Charles -Jean Berlin, sacré le 27 septembre
95. Sébastien-Michel Amelot, né à Angers en 1741, sacré le 23 avril 1775, refusa sa tlémission en 1801 et signa les protestations des évêques non démissionnaires.
96. N... de Pancemont, curé de Saint-Sulpice à Paris, sacré en 1802, mort
97. Pierre-François-Gabriel-Raymond-Ignace-Ferdinand de Bausset- Roquefort, né à Béziers en 1757, sacré le 29 mai 1808, promu à l'archevêché d'Aix en 1817, n'en a pris possession qu'en 1819.
98. Henri-Marie-Claude de Brue, né en 1761, sacré en 1819, mort en
99. Simon Garnier, sacré au mois de novembre 1826, mort quelques mois après.
Conciles de Vannes.
Le premier se tint en 465. Perpétuus, évêque de Tours, et métropolitain de la troisième province Lyonnaise, y présida, ayant avec lui cinq autres évêques, pour y ordonner Paterne, évêque de cette ville. Ils y firent en même temps seize canons, dont il y en a plusieurs semblables à ceux du concile de Tours tle l'an 461. Voici ceux qui sont particuliers au concile de Vannes.
Le second excommunie ceux qui épousent d'autres femmes après avoir répudié la leur, si ce n'est pour cause d'adultère, comme il est porté dans l'Évangile.
Les évêques qui composaient ce synoele ont mal interprété l'Écriture- Sainte, puisque, suivant le consentement des Pères et la pmtique de l'Église, il n'est pas permis à celui qui a répudié s:i femme d'en prendre une autre de son vivant; mais il y a apparence que tlans une question qu'ils ne re^^ardaient pas comme \\\\ point de foi, ils ont suivi la discipline qui était alors en usage dans les Gaules,
ou (In moins dans la province de Bretagne.
Le septième défend aux moines de se retirer dans des cellules particulières, s'ils ne sont d'une vertu éprouvée ou infirmes, et à condition qu'ils demeureront dans l'enceinte du monastère et sous la puissance de l'abbé.
Le huitième défend aux abbés d'avoir plusieurs monastères ou diverses cellules.
Le neuvième défend aux prêtres, aux diacres, aux sous-diacres, auxquels il n'est pas permis de se marier, de se trouver aux noces, d'aller aux festins et aux assemblées oii l'on chante des chansons d'amour, oii l'on lait des postures indécentes et pleines d'obscénités, de peur que les yeux et les oreilles qui sont destinés aux saints ministères, ne soient profanés par tles spectacles et des paroles infâmes.
Le douzième défend à tous les clercs de se trouver aux festins des jvifs.
Le treizième veut qu'on sépare de ]a communion pendant trente jours les ecclésiastiques qui tombent dans le péché d'ivresse, et même qu'on les punisse de quelque peine corporelle, parce que l'ivresse est la nourrice de tous les crimes.
Le quatorzième condamne à la même peine les clercs qui, demeurant dans la ville, s'absentent, sans excuse légitime, d'assister à l'office <le matines.
Le quinzième ordonne qu'il n'y aura qu'une môme manière de faire l'office et de chanter dans toute la province de Lyon.
Le seizième veut que l'on excommunie les clercs qui se mêlent de deviner, soit par des augures, soit par des cérémonies superstitieuses, qu'ils appeWent le sort des saints, soit enfin par quelque autre voie. Le concile adresse ces règlemens à Victorius, évêque du Mans, et à Thalassius, évêque d'Angers, qui n'avaient pu assister au synode. (Reg. 9. Lab. 4.
Hard. 2.)
Le second concile fut tenu en 818, sur la fondation de l'abbaye tle Redon. (Reg. 21. Lab. 7. Hard. 4.) Le troisième, en 846. (Ibid.) Le quatrième, en 848. (Hard. 2.) Le cinquième, en io4o. (Reg. 26.
Lab. 9. Hard. 6.)
Le sixit'-me, en l/^55, de Vannes ou Tours, sur la translation de saint Vincent Ferrier.
VENGE, Fincium,Vintia,Fentiœ et Vinciensium urbs, ville autrefois épiscopale de France, sous la métropole d'Embrun , et aujourd'hui l'un des chefis-lieux de canton de l'arrondissement de Grasse, département du Var, est située à trois lieues au nord-est de Grasse, à deux au nord-est d'Antibes, et à deux cent vingt de Paris, dans un terroir fertile. Elle est ancienne, mais peu considérable. L'ancienne cathédrale, qui est sous l'invocation de la Vierge et des saints Véran et Lambert, avait un chapitre composé de quatre dignités, de cinq autres chanoines et de huit bénéficiers,dont deux étaient curés. Le domaine de la ville était partagé entre l'évêque et l'ancienne maison deViile-Neuve,qui possédait sa portion sous le titre de marquisat. Le diocèse n'avait que vingt paroisses, et il n'y avait pas une seule maison religieuse. L'évêque jouissait de sept mille livres de revenu , et payait deux cents florins pour ses bulles.
Ce siège a été supprimé en 1801.
Evêques de T^ence.
1 . Eusèbe siégeait , dit-on , en 374> On ne sait rien de tout ce qui regarde son épiscopat.