‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 274 sur 347 · Autoiîie de la Garde deChambona · texte numérisé non relu

Autoiîie de la Garde deChambona

97. Martin .de Ratabon passa de l'église d'Ypres à celle-ci en 1714, et mourut h. Paris le 9 juin 1728 dans sa soixante -quatorzième année.

98» François-Renaud de Villeneuve, ci-devant supérieur du séminaire d'Aix et granil-vicaire , fut sacré à Paris le i3 aoAt 172 i, et transféré à Montpellier au mois de mars 1748, après avoir refusé les premiers sièges du royaume. Il continua dans ce second diocèse ce qu'il avait fait dans le premier avec un zèle peu commun et un courage vraiment apostolique, des njissions pénibles dans les villages, les hameaux, et jusqucs dans les paroisses situées dans les plus hautes montagnes. Ce digne prélat naquit, non dans le diocèse d'Acqs, comme on l'a dit, d'après l'Europe ecclésiastique, à l'article de MontpeJ lier, mais à Aix, d'une dus principa les maisons de la robe. L'auteur d» '

DES ÉVÊCHÉS

même ouvrage se trompe encore, en (lisant que l'évêque de Viviers fait sa résidence à Saint- Ancléoi , à deux lieues lie la ville épiscopale : cela était autrefois, mais a cessé depuis que M. de Villeneuve eut fait bâtir un beau palais épiscopal à Viviers, pour procurer aux évêques de cette ville l'avantage d'être auprès tle leur cathédrale et de leur séminaire.

99. Joseph Rolin de Morel de Mons, ci -(levant grand- vicaire de M. de Villeneuve à Viviers, et compagnon de ses missions, fut sacré le 6 octobre 1748.

loo- Charles Lafont de Savine, né le 17 février 1742. sacré le 26 juillet 1778, membre des Etats-généraux en 1789, l'un des évêques qui prêtèrent serment à la constitution civile du clergé. Il est mort en déplorant son erreur.

Ce siège fut supprimé en 1801, et n'a été rétabli qu'en 1820.

101. André Molin, né le 23 janvier 17.59, sacré le 6 juillet 1823, mort en

102. Abbon BoYinel, né en 1758, nommé en iSaS. Il avait été nommé en i8o3 à l'évêchéde Kantes qu'il refusa.

UZES, Usecia, ville autrefois épiscopale, dans le Bas-Languedoc, sous la métropole de Narbonne, chef-lieu d'une des sous-préfectures du département du Gard , est .situé sur une montagne, à six lieues au nord -est de Nîmes, à neuf au couchant d'Avignon, et à cent soixante -quatre lieues de Paris, dans un pays abondant en blé, huile, soie, bestiaux et bons vins. Elle fut démantelée en 1019. Elle ne contient guère plus de trois mille âmes. La cathédrale, dédiée à saint Théodoric, martyr d'Uzès, a été régulière de l'Ordre de Saint - Augustin jusqu'en 1726 qu'elle fut sécularisée: son chapitre consistait en quatre dignités et seize chanoines. On remarquait de plus dans cette ville la collégiale de Saint- Laurent , les paroisses de Saint - Etienne et de Saint-Julien, une maison de jésuites, trois couyens de fran-

DEFftANGE. 3n

ciscains et deux de fdles. On comptait dans tout le diocèse cent quatrevingt -treize paroisses et plusieurs succursales, en tout deux cent quatre-vingt - une partagées en neuf doyennés. L'évêque jouissait de vingtcinq mille livres de revenu, et payait mille florins pour ses bulles.

Ce siège a été supprimé en 1801.

Hvêques d'Uzès.

1. Constantius ouConstantinus est le premier évêque de ce siège dont le nom soit connu, quoiqu'il soit probable qu'il ait eu au moins quelques prédécesseurs. Il assista en 4^9 au concile de Riez, par le ministère d'un prêtre nommé Vincent, qui souscrivit en son nom à ce concile. Il se trouva en personne au second concile d'Arles vers la lin de l'année 45i, et en souscrivit les actes. Il siégea aussi au troisième concile d'Arles en

Page 1