PARIS
GOBEL (Jean-Baptiste), né en Alsace, en 1727, sacré le 27 janvier 1772, évêque de Lydda et sufïragant de l'évêque de Bâle pour la partie française de ce diocèse, député à l'assemblée constituante, fit d'abord le serment avec quelques restrictions, qu'il rétracta ensuite, en fut récompensé par le siège constitutionnel de Paris, avait été nommé en même temps aux évêchés du Haut- Rhin et de la Haute-Marne. Il opta pour le siège de Paris, où il fut installé le 27 mars 1791, faisait cependant des démarches auprès du saint-siége, mais resta par peur dans le parti qu'il avait embrassé, et alla le 7 novembre 1 793, avec la plupart de ses vicaires-généraux, renoncer à son culte, et donner le prélude de ces abjurations et de ces apostasies, qui déshonorèrent le clergé constitutionnel. Enfermé peu après, Gobelfut mis à mort à Paris, sous le règne de la terreur, le
NOMS
DES ÉvêQUES.
OBSERVATIONS
PARTICULIÈRES
i3 avril 1794- Un de ses vicaires épiscopaux, qui ne l'avait pas accompagné à la convention et qui, depuis, rétracta son serment (M. Lothringer), assura que Gobel ne pouvant se confesser à lui, lui envoya sa confession écrite, avec une lettre, où il le priait de se trouver sur son passage quand il irait à l'échafaud, et de lui donner l'absolution. Cette lettre était signée évêque de Lydda.
ROYER (Jean-Baptiste), transféré du département de l'Ain à celui de la Seine, installé à Paris le i5 août 1798, sur la demande d'une vingtaine de prêtres de ce diocèse, était un des réunis, dont il se sépara peu après, écrivit contre eux, parut disposé à reconnaître M. deJuigné, assista pourtant au concile de 1801, démissionnaire cette année, se rétracta et vécut dans les pratiques de la piété, mort à Besançon. (Voyez l'AiiN.)
Dans les Éphéntérides il est dit : « L'ambition lui avait fait lever l'étendard du schisme ; la peur lui fit lever celui fie l'apostasie. « On prétend, dans ce même ouvrage, qu'en 179a Gobel s'était présenté chez le marquis Spinola, ambassadeurdeGênes, pour le prier de demander pour lui au pape cent mille écus, au moyen des-quels il rétracterait son serment. Le marquis refusa cette commission singulière.