Jean IV d'Auxois passa à l'église d'Auxerre
73. Henri II de Poitiers, lils d'Aymar, comte de Valentinois, et de Marguerite, fille du prince de Tarente , fut transféré de l'église de Gap à celle-ci en i334, et mourut en
74. Jean V de Braque, fils de Nicolas de Braque, garde du trésor royal de France, fit un recueil des statuts synodaux du diocèse , et mourut le 10 août 1375.
•jS. Pierre I«r de Villiers, de l'Ordre des frères-prêcheurs, docteur de la faculté de Paris, célèbre prédicateur et confesseur du roi Charles V, passa de l'évêché de Nevers à celuici, dont il prit possession le 29 avril 1376: mais il ne le gouverna que vingt mois, étant mort le 2 juin 1877.
•jG. Pierre II d'Arcias, d'abord officiai de cette église, en devint évêque en 1377. Il gouverna avec beaucoup de sagesse , et mourut le 18 avril 1395.
77. Etienne de Givry était conseiller au parlement de Paris, lorsqu'il fut élevé sur ce siège le 24 juillet 1395. Il mourut en 1426.
78. Jean VI Lèguisé, licencié en droit canon et chanoine de cette église, en devint èvêque en 1426. Les Annales de France nous apprennent qu'il n'oublia rien pour soumettre cette ville à la domination de Char-
les VII, son légitime souverain. H fut ambassadeur de France au concile de Bàle, et mourut en j45o.
79. Louis I«r Raguier, fils d'Amédée Raguier, trésorier de la reine, épouse de Ciiarles VII, était chanoine de cette église , lorsqu'il succéda au précédent. Il fit de riches présens à sa cathédrale, et abdiqua en faveur de son neveu cinq ans avant sa mort, arrivée en 1488.
80. Jacques Raguier succéda à son oncle le 3 décembre 1483, et mourut le i4 novembre i5i8, après avoir fondé plusieurs offices en sa cathédrale.
81 . Guillaume II Petit, dominicain, docteur en théologie de la faculté de Paris , confesseur des rois Louis XII et François I^r, prit possession par procureur le lo mars i5i8. Il assista au concile provincial de Sens, etpassa à l'évêché de Senlis.
82. Odaid Hennequin, abbé de Saint-Loup en cette ville, dont il était natif, permuta avec le précédent, et prit possession le 27 mars 1527. Il mourut le i3 octobre i5445 après avoir employé des sommes considérables en œuvres pies et à la réparation du palais épiscopal.
83. Louis II de Lorraine , dans la suite cardinal de Guise , succéda à Odard le i3 juillet i545. Il fut transféré à l'archevêché d'Alby.
84. Antoine Caracciol, fils de Jean Caracciol , prince de Melsie , maréchal de France et vice -roi du Piémont sous François I*^"", fut sacré le i5 novembre i55i. Il devint chef des novateurs, au grand scandale de l'Eglise de France, et mourut dans l'hérésie en 1569.
85. Claude de Baufremont fut sacré à Troyes le i5 août i563, et mourut le 24 septembre i593.
86. René de Breslay fut nommé après une vacance de treize ans, et sacré au mois d'octobre 1604. Il céda en 1621, et, en conséquence de sa cession, on nomma successivement pour évêques Jacques Vignier et Nicolas de ^iégrigny, mais René reprit sa dignité par voie de regrès vers l'an
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1624. Il mourut plein de jours le 2 ijoveuibre 1641.
87. François Malliet, abbé de Saint- Pierre de JMelun, et coadjiiteur du précédent, sous le titre d'évêque d'Augustople, dès le 6 juillet i636, prit possession le 5 avril 16421 assista à l'assemblée du clertié île France tenue à Paris en 1645, et siégea jusqu'en 1679.
88. Franfois Le Bouthillier-Chavigny, lils de Léon de Chavi^ny, ministre et secrétaire d'état, fut transféré de l'évèché de Rennes à celui-ci, dont il se démit en 1697- Il mourut à Paris dans sa quatre-vingt-dixième année en 1731.
89. Denis-Franjois Le Boutliillier- Chavigny, neveu du précédent, fut nommé k cet évêclié sur la démission de son oncle, et sacré le 20 avril 1698. Il passa à l'archevêché de Sens en
90. Jacques-Bénigne Bossuet, neveu tlu gi-and Bossuet, abbé de Saint- Lucien-lès-Beauvais, fut nommé en 1716 , et mourut à Paiis le 12 juillet 1743, âgé d'environ quatre-vingtdeux ans.
91. Mathias Poucet de la Rivière, sacré en 1742, donna sa démission
92. Jean -Baptiste- Marie Champion de Cicé, nommé en 1758, et transféré k Auxerre en 1761.
93. Claude-Mathias-Joseph de Baral, né à Grenoble le 6 septembre 1714-, sacré é\êque de Troycs le 29 mars 1761, se démit de son siège.
94. Louis Mathias de Baral , né à Grenoijle en 1746, nommécoadjuteur de son oncle et sacré le 5 octobre 1781^, démissionnaire en 1802, transféré à Meaux, puis à l'archevêché de Tours.
95. Louis-Apollinaire de la Tour- <lu-Pin-Montauban , sacré i)remier évêqiie de Kan( y le 25 juin 1778, nommé archevêque il'Auch en 1783. Après avoir donné sa démission en 1802, il fut nommé à l'évèché de Troyes, où il est mort en i8o5.
96. Etienne-Antoine de Boulogne, né dans le diocèse d'Avignon en 1747»
sacré évêque de Troyes en 1807. Il prêcha le discours d'ouverture du concile de Paris: son langage plein d'une noble indépendance lui attira de longues persécutions de la part de Bonaparte, qui le lit renfermera Vincennos. Rentlu a son troupeau en 181 4, il reprit ()ientôt le ministère de la parole dans plusieurs circonstances solennelles. Il fut fait pair de France par ordonnance du roi du i^r novembre 1821. Il est mort à Paris le i3 mai 1825.
97. K... de Seguin des Hons , ancien vicaire -général d'Alby, nommé le 19 juin 1825, sacré dans l'église de Sorbonne.
Conciles de Troyes.
Le premierse tinten 867, sur Wulfrade etEbbon. (Pagi, ad huncann.) Le second, en 878. Le pape Jean VIII y présida, et l'on y traita de plusieurs affaires d'importance. Les évêques approuvèrent l'excommunication de Lambert et d'Adelbert, qui avaient lavagé le territoire de Rome, et obligé le pape de se sauver en France. Hincmar, évêque de I.aon , présenta sa requête à ce concile, et son affaire y lut terminée à son avantage.
Le pape y fit publier un décret, par lequel il était défendu aux fidèles d'épouser une autre femme du vivant de la leur, et aux évêqucs de p;isser d'une moindre église à une plus considérable. On y fit de plus sept canons.
Le premier ordonne que les grands du siècle porteront du repect aux évéques, qu'ils ne s'asseyejont point devant eux, àmoins qu'ils n'en aient leur permission , et que les laïques ne toucheront point aux biens de l'Église.
Le second fait défense de s'emparer des biens de l'Église.
Le troisième confirme les rôglemens du concile de.Ravenne, et ordonne qu'ils seront observés.
Le quatrième porte que les évéques s'entr'aideront mutuellement pour défendre les biens et les intérêts de leurs églises.
DES ÉVÊCIIÉS DE FRANCE
Le cinquième déclare que ceux qui ont été excommuniés ou mis en pénitence par un évêque , ne seront point reçus par ses confrères.
Le sixième défend de recevoir le vassal d'un autre sans son consentement.
Le septième porte qu'on ne l'Ccevra point d'accusation secrète contre personne. (Lab. k). Hard. 4-)
Le troisième concile fut tenu en 1104. Ricliard, évoque d'Albane, léj^at du saint-siéjie, y présitia. Hubert, évêque de Senlis, accusé de simonie, s'y purgea par serment, et l'on y confirma les privilèges de l'éiilise de Saint - Pierre de Troyes et de l'abbaye de JVlolesmes. (Reg. 26. Lab. 10.
Hard. 6.)
le quatrième, en 1107. Le pape Pascal II y présida. On y traita de la croisade, et l'on y excommunia tous ceux qui violeraient la trêve de Dieu.
On y rétablit la liberté des élections, et ony confuma la condamnation des investitures sur lesquelles les Allemands ne s'étaient point accordés avec les Romains dans la conférence de Châlons, tenue peu auparavant.
Plusieurs évèques d'Allemaj^ne y furent suspendus de leurs toiictions pour divei'ses causes.
Le père Mansi ajoute cinq canons à ceux qui sont attribués ailleurs à ce concile.
Le premier veut que celui qui aura refu l'investiture, de quelque bènéiice que ce soit, soit déposé, ainsi que celui qui l'a ordonné ou sacré.
Le second ordonne qu'on n'élève personne à la dignité d'arcbiprêtre, s'il n'a reçu le sacerdoce; et même que Ceux qui auraient été revêtus île cette dignité avant d'être prêtres, en soient dépouillés, jusqu'à ce que, après leur ordination, on les juge dignes d'en être de nouveau pourvus.
Le troisième prescrit respectivement la même chose pour les archidiacres , que le précédent à l'égard des archiprêtres.
Le quatrième veut qu'on éloigne de tout ministère les prêtres concubinaires , et même qu'ils soient ex-
communiés, s'il persévèrent <ians le crime après la suspense ; la même peine est décernée respectivement pour les diacres.
Le cinquième défend aux supérieurs ecclésiastiques, de quelque rang qu'ils soient, de recevoir dans leur église quelqu'un qui aurait été frappé de censure par un autre.
Le cinquième concile fut tenu en ] 128. Matthieu, cardinal-évêque d'Albane, y présida, et l'on y donna l'iiabit blanc aux templiers. (Reg. 27.
Lab. 10. Hard. 6.)
TULLES, TuteLa ou Tutclla, ville épiscopale, sous la métropole de Bourges, ancienne capitale de cette partie du Limousin qui s'étenil vers le midi et le Quercy, à la gauche île la Vézère, et aujourd'hui chel-lieu du département de la Corrèze, est située à quinze lieues au sud -est de Limoges, et à cent treize au midi ae Paris, dans un pays de montagnes et de précipices , au confluent des rivières de la Corrèze et de Solanes. Elle doit son origine à une ancienne abbaye île bénédictins, fondée au septième siècle, sous le nom tie Saint- Martin, et détruite parles Normands au neuvième. Elle lut rétablie au dixième, et érigée en cathédrale en iSiy. Le chapitre demeura régulier jusqu'au commencement du seizième siècle, qu'il fut sécularisé. Il était composé de quatre dignités et de douze chanoines. Le doyen était électif; le reste était à la nomination de l'évêque. Il consiste aujourd'hui en neuf chanoines. Outre le collège des jésuites, les feuillans , les récollets et les i armes déchaussés y avaient des couvens. Il y avait quatre monastères de filles. Le diocèse de Tulles, distrait de celui de Limoges , ne contenait que soixante-cfix paroisses. Il contient maintenant vingt -neuf cures , ileux cent vingttrois succursales et quarante vicariats. Il y a aussi |)lusieurs congrégations religieuses de différens ordres, qui renferment en tout cent sept soeurs. Le lieu le plus remarquable était l'abbaye de Valette, de l'Ordre
de Citeaux. L'évêque jouissait de douze mille livres de rente, et payait mille quatre cents florins pour ses bulles.
£lvêques de Tulles.
1. Arnaud I*'', dernier abbé de Tulles, en fut nommé premier évêque par Jeau XXII. Il publia des ordonnances synodales eni 324, et mourut en i334.
2. Arnaud II deClermont, bachelier de Sorbonne , de l'Ordre des frères-mineurs, succéda au précédent en i333. Il assista au concile de Bourses en i336.
3. Hugues Roger, de Limoges, neveu du papeClément VI, religieux bénédictin du monastère de Tulles , puis al)bé de Saint-Jean d'Angély, nommé à cet évêché par son oncle eu i342 , ne fut point sacré. Il devint cardinal la même année, et mourut, dit-on, à Avignon en i363. Son corps fut transporté ensuite à Saint - Germain de Maseréprès de Tulles, oii il avait fait bâtir une église.
4. Gui, nommé en la place de Hugues en 1342, siégeait encore en \Zl\6,
- suivant Baluze, qui cependant avoue que Bertrand ou Bernard qui suit, fut pourvu de l'évêtbé de Tulles en 1343. Peut-être ce nouveau prélat ne se lit pas sitôt sacrer, et Gui continua en attendant de fiire les fonctions épiscopnles; mais ce qui embarrasse le plus, c'est que, par un acte daté du x4 avril i343, il paraît que l'évêque qui alors tenait le siège de Tulles, se nommait Jean. On peut résoudre cette difficulté eu disant qu'il y avait alors deux concurrens pour le même siège.
5. Bernard ou Bertrand, noumié en 1343, vivait encore en i346.