DÉPARTEMENT DU MONT-BLANC
( CHAiMBÉRY. )
NOMS
DES ivEQTTES.
OBSER-VATIONS
PARTICULIÈRES
PANISSET (François -Thérèse), né eu
Savoie en , curé de Saint-Pierre
d'Albigny, au diocèse de Cbambéry, consentit, par les sollicitations de Grégoire, et malgré ses remords, à se laisser nommer évêque du Mont-Blanc, lorsque ce député vint révolutionner ce pays, et voulut y établir la constitution civile du clergé, déjà pourtant morte en France, écrivit pour la défense de son parti, sacré à Lyon le ^ avril 1793, abdiqua ses fonctions en 1794» lors de la persécution d'Albitte, reconnut ensuite que ce n'était là qu'une apostasie déguisée, écrivit à Rome pour se réconcilier avec le saint-siége, signa cependant encore la première encyclique, mais donna, le 22 février 1796, une déclaration et rétractation, où il déclarait se repentir de ses démarches schismatiques et scandaleuses, renoncer à son titre usurpé et rétracter tous les actes et éc.-its qu'il avait faits depuis 1 798. Il envoya sa rétractatiou au pape, qui l'en félicita, et à quelques-uns des constitutionnels, dont la plupart furent peu touchés de cet exemple.
Il est remarquable qu'il n'y eut aucun décret de la Convention pour créer un évêchédans le Mont- Blanc. Ce fut Gréf^oire qui, de son chef, destitua les évêfjnes de 1h Savoie, anéantit leurs sièges, et en créa un pour tout le département. Qui lui en avait tioiiné le droit?
Grégoire prétend, dans son comjite rendu au concile de 1797, que lui et les autres rejetèrent l'adhésion de M. Panisset à la première encyclique, lorsqu'ils eurent ap|)ris par son propre aveu, qu'il avait apostHsié pendant la terreur. L'évêque de Loir-et-Cher pourraitil bien expliquer alors pourquoi ils rejurent les adhésions deDiot, de Lefossicr.... qni n'avaient pas montré plut de constance que Panisset pen- »lan t la persécution, et qui I e témoignaient aucun repentir tie leur apostasie?
NOMS OBSERVATIONS
DBS ÉVÊQUES. PARTICULIERES.
Sièges ajoutés par le concile de 1 797, dans son décret du 5 novembre.