Robert, mort en i45o
54. Jean Faccy, f^énéral de l'Ordre des carmes, succéda à Robert dans l'évêché de Riez le 16 mars i45o. Il assista au concile d'Avignon en 1457, et mourut en 1464.
55. Matthieu siégeait en 1466, et I mourut peut-être la même année.
56. Marc Lascaris de Ternie, des comtes de Tende et de Vintimille , fils d'Antoine et de Françoise de Boulliers, prit possession de l'évêché de Riez en i466, et mourut vers l'an 149^, après s'être démis auparavant de son évêché en faveur de son neveu.
57. Antoine Lascaris, fils de Thomas, co- seigneur de Riez et de Chàteauneuf, près de Grasse, et de Simonette d'Adorne, neveu de Marc, nommé à l'église de Riez sur la démission de son oncle, siégea au mois d'octobre 1491 • H publia des ordonnances synodales en 1496 et i5i3, rendit hommage au roi François 1er au nom de la province en i5)5, et passasuccessivement aux évèchés de Btauvais et de Limoges.
58. Thomas Lmocent Lascaris de Te nde,prévôt de Riez, prit possession de cette église le 12 avril i523, et mourut trois ans après, le 11 avril 1026.
59. François de Dinteville , doyen de l'église cl'Auxerre , abbé de Dervins, tut placé sur le siège de Riez en iSay, et passa à celui d'Auxerre en i53o.
60. Robert Cénalis, Parisien , savant docteur de Sorbonne, fut d'abord évèque de Vence , puis de Pliez en i53o. Il commença la visite de ce diocèse au mois de décembre de la même année, et la continua
l'année suivante. Il fit de très-belles ordonnances dans le synode qu'il tint après le cours de ses visites, prêcha souvent à son peuple , et fit ])araitre tant de zèle dans le peu de temps qu'il gouverna l'église de Riez, qu'on l'appelait un autre Paul, et le phénix des pasteurs. Il lut transféré à l'évêché d'Avranches en i532.
61. Antoine Lascaris de Tende après avoir gouverné successivement les églises de Riez, de Beauvais et de Limoges, retourna à celle de Riez en i532. Il fit confirmer en i533, par le pape Clément VII, qu'il alla voir à Marseille, les statuts du chapitre tle Riez, et mourut à Barbantane , près d'Avignon, le 25 juillet i546.
62. Jean Louis de Boulliers porta d'abord les armes sous le roi François 1er, et se trouva à la bataille de Cérisoles en i544- Ayant ensuite embrassé l'état ecclésiastique , il fut nommé à l'évêché de Riez après la mort d'Antoine Lascaris. Il fit gouverner son église par des grands-vicaires jusqu'à l'an i55o, qu'il mourut sans avoir été sacré. Il avait eu aussi pourcoadjuteur Honoré de Sparron, dit de Villeneuve, chantre de Riez.
63. Lancelot de Carie, de Bordeaux, fils de Jean de Carie , président au parlement de Bordeaux, fut fait évèque de Riez à son retour de Rome , où il avait été envoyé par Henri II , roi de France , qui l'honorait de son estime et de sa confiance. Il prit possession de son évêché, par procureur, vers le milieu de l'an i55i. Il assista à l'assemblée générale qui se tint à Paris en iGSy, et se trom'a en i56i au colloque de Poissy, en qualité ue député de la province il'Aix. Il établit en i565 un chanoine théologal dans son chapitre de Riez, et Jean Salvatoris, dominicain, fut le premier à qui il donna cette place. Lancelot retourna ensuite à Paris , oii l'on croit qu'il mourut au mois de juillet i568. C'était un prélat pieux, savant, et très-versé dans la poésie.
64. Nicolas ou Jacques Ébrard de Saint- Sulpice succéda h Lancelot de Carie en i56î3.
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65. André tl'A maison , lils d'Antoine, vicomte de Cadenet et de Marthe de Foix de Meille, nommé à l'évêché de Riez en 1670, prit possession par procureur le 7 janvier iSyj, suivant Jean Salomé; mais il ne se fit point sarrcr, il abdiqua même en faveur d'Elziaire de Rartellis le 4 septembre 1577, et se maria. De son temps les huguenots s'emparèrent de la ville de Riez le 4 juillet i574- André d'Auraison avait, dit-on, embrassé les erreurs de cette secte , mais il retourna ensuite à la foi catholique : il était connu dans le siècle sous le nom de sieur de Soleillas, comte de Boulbon, etc.
66. Elziaire de Raitellis de Cavaillon, abbé de Sinanque et de laFertésur-Grone, et prieur du Saint-Esprit sur le Rhône, lut préposé à l'église de Riez le 4 sejitembre 1677, sur la démission d'André d'Auraison. Il assista au concile d'Aix en i585. Il suivit ensuite le parti de la ligue, et fut envoyé en i5yo au duc de Savoie, en 1591 au roi d'Espagne, et à Paris ein jSyS, pour assister aux assemblées que le duc de Mayenne y tint en 1694. L'année suivante la paix ayant été rendue à l'Eglise et à l'État , Elziaire retourna à son diocèse après six ans d'absence, et y mourut le 28 octobre 1697.
67. Charles de Saint-Sixte, docteur en théologie, et protonotaire apostolique, néàAviguon de Pierre de Saint- Sixte, et de IM... de Rartellis, sœur d'Elziaire dont nous venons de parler, fut d'abord coadjuteur de son oucle , et lui succéda après sa mort.
Il lit son entrée à Riez le aS mars 1600. Il présida en i6o3 aux États de Provence ])ar ordre de Henri -le- Grand , et fut souvent député vers ce prince , vers la reine Marie de Médicis, régente du royaume, et vers le roi Louis XIII. Il lit l'oraison funèbre d'Henri IV dans sa cathédrale en i6io, Ibnda le couvent dos capucins \ers l'an 1612, fit bâtir un hôpital très-commode pour les pauvres, et lui assigna des revenus perpétuels.
Il composa aussi quelques ouvrages;
savoir, des Odes, un Traité de la liturgie dionysienne ou apostolique, et un Sermon sur la sainte Eucharistie.
Il mourut le i3 avril i6i4) et fut généralement regretté.
68. Guillaume Aleaume, conseiller au parlement de Paris, nommé à l'évêché de Riez eu i6i5, lit son entrée en 1616, et passa au siège de Lisieux en 1621.
69. Guy Bentivoglio, de Ferrare, d'une ancienne famille originaire de Bologne , fut envoyé en qualité de nonce en Flandre, puis en France, et s'acquit partout l'estime des gens de bien par sa conduite, par sa prudence etparson honnêteté. Il devint cardinal sous Paul V eu 1621, et fut pourvu de l'évêché de Riez en 1622; mais, comme les emplois qu'il exerçait en cour de Rome, pour le bien de l'Éghse, ne lui permettaient pas de gouverner son diocèse par luimême, il en lit faire il'abord la visite à Louis Duchaine, évêque de Senez, et s'en démit ensuite en faveur du suivant. Il mourut au Vatican le 7 novembre i644> dans le conclave qui se tenait alors pour l'élection tl'Iunocent X. Il repose dans l'église de Saint -Sylvestre au Mont-Quirinal, sans monument et sans inscription; lui, tlit Ughel, qui fut l'ornement et la gloire de la poupre romaine. Il a laissé quelques ouvrages de sa façon, entre autres, l'Histoire de Flandre de son temps.
70. François de Lopis de la Fare, de Carpentras, savant théologien et habile prédicateur de l'Ordre lies minimes, après avoir passé par toutes les charges de sou ordre, fut nommé à l'évêché de Riez, sur la dé(nissioii du cardinal Bentivoglio, et fut sacré à Paris dans l'église des minimes en 1625.11 se rendit l'année suivante dans son diocèse, et s'y acquitd'abord l'estime et le respect de ses ouailles, par le zèle qu'il fit jiaraitre dans l'exercice de sa dignité; mais l'église de Riez ne le possctla pas long-temps, car il mourut le 28 septembre 1628, dans l'abbaye d'Estival-en-Charnie , où il tomba malade eu allant à Paris,
après avoir assisté aVec distinction à l'assemblée générnle ilu clergé de France , qui se tint à Poitiers , puis àFontenay, et à laquelle il avait été député par les prél.its de sa province. Son cor[)S fut porté i Saligny, prés du fllans, et lut inhumé dans l'église des minimes, tjui venaient de s'établir en ce lieu.
71 . Louis Doni d'Atticliy, vertueux et savant religieux du même Ordre des minimes, succéda au précétient en 1628. Il lut s.'icré à Paris le dimanche in albis, dans l'église de Saint- Magloire, tles pères de l'Oratoire, l'an ]63o, et lit son entrée à Riez le 11 mai i63i. Il fut député en 1644 pai" les Etats de Provence, pour aller faire hommnge au roi Louis XIV, sur son avènement à la couronne, et assista l'année suivante à l'assemblée générale du clergé de France. Il passa ensuite à l'église tl'Autun , après avoir fait beaucoup de bien à celle de Riez, dont il soutint le droit avec beaucoup de fermeté, etoii son grand zèle pour la réformation des mœurs faillit lui coûter la vie. De son temps les religieuses ursulines s'établirent à Riez et à Valençoie.
72. Nicolas de Vallavoire, lils de Pierre, sieur de Vallavoire et de Voul, et de Gabrielle de Fourbin , nommé parle roi le 10 mars i652, fut sacré à Paris dans l'église des Feuillans le 8 décembre de la même année, et fit son entrée à Riez le 10 mars de l'année suivante. En i655, il fut député parsa province àl'assemblée du clergé de France.
73. Jacques des Marests, neveu maternel de Jean -Baptiste Colbert, ministre d'Etat, fut d'abord chanoine de l'église de Paris, docteur île Sorbonne, agent du clergé. Il ne fut sacré évêque de Riez que le 24 janvier 1694, quoiqu'il eût été nommé dès l'an i685. Il assista à l'assemblée générale du clergé de France en 1711, et fut transféré à la métropole d'Auch en J713.
74. Louis -Balthasav Phelypeaux d'Herbaut, al)bé du Tovonet, chanoine de Paris, fut nommé évèque
de Riez le i5 août 1713, et sacré la même année à Paris par le cardinal de Noailles. Il ])rèta serment de fidélité le 3 janvier 1714- ( GalLia christ.,, nov. edit., t. i^p. 089, et seq. et tom. 5, in correct, et mutât. ) Ce prélat mourut au mois de septembre
y5. Henri-Franfois de la Tour-du- Pin de la Chau-Montauban, né dans le diocèse de Valence en 1706, sacré le 23 janvier 1752.
76. François deClugny, né dans le diocèse d'Autun en 1728, sacré le 21 juin 1772. C'est le dernier évêque de Riez.
Conciles de Riez.
Le premier fut tenu en 4^9^ r<i'' saint Hilaire , évêque d'Arles, pour examiner l'orilination d'Armentarius, jeune homme de qualité, qui avait été ordonné évêque d'Embrun contre les canons. Cette ordination était nulle par trois chefs, comme on peut le connaître par la prélace même de ce concile', car, premièrement, Armentarius avait été ordonné seulement par deux évèques ; en second lieu , il l'avait été sans le consentement des évèques de la province; et enfin sans en avoir la permission du métropolitain, qui était saint Hilaire, évêque d'Arles. Il se trouva treize évèques à ce concile, et on y fit huit canons.
Lepremier porte que les deux évoques qui avaient fait cette ordination et qui en demandaient pardon , n'assisteront plus à l'avenir à aucun concile, et ne seront plus présens à aucune ordination. Ce règlemeiit avait été fait dans le concile de Turin.
Dans le second , le synoile déclare que l'ordination d'Armentaiùus est nulle suivant les canons.
Dans le troisième, on accorde à Arinentarius, suivant le huitième canon iiu concile de Nicée, qu'il jcrulra du ra:ig d'archevêque, ou de la conininiiion qu'on accorde aux étrangers, mais à condition qu'il demeulera dans une autre ])rovince , avec défenses de revenir oans la sienne.
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et qu'il y aura seulement le droit de conquête conlirmer les néophytes , et d'ottrir avant les prêtres.
Dans le quatrième , à l'égard des clercs qu'il avait ordonnés, le concile laisse la liberté à l'évêque d'Embrun de les retenir dans son église ou de les envoyer dans le diocèse dans lequel Arnientarius se retirera.
Le cinquième lui accorde le pouvoir de consacrer des vierges , et <le donner la bénédiction solennelle au peuple dans l'église qu'on lui aura assignée.
Le sixième et le septième canon défendent à tout clerc de venir à une église vacante , si ce n'est à l'èvêque le plus voisin , qui y doit seulement venir pour régler toutes choses dans Je temps des obsèques tle l'èvêque ; et ne veulent pas qu'il y soit plus de deux jours après le décès ùe celuici. Il doit aussitôt après se retirer, et attendre l'ordre du métropolitain pour y venir avec les autres évêques.
Le huitième et le dernier renouvellent le cinquième canon du concile de Nicée touchant l'assemblée des conciles provinciaux , que Ton doit assembler deux fois l'année. (^Hard.
tom. 1.)
Le second concile fut tenu en 1285. (Martenne, thescuri, t. 1.)
ROCHELLE (la), RupelLa Santonuni , ou simplement RupelLa , ville de France , ancienne cai)itale du pays d'Aunis, avec évêthé suHragant de Bordeaux, à cent vingt lieues de Paris. C'est aujourd'hui le cheflieu de la préfecture de la Charente- Inférieure. Elle est grande, bien peuplée , fort commerçante , et a un bon port. La plupart des rues sont droites et larges, les maisons propres, bien bâties et soutenues par des portiques. La place du château est une des plus belles du royaume. Cette ville est célèbre [.ar les sièges que les rcligionnaires y soutinrent en 1622 et en 1628, contre le roi Louis XIII , qui la prit parfamine en 1628, et par la fameuse digue que le cardinal de Richelieu y lit construire durant le dernier siège, laquelle en facilita la
Louis XIV la fit fortifier.
Lorsque l'évêché île Maillesais, petite ville à huit lieues de la Rochelle, fut transféré dans cette dernière en 1648 , on détacha le pays d'Aunis et l'île de Ré du diocèse de Saintes, pour l'y unir. Le grand tem])le des religionnaires servit de cathédrale jusqu'à la constniction de l'église de Saint-Louis, où elle a été établie.
Le chapitre consistait en neuf ilitinités , en comptant l'abbé de Niœil eu Poitou, {[ui avait la seconde dignité, et en vingt chanoines. Aujourd'hui il consiste en huit chanoines. Les pères de l'Oratoire avaient la collégiale de Saint-Jean, et les jésuites, le collège avec le séminaire. Le diocèse comprend quarante - une cures, deux cent trente-(piaire succursales et dix- huit vicariats; cent quatre-vingt-cinq religieuses y sont réparties dans un grand nombre d'établissemeus. L'èvêque jouissait de cinquante nulle livres de revenu , et payait deux mille florins pour ses bulles.
Maillesais , ancien siège de l'évêché, est une ])etite ville à laquelle l'abbaye de Saint-Pierre , fondée par Emnie, duchesse d'Aquitaine, à la fin du dixième siècle , a donné naissance. Les ducs d'Aquitaine avaient une maison de campagne en cet endroit. La ville est située dans une i!e formée par la Sèvre niortoise et l'Autize , à huit lieues au nord -est de la Rochelle. Cette abbaye fut érigée en évêché en 1317 par le pape Jean XXII. Le chapitre de la cathédrale demeura régulier sous la refile de saint Benoît jusqu'à l'an 1648 , qu'il fut sécularisé, et l'évêché transféré à la Rochelle. On laissa seulement dans l'ancienne cathédrale, un curé avec quelques ecclésiastiques.
Nous allons donner la suite des évêques de Maillesais, avant tie parier de ceux qui ont siégé a la Rochelle.
Evêques de maillesais.
1 . Geoflroi Pouvrelle , dernier abbé de Maillesais, fut sacré premier évê-"
DES ÉVÊCHÉS
que (le ce nouveau siège k Avignon on iSiy.