Hard
Le quatrième, l'an 892. Les légats du papeFormose y assistèrent, et l'on y lit quatre canons.
Le i)remier et le second excommunient ceux qui s'emparent des biens de 1 Eglise ou qui maltraitent les clercs.
Le troisième est contre ceux qui détournent les aumônes qu'un évêque ou un prêtre ordonne pendant sa maladie.
Le quatrième défend aux séculiers de donner tles églises sans la permission de l'évèque diocésain , 'et d'exiger aucun présent ilcs prêtres qu'on y met. ( Reg. 24. Lab. 9.
Hard. 6.)
Le cinquième concile fut tenu l'an 907. (Hard., tom. 6, et INlarteuue, Collect. jLov., tom, 7.) ■ Le sixième, l'an 1960, contre les simoniaques. ( Ilcg. aS. Lab. 9.
Hard. 6.)
Le septième, l'an 1112, contre les investitures et contre l'empereur Henri, par Gui, archevêque de Vienne et légat. Les évoques y jugèrent que l'investiture reçue d'une main laïque était une hérésie. (Beg. 26.
Lab. 10. Hard. 6.)
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
Le luiitième, l'an 1119, dont il ne reste point d'actes. (Ibid.)
Le neuvième, l'an 1124, en faveur de l'église de Romans. (Maitenne, Thés., tom. 4-)
Le dixième, l'an 1199, sur le mariage de Pliilippe-Aufiuste. (Ibid.)
Le onzième, l'an iSoy. (GalLChr,, tom. 4, pai;. 617.)
Ledoiizième, en i3i 1 et i3i2. C'est le quinzième concile général. Le pape Clément V y présida. Les rois de France, Philippe-le-Bel, et d'Arragon, Alplionse IV, y assistèrent aussibien qire les patriarclies d'Alexandrie et d'Antioclie, et plus de trois cents évêques. Il y eut trois sessions.
Dans la première, le i3 octobre, ie pape lit un sermon dans lequel il exposa les trois causes ue la convocation du concile.
Dans la seconde session, qui se tint le 3 avril i3i2, le pape publia la suppression de l'Ordre des templiers.
On condamna aussi l'Ordre des fratricelles, des dulcinistes et bégards.
On termina la contestation qui durait de])nis plusieurs années entre le roi de France et le saint-siége, touchant les démêlés de Phillippe-Le-Bel et du pape Boniface. On condamna encore quelques erreurs attribuées à Jean d'Olives , frère-mineur. On y décida que le fils de Dieu avait pris les jiarties de notre nature unies ensemble, savoir, le corps passible et l'àme raisonnable, qui est essentiellement la forme du corps. Quiconque osera soutenir que l'âme r.iisonnable n'est jias essentiellement la forme du corps humain, doit être tenu pour hérétique.
Dans la troisième et dernière session, le 6 mai, on publia une constitution que le pape avait laite pour réunir les frères-mineurs divisés depuis long-temps. On fit ])lusieurs règlemens touchant les mendians. On régla en détail la vie que doivent mener les moines noirs et les chanoines réguliers; on condamna les femmes appelées béguines; on fit un règlement célèbre sur les hôpitaux, et, entre autres, on ordonna que le gou-
vernement n'en serait confié qu'à des hommes prudens, capables et de bonne réputation. Le pape, toujours au nom du concile, fit deux constitutions touchant les privilèges des religieux et autres exempts, l'une pour les défendre de la vexation des prélats, l'autre pour retrancher les abus. Par cette dernière, il est défendu aux religieux, sous peine d'excommunication ipso facto , de donner l'Extrême-Onction, l'Eucharistie (le Viatique), et la bénédiction nuptiale, sans la permission expresse du curé, et de détourner les fidèles de la fréquentation de leur paroisse.
Le pape confirma l'établissement de la fête du Saint-Sacrement, instituée parle pape Urbain IV. Le concile, pour faciliter la conversion des infidèles, établit l'étude des langues orientales. On ordonna donc qu'en cour de Rome, et dans les universités de Paris, d'Oxford, tle Bologne et de Salamanque on établirait des maîtres pour enseigner les trois langues hébraïque , arabique et chaldéenne ; qu'il y aurait deux maîtres pour chacune , qui seraient rétribués et entretenus, en cour, de Rome , par le pape; à Paris, par le roi de France ; et dans les autres villes, par les prélats et les chapitres ilu ])ays. Le concile révoqua la fameuse bulle Clericis laïcosAe BonilaceVIII, sur l'immunité des cleixs, avec ses déclarations et tout ce qui s'en était suivi. Enfin on ordonna la levée d'une décime pour la croisade, c'est-à-dire, pour le recouvrement de le Terre- Sainte. (Reg. 28. Lab. 11. Hard. 7.)
VIVIERS, p'imarium ou Vwarium., J^ivario .^ibieiiùum, et plus anciennement ^ZZ)a Hclviorum, A'ilie épiscopale sous la métropole d'Avignon et ancienne capitale du bas Vivarais, aujourtl'hui l'un des chefs-lieux de canton de l'arrondissement de Privas, département de l'Ardèche, est situé entre des rochers, au haut d'un desquels est la cathédrale, sur la rive droite du PLhône , à <|uatre lieues au nord et au-dessus du Pont-Saint-Esprit, à neuf au midi
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de Valeiice, et à cent soixante-quinze de Paris. Le chapitre de la cathédrale (Saint-"Vincent), composé autrefois de six dignités et de trente chanoines, consiste aujourd'hui en neuf ciianoines seulement; l'évêque est assisté en ce moment de six vicaires-généraux. Elle était paroissiale, et l'église de Siiint-Jean était la seconde paroisse. Les siilpiciens y avaient le séminaire. Le diocèse, établi dans le trois-ième i>iècle, et qui comprend aujourd'hui le département de l'Ardèche, contenait trois cents paroisses; il renferme maintenant trente-une cures, deux contquatre-vingt-une succursales et quatrevingt-dix vicariats. L'évêque jouissait de trente mille livres de revenu, et payait quatre mille quatre cents florins de taxe pour ses bulles. Il prenait le titre de comte de Viviers, de prince de Donzère et de Château- Neuf.
Evêques de yiviers.