‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 311 sur 347 · ir . ' j ivT . u montra lors dos aposta · texte numérisé non relu

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vociférations, il resta fimars 1791, figura, comme il le dit lui- dèle au tlouble caractère

NOMS

DES ÉV£QU£S

OBSER\^ AXIONS

PARTICULIÈRES

même depuis, dans la classe peu nombreuse de patriotes qui luttait avec désavantage contre la masse de brigands de la constituante, et parla dès-lors en faveur de la république ; membre de la convention en 1792, fut un des plus ardens à abolir la royauté, présida cette assemblée, prononça, le 1 5 novembre 1792, un discours où il établissait que Louis XVI devait être mis en jugement, et que son impunité serait un outrage à la justice et un attentat contre la liberté universelle. Il y appelait les rois,ce//e classe d'êtres purulens, la lèpre du gouvernement et V écume de V espèce humaine } Louis XVI y était peint comme un monstre abreuvé de sang ( voyez ce discours ). Grégoire fut ensuite envoyé en mission dans la Savoie. Il révolutionna ce pays et eut soin surtout d'y établir son église constitutionnelle. De retour à Paris, il assura, dans un rapport à la convention, que tout ce qui est beau, toutce qui est bon, est renfermé dans l'idée du sansculotisme. Après la terreur, il prétendit avoir beaucoup souffert pour le nom de Jésus, et se mit à Paris à la tête de quelques évêques constitutionnels, qui s'efforçaient de réparer les ruines de leur église. Il rédigea les deux encycliques de 1795, et une foule d'autres écrits. Sa place de membre du corps législatif lui donnait encore plus d'autorité. lin 1796 il donna une lettre pastorale, où il prenait le titre non plus d'évêque de Loir-et-Cher ,

de catholique et d'évêque; qu'en confessant Jésus-Christ, il crut prononcer son an et de mort (Insstniction pastorale de 1796, pag. 1); mais quand confessa-t-ilJésus-Christl Son discours du 7 novembre 179Î n'est rien moins qu'un acte de courage.

Il n'apostasia pas à la vérité, mais il^e confessa pas non plus Jésus- Christ. Il se tira adroitement d'un mauvais pas: voilà tout.

Au commencement de 1795, l'église constitutionnelle semblait presque détruite; quarante sièges environ, c'est-àdire la moitié de tous les é\êci)és, étaient vacans par mort , mariage ou apostasie, ou bien abandonnés par les titulaires, qui avaient pris d'autres fonctions ; le reste était menacé d'une dissolution prochaine, quand Grégoire vint à son secours, forma la société des réunis, établit des correspondances,engagea quelques évêques à reprendre leurs fonctions, créa des presbytères, organisa des synoiles, frappa à toutes les portes, usa de tous les moyens, et parvint, par U';ie activité prodigieuse, à redonner quelque existence à un parti qui n'avait plus qu'un souffle.

NOMS OBSERVATIONS

DES ÉVÊQVES. PARTICULIÈRES.

mais d'évêque de Blois, exerçant provisoirement les fonctions de métropolitain du centre aux diocèses de Bourges , Guéret et Moulins, dont les titulaires avaient apostasie. Il se donna beaucoup de peine pour relever dans ces départemens le parti constitutionnel. Il fit tenir à Versailles un synode pour faire élire Clément, évêque deSeine-et-Oise. Il fit nommer Berdolet dans le Haut-Rhin ; il organisa des presbytères dans plusieurs départemens, fit en 1796 la visite du sien, courut toute la France pour ranimer le zèle et engager à nommer des évêques, établit de tous côtés une correspondance , dont il avoue lui-même qu'il était accablé, faisait en Espagne des envois de livres contre le saint-siége, cherchait des suffrages partout les pays, écrivait sans cesse en faveur des siens, se liait avec les Ricci, les Serrao, les Solari d'Italie, prêcha la croisade contre les souverains et contre les papes. Il fut un des principaux moteurs du concile de 1 797, y fit presque toute la besogne, procura au parti, dans les deux années suivantes, seize évêques de plus, fit tenir à Bourges en 1800, un concile dont lui seul fut l'âme, continuait, avecles réunis, à donner de nouveaux écrits, convoqua le concile de 1801, y parut avec la même ardeur qu'aux précédens, se démit en 1801 et fut fait sénateur. Depuis la restauration il est sans titre , et a même été expulsé de l'institut.

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