‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 91 sur 347 · Pierre de Pontelevoy siégeait en i564 et · texte numérisé non relu

Pierre de Pontelevoy siégeait en i564 et

22. Henri d'Escoiibleau , lils de Jean, sieur de Sourdis et de la Chapelle-Bellouin , abbé de Sainte-Catherine de Rouen, et prieur de Saint- Martin de Chartres, assista à l'assemblée générale du clergé tie France en 1573, et au sacre de Henri-le- Grand en i5y4- 1' ^^^ f^it J'année suivante commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, et mourut au mois d'avril j6i5.

23. -Henri dŒscoubleau , iils de François, comte de la Cha;)elle-Bellouiii , sieur de Sounlis, et d'Elisabeth Babou de la Bourdais'ère, abbé de la Sainte-Trinité de Mauléon , d'Airvau, de Sainte-Croix d'Angle et de Royaumont, fut sacré par son frère le cardinal tie Sourdis , archevêque de Bordeaux, le 19 mars 1623, et passa ensuite à cette métropole après la mort de son frère.

24. Henri de Béthune, fils de Philippe, comte de SoUes et de Charrots, et de Catherine Le Bouteiller, de Senlis, fut fait évêqne de Maillesais avant qu'il eût pris possession du siège de Bayonne, auquel il avait été tl'abord nommé. Il fut sacré à Paris dans l'église desFeuillans de la rue Saint-Honoré , le jour des rois i63o, et fut transféré à l'archevêché de Bordeaux en 1646.

z5. Jacques Raoul, sieur de la Guibourgére au comté de Nantes, fut d'abord conseiller au parlement de Bretagne, puis sénéchal de Nantes, et maire de la même ville. Sa province l'ayant député par trois fois vers le roi, il fit i)araitre dans ces occasions tant de zèle pour le bien de l'Etat, que Louis Xfll, dont il mérita l'estime et la confiance, le fit son conseiller, et lui donna l'évôché de Saintes en lôli. Il passa delà à IVlaillesais en 1646, et fut transféré à la Rochelle avec son siège en 1648.

Evoques de la liochcLle.

1. Jacques Raoul, dont nous venons tie |)arler, est le premier (|ui ait siégé à la Rochelle après lu transla-

tion tlel'évêché de Maillesais.il travailla beaucoup pour le rétablissement de la foi catholique dans cette église, et mourut le i5 mai 1661. Son corps reposait chez les capucins de Fontenay-le-Comte.

2. Henri -Marie de Laval de Bois- DauGn, fils de Philippe -Emmanuel de Laval, marquis de Sablé, et de Madeleine de Souvré, doyen de l'ègiise de Saint-Martin de Tours, nomnié àl'évèché de Saint-Paul de Léon en i63i, fut transféré à la Rochelle le i^r juillet 1661. Il gouverna son diocèse avec une sollicitude vraiment pastorale, n'oubliant rien de tout ce qui pouvait t ontribuer au maintien de la uiscijjline ecclésiastique et à la réformation des moeurs. Il publia à cet effet des conférences fort savantes sur la morale. Il mourut le 22 novembre 1693.

3. Charles -Madeleine Frezeau de la Frézelière ayant embrassé l'état ecclésiastique après avoir porté pendant quelque temps les armes, prit le bonnet de docteur en Sorbonne, et fut chargé de gouverner l'église de Strasbourg en qualité de vicairegénéral. Nommé depuis à l'évêché de la Rochelle le 24 tiécembre 1693, il fut sacré à Paris dans l'église des prêtres de la Mission le 27 juin 1694. Il fit son entrée le 6 août de la même année, et mourut'le 4 novembre 1702.

4. Etienne Champflour, chanoine de l'église de Clermont d'Auvergne sa patrie, et vicaire-général de l'évêciue de la même église, nommé au siège lie la Rochelle le 3i décembre 1702, fut sacré le 10 juin 1703, et

5. Jean-Baptiste de Brancas aumônier du roi , et agent du clergé de France, nommé au mois tl'avril 1726, et sacré à Paris le 21 octobre de la môme année dans l'église du noviciat des jésuites, fut transféré à la métroj)ole d'Aix en 1729, et eut pour successeur tlans i'évéché de la Rochelle:

6. Augustin de Menou de Charnisay vicaire-général de l'évèque do Chartres , nommé au mois d'octo- Ijre 1729, et sacré le jo septehibre

DES ÉVÊCHÉS

1730, par l'archevêque de Bordeaux, flans la chapelle archiépiscopale de Paris. (Gallia christ., t. 2, et seq. in mut.)

7. François-Joseph-Emmanuel de Ciiissol tl'Uzès , né à Paris en 1785 , sacré le 17 juillet 1768, mort en 1789.

8. Jean-Charles de Coucy, né le 23 septeiiibrei746, aumônier de la reine, nommé à l'évèché <le Ir Piochelle en 1789, sacré le '^ janvier 1790, a refusé sa tiémission en 1802, et ne l'a donnée qu'en )8i5. En 1817, il a été nommé à l'archevêché de Reims.

9. Gabriel-Laurent Paillon, né le 7 mars l'jriS, sacré à Pai-is par le pape Pie VII le 2 février i8o5, est mort en 1827.

10. N.... Bernet , nommé par le roi le 29 mars 1827. Il étkit auparavant curé de Saint-Vincent de Paul à Paris.

lùOUEX , Rothomum , Rothoinagus et Kothoinagum, une des plus gramles, des mieux peuplées, des plus commerçantes et des plus riches villes de France, ci- devant capitale de la Normandie, aujourd'hui cheflieu de la préfecture du département lie la Seine-Inférieure. Cette ville est dans une très-belle situation, à trente lieues de Paris, sur la rive droite de la Seine, que traverse un pont de bateaux qui s'ouvre |)Our laisser passer les vaisseaux. L'éj^lise de l'abbaye de Saint-Ouen et la cathédrale, dédiée à Notre-Dame, sont très-belles. On remarquait dans l'ime des trois tours de la cathédrale, la fameuse cloche appelée Georges-d'^mboise, du nom du cardinal qui la fit fondre. Elle pesait quarante milliers et fut brisée eu 1793. Il fallait monter cinq cent cinquante déférés avant de la trouver.

Le ])ortail de cette église est magnifique. L'histoire de la Pucelle d'Orléans est trop connue pour qu'il suit nécessaire de rapporter les circonstances de sa mort qui eut lieu à Rouen. La statue de cette héroïne se voit sur une des places, qui a pris le nom de la Pucelle. Le commerce de Rouen embrasse tous les genres u'industrie. On donne à cette ville trois

lieues de circuit, en y comprenant ses six faubourgs, et on y compte environ quatre-vingt mille habitans. Elle avait trente-six paroisses, environ cinquante-six maisons religieuses ou communautés d'hommes ou île filles, dont la principale était l'abbaye de Saint-Ouen, île la congrégation de Saint-Maur. Le chapitre de la cathédrale était composé de cinquante-un chanoines, en comptant l'archevêque, parmi lesquels il y avait dix dignités ; de huit ])etits chanoines qui n'avaient point voix en chapitie, et de quatre collèges de chapelains ou chantres. Un des |i;iviléges de ce chapitre, était de délivrer tous les ans un criminel le jour de l'Ascension, en levant la châsse ou fierté de saint Romain. Il consiste aujourd'hui en douze chanoines. L'archevêque, a poursuffragans leséi èqut's de Bayeux, d'Evreux , tle Seez et de Coutances; ii est assisté par trois vicaires-généraux.

Le diocèse, qu'on prétend avoir été établi dans le troisième siècle, contenait vingt-quatre abbayes, sept collégiales outre celles de la ville, et environ quatorze cents paroisses : on le divisait en quatre parties , qui étaient le pays de Caux, le pays de Bray, le Roumois et le Vexin. Il consiste maintenant en cinquantedeux cures, quatre cent cinquantequatre succursales et soixante-un vicariats. Il renferme aussi plusieurs établissemens religieux; le nombre des soeurs qu'ils contiennent est de huit cents. L'église de Rouen est très -illustre par son ancienneté, et par le mérite de ses prélats. Elle en a plus de douze reconnus pour saints, un pape qui est Clément VI, treize cardinaux , dont deux du sang royal tle Fiance, plusieurs chanceliers de France et divers autres personnages illustres par leur naissance, par leurs emplois ou par leur érudition, entre autres, le P. Alexandre, dominicain.

L'archevêque tie Rouen prenait la qualité de primat de Normandie, quoiqu'il n'eût aucun arclievèque pour sutfragant. Il dépendait immédiatement du saint-siége depuis l'an

CATALOGUE

1457, que l'archevêché de Rouen avait été soustrait à la primatie de Lyon.

Il jouissait de quatre -vingt mille livres de revenu, et payait douze mille florins pour ses bulles. Il nonunait aux canonicats; le chapitre nommait le haut doyen.

udrchevêques de Rouen.

1. Saint Nicaise. On foi'me plusieurs difficultés pour ôter à ce saint évêque et martyr le premier rang entre les archevêques de Rouen; mais les savans auteurs de la nouvelle édition du GalLia christ., t. 1 1, col. 4 » prouvent avec leur solidité ordinaire qu'on ne doit faire aucun tond sur des oljjections de cette sorte. Ce saint évêque rendit à Jésus-Christ sang pour sang, vers la fin du troisième siècle , à ce qu'on croit , sous Dioclétien. Ses saintes reliques furent d'abord déposées à Cany, et ensuite transportées àMeu- ]an , où elles sont demeurées. On célèbre sa n;érnoire avec celle de saint Mellon le \^^ octobre.

2. Saint Mellon. Quelques catalogues lui donnent le premier rang entre les prélats de ce diocèse; mais c'est apparemment parce que ce fut lui qui en fonda la cathédrale.

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