

Le cinquième veut aussi que le saint chrême soit gardé sous la clef.

Le sixième défend, sous peine d'anathème, d'imiter les manichéens, en jeûnant les dimanches, si ce n'est qu'on soit en pénitence publique.

(Mansi, Suppl, tora. i, col. 341.)

Le second concile fut assemblé l'an 566 ou 567, par l'ordre du roi Charibert, et composé des archevêques de Tours et de Rouen, et de sept évêques, qui y firent vingt-sept canons.

Le premier veut qu'on tienne des synodes provinciaux deux fois par an, et enjoint aux évêques d'y venir lorsqu'on les y mandera, sous peine d'excommunication.

Le second veut que les évêques terminent à l'amiable leurs différends.

Le troisième défend d'arranger sur l'autel le corps de Jésus à sa fantaisie, et ordonne qu'on le mette sous le titre de la croix.

Le sens de ce canon est assez difficile à comprendre ; voici les deux explications qu'on lui donne. Quelques-uns veulent que ces paroles signifient que les parcelles cie l'Eucharistie, qui sont sur l'autel, ne seront pas disposées à la fantaisie de celui qui célèbre le sacrifice de la messe; mais qu'elles doivent être

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rangées en forme de croix, comme on le voit dans les anciens ordres. D'autres prétendent que ie concile ordonne (jiie l'on ne mettra point le corps de Jésus-Christ sur l'autel au rang des images, mais sous la troix.

Le quatrième détend aux laïques de se mettre i)rès de l'autel avec les clercs, lorsqu'on fait l'oflice; mais il Jeur permet, même aux femmes, d'entrer dans le sanctuaire pour y prier en particulier, et pour y recevoir la communion.

Le cinquième ordonne que chaque église nourrisse ses pauvres, afin de les empêclier it'aller courir sous prétexte de mendicité.

Le sixième tlélend aux prêtres et autres clercs île donner des lettres de recommandation , les seuls évêques ayant ce pouvoir.

Le septième porte que l'évoque ne pourra iié[)Oser un abbé ni un archipiêtre, sans une assemblée des prêties et des abbés.

Le huitième suspend de la communion un évêque qui refoit à la communion un excommunié par un autre évêque, en étant averti.

Le neuvième défend d'ordonner évêque un Breton ou un Romain dans la Bretagne, sans le consentement du métropolitain , et des évêques de la province.

Le dixième défend aux ecclésiastiques d'avoir chez eux des femmes étrangères.

Le onzième veut qu'on excommunie jusqu'au synode les évêques qui négligent de faire exécuter ce règlement.

Le douzième ordonne à l'évêque de vivre avec sa femme comme avec sa sœur, sans donner aucun soupçon de sa conduite.

Le treizième porte que l'évêque qui n'est point marié ne souffrira point de femme avec lui.

Le quatorzième tléfendaux prêtres et aux moines de coucher personne avec eux. Il ordonne en outre que les moines ne coucheront point seuls ou deux seidement dans do.s cellules séparées, mais dans une salle com-

mune, où quelques-uns veilleront et feront la lecture pendant que les autres prendront du repos.

Le quinzième ordonne que les moines qui sortiront de leur monastère pour se marier, seront séparés et mis en pénitence; qu'on im])lorera pour ce sujet le bras séculier; et que les j uges qui refuseront de s'employer pour cela, seront excommuniés.

Le seizième défend aux femmes d'entrer dans l'enceinte des monastères d'hommes , et veut qu'on excommunie les abbés ou les prieurs qui ne les chasseront pas quand ils les auront aperçues.

Le dix -septième porte que \cs moines jeûneront les trois jours des rogations, toute la semaine d'après la Pentecôte. Depuis ce temps jusqu'au premier jour d'août, ils jeûneront trois fois la semaine. Ils ne jeûneront point dans le mois d'août, à cause de l'otlice des saints qu'on y fait tous les jours. Dans les mois de septembre, octobre et novembre, ils jeûneront trois fois la semaine. Dans le mois de décembre , ils jeûneront tous les jours jusqu'à Noël. Depuis Noël jusqu'à l'Epiphanie, ils ne jeûneront pas, à cause du grand nombre de fêtes , à l'exception des trois premiers jours de janvier, dans lesquels on fait des litanies pour abolir les superstitions que Iles païens faisaient en ces jours. Après l'Epiphanie jusqu'au carême , ils jeûneront trois fuis la semaine.

Le dix- liuitième règle l'office qui se doit i.ire dnns l'église de Tours, et dans les églises de la province, qui doit être plus long, à proportion que les jours diminuent, et condamne ceux qui nes'.icquitteront pas de leur office à jeûner au pain et à l'eau.

Le dix-neuvième déieiid aux clercs ol)li£;és au célibat, d'avoir commerce avec leurs femmes, et enjoint aux archiprètres île veiller soigneusement sur leur conduite.

Le vingtième renouvelle les peines portées par tant de canons contie ceux qui enlèvent ou qui épousent des vierges consacrées à Dieu , et

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contre celles qui consentent k ces mariages illicites.

Le vinj^t-unième se sert de plusieurs passages t.e l'Ancien -Testament et des lois romaines pour détendre les mariages entre les parens, et confirme tout ce qui a été statué sur ce sujet dans les conciles tl'Epaone et du premier il'Orléans.

Le vingt-deuxième piive de la communion les liiièles qui célébraient les calentles de janvier à la façon des gentils, qui oitiaient des viandes aux morts le jour de la chaire de saint Pierre, et qui observaient les autres coutumes et cérémonies des païens.

Le vingt-troisième permet qu'outre les hymnes de saint Ambroise , dont on se servait dans l'office , on récite encore celles d'un auteur d'une ])robité reconnue.

Les vingt quatrième et vingt-cinquième contiennent des imprécations tirées principalement du psaume 108 contre ceux qui prennent ou qui retiennent le bien de l'Eglise.

Le vingt-sixième porte qu'on ait à excommunier les juges et les seigneurs qui oppriment les pauvres , malgré la remontrance des évêques.

Le vingt-septième et dernier traite, non- seulement de sacrilèges, mais encore d'hérétiques, les évêques qui prennent de l'argent pour les orilinations. (Reg. 12. Lab. 6. Hard. 3.)

Le troisième concile fut tenu l'an 570. ÇGall. Chr., tom. 4, pag- 867.)

Le quatrième, l'an 800. Charlemagne y partagea ses états à ses enfans. (Reg. 20. Lab. 7.)

Le cinquième, l'an bi), par l'ordre de Charlemagne pour le rétablissement de la discipline ecclésiastique.

On y publia cinquante-un canons.

Le premier exhorte les peuples à être fidèles à l'empereur Charlemagne , et à prier continuellement Dieu pour sa conservation.

Le second ordonne aux évêques de s'adonner à la lecture de l'Ecriture- Sainte, et entre autres à celle de l'Evangile et des épitres de saint Paul, et de tâcher de les apprendre par cœur.

Le troisième porte que les évêques doivent savoir les saints canons et le pastoral de saint Grégoire, qui doivent être pour eux comme un miroir dans lequel ils se doivent mirer con tinuellement.

Le quatrième avertit les évêques de |)rècher leurs troupeaux, et de leur servir d'exein|)le.

Le cinquième leur iléfend la profusion dans leurs repas, et veut qu'ils y lassent la lecture.

Le sixième leur ordonne de recevoir à leur table les pauvres et les étrangers.

Le septième défend aux prêtres les spectacles des farceurs, les divertissemens obscènes, et les chants de musique efféminés.

Le huitième leur défend la chasse.

Le neuvième ordonne aux prêtres

et aux tliacrts tl'imiter les bons

exemples que leur donnent leurs

évêques.

Le tlixième recommande aux évêques de prendre soin des pauvres.

Le onzième ordonne aux évêques de donner une partie du revenu de l'Eglise, en la présence des prêtres et des diacres, aux pauvres et à Ceux qui servent à l'Église.

Le douzième défend de conférer l'ordre de la prêtrise a personne avant trente ans, et veut qu'avant d'être ordonnés, ils demeurent dans la maison de l'évêqueoudans un séminaire jusqu'à ce qu'ils aient appris les choses qui regardent leur état, et qu'ils se soient rendus dignes ilu sacerdoce par leurs bonnes mœurs.

Le treizième porte qu'on ne permettra point aux clercs étrangers de faire leurs fonctions, s'ils n'ont des lettres de leur évêque.

Le quatorzième veut qu'un prêtre demeure dans le bénéfice pour lequel il a été ordonné.

Le quinzièmefulmine des anathèmes contre ceux qui donnent de l'argent pour obtenir le bénéfice de quelqu'un et pour l'en chasser.

Le seizième ordonne que les évêques auront soin de faire distribuer les dimes qui ont été données aux

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églises, aux prêtres, aux pauvres, et aux I)esoins de l'Église.

Le dix- septième recommande aux évêques d'instruire leurs peuples des vérités qui appartiennent a la foi catholique , et de laire traduire en la lan};ue du pays les homélies qu'ils leur enseigneront.

Le dix-huitième porte que les évèques auront soin d'instruire les piètres lies choses qui regardent le sacrement de Baptême. .

Le dix-neuvième avertit les prêtres de ne pas donner, après qu'ils auront célébré la messe, l'Eucharistie aux enfans, ni aux autres personnes indifféremment.

Le vingtième ordonne qu'on serre sous la clé le saint chrême.

Le vingt -unième veut qu'on punisse suivant les canons, les prêtres qui entreront dans les cabarets pour y boire ou pour y manger.

Le vingt-deuxième porte que quand les évoques seront assemblés dans le palais de l'empereur, ils conviendront de quel ])énitenciel ils se doivent servir pour imposer des pénitences aux pécheurs qui se confesseront.

Le vingt- troisième porte que les ecclésiastiques qui sont dans les séminaires seront nourris aux dépens de l'évêque, suivant ses moyens, de peur que leur pauvreté ne leur soit une occasion de divaguer et de s'engager dans des trafics honteux; il veut aussi qu'ils mangent dans un même réfectoire, et qu'ils couchent dans un même dortoir.

Le vingt - quatrième ordonne la même chose à l'égard des chanoines qui vivent dans des'monastères sous la conduite des abbés.

Le vingt- cinquième ordonne que l'on réformera les monastères qui se sont relâchés de la rigueur de leur règle , et dont fes abbés vivent plutôt en chanoines qu'en moines.

Le vingt-sixième fait la même ordonnance pour les abbesses et les religieuses qui négligent leur profession.

Le vingt-septième défend de voiler

les jeunes veuves, à moins qu'on n'ait des marques de leurs bonnes mœurs, et de leur affection pour la religion qu'elles veulent embrasser.

Le vingt-huitième porte qu'on ne voilera point les vierges avant l'âge de vingt-cinq ans, à moins que les canons n'en dispensent.

Le vingt - neuvième fait défenses aux clercs d'entrer dans les monastères des religieuses, si ce n'est pour y célébrer la messe, ou pour quelque autre devoir ecclésiastique, et leur ordonne tle se retirer aussitôt qu'ils se seront acquittés de leurs fonctions.

Le trentième défend aux abbesses de sortir de leur monastère sans la permission de l'évêque, à moins que ce ne soit pour aller trouver l'empereur.

Le trente-unième porte qu'on ne recevra point de chanoines, de moines ou de religieuses plus que les maisons n'en pourront contenir.

Le trente- deuxième exhorte les fidèles à vivre entre eux en paix et en union.

Le trente-troisième porte que les comtes et les juges iront d'un même pied avec les évêques pour leurs jugemens , qu'ils prendront conseil d'eux, et qu'ils suivront leurs avis; il dit aussi que leS évêques traiteront les juges honorablement.

Le trente- quatrième avertit les juges de ne pas ])ermettre que des personnes indignes, ou de la lie du peuple , portent devant eux témoignage.

Le trente-cinquième leur défend lie prendre ou d'exiger des présens pour rendre justice.

Le trente-sixième veut que chacun nourrisse ses pauvres.

Le trente-septième ordonne qu'on prie à genoux, à l'exception du dimanche et du temps pascal.

Le trente- huitième avertit les fidèles de ne point faire de tumulte en entrant dans l'église, de s'y comporter modestement, et non seulement de s'abstenir de causer, mais encore d'éloigner de son esprit toutes les mauvaises pensées.

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Le trente - neuvième détend aux laïques de tenir leurs plaids dans i'cf^lise ou sous le portail.

Le quarantième défend aussi de tenir les plaids et les marchés le dimanche.

Le quarante - unième porte qu'il appartient à la puissance séculière de réprimer les incestueux, les parricides et les homicides qui ne veulent pas se soumettre à la pénitence que les prêtres leur enjoignent.

Le quarante-deuxième ordonne aux prêtres d'enseigner aux peuples que ce qui se pratique par magie pour guérir les maladies des hommes ou des bêtes, ne peut contribuer à leur santé.

Le quarante - troisième tache de remédier à la mauvaise coutume de jurer.

Le quarante - quatrième est pour empêcher que les passans n'oppriment les pauvres, et ordonne qu'on s'adressera à. l'empereur pour le prier de faire examiner leurs causes.

Le quarante- cinquième ortlonne qu'on ait à se servir de poids et de mesures justes.

Le quarante-sixième commande de payer la tlîme aux curés, et ordonne que les bén^fi( iers feront réparer les églises et les monastères dont ils tirent le revenu.

Le quarante - septième porte que tout le monde observera les jexïnes ordonnés pour quelque nécessité publique.

Le quarante-huitième déteste l'ivrognerie et la crapule , et fait voir les maux qui en arrivent.

Le quarante-neuvième avertit les seigneurs de ne point vexer leurs sujets.

Le cinquantième ordonne aux laïques de communier au moins trois fois l'année, s'ils n'en sont exclus à cause de leurs crimes.

Le cinquante - unième et dernier regarde ceux qui se pouvaient plaintlre que leurs ])arensles eussent déshérités pour donner leurs biens à l'Eglise, et veut que, s'il s'en trouve quelqu'un, on lui donne ses biens à

titre précaire. Mais les évêqucs s'étant informés s'il y avait quelqu'un qui eût fait de ces sortes de ilonations, il ne se trouva personne, (Reg.

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