‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 56 sur 347 · Mathias-Luc de Beaupoil de Saint-Aulaire · texte numérisé non relu

Mathias-Luc de Beaupoil de Saint-Aulaire

109. Jean-Bajjrtiste Bailli, né à Paris, sacré en 1802 évêque de Poitiers.

110. Dominique du Four de Pradt, né dans le diocèse de Saint-Flour en 1769, nommé évêque de Poitiers en 1804, sacré le 2 février i8o5 par le pape Pie VU, a donné sa démission en i8û8. Il a été nommé à l'archevêché de Malines , mais il n'a jamais reçu l'institution canonique.

111. Jean-Ba|)tiste de Bouille, aumônier de S. A. R. madame la dauphine , né dans le diocèse de Saint- Flour le 1 1 juin 1769, sacré le 28 octobre 1819.

Conciles de Poitiers.

Le premier fut assemblé l'an 355, touchant les ariens. ( La Lande, p. 2.) Le second, l'an 589, contre Basine et Chrodielde, religieuses de l'abbaye lie Sainte-Croix de Poitiers. (Grégoire de Tours, Hist. l. 10, col 8.)

Le troisième, l'an 692 ou 695, contre les mêmes religieuses, rebelles à leur abbesse.

Le quatrième, l'an 937. (Gall.

christ, t. 2, p. ]2i2.)

Le cinquième, l'an looo.Sfguin, archevêque de Bordeaux, y présiila, et l'on y fit trois caiions de discipline. (Lab. 9. Hard. 6.)

Le sixième, l'an 1004, le 1 3 janvier.

Cinq évêques y firent trois canons.

Le premier prononce anathème contre ceux qui pillent les églises, qui dépouillent les pauvres, ou qui frappent les clercs. Les deux autres défendent aux évêques de rien recevoir pour les sacremens de Pénitence et de Confirmation, et aux prêtres et aux diacres, d'avoir des femmes chez eux. (T. 9, Coucil. p. 780.)

Le septième, l'an i023, au sujet de saint Martial. (Pagi, ad hune ait.)

Le huitième, l'an io3o, au sujet des biens ecclésiastiques. (Martenne, in Thesauro, t. 4O

Le neuvième , l'an io32 , sur la foi catholique, et sur la conservation des

DES ÉVÊCHÉS

biens ecclésiastiques. (Lab.g.Haid.ô.)

Le dixième, l'an io36, sur la paix.

(Reg. 25. Lab. 9. Hard. 6.)

Le onzième, l'an 1073, ou 1074, ou 1075, sur le mystère de l'Eucharistie, contre Bérenger. (Gall. christ, t. 2, p. 1265.)

Le douzième, l'an 1068. Hugues, évoque de Die et légat du saintsiége, y présida; l'on y fit dix canons de discipline.

Le premier défend de recevoir les bénéfices des mains des laïques.

Le second défend la simonie et la pluralité des béjiéfices.

Le troisième défend de requérir les bénéfices à titre de parenté.

Le quatrième défend aux évoques de recevoir des présens pour les ordinations ou les bénédictions.

Le cinquième défend d'imposer des pénitences sans la commission de l'évêque.

Le sixième défend aux moines et aux chanoines d'acheter des églises sans le consentement de l'évêque.

Le septième veut que les abbés et les archiprêtres se fassent ordonner prêtres, sous peine de perdre leurs dignités.

Le huitième défend d'ordonner les enfans des prêtres et les bâtards , à moins qu'ils ne soient moines ou chanoines réguliers.

Le neuvième défend aux prêtres , diacres et sous -diacres d'avoir des concubines ou des femmes suspectes dans leurs maisons.

Le dixième veut qu'on excommunie les clercs qui portent les armes, ou qui sont usuriers. (Lab. 10. Hard. 6.)

Le treizième concile fut tenu l'an 1094. (GaU. christ, t. 2. p. 1064.)

Le quatorzième, l'an 1100. Jean et Benoît, cardinaux - légats du saintsiège, y présidèrent de la part du pape Paschal IL II s'y trouva environ quatre-vingts prélats, soit évoques ou abbés, entre autres Yves de Chartres. On y excommunia le roi Philippe l", qui, après avoir fait divorce avec Bertrade , l'avait rappelée ; et l'on y fit seize canons de discipline.

Le i)remier ordonne qu'il n'y aura

que les évêques qui puissent ilonner la tonsure-, il permet néanmoins aux abbés de la donner aux moines.

Le second iléiend aux uns et aux autres de rien exiger pour cette tonsure , pas même les ciseaux et les serviettes dont ils se servent dans cette cérémonie.

Le troisième fait défenses aux clercs de faire hommage aux laïques, ni de recevoir des bénéfices d'eux.

Le quatrième réserve à l'évêque la bénédiction tles habits sacerdotaux et de ce qui sert à l'autel.

Le cinquième défend aux moines de porter des manipules , à moins qu'ils ne soient sous-diacres.

Le sixième porte que les abbés ne se serviront point de gantelets^, de sandales, ni d'anneau en officiant, s'ils n'en ont obtenu le privilège du saint-siége.

Le septième défend , sous peine d'excommunication , de vendre ni d'acheter des prébendes, et d'exiger des repas pour les avoir données.

Le huitième porte que l'on ne donnera point d(^ prébendes, de prélature, ni d'autres bénéfices, <lu vivant de ceux qui les possèdent.

Le neuvième fait défense , sous peine d'excommunication, aux clercs et aux moines d'acheter des autels ni des dîmes des laïques.

Le dixième donne permission aux chanoines réguliers de baj^tiser , prêcher, administrer le sacrement de pénitence, et d'ensevelir les morts, sous le bon plaisir de l'évêque.

Le onzième défend aux moines de faire les fonctions curia.les.

Le douzième porte qu'on ne laissera point prêcher ceux qui portent des reliques pour en tirer de l'argent.

Le treizième défend aux archevêques tl'exiger des évêques, et atix évêques d'exiger des abbés, des chappes, des tapis, des bassins ou des serviettes pour leur consécration.

Le quatorzième défend, sous peine

d'excommunication , aux laïques de

s'approprier aucune partie des oiiran-

des qui se font à l'autel, ou de ce qui

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se donne aux prêtres et pour la sépulture.

Le quinzième défend sous la même peine, à qui que ce soit de s'emparer du bien des évèques, soit de leur vivant, soit après leur mort.

Le seizième et le dernier conllrme tout ce que le pape avait ordonné dans le concile de Clermont. (Hard.

Le quinzième, l'an 1104. On n'en sait presque que le nom par une ancienne charte qui se trouve au t. 2, p, 344 de la nouvelle édition du GaLlia christiana.

Le seizième concile se tint l'an 1106, pour envoyer du secours en Palestine. (Hard. t. 6.)

Le dix-septième, l'an 1 1 09. Robert d'Arbrisselles y soumit à l'évêque de Poitiers les monastères de son nouvel ordre. (Jean de la Main terme, cZj'/jeMJ Fontebrald. m-8".t. i,pi).2, 128.)

Le dix-huitième, l'an 1280. Ce ne fut qu'un synode dans lequel Gautier de Bruines, évêque de Poitiers, fit quelques statuts. (Lab. 11. Hartl. 6.)

Le dix-neuvième, l'an 1284. Ce ne fut non plus qu'un synoile dans lequel le même évêque lit aussi quelques statuts. Le premier défend de célébrer l'olfice divin en présence des excommuuniés. Le second, de donner un bénélice à un homme qui a déjà une cure. Le troisième, de recevoir les sacremens d'un prêtre qui n'a pas le pouvoir de les administrer.

Le quatrième ordonne le paiement des dîmes. Le cinquième enjoint aux abbés et aux supérieurs de laisser dans les prieurés et dans les cures <)ui viennent à vaquer une provision suflisante pour entretenir le prieur ou le curé jusqu'à la première récolte. {Ibid.)

Le vinj^tièine, l'an i3o4. ( Gall.

christ, tom. 2, p. 1187.)

Le vingt-unième, l'an 1367. (Lenglet^ Tablettes chronol.)

Le vingt -deuxième, l'an 1 387.(76.)

Le vingt-troisième, l'an 1396. (76.)

Le vingt-rjuatriènie, l'an i4o:j. (IIk) Ces quatre dernières assemblées n'étaient sans doute que «les synodes,

que l'on ne trouve point dans les collections des conciles.

PUY (le), Podium y4nicium, ville épiscopale de l'archevêché de Bourges, et ancienne capitale du Velay, est à cent quarante lioues de Paris.

Elle est bâtie sur le penchant d'une colline, appelée anciennement Anis, en latin Âiiicium. Cette ville n'était encore qu'un bourg ou un village au dixième siècle. Elle doit son origine à l'église de la Vierge que saint Vosy, (JEvodius), évêque du pays, y lit construire au septième siècle; ce qui lui donna occasion d'y transférer son siège. Elle fut une des plus considérables du Languedoc, et l'on prétend qu'elle contenait environ quarante mille habitans : elle n'en renferme plus aujourd'hui que onze mille. On la partage en trois quartiers, qui sont la ville haute vers le sommet de la colline, la basse, et les faubourgs. C'est maintenant le cheflieu de préfecture du département de la Haute-Loire. Le chapitre île la cathédrale avait le domaine de la ville haute, d'où vient qu'on l'appelait le cloître. Cd chapitre, l'un des plus illustres du royaume, était composé de quatre principales dignités , de cinq officiers du cbapitre qui précédaient les chanoines , de quarante - trois chanoines, et de plusieurs autres bénéliciers. Les chanoines portaient la mitre les jours des grandes lêtes. L'évèclié était immédiat au saint-siége, quoique situé dans les limites de la province de Bourges. L'évêque avait le droit du pallium, et il se qualifiait comte de Velay. Le chapitre consiste aujourd'hui en neuf chanoines. L'évêque est assisté de deux vicairesgénéraux. Outre la cathédrale , qui est célèbre par la ilévotion des peuples à l'image de la sainte Vierge, par le nombre de ses reliques, et qui l'était parla richesse de son trésor, il y avait les trois paroisses de Saint-Georges, de Saint- Vosy et de Saint-Pierre lie la Toun La seconde était collégiale : la i)remièie l'avait aussi été, mais elle avait été unie au sénùnaire administré par les sulpiciens, qui In

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

desservaient. Il y avait de plus dans la haute ville la chapelle de Saint-Jean, qui servait de baptistaire à toutes les paroisses de la ville, le grand hôpital, et le monastère des dominicains.

La basse ville avait tiois paroisses, dont la première était celle de Saint- Piçfre-le-Monaster, prieuré conventuel et réformé lie l'Ordre de Clugny, un collège de jésuites, quatre maisons religieuses de filles cloîtrées, deux communautés de lilles non cloîtrées, J'hôpital des orphelins, le palais de justice et l'l»ôtel-de-ville. Il y avait dans les faubourgs deux commandelies de Malte, la Chartreuse, les couvens tles cordeliers conventuels, des j icobins, des carmes et des capucins, et les ermites de Saint- Jean-Baptiste.

Tout le diocèse, établi dans le quatrième siècle, renfermait cent cinquante-cinq paroisses i)our le sphituel ; mais il n'y en avait que quatrevingt-ilix ou environ qui dépendissent du Langueiloc. Il contient maintenant vingt -huit cures, deux cent quatorze succursales et cent soixanteseize vicariats. Il renferme en outre quatre communautés religieuses d'hommes, et un grand nombre de congrégations de femmes de diffère ns ordres.

L'évêque jouissait <le vingt-cinq mille livres de revenu, et payait deux mille six cent cinquante florins pour ses bulles.

Evêques du Puy.

1. Saint Georges, qui fut envoyé, dit-on, de Rome dans les Gaules par saint Pierre, est regardé comme l'apôtre et le premier évêque du \' elay.

On conserve son corps dans l'église déiliée à son nom, et il est en grande vénération dans tout le diocèse. Outre la fête qu'on célèbre en l'honneur de ce saint le lo novembre, on fait encore celle de l'invention de ses reliques le 29 du même mois, et celle tle leur translation de l'église de Saint- Paulien à l'église d'Anis ou du Puy le 21 décembre.

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