Honoré, comte d'Aspremont, mourut l'an i:>y
67. Ottlion de Poitiers, seigneur de Montier-Ramey, abbé commendataire de Saint-Pierre à Châlons et
auditeur de Rote à Avignon , fut pourvu de cet évêché par le pape Clément VI, qui cassa l'élection, faite par le chapitre de Verdun , d'Henri Germiny, chanoine et archidiacre de Verdun. Oltlion résigna cet évêché sous pension l'an i35i.
68. Hugues, comte de Bar, mourut en i36i dans un voyage à la Terre-Sainte.
69. Jean de Bourbon, doyen de la cathédrale d'Autun, mourut en 1370.
70. Jean de Dampierre, seigneur de Saint-Didier, mourut en 1875.
71. Gui de Roye, chanoine de Noyon, doyen de Saint - Quentin , puis évêque de Verdun, devint archevêque de Tours en 1382, de Sens, en i388, et deux ans après de Reims.
Il fut encore administrateur des évêchés de Castrie et de Dol , et mourut en 1409.
72. Liébaud de Cutance, Bourguignon, auparavant religieux bénédictin de l'abbaye de Luxeuil et prieur de Clermone, fut élu vers l'an i382. Il eut pour compétiteur Rolin deRodenmachevin, chanoine de Veriiun et parent de Wenceslas, empereur, qui fut obligé de céder. Liébaud mourut en i4o3.
73. Jean de Sarbruche, seigneur de Commercy, fut élu évêque de Verdun en i4o3. Il passa en i4i8 par permutation à l'évêché de Châlonssur-Marne, où il mourut on i438.
74. Louis de Barr, évêque de Langrcs dès l'an iSgS, cardinal en i4o9> et évoque de Poitiers et de Chàlonssur-Marne, permuta ce dernier évêché contre celui de Verdun en 1418.
Il obtint aussi l'évêché de Porto, et mourut en i43o.
75. Louis de Haraucour, auparavant chanoine et chantre de Verdun, passa en i438 de cet évêché à celui de Toul.
76. Guillaume Fîllâtre, auparavant abbé de Saint -Thierry à Reims et de Saint-Bertin à Saint-Omcr, fut promu en 1438 a l'évêché de Verdun, qu'il permuta en 1449 pour celui de Toul. Il devint évoque de Tournay en 1460, et mourut en i^ji-
DES ÉVÉCHÉS
'j'j. Louis de Haraucour, évêqiie de Toul, revint à son premier évêché de Verdun, et mourut en i456.
78. Guillaume de Haraucour, chanoine et archidiacre d'Argonne, et prévôt de Montfaucon , succéda à son oncle en 1456, quoique une partie des chanoines eût élu Olric Blamont en «478. Il fut mis à la Bastille, comme accusé de Jiaute trahison, et le chapitre élut Jean de Lénoncour, doyen de Verdun et depuis archevêque de Reims. Le pape Sixte IV conféra l'évéché de Verdun à Jean de Nicolinis, archevêque d'Athènes et évêque de Vintimille en Italie, qui prit possession l'an 1482.
Mais Guillaume rentra dans son évôcbé, en payant trois cents ducats de pension audit Jean de Nicolinis , et mourut en i5co.
79. Warin de Dommartin, auparavant bénéilictin de Saint-EvreàToul, ensuite abbé de Gorze, devint évêque de Verdun parla cession de Jean Nicolinis, 11 ne fut pas sacré, et mourut en i5o8.
80. Louis, fils de René de Lorraine, abbé de Saint-Michel, diocèse de Verdun, fut postidé en i5o8. Le pape Jules II avait conféré en même temps cet évéché au cardinal Gabriel de Phano, évêque d'Urbin, qui se contenta d'une pension sur l'évéché. En 1622 Louis se dégoûta de l'état ecclésiastique, et quitta ses bénéfices pour suivre le parti des armes. Il mourut en Italie dans l'armée des Français l'an lôaS.
81. Jean de Lorraine, frère aîné de Louis, lui succéda en i523. Il était évêque de Metz dès l'an i5oi.
Il encore tut administrateur de douse autres archevêchés ou évêchés, et de cinq abbayes. Le pape Léon X le fit cardinal en i5i8. Il résigna les évêchés de Verdun et de Metz et l'abbaye de Gorze à son neveu, en i5a9.
82. Nicolas de Lorraine, fils du duc Antoine et de Renée de Bourbon, obtint les évêchés de Metz et de Verdun et les abbayes de Gorze et de Saint-Vannes, quoiqu'il ne fût âgé
DE FRANCE. 3oi
que de cinq ans. Il quitta ses bénéfices en i544 pour épouser Margue-* rite d'Egmont; et, par ce mariage, il devint chef de la branche de Vaudemontetde Mercœur. Il mourut en
83. Nicolas Psaulme, docteur en droit, religieux et abbé de Saint- Paul à Verdun , de l'Ordre de Prémontré, devint évêque en )548, après que le cardir^fc de Lorraine lui eut cédé son droit. Il se trouva au concile de Trente, et mourut en i575.
84. Nicolas Bousmard, chanoine et archidiacre d'Argonne dans la cathédrale de Verdun, prévôt de Montfaucon, abbé de Saint- Vannes, et doyen de la collégiale de Sainte-Magdeleine à Verdun, fut sacré en 1576, et mourut en 1684.
85. Charles de Lorraine, dit Zecardinalde Faudemont, frère de Louise, reine de France, épouse du roi Henri III, obtint l'évéché de Toul en i58o, et quatre ans après celui de Verdun. Il était aussi cardinal, prélat-commandeur de l'Ordre du Saint- Esprit et abbé de Moissac. La mort l'enleva en 1 588 dans la vingt-sixième année de son âge.
86. Nicolas Boucher, chanoine de la métropole de Reims, président du séminaire archiépiscopal et abbé de Saint-Vannes, mourut en iSçS.
87. Eric de Lorraine , comte de Vaudemont, abbé de Saint-Vannes et de Moyen-Moutier en Vosge, devint évêque de Verdun à l'âge de dix-sept ans. Il résigna cette dignité à son neveu en 1610, et se fit capucin.
88. Charles de Lorraine fut sacré évêque de Verdun en 1617 par son prédécesseur ; il laissa cet évêché avec son abbaye de Saint-Vannes à François, son troisième frère, en 1622, lorsqu'il entra dans la Com!)agnie de Jésus à Rome. Il est mort à Toulouse le 28 avril 1601, dans une haute réimtation de piété.
89. François de Lorraine fut grand-prévôt de Cologne et granddoyen et administrateur de Strasbourg, abbé de Sai ut-Vannes , de
CATALOGUE
Moyen-Moutier et de Beaulieu. Sa ville épiscopale ayant été prise par les Français en i634, il se retira auprès de l'empereur et ne revint à son évêché qu'en i654. H mourut en 1661, à^é de soixaiue-ileux ans.
90. Armand de Mouchy d'Hocquincourt, docteur de Sorbonne, abbé de Saint-Vannes de Verdun, de Saint- Vincent de Laon et tie ]Notre-Dame de Bohéries, tut sacréfc 6 n^.ai 1668, et mourut le 3o octobre 167^.
91. Hypjiolite de Bétliune, abbé de Beaupré, fut nommé à cet évèché en 1680, et sacré l'année suivante.
( Histoire ecclésiastique d'Allemagne, 1. 1.) Ce vertueux prélat mourut à Verdun le 24 août 1720, dans la quarantième année de son épiscopit.
Quoique de très-ancienne et trèsillustre maison, alliée à divers souverains et aux premières maisons de France, 1 était encore plus recommandable par sa piété et ses vertus personnelles qu'il ne l'était par sa naissance. Il tut pendant son épiscopat une ressource continuelle pour les pauvres de son diocèse, et, à sa mort, il fit les hôpitaux de Verdun ses légataires universels. Il ordonna que dans la pompe funèbre de ses obsèques, on retranchât tous les honneurs <iûs à sa dignité, défendit de lui faire d'oraison tunèbre, et de mettre aucune épitaphe sur sa sépulture.
92. Charles- François de Hallencourt de Dromesnil, docteur en théologie de la faculté de Paris, fut transféré de l'évêché d'Autun a celui de Verdun le 8 janvier 1721, et mourut le 16 mars 1754, âgé de soixantedix-neuf ans.
93. Aymond-Chrélien-François Nicolaï, ci-devant chanoine et vicairegénéral de Paris, aumônier de madame la dauphine et agent généraldu clergé, fut sacré le 16 juin 1764 par l'archevêque de Paris. On peut consultera ce sujet l'Histoire ecclésiastique et civile de Verdun, avec le pouillé, lacirte du diocèse, et le plan tié la ville, par un chanoine de la méuie ville : à Paris, chez Pierre-
Guillaume Simon, imprimeurdu clergé deFrance, 1745, in-4°.
94. Honri-Louis-René Desnos, né en 1716, sacré évêque de Rennes en 1761, nommé à l'évêché de Verdun en 1770, mort pendant la révolution.
Ce siège, supprimé en 1802, fut rétabli en 1817.
95. Etienne-Marie Bruno d'Arbon, né à Touloi^e en 1778, sacré le i3 juillet 1823, démissionnaire en 1826.
Concile de Verdun.
Il y eut un concile, en 947, sur les prête. idans à l'église de Reims, Artaud et Hugues. Sept évêques y confirmèrent la possession de cette église à Artaud. (Reg. 25. Lab. 9.
Hard. 6.)
VERSAILLES, ville épiscopale , chel-lieii du département de Seineet-Oise, à cinq lieues de Paris. Sa po|)ulation n'est aujourd'hui que de vingt-trois mille habitans, au lieu de cin(]uante mille qu'elle contenait en 1788. Cette ville, qui n'était autrefois qu'un village, ou un remlezvous de chasse, est <levenue célèbre depuis que Louis XIV y fit bâtir le magnifique château où nos rois faisaient leur résidence ordinaire avant 1789. 1-esbàtimens, les jardins, ornés d'un nombre prodigieux de statues de marbre des plus grands maîtres , les eaux, tout y excite l'admiration des étrangers. Les jardins, en y com- ])renaut le grand parc, contiennent un espace de près de deux lieues, tout entouré de murailles. Le reste de la ville est parfaitement en rapport avec la beauté du château; les rues sont larges, et les places trèsvastes. Les États-généraux, si fameux depuis sous le nom d'assemblée nationale, y tinrent leur première séance le 3 mai 1789.
Le siège de Versailles, établi d'abord constitutionnellement en 1791, a été compris plus tard au nombre des évêchés reconnus par le concordat de 1801. Ce diocèse, suffragant de Paris, comprend quarante - deux cures, cinq cent trois succursales et trente-un vicariats ; il possède huit
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
commiinaufés religieuses de ferrmes, les unrs coiisaciécs à l'instruction de la jeunesse, les autres au service des malades dans les hôpitaux.
M'éques de Versailles.
1. Louis Charrier <le la Rorhe, né à Lyon le 17 mai lySS, sacré évêque constitutionnel de Rouen le 10 avril 1791. Il reconnut bientôt son erreur, et se rétracta au tort même île la révolution. Il fut nommé premier évêque de Versailles en 1801. Il est mort en 1827.
2. Etienne-Jean-François Borderie, né dans le diocèse de Montauban , le , ancien vicairegénéral de Paris, nommé évêque de Versailles le 29 mars 1827, sacré le 29 juillet de la même année.
VIENKE en Dauphiné , Vienna ^llobrogum, ville autrefois arcliiépisco|)ale, capitale du Viennois, et jadis du pays îles Allobroges, aujourd'hui l'un des chefs-lieux de sous-préiecture du département de l'Isère, est une des plus anciennes villes des Gaules, et l'une despremières quirejut les lumières de la foi. Elle est située au confluent de la Gère dans le Rhône, àcinq lieues au midi et au-dessous de Lyon, à quinze au nord-ouest de Grenoble, et à cent <lix-sept lieues au sud-est de Paris. Elle a été colonie romaine, et l'on y voit encore plusieurs restes d'antiquités. Après la division de l'ancienne Narbonnaise, dont elle dépendait, elle fut la métropole de la Viennoise. Les rois bourguignons ayant uni cette ville à leur domaine, y établirent leur résidence ; ce que hrent aussi les rois de Provence, depuis Boson ; mais elle est lort déchue de son ancienne splendeur. Son circuit était d'environ une lieue et dende. L'archevêque qui se qualifiait primat des Gaules , et archi-chancelier du royaume de Bourgogne et d Arles, était seigneur de la ville en paréage avec le Dauphin. L'ancienne catiiédrale (Saint- Maurice) est un très-bel édifice gothique, long de cent quatre ])as et large de 1 rente-neuf. Son chapitre
était composé de vingt chanoines, dont dix avaient des dignités; le bas chœur était nombreux. Il y avait trois collégiales à Vienne, savoir : celle de Saint-Pierre, dont le chapitre était composé d'un abbé et tle vingt-quatre chanoines qui faisaient preuve de noblesse, celle de Saint-An dré-le-Bas et celle de Saint-Séver. Il y avait aussi un collège de jésuites, des pères tle l'Oratoire, qui avaient le séminaire des dominicains, etc. Le diocèse comprenait trois cent soixantecinq paroisses, partagées en quatre archidiaconés et sept archiprêtrés.
L'archevêque jouissait de vingtdeux mille livres de revenu, et payait mille huit cent cinquante-florins de taxe pour ses bulles.
Ce siège a été supprimé par le concordat de 1801.
^archevêques de Vienne.