Pierre de Chatte!, homme très
savant, fut aussi chanoine de la Sainte-Chapelle , aumônier, lecteur et bibliothécaire du roi. Il posséda successivement les évêchés de Tulles, de Mâcon et d'Orléans. Il avait été nommé à celui de Tulles en iSSg.
24. François Faucon, chanoine de la Sainte-Chapelle, succéda au précédent dans l'évêché de Tulles en i544- Il fut ensuite évêque d'Orléans, puis de Mâcon, et enfin de Carcassonne.
25. Jean de Fonsèque , fils d'Edmond, baron de Surgères, au pays d'Aunis, et d'Ardouine de Laval, nommé en i553, ne fut point sacré.
Il fut fait ensuite abbé de Saint-Martial, et se démit de l'évêché.
26. Louis de Gourdon de Genoillac, abbé de Saint-Romain de Blaye, de Saint- Martial de Limoges , etc., nommé évêque de Tulles en i56o, fit son entrée l'année suivante. Il assista au colloque de Poissy et au concile de Trente. Il mourut dans un âge fort avancé, l'an i583.
Î7. Flotard de Gourdon de Genoillac, frère du précédent, était doyen de Tulles quand il fut placé sur ce siège en i585.
2B. Antoine de la Tour , doyen tle Tuiles, nommé au mois d'avril 1587, prit possession par procureur sur la fin du mois île septembre de la même année, fut sacré à Bordeaux le4scptembre i5i58, se démit en 169 J, et mourut en iSgS.
29. Jean de Visandon, nommé par Henri IV, le 18 octobre 1594, prit possession par procureur le 3 octobre 1595-, mais il ne fut point sacré.
30. Jean de Gourdon de Genoillac de Vaillac, fut fait évêque de Tulles à l'âge de vingt-cinq ans. Il fut nommé au mois d'octobre 1599, et prit possession le i^r mai 1600. Il assista à l'assemblée du clergé de France en i6o3, et à" celle des Etats-génèiuux quise tint à Paris en 1614. ^^ mourat le i3 janvier i652. De son temps plusieurs coiinmunautés religieuse.s s'établirent à Tulles; savoir, les religieuses de Sainte - Claire en 1614, les feuillansen i6i5, lesursulines en
282 CATALOGUE
1618, les bernardines en 1620, les jésuites en 1621 , les carmélites déchaussées en 1645, et les religieuses de la Visitation la même année,
3i. Louis de Guron de Rechigne- Voisin , sacré à Bordeaux le i*"" novembre 1 653, fit son entrée à Tulles le 28 mai 1654. Il publia le 18 avril i658 la censure contre l'Apolof^ie pour les casuistes, et passa k l'évêché de Cominges en 1671.
32. Jules Mascaron, de Marseille, prêtre de l'Oratoire, l'un des plus célèbres prédicateurs de son temps , nommé le 5 janvier 1671, sacré à Paris dans l'église de Saint-Magloire le 8 mai de la même année, fit son entrée solennelle à Tulles le 18 juin 1672, et fut transféré à l'évêché d'Agen en 1679. /^oj/er Mascaron.
33. Humbert Ancelin , fils de la nourrice de Louis XIV, aumônier du roi et abbé de Marsillac, nommé le 4 octobre 1680, et sacré à Paris le 21 juin 1681 dans l'abbaye de Saint- Victor, en présence de la reine , fit son entrée le 21 octobre 1682, et se démit en 1702.
34. André - Daniel de Beaupoil de Saint-Aulaire , fils de Daniel, baron
, de Saint-Aulaire, et de Guyone-Angélique de Blotchovigny, nommé sur la démission de Humbert le 16 avril 1702, fit son entrée le 14 janvier 1703. {GalL Christ., tom. 2, nov. edit.)
35. Louis- Jacques de Cliapt de Rastignac, nommé le 29 décembre 1720, et sacré le i^^ janvier 1722, fut transféré à Tours en 1723.
36. Charles Duplessis d'Argentré, aumônier du roi, sacré à Paris le 10 juin 1725. Voyez Argenthé,
37. François tle Beauniont d'Autichamp, sacré le 11 juin \']l\\.
38. Charles-Joseph de Saint- Sauveur, né dans le diocèse d'Orange en 1725, nommé évêque de Tulles en 1764» mort en 1791.
Ce siège fut supprimé en 1801 et ne fut rétabli qu'en iSa^.
39. Claude-Joseph- Judith-Franf ois- Xavier de Sagey, né à Ornans le 2 avril 1759, nommé à l'évêché de Saint- Claude en 1817, à celui de Tulles en
1823, a donné sa démission en 1824 et a été nommé chanoine de Saint-Denis.
Le peu de temps que ce prélat a gouverné le diocèse de Tulles a été marqué par de nombreux services rendus à re diocèse.
40. Augustin de Mailhet, né le 22 août 1763 , sacré le 24 avril 1825, cidevant vicaire-général du Puy.
Concile de Tulles.
Il y eut un concile à Tulles en 55o.
(Reg. II. Lab. 5. Hard. 2.)
VALENCE, Kalentia, Julia Valentia et Segalaunomm urbs, ville épiscopale en Dauphiné, sous la mé-.
tropole d'Avignon , jadis capitale du Valentinois, aujourd'hui chef- lieu de prélecture du département de la Drôme, est située sur le bord oriental du Rhône, à quinze lieues au midi et au-dessous de Vienne, et à cent trente-huit lieues de Paris, dans un pays agréable et arrosé de diverses fontaines. C'est une des plus anciennes villes des Gaules, et elle a été colonie romaine. L'évéque, qui s'en rendit comte, n'avait plus dans les derniers temps que la seigneurie utile. La cathédrale (Saint -Apollinaire) est fort belle, et a un chapitre composé autrefois de quatre tlignités, de deux pérsonnats et de quatorze chanoines, qui consiste maintenant en dix chanoines seulement; l'évéque a pour assistans huit vicaires-généraux. Saint- Pierre-du-Bourg éiait une collégiale. Parmi les maisons religieuses de la ville, la jxincipale était l'abbaye de Saint-Ruf, chef d'une congrégation de chanoines réguliers, qui fut d'abord fondée à Avignon au onzième siècle, tl'où elle fut transférée en 1162 dans une ije du Rhône près de Valence, et eVifin dans cette ville au seizième siècle. Il y avait aussi une université composée de quatre facultés, qui fut d'abord fondée a Grenoble en i339 par le <iauphin Humbert II, et transférée à Valence en 1452 par Louis XI, alors dauphin. Le diocèse deValence, établi dans le quatrième siècle, et qui comprend aujourd'hui le dépar-
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
temert de laDrôme, contenait cent quarante paroisses. Il renferme aujourd'hui trente-une cures, deux cent quarante«huit succursales et soixantetreize vicariats. Il y a en outre huit ordres de congrégations religieuses* de femmes, qui ont un grand nombre d'établissemens cbntenant en tout cinq cent soixante-dix soeurs, et deux établissemens d'hommes, l'un de missionnaires pour le diocèse, l'autre des pères de la Trappe, au nombre de vingt religieux, dix novices et huit frères. L'évoque jouissait de seize mille livres de revenu, et payait deux mille deux cent cinquante-huit florins de taxe pour ses bulles. Les évêchés de Valence et de Die furent unis par une bulle du pape Grégoire X, datée de Vienne le 26 septembre 1275, et cette union a duré jusqu'en 1687.
Evêquea de Valence.
i.Einilien, premier évêque connu de Valence, assista au concile de cette ville.