‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 288 sur 347 · REIMS · texte numérisé non relu

REIMS

DIOT (Nicolas), né à Reims en 1744»

curé de Vanderesse près Sedan, sacré à Paris le !«' mai 1791, professa pendant la terreur le culte de la Raison, porta le bonnet rouge et assista aux processions civiques le 8 novembre 1794- H prononça en mariant son vicaire épiscopal Drastier, un discours où il le félicitait d'avoir secoué les préjugés, d'avoir senti que les titres de prêtre et d'époux n'étaient pas incompatibles, d'avoir recherché les douceurs de l'union conjugale et de s'être moqué d'une loi qui n'avait pu être imposée sans le concours de l'autorité civile, et qui devait cesser puis-

On lit dans les annales de La religion, pag. i3o ilu toni. i'^»', un extrait il'une lettre pastorale de Diot : « JSTous ierez-vous l'injustiie de nous confondre avec ces lâches déserteurs du sanctuaire, nous à qui leurs égareniens arrachent encore tous les jours des larmes de sang, nous qui avons résisté à toute la séduction et repoussé tous les assauts de l'impiété, nous qui avons opposé l'intrépidité de la religion aux menaces et aux vociférations du ]>liilosopliisnie , nous qui a\ons osé être chrétiens et prêtres jusque sous la hache de la tyrannie? «

NOMS OBSERVATIONS

DES ÉVÈQUES. PARTICULIÈRES

qu'elle était rejetée par le souverain. Depuis on reçut ses adhésions aux encycliques, on admit les députés au concile, sans exiger de lui aucune expiation.

Ce ne fut qu'en 1801 que Diot parut témoigner son repentir dans son synode. Il donna sa démission cette année.

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