Gontaud, moine de Saint-Mé
dard de Soissons , et élevé sur ce
siéce en 838, assista à l'assemblée -^ ^ .
de prélats tenue a Germini en 843 , à celle de Spornac en 846, et au concile de Paris en 847. La chronique de Fontenelle met sa mort en 848, au mois de janvier.
34. Paul, sacré le 6 janvier 849, souscrivit cette année à la lettre adressée par le concile de Paris à Noménoé, duc de Bretagne. Il assista en 853 au concile de Soissons, et en 855 à l'assemblée de Boneuil. Il mourut cette même année.
35. Wenilon, placé sur ce siège eu 855, fut envoyé par le concile de Metz à Louisle-Débonnaire en 859.
Il assista la même année au concile de Toul aux Savonières; en 860 à ceuxd'Aix-la Chapelle et de Toul-à- Toussy ; en 8)2 à celui de Pistres ; en 863 à celui de Verberies; en 866 aux trois de Soissons ; en 867 à celui de Troyes; en 868 à l'examen do Willebert, évêque de Chàlons-sur- Marne; enfin en 869 aux conciles de Verberies et de Pistrés.
36. Adélard assista en 871 au concile de Douzy, et siégeait encore au mois de mars 872.
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37. Ricoul obtint de Charles-le- Chaiive la conlirinatioti des possessions accordées par ce prince et ses prédécesseurs aux chanoines de Notre-Dame de Rouen. Il présidait k cette église entre les années 872 et
38. Jean I*"" siégeait déjà le 26 mai 875. Il assista au concile do Pontigny en 876, et tint lui-même vers le même temps le synode général de son diocèse. Il parait par une lettre du pape Jean VIII, que notre prélat avait encouru son indignation vers l'an 882; mais on en ignore la raison. Jean assista encore au concile de Mayenceen888. Une paraît pasqu'on puisse, avec de solides raisons, placer un arclievè(]ue de Rouen entre celuici et le suivant, quoi qu'en disent quelques historiens.
39. Vitten ou Witten ou Widen assista en 900 au sacre d'Hervé, archevêque de Reims, et en 909 au concile de Trosley.
4.0. Francon baptisa, en 912, Rollon, premier duc de Normandie, et mourut en 919.
41. Gonthard ou Guntliard succéda à Francon aussitôt après la mort de celui-ci, et mourut en 942.
42. Hugues II dégrada, disent les Actes des archevêques de Rouen, et démentit la noblesse de son extraction jjar une contluite peu digne de son état.
43. Robert I", lils de Richard 1er, duc tie Normandie , présidait déjà à cette église en 990. Il se conduisit long -temps de t'a^on à avoir grand besoin de la pénitence qu'il termina avec sa vie en io36.
44- Manger, fils île Richard II, duc de Normandie, ne présida pas longteni|)S a cette église; aussi, à en croire les historiens, éiaitil peu uigued'une place qui exige des talens de bien des espèces.
45. Le bienheureux Maurille, d'aboid moine tle Fétanip, lut sacié vers le mois «le septembre io55. 11 célébra la même année un concile pour le rétablissement de la disci- ])line, et un autre en io63 pour la
«lédicace de son église. Il avait assisté au concile de Caen en 1061. Ce saint prélat passa de cette vie k une meilleure le 9 août 1067.
46. Jean II, lils de Haoul, comte tle Bayeux, d'abord évêque d'Avranches, lut transféré k cette église par le pape Alexandre II, k la si)llicitation de Lanfranc, élu par le clergé tle cette métropole veis l'an 1070.
Il eut un zèle singulier pour la décence tlu culte di\in, et célébra plusieurs conciles, dont l'un en 1072, et l'autre en 1074, mais il fut obligé il'ahtliquer quelque temps avant sa mort, vers l'an 1078.
47. Guillaume I<", surnommé la bonne âme, et dont Odéric fiit utt grand élo;^e, fut élevé sur ce siège en 1079. Il jtrésiila au toncile tle Hontleur en 1080, et accorda vers le même temps un insigne privilège k Anselme, abbé du Bec, et a son église. Il tint dans sa métropole un concile en 1091, et un autre en no8. On ne sait pas au juste pourquoi vers le même temps il lut repris et même déclaré suspens par le pape Pascal II.
Il mourut le 9 février mo.
48. Geofroi , élevé sur ce siège au plutôt vers la fin de 1110, célébra un concile dans cette métropole en 1 1 18, et assista l'année suivante à celui de Reims; ensuite il tint un synoilc, dans lequel il déiendit k ses clercs tout commerce avec les femmes. On peut voir ilans Otlèric les làcheux effets lie ce règlement. Enfin, après une longue malaoie , pendant laquelle Matthieu,évêqued'Alb.inoet légiitdu saint-siége,tint un concile k Rouen, Geofroi mourut le 25 novembre 1 1 28.
49. Hugues III, tl'Amiens, quoiqu'élu au plus tard en 1129, ne prit possession de cette église qu'en 1 i3o, y étant obligé ])ar le pape Honorius.
il assista en ii3i au concile tenu à Reims |)ar le pape Innocent II. II réélit vers ce temps une lettre du même pontife, par laquelle il l'exhortait k céder quelque chose au roi pour le bien de la paix. En ii33, il assista au concile de Jouarre, à l'occasion duquel Picrre-le-Vénérable
DES ÉVÊCHÉS
fait lie lui un grand éloge. 11 se trouva encore cette année au concile de Montpellier, et à celui de Reims en 114"^. II fut nommé en i i5o arbitre entre Philippe, évéque de Bayeux, et les moitiés de Claiivdux, et assista l'année suivante au concile de Beaugency, ilans lequel il s'agissait du divorce d'entre Louis VU et Léonore d'Aquitaine. Il laissa plusieurs monumens de son érudition, et mourut plein de mérites le 1 1 novembre 1 164.
5o. Rotiode ouRotroce, de Beaumont-le-Rogeroii de Warwick, sacré d'abord évêque d'Evreux par Hugues en 1139, succéda à celui-ci en 1164.
Pommeray, dans son histoire des conciles de Rouen, en tait un magnifique éloge. S'il ne réussit pas à réconcilier saint Thomas de Cantorbéry avec Henri II, ce n'est pas qu'il ne s'y fût employé avec beaucoup de soin et de sagesse. Il relusa cependant de garder l'interdit fulminé contre la partie du royaume d'Angleterre, qui était en-def à de la nier, à l'occasion du meurtre tie saintThomas. Il lut choisi par le roi d'Angleterre en 1176, pour arbitre entre les archevêques d'Yorck et de Cantorbéry, et délégué tlu pape pour linir cette alïaire. Il quitta la vie le 25 novembre 1 183.
5i. Waultier, de Coutances, sacré d'aboid évêque de Lincoln par l'archevêque de Cantorbéry, en ii83, fut transtéré l'année suivante à cette église par le pape Luce III, à la prière du roi Henri; et, après avoir refu le pallium au mois de novembre précédent, il tut reçu solennellement dans cette église le jour de saint Matthias 1 185, avec le surnom de Magnifique, en conséquence de ses grandes actions. Il assista eu 1188 à la célèbre assemblée de Gisors , et ensuite à celle du Mans. Il célébra un concile dans son église le 11 février 1190; et vers la même année, l'immunité de l'église de iNoriiiandio lut rétablie, de l'agrément du roi. Il devint chancelier d'Angleterre en 1191, mit les années suivantes tout en œuvre pour la délivrance du roi Richard,
DE FRANCE. i3i
qui avait été fait prisonnier en Allemagne à son retour de la guerre sainte, et demeura en otage pour ce prince. Quelque temps après son retour, il se brouilla avec le roi, qui l'envoya en exrl ; et ce fut pendant ce temjjs qu'en 1196, il fit avec l'église de Cambrai l'alliance qui dure encore entre les prélats de ces deux métropoles. Ce différend d'entre le roi et ce prélat fut utile à celui-ci et à ses successeurs, le prince ayant donné beaucoup plus à cette église qu'il ne lui avait enlevé. La Normandie s'étant rendue au roi de France en 1204, Gaultier, de concert avec les autres évèques de la province, présenta à ce prince en 1207 un écrit , qu'il approuva, sur la manière de terminer les difléi'ends sur les présentations aux bénéfices. Il reçut en ilifférens temps des lettres d'AlexandrelII, d'Urbain III, de Célestin III et d'Innocent III, par lesquelles ces pontifes l'exhoitaient à taire garder la résidence, et à soutenir les droits de son église avec une fermeté supérieure a toute crainte humaine. Il mourut en
52. Robert II Le Baube, élu le 23 août 1208, prit la croix contre les Albigeois en 1209. Il était à Rome an commencement de décembre 1214 pour le concile de Latran , et mourut le 4 ni^i 1217-
53. Thibaud, surnommé d^ Amiens, où il avait demeuré long-temps, était trésorier de cette égiise lorsqu'il en fut élu archevêque le 18 mai J222. Plusieurs autres furent élus aussi; mais Thibaud fut sacré le 4 septembre suivant, reçut le pallium le 28 janvier 1223, et célébra un concile dans son église le 27 mars de la même année. Il eut avec saint Louis, en 1227, de grands différends, qui furent terminés par le légat du saint-siége en 1228. Thibaud mourut le 2.5 septembre 1229.
54. Maurice était évêque du Mans, lorsque le pape le nomma archevêque de cette métropole en i23i. Il tint un concile cette même année dans son é<ilise sur la discipline ec-
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clésiastique et la léfnjmedes mœurs, féviiei- suivant. Il en tint encore un Ce pieux prélat mourut pendant l'oc- ù Pont- Audemer au mois d'octobre tave de l'Epiphanie en i235. 1269. Enfin, après avoir publié ses
55. Pierre de Colmieu, élu le 4 statuts, il mourut le 10 juillet 1275. avril 1236, avait déjà refusé plusieurs 58. Guillaume II de Flavacourt, élu évéchés , et s'eiforfait de se sous- le lundi avant le dimanche LcBtare traire encore au fardeau de celui-ci, 1278, fut coniirmé dans sa dignité lorsque le pape lui onlonna de venir par le pape Nicolas III le 9 mai suirecevoir à Rome l'onction épisco- vant, et sacré le 20 par le même ponpale. Il la reçut dans sa cathé- tife,quilui donna le poZ/ium trois drale, et le pallium dans l'éj;lise de jours après. Il célébra en 1279 un Saint-Ouen le 9 août 1237, ayant ob- concile à Pont-Audemer. Il s'opposa tenu la permission de ne point se les années suivantes aux pouvoirs rendre à Rome. Il partit cependant qu'avaient reçus du pape les frèresen 1209 pour le concile général qui prêcheurs et mineurs, au sujet des y était indiqué; mais il fut arrêté en prédications et confessions. Il prit chemin par le bâtard de Frédéric séance dans le conseil du roi en 1290, Baiberousse, et ne recouvra sa li- assista au concile national de France berté qu'en 1291, en conséquence des tenu à Paris en 1296, par le cardinalmenaces du roi de France. Enfin, créé évêque de Préneste; en célébra un cardinal par le pape Innocent IV, il dans samétropole en 1299, en l'é^bse fut transféré de l'église de Rouen à du prieuré de Bonne - Nouvelle ; un celle d'Albano, et fonda l'année sui- autre à Deville en i3o4i un à Pintarvante dans l'église de Rouen, un col- ville en i3o5,dans lequel on reçut lége de dix chapelains qui ont con- la protestation de l'abbé de Fécamp, serve le nom de celle d'Albano. qui soutenait qu'on ne pouvait l'o-
56. Odon l"^ Clément était abbé bliger de s'y rendre , enfin un à Pontde Saint-Denis en France, lorsqu'il Audemer la même année. Il mourut fut élevé sur ce siège en 12/(5, et tut le 5 avril i3o6.
sacré et décoré du pallium dans son 5g. Bernard deFarges passa de l'é-
ëglise, en 1229, par Innocent IV, qui vêché d'Agen à la métropole de l'avait nommé. Il assista la même an- Rouen en i3o6, et de celle-ci à celle née au concile de Lyon, et mourut Je Narbonne en i3ii. . le 5 mai 1247- 60. Gilles Aycclin, transféré de Nar-
57. Odon II Rigaud, franciscain, bonne à cette église, en prit possesdocteuren théologie et célèbre pré- sion par procureur le 12 juin i3ii, dicateur, fut sacré au mois de mars et, en juillet suivant, fut invité au 1248 par Innocent IV. Il célébra un concile de Vienne par ses vicairesconcile provincial à Pont- Audemer généraux, et prit en personne pos en 1267, dans le même ordre pour ses suffragans qu'est celui qu'il avait déjà tenu en laSa. Il en célèlira encore un en 1269 tlans le même ortlre , excepté qu'en celui-ci l'évêque
session de cet archevêché le 29 août ]3i2. Il fonda en i3i4, selon WM.
de Sainte-Marthe, le collège de Montaigu à Paris. Il célébra en i3i3 un concile dans le monastère de Bonne-
de Bayeux était absent, et que celui Nouvelle, et un à Rouen en i3i5.
d'Evreux ïie se trouva pas au précé- Il s'excusa il'assister au concile de
tient. Il en tint un quatrième en 1261 Senlis tenu , ce semble, vers li- môme
au mois de janvier, et un autre au temps, et en tint un sur l'affaire des
mois de mai suivant. Il assista au templiers ;i Saint-Martin de Pontoise.
mois d'août 1262 a'i concile de Pa- Il mourut le 23 juin i3i8. ris, en célélira un à Veriion en 1264; 61. Guillaume III de Durefort,
un septième à Pont-Audemer en transféré de l'évêché de Langres à
1267; se trouva à un de Camlirai eu cette métropole en i3i9, mourut le
janvier 1268 ; et à nu i!e Bourges en 4 novembre i33o.
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
62. Pierre III Roger, transféré de l'arche vèclié de Sens à celui-ci eu i33o, assista le 26 juillet au consistoire public du pape à Avignon, dans lequel , avec les autres ambassadeurs du roi de France, il promit avec serment que ce prince ou son fils, partiraient pour le secours de la Terre- Sainte. Il célébra un concile à Rouen dans l'église de Bonne-Nouvelle, en i335. Il soutint, de concert avec ses sufti-agans, les privilèges de Normandie , et fut fait cardinal en i338. Il devint pape l'année suivante, et fut couronné à Avignon dans l'église des frères- prêcheurs.
63. Aimeric Guénaud , évêque d'Auxerre, fut transféré à cette église par le pape Benoit XII le i5 février 1339. L'évéque d'Avranches tint en son absence un concile provincial dans la chapelle archiépiscopale le i4 décembre i342. Aimeric mourut à Pintarville le 17 janvier suivant.
64. Nicolas I" Roger. Clément VI, son neveu, et ancien archevêque de Rouen, le plaça sur ce siège le 6 février i343-, mais il ne tint pas longtemps cette place , étant mort le 3 avril 1347.
65. Jean III de Marigny, transféré de l'évêchédeBeauvaisàcette métropole le 5 mai i347> en prit possession le 18 novembre suivant, et mourut le 26 décembre i35i.
66. Pierre IV de la Forest, transféré de l'église de Tournay à celleci, paya les droits de la chambre apostolique les 3o octobre et 22 décembre i353", fut créé cardinal par Innocent VI le 23 décembre i356, et mourut delà peste le 27 juin i36i.
67. Guillaume IV de Flavacourt, devenu archevêque de Rouen en i356, mourut au mois de mai 1359.
Il avait été successivement évêque de Viviers et de Carcassonne.
68. Philippe d'Alençon, transféré de l'église de Beauvais à cette métropole en 1359, en piùt possession le 9 mai i362. Il soutint avec un singulier courage les libertés ecclésiastiques; ce qui , lui attirant l'indignation du roi Charles V, il fut obligé de se reti-
rer à Rome, où il fut fait patr'arclie de Jérusalem, selon Baluze ; mais il semble que ni lui, ni MM. de Sainte- Marthe, ne racontent pas la chose au vrai. Ce qui est plus sûr, c'est qu'il mourut à Rome dans un âge très-avancé, le 14 novembre iSgS.
69. Pierre V de la Jugie ou de la Montre, transféré de l'archevêché de Narbonne à celui-ci , le 27 août i?>j5 , céda cette église au suivant le 20 décembre de cette même année , qu'il fut fait cardinal.
70. Guillaume V de l'Esti-ange , nonce apostolique, fut élevé sur ce siège le 22 décembre i375, mais il ne fut sacré qu'au mois de juillet de l'année suivante. Il eut une conférence avec l'archevêque de Ravenne, à Bruges en Flandre, au commencement de 1379, pour l'affermissement de In paix entre les rois de France et d'Angleterre. Il avait séance dans le conseil privé du roi en i38i, et mourut le 11 mars 1389.
71. Guillaume Vide Vienne, transféré de l'évêché d'Autnn à cette métropole le 27 mars 1389 par le pape Clément VI, assista à la translation de saint Louis en 1392, et entra pour la première fois à Rouen en septembre 1393. Il vint à l'assemblée du clergé de France tenue en 1407 à Paris, où il mourut peu après.
72. Louis I^^, fils de Jean VI, comte de Hnrcourt, et de Catherine de Bourbon, belle-sœur de Charles V, roi de France, fut postulé pour archevêque de Rouen le 18 mars 1407 j mais il ne fut confirmé que l'année suivante, vu les brouilleries que causait alors le schisme de Pierre de Lune. Il est nommé entre les archevêques qui envoyèrent leurs procureurs au concile de Pise. Il reçut en i4i5 les lettres du concile de Constance, au sujet des secours nécessaires aux députés. Il mourut vers le mois de novembre
73. Jean IV de là Roche - Taillée avait déjà présidé aux églises de Saint- Papoul et de Paris, dont il occupait le siège lors(|u'il fut élevé sur celui-ci le 3 février i433. Il présida la même an-
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née à la nation frnnçaiseau concile de Sienne. Il tut fait cardinal par Martin V en 1426, de sorte cependant qu'il (levait retenir le gouvernement temporel et spirituel de cette église; ce qui fiitconlirmé par le roi d'Anfileterre,qui assiégeait alors Paris, et enregistré à la ( hanib;e des comittes par ordre du roi tle France ; et il fut réglé alors que, du consentement du roi et du pape, un sujet pourrait posséder un évèclié, quoiqu'il fût cardinal. Le cil. I pitre, qui s-'était opposé à cette union, y consentit enfin. Mais Jean ne retint i as long-temps cet arclievêché, ayant été proclamé archevêque de Besançon en octobre
74. Hugues IV d'OrgPS, transféré du siégé de Cliàlons-sur-Sfione, par Martin V, en i4^^ii =' cet église, y fit son entrée solennelle le 22 août 1432.
Il avait été appelé au concile de Bâie par le légat, et les pères de ce concile lui firent donner [epallium, qu'il n'avait encore pu obtenir, en i^'hô. Il mourut pendant la durée «le ce concile le 19 aoilt 1436.
y5. Louis II, fils de Jean de Luxembourg et de Marguerite d'Enguien, transféré par Eugène IV de l'église de Boulogne - Sur- Mer à celle-ci le 24 octobre i4-^6, tint un concile dans sa chapelle le 2 avril i438, au sujet de la translation du concile de Bàle à Ferrare. Créé cardinal Iei8décembre 1439, il n'accepta cette dignité que lorS(]ue le roi Henri eut consenti qu'il conservât son archevêché, ainsi que ré\ê(hé d'Élide qu'il tenait en commende. II fut lait évêque tle Tusculum eu 1442, niais il mourut en Angleterre le 18 septembre i443-
76. Raoul Roussel , chanoine de cette église, en fut ])réconisé archevêque le 4 «lécembre t^^'i, et sacré l'année suivante le 26 juillet. Il tint un concile provincial dans sa métropole en décembre i^5, et mourut le 3i d'octobre ou de décembre t^Si.
77. Guillaume VII d'Estouteville, auparavant évêque deMorienne et de Digne, et cardinal, fut nommé ,1 cet archevêché par Nicolas V le 3o avril
1453, et à la fin de la même année, évêque <le Porto. Il fit beaucoup de présens à cette métropole, devint évêque d'Ostie en 14^1» ^^ ^^~ mérier de l'Eglise romaine en i477' Sa vertu, sa science et sa dextérité dans le maniement des affiires lui donnèrent beaucoup de crédit auprès des princes. Il fit bâtir l'église de Saint-Augustin à Rome, orna beaucoup celle deSainte-Marie-Majeure, fit faire le chœur de celle de Saint- Michel-en-Mer, et fit ])lusieurs présens à celle de Sain t-Ouen. Il fut chargé de plusieurs légations apostoliques, et assista aux élections de Pie II et de Sixte IV. Il mourut doyen du sacré collège âgé de plus de quatrevingts ans, le 23 janvier i483.
78. Robert III, fils de Guillaume de Croismare, seigneur des Alleurs, élu le 20 mars i4^3, prit possession solennelle le 6 septembre ^^8i• Ce prélat, dont le mérite excita les regrets du diocèse, mourut le 18 juillet 1493.
79. Georges I"d'Aml)oise,tranféré par Alexandre VI de l'archevêché de Narbonneà celui-ci le le 20 juin i494»
en prit possession le 7août suivant. Il donna beaucoup de majinifiques présens à cette métropole, et spécialement la cloclie qui portait son nom, pesant 36, 000 livres. Il fut fait cardinal en 1498, fut l'arbitre des affaires d'Italie, soit pendant la paix, soit pendant la guerre, et eut tant de crédit sur l'esprit de Louis XII que ce prince ne s'écartait presque jamais de son avis. Il mourut le 25 mai i5io, après avoir légué aux pauvres tout ce qui se trouverait chez lui de biens ecclésiastiques. On remarqua, entre ses autres bonnes qualités, que, quel qu'ait été son crédit auprès du prince, il ne voulut d'autre bénéfice que son archevêché.
80. Georges II, fils de Jean d'Amboise do Bussy et de Catherine de Saint-Belin , élu le 3o juillet i5io et sacré à Gaillon le 11 décembre i5i3,j prit possession huit jours après. Il célébra son concile provincial à Rouen le i3 mai i.')22, un autre le 20 février 1623 ; fut fait cardinal le 17 dé-
DES ÉVÊCHÊS DE FRANCE
cembre i546, et mourut le 25 aoù iô5o.
8 1. Charles I*"^, fils de Charles de Bourbon, duc tle Veniiônie , et de Françoise, lille du duc d'Alençon, tut d'abord évêque de JMevers, puis de Xaintes, ensuite cardinal. Il tut le premier nommé par le roi à i'archevètlic de Rouen en i55o, et y fit son entrée solennelle le ii avril île l'année suivante. Il devint en i55q arcliiprètre des caidinaux île ce ranj^. Il assista en i56o aux Etats assemblés à Orléans, et en ]56i au colloque de Poissy. Les calvinistes se portèrent l'année suivante aux derniers excès, et réussirent trop au dommage i;c la religion; mais ils turent bientôt réprimés, et notre prélat eut la consolation de voir la religion réparer ses pertes, et d'être encore en état de rétablir la discipline au moins en partie.
Il futchaigé ensuite île diverses légations, assista en 1673 à l'assemblée du clergé de France, et tut le premier prélat décoié des ordres royaux dans le premier chapitre de ces ordres en iSjy ; ce qui donna lieu à le faire présider aux assemblées ilu clergé tenues cette année et la suivante. Il tint au mois d'avril suivant unconcile provincial qui tut confirmé le 19 mars 1682, par le pape Grégoire XIII. Sur la fin de sa vie il se laissa éblouir par un vain espoir de la royauté, et mourut accablé des douleurs de la pierre, dans la prison où l'avait comluit sa frivole prétention, le 9 mai 1590.
82. Charles II , fiis de Louis I"^'' de Bou'l)on, prince de Condé , et de Léonore de Roye, nommé d'abord coadjuteur de son oncle le !«' août i582, et cardinal l'année suivante, ne posséda que peu de temps cet archevêché, étant mort le 3o juillet 1594. DeThou en fait beaucoup d'éloges.
85. Charles III, fiis naturel d'Auto une, roi de Navarre , et de Louise de la Béraudière, d'abord évêque de Comminges, puis de Lectoure, fut nommé par le roi à cet archevêché le i3 novembre 1594, en prit possession, toute difficulté levée, le 24
juin 1697, par procureur, et solennellement le 24 mai 1699, avec un singulier applaudissement. 11 abdiqua cependant ou permuta avec le suivant en 1604, et mourut à Marmoutier en
84. François I«'' de Joyeuse avait déjà gouverné l'église île Karbonne, reçu la pourpre romaine, présiilé à l'archevêcKé de Toulouse, travaillé beaucoujj auprès de iliflérens papes a la réconciliation de Henri IV à l'Eglise, et y avait enfin réussi, lorsqu'en i6o5 il piit possession de cette métropole, conservant toujours sa qualité de cardinal - protecteur de France, et se conduisant presque en tout, soit en ce rcjyaume , soit ilans les pays étrangers , de la manière la plus digne d'un grand prélat. Il entreprit en 1609 la visite de ce diocèse, et publia le i^»
juin plusieurs statuts, |)rir!cipalement sur la décence de l'office divin et la discipline ecclésiaslicjue. Il sacra Louis XIII le 27 octobre 1610, au défaut de l'archevèque-cardinal de Guise, qui n'était pas encore dans les ordres sacrés. Il présida en 1614 l'ordre ecclésiast que , aux Étatsgénéraux du royaume. Il tomba l'année suivante dans la maladie dont il mourut , et, après avoir fut un testament dont les legs pieux montaient à deux cents mille louis, il paya à Ja nature ce tiibut inévitable , le 2^ tl'avril de celte année i6i5.
85. François II, fils de Jacques de Harlay de Chanvalon et de Ciitherinéile la Marck, était abbé de Saint- Victor de Paris, lorsque, apr's avoir mérité le l)onnet de docteur par la facilité admirable de ses réponses sur toute la théologie de saint Thomas, et terrassé les hérétiques à l'assemblée de Mantes, il l'ut fait coadjuteur du cartiinal de Joyeuse, en 16 13, sous le titre d'é\êque d'Angiistople, et reçu en cette qualité à Rouen le i3 août i6i4- Il y fit son entrée solennelle comme archevêque le 9 janvier 1616. Il présida plusieurs fois au nom du clergé aux Etats tenus à Paris, et lit beaucoup de bien à l'E-
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gliseetà l'Etat. Il répara, aii2,menla, dota et rendit publique la bibliothèque qu'avait commencée en cette métropole, en i6i3 , Pierre Acarie, chanoine théoloi^al, pénitencier et officiai de cette église ; et ainsi, peu content de taire du bien pendant sa vie, il en procura encore à ceux qui devaient le suivre. Il fut auteur de plusieurs écrits en ditférens genres de littérature. Enfin, en i65i , il abdiqua en faveur du suivant, et mourut .i Gaillon le 22 mars i653.
86. François III, fils d'Achilles de Harlay , marquis de Clianvalon , et d'Édouaide de Vaudetar «le Persan, se montra dès sa première jeunesse digne de succéder à son oncle; aussi tut-il nommé par le roi à cette métropole en mai i65i. Il reçut la consécration dans la Chartreuse de Paris le 28 décembre suivant, et prit possession le i'^'' février 1662. Après avoir officié pontilicalement le jour de la Purification, et prêché dans sa cathédrale, il se mit en devoir de taire la visite de son diocèse. Il fit dans ses synodes plusieurs statuts qui se trouvent dans le recueil des coiiciles de Noruiauvlie. Il fut transféré à l'église de Paris l'an 1671.
87. François IV' Rouxel de Médavy, nommé à l'évéché de Séez en i65i , désigné ensuite à celui de Langres , passa à cette métropole avant d'avoir reçu les bulles ])our le diocèse précédent, en 1671. Il prit possession solennelle le 16 janvier 1672. Il visita chaque année son diocèse assiducmenl, et avec un fruit toujours nouveau, toujours attentif à faire rentrer les clercs dans leur devoir; il répandait aussi dans le sein des pauvres d'abondantes aumônes, et avait un soin particulier des pauvres honteux.
Il eut tait sans doute un plus grand bien encore dans ce diocèse, si le roi ne l'eût appelé à la cour. Ce digne prélat mourut le 29 janvier 1691, âgé tle quatre-vingt-six ans.
8*. Jacques-Nicolas, lils de Jean- Baptiste Colbert, garile du trésor royal et ministre d'état, et de Marie Charon, «lonné pour coaiijuteur au
précédent le i3 avril 1680, tint un concile de la province à Gallion le 3ojuin,ausujet du livre des Maximes des Saints. Il en tint encore plusieurs autres, et y fit plusieurs règlemens.
Il se signala spécialement par ses libéralisés envers le petit séminaire de cette métropole, et mourut le 10 décembre 1709.
89. Clauile-Maur d'Aubigné, transféré du diocèse de Noyon à cette métropole, en prit possession solennelle le 10 juillet 1708, et mourut au mois d'août 1719.
90. ArmandBazin de Bezons, transféré de l'archevêché de Bordeaux à celui-ci, en prit possession solennelle le i3 jan\ier 1720.
91. Louis III de la Vergne de Tressai! était évèque de Nantes et premier aumônier du duc régent, lorsqu'il fut désigné archevêque de cette éiilise vers la fin de l'an 1723. Il reçut le pallium le 12 juillet de l'année suivante, et prit possession solennelle le 10 décembre de la même année. Ce fut princialement par ses soins que fut fondé à Rouen le séminaire de Saint-Louis. Il mourut à Gaillon le 18 avili 17^3. {Gall.
christ., nov. edit., tom. 11. )
92. Nicolas-Charles tie Saulx-Tavanes, fils de Charles-Marie de Saulx, marquis de Tavanes, et de Marie- Catlieiine d'AgiKSseau, né le 19 septembre 1690, était évèque de Chàlons-sur- Marne et premier aumônier de la reine, lorsqu'il fut transféré à cette métropole au mois de septembre 1733, avec un brevet qui lui conservait les honneurs de la pairie. Il fut fait commandeur des ortlres du roi en 1747, cardinal en 1756, et ensuite grand-aumôniertle France.
Il mourut à Paris le 10 mars 1769, âgé de soixante-neuf ans, et tut inhumé à Saint-Sidpice. Les aumônes qu'il faisait aux pauvres étaient trèsgrandes; il les répandit surtout avec une sainte profusion durant l'hiver de 1740 à 174'- La contagion ayant succédé à la disette , ce prélat fit de son palais un hôpital , pour y recevoir tous les malheureux. La
DES ÉVÊCHÉS
même charité lui fit cou ce voir le dessein de transporter l'Hôtel-Dieu de Rouen hors de la ville, clans un vaste emplacement, et l'un de ses regrets en mourant fut de n'y avoir pas vu mettre la dernière main. Il s'appliqua aussi à accroître les trois séminaires de Rouen par de nouveaux et plus solides bàtiniens, à y maintenir la discipline par de sages réglemens, et à augmenter leurs revenus pour les remire plus utiles, en y multipliant les places gratuites en laveur des pauvres oïdinands.
93. Dominique de la Rochefoucaultj transféré de l'archevêché d'Alhy à cette métropole le 5 avril 1759.
94. Etienne -Hubert Cambacérès, né à Montpellier, vicaire - général d'Alais, nommé archevêque de Rouen en 1802, l'ait cardinal en i8o3, est mort en 1819.
95. François de Pierre de Bernis, archevêque il'Alby, nommé administrateur de Lyon en 1817, transléré à Rouen en 1819, a été tait pair de France en 1821, est mort à Paris le 4 février iSaS.
96. Gustave -Maximilien-Just de Croy, nommé à l'évêché de Strasbourg en 1817, sacré en 1820, gramlauniôiiier et pair de France, commandeur des ordres du roi, transféré à l'archevêché de Rouen en 1823.
Conciles de Rouen.
Le premier fut tenu l'an 584, sur l'abbaye de Saint -Lucien de Beauvais. (Bessin, in Concilis Norman~ nicE.)
Le second, l'an 65o, sur la discipline et la réforme des mœurs. On y fit seize canons.
Le premier ordonne de mettre de l'encens sur la mntiére du sacrifice, pendant qu'on lit l'évangile.
Le second onlonne au célébrant de communier à sa messe.
Le troisième veut qu'on excommunie ceux qui refusent de payer la dime après un troisième avertissement.
Le quatrième veut qu'on exter-
mine les enchanteurs et les magiciens.
Le cinquième veut qu'on reçoive avec l'imposition des mains ceux qui ont été baptisés au nom de la Trinité par les hérétiques.
Le sixii-me défend aux autres évoques de recevoir ceux qui ont été excommuniés par leur propre évêque.
Le septième veut qu'on dépose les prêtres simoniaques; et le huitième, qu'on éloigne des fonctions du ministère les clercs inconnus.
Le neuvième défend aux prêtres de donner le vciile aux vierges; et le dixième, d'entrer dans les cloîtres des religieuses, excepté les évêques.
Le onzième défend à l'évêque d'abandonner son église.
Le douzième ordonne vingt jours de pénitence à un laïque qui aura répanilu de sang en frappant par colère, trente à un clerc, six mois à un diacre, un air à un prêtre, deux ans et six mois à un évêque.
Le treizième excommunie ceux qui usent de superstitions.
Le quatorzième ordonne aux serviteurs des paysans d'entendre la messe les jours de fête; et le quinzième veut qu'on avertisse tout le peuple d'assister ces mêmes jours à matines, à la messe et à vêpres.
Le seizième veut que l'évêque qui fait la visite de son diocèse, soit précédé par un archidiacre ou un archiprêtre, qui annonce son arrivée un jour ou deux auparavant dans les paroisses qu'il doit visiter. ( Bessin , ibid. ) Le P. Hardouin met ce concile à l'an 878.
Le troisième concile fut tenu l'an 682, ou 689, ou 692, ou enfin 693. On y confirma l'exemption de l'abbaye de Fescamp, et l'on y fit quelques statuts qui sont perdus. (Ibid.)
Le quatrième, l'an 8i3 ou environ.
On y fit sert canons.
Les trois premiers prescrivent quelques articles de foi, tels que la Trinité et l'Incarnation, qu'on doit prêcher au peuple.
Le quatrième défend aux évêques de suspendre du sacrifice de la messe
CATALOGUE
un prêtre accusé, à moins qu'il n'ait laissé passer un mois sans paraître pour se iustifier, après en avoir été averti i)ar lettres.
Le cinquième veut qu'on admette à la communion, après dix ans de pénitence, les femmes qui ont tué leurs en tan s.
Le sixième veut que lés prêtres avertissent de porter les bâtards à la porte de l'étilise.
Le septième impose la pénitence publique aux enfens qui fiaupent ou maudissent leur père pu mère. (Dessin, ibid. )
Le cinquième concile fut tenu l'an 1026. Ou n'en sait précisément ni le lieu ni le temps ; mais on le place en ce lieu et en ce temps , parce qu'on présume par les noms des évêques qui y assistèrent qu'il n'a pu se tenir beaucoup plus tard. Oa en ignore le sujet. (Dessin, ibid. )
Le sixième, l'an 1048. Maugier, archevêque de Rouen, y présida, et lit une lettre adressée aux évêques et aux fidèles île sa province, contenant les règlemens suivans : 1°. que l'on demeurera fortement attaché à la foi du symbole de l'Église catholique et apostolique; 2°. que l'on ne fera point de présent aux priuces ni à leurs oiliciers, pour obtenir des évéchés -, 30. que les évêques ne passeront point d'un siège à un autre par motif d'ambition ; 4°- 1^^^ ^^^ moines ne se feront point faire abbés pour de l'argent; 5°. qu'un évèque n'en dépossédera point un autre , ni un abbé un autre abbé -, 6°. que les évêques n'exigeront rien pour les ordinations; 7°. que leurs officiers, c'està-dire, leurs archiiiiacres ou leurs secrétaires, n'exigeront rien non plus; 8°. que l'on n'ordonnera personne qui n'ait l'âge compétent et la science nécessaire; 9°. qu'un évoque n'ordonnera ])oint un clerc d'un autre diocèse, s'il n'eu a la permission de son évêipie; 10". que les évêques ne donneront point les revenus, les terres et les bénéfices <lcs clercs à des laïques; 11»., la»., i3". que les ecclésiastiques ne se supplanteront point
les uns les antres; i4''m iS»., 16°. que l'on n'exigera rien, ni pour le chrême, ni pour la dédicace des églises, ni pour le I)aptême ; 17°. que, <lans les huit jours que les nouveaux baptisés portent des aubes, ils ne seront obligés d'offrir que leur cierge et le linge qui couvre leur tête à cause du saint clnême; 18°. que l'on n'augmentera ni ne diminuera la pénitence des pécheurs pour de l'argent; 19". que les nouveaux baptisés seront huit jours à ))orter des aubes et des cieiges allumés dans l'église où ils ont été baptisés. (Dessin.)
Le septième concile fut tenu l'an io55, sous l'archevêque Maurille. On y traita de la continence des clercs, et de l'observation des canons. (Dessin ).
Le huitième, l'an io63, pour la dédicace de l'église cathédrale. On y ]niblia une profession de foi contre l'erreur de Dérenger. (Hard. lom. 7.
Dessin.)
Le neuvième, l'an 1068, pour l'élection d'un archevêque de cette ville.
( Dessin. )
Le dixième, l'an 1069, sur le même sujet. ( Dessin. )
Le onzième , l'an 1072. Jean de Dayeux, archevêque de Rouen, y présida, et l'on y fit vingt -quatre canons.
Le premier ])orte que l'évêqne fera la consécration du saint chrême et de l'huile après none, ayant au moins tlou'/.e prètros assistans.
Le second, que les archidiacres ne se coiitenteront pas de recevoir quelques gouttes de chrême et d'huile consacrée p(mr mêler avec d'autre huile, mais qu'ils présenteront tout leur chrême et leur huile à l'évêqne, afin qu'il les consacre.
Le troisième, que les doyens distri!)ueront le chrême et les saintes huiles avec respect, revêtus d'aubes, et dans des vases bien fermés.
Le (juatriéme, que personne ne célébrera la messe sans communier.
Le cinquième, que les prêtres seront à jeun et revêtus de l'aube et de l'étole pour administrer le bap-
tême, si ce n'est en cas de nécessité.
Le sixième, que l'on ne réservera ])as le viatique et l'eau bénite plus de huit jours, et que l'on ne consacrera point nne secontle ibis les hosties déjà consacrées.
Le se|)tième, que, pour conférer la confirmation, il faut que l'évêque et ceux qui la reçoivent soient à jeun , et qu'il y ait des cieiges allumés.
Le huitième, que les ordres sacrés seront conférés la nuit du samedi au dimanche, ou le dimanche matin, si l'on n'a pas interrompu le jeûne du samedi.
Le neuvième, que l'on observera exactement le jeûne des quatretemps.
Le dixième, que les clercs qui se feront ordonner par surprise, seront déposés.
Le onzième, que ceux qui ont eu des couronnes bénites, et qui les ont quittées, seront excommuniés, jusqu'à ce qu'ils aient fait satisfaction; et que les clercs qui voudront être ordonnés, viendront tiouver l'évêque le jeudi.
Le douzième, que les moines vagabonds ou chassés de leur monastère pour quelque crime , seront contraints, par l'autorité des évèques , d'y retourner; et que, si les abbés ne veulent pas recevoir ceux qu'ils auront chassés, ils seront tenus de les nourrir.
Le treizième, que l'on ne fera point trafic de cures.
Le quatorzième, que l'on ne fera point de mariage en secret ni après les repas; mais que l'époux et l'épouse, étant à jeun , seront bénis par un prêtre aussi à jeun; et qu'avant de les marier, on s'informera s'ils ne s sont point parens au septième degré.
Le quinzième, que les prêtres, diacres et sous-diacres qui sont mariés, ne pourront jouir des revenus de l'Eglise, ni les administrer par eux ou par d'autres.
Le seizième, qu'on ne pourra épouser une veuve avec laquelle on a été soupçonné d'avoir eu commerce du vivant de son mari.
Le dix- septième, qu'un homme dont la femme a pris le voile, ne pourra se remarier tant qu'elle vivra.
Le dix - huitième , qu'une femme ne pourra se remarier, qu'elle ne soit certaine de la mort de son mari.
Le tlix- neuvième, que les clercs qui ont commis des péchés énormes et publics, ne seront rétablis dans leurs dignités qu'après une longue pénitence.
Le vingtième, que si quelqu'un des clercs a commis quelque crime qui mérite qu'on le dépose, son évêque appellera le nombre de ses confrères porté par les canons, c'est-à-dire, six pour la déposition d'un prêtre et trois pour celle «l'un diacre , et qu'il sera permis à ceux qui ne pourront pas y assister, d'y envoyer quelqu'un à leur place.
Le vingt-unième, que, dans le carême, personne ne prendra de réfection avant l'heure de none.
Le vingt-deuxième, que, le samedi de Pâques, l'on ne commencera point l'otfice avant l'heure de none, parce que c'est l'office de la nuit qui appartient au dimanche de Pâques, et qu'il n'y aura point de messe les deux jours précédens.
Le viniit-troisième, que, si quelque fête tombe dans un jour qu'on ne puisse la célébrer, on la transférera à un autre jour dans la huitaine.
Le vingt- quatrième, que l'on n'administrera le baptême solennel et général qu'à Pâques et à la Pentecôte, si ce n'est en cas de nécessité ou de maladie ; mais que, pour les enfans, on pourra les baptiser en tout temps.
Le douzième concile fut tenu l'an 1074, par le même archevêque que le précédent, avec ses suffragans, et l'on y fit quatorze canons.
Le premier porte qu'on n'achètera aucun bénéfice , et qu'on n'exigera rien pour l'entrée dans l'état ecclésiastique.
Le second, que l'on ne donnera les abbayes qu'à ceux qui auront appris la discipline ecclésiastique par une pratique de plusieurs aTinées.
Le troisième, qu'on ne recevra au-
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cnn clerc sans lettre de recommandation de son évêquci et le quatrième, qu'on ne recevra point plusieurs ordres en même jour.
Le cinquième, que les sous -diacres, les diacres et les prêtres ne seront ordonnés qu'en liaisant profession solennelle, suivant le concile de Tolède.
Lr> sixième, que les mo"nes et les religieuses qui sont tombés dans quelque crime public, seront exclus pour toujours <ies charges.
Le septième, que les moines et les religieuses observeront exactement la règle de saint Benoît.
Le huitième , que les clercs que l'on ordonne seront instruits des choses marquées dans le huitième canon du huitième concile de Tolède.
Le neuvième, qu'on ne refusera point la sépulture à ceux qui meurent subitement, s'ils ne sont pas actuellement dans le crime, ni aux femmes enceintes ou nouvellement accouchées.
Le dixième, que ceux qui, sous prétexte de religion, déclarent qu'ils ont eucommerceaveclessœursou les parentes de leurs femmes, pour avoir sujet de les quitter, ne seront point crus, s'ils n'en apportent des preuves.
Le onzième, qu'on obligera aussi à la même chose ceux qui allèguent qu'ils n'avaient pas reçu tous les ordres inférieurs quand on les a ordonné prêtres, afin de pouvoir quitter le sacerdoce.
Ije douzième, qne les clercs dégradés pour leurs fautes n'auront pas la liberté de vivre dans le monde comme des laïques.
Le treizième , que ceux dont le mariage est déclaré nul,àcause qu'ils sont parens, garderont la continence jusqu'à ce qu'ils se marient à d'autres. Le quatorzième, que les chrétiens n'auront point de juitspour esclaves, ni de juives pour nourrices. (Reg. 26.
Lab. 9. Hard. 6, et Bessin.)
Le douzième concile fut tenu l'an lOQi. Serlon y lut élu évêijue de Séez par l'archevêque Guillaume et ses suffragans. (Bessin.)
Le treizième, l'an 1096, sous Guillaume, archevêque de Rouen, assisté de ses suffragans. On y confirma les canons du concile de Clermont, tenu sous Urbain II, et l'on y fit huit canons.
Les quatre premiers concernent la trêve de Dieu, et mar(iucnt les jours dans lesquels il est délendu de faire la guerre, et les personnes qu'il n'est pas ])erniis d'attaquer.
Le cinquième conserve aux églises leurs droits et leurs biens, et défend aux laïques de rien exiger il'elles.
Le sixième défend aux laïques de donner et doter des églises à des prêtres, sans le consentement de l'évêque, ou de les vendre; et, généralement à tous lesfiilèk'S, sous peine d'excommunication , de porter de longs cheveux.
Le septième défend aux juges séculiers de s'attribuer les causes ecclésiastiques; et le huitième défend aux prêtres de faire hommage entre les mains des laïques. (Lab. 10. Hard.
7, et Bessin.)
Le quatorzième concile fut tenu l'an ]io8 sur les nécessités de l'Église. (Hard. 6, et Bessin.)
Le quinzième, l'an m 8, sur la paix du royaume et l'état de l'Église. (Lab. lo. Hard. 6, et Bessin.)
Le seizième, l'an 1128. Matthieu, légat du pape Honoré II, y présida, et l'on y fit trois canons. Le premier, contre les prêtres qui ont des femmes, et le second, contre ceux qui ont plusieurs églises. Le troisième défend aux moines et aux abbés de recevoir des églises de la main des laïques. (Bessin.)
Le dix-septième, l'an ii54. (Bessin.)
Le dix - huitième, l'an 1189. On y fit trente-deux canons.
Le premier porte que toutes les églises de la province se conformeront à l'usage de la métropole pour la lecture et la psalmodie.
Le second, que l'on ne consacrera que dans des vases d'or ou d'argent, sans une nécessité évidente, au jugement de l'évêque.
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
Le troisième, qu'on ne ])orteia point le corps de Notre -Seigneur, soit de jour ou de nuit, sans luminaire, sans croix, sans eau bénite, ni sans la présence d'un prêtre, ii moins qu'il n'y ait une extrême n(kes!)ité.
Les sept snivans renfeiinent quelques rèi,l<'tnens cmformes aux anciens canons touchant les clercs et les moines.
Le onzième veut qu'il soit permis à celui qui attaque en justice, de se servir de témoins pour prouver ce qu'il avance.
Le douzième réfile la dépense et le train des archidiacres.
Le treizième veut que les évêques ne soient pas difliciles à accorder des appels au saint-siége à ceux qui en demandent, et qu'ils en offrent même à ceux qui n'en flemandent pas.
Le quatorzième défend de priver personne de l'entrée de l'église, ou des sacreniens, qu'après l'avoir entendu.
Le quinzième veut qu'on exécute les testamens des clercs, et que les évoques employent en œuvres pies les biens de ceux qui meurent ab intestat; elle seizième, que les clercs qui meurent après Pâques, puissent tester des fruits de l'automne suivant.
. Le dix- septième veut qu'on observe lesrèglemensdespapesUrbain, Grégoire et Clément, touchant les biens, les femmes et les familles des croisés. Le dix-huitième défend, sous peine d'anathéme , d'agiter dans les cimetières des causes où il s'agit de peines corporelles.
Le dix -neuvième défend, sous la même peine, de donner à ferme aux laïques des dîmes ou des bénéfices ecclésiastiques-, et le vingtième, de payer ou de recevoir des pensions sur les mêmes bénéfices.
Le vingt-unième veut que les clercs qui en traduisent d'autres tlevant les juges séculiers, en matière ecclésiastique , perdent leur cause et soient excommuniés.
Le vingt - deuxième défend aux clercs , sous peine d'excommunica-
tion, d'engager ou d'aliéner les biens d'Église, sans la permission de l'èvêque ou de ses officiaux.
Le vinat-troisièine veut que l'évêque excommunie ceux qui reiusent di; jiayiT les dîmes, après avoir été avertis trois fois.
Le viniit-qnatiième veut qu'on excommunie ceux auxquels on a accordé une égise du vivant du titulaire, pour en jouir après sa mort, lorsqu'ils viennent à la vexer afin d'en extoiquer une pension.
Le vingt-cinquième défend, sous peine d'an,Tthême , les sociétés par lesquelles plusieurs personnes s'engageaient à s'ailler mutuellement en toute sorte d'affaires.
Le vingt-sixième ordonne d'excommunier avec lies cierges allumés, tous les jours de dimanches, tant clans les cathédrales que clans les paroisses, ceux qui font de faux sermens dans les tribunaux ecclésiastiques ou séculiers, au préjudice de l'Église, ou pour déshériter quelque personne que ce soit, aussi-bien que ceux qui procurent ces sortes de faux sermens par violence, par prières, par argent, ou autrement.
Le vingt-septième veut qu'on excommunie les intrus dans les bénéfices.
Les quatre suivans prononcent des excommunications contre les faussaires, les incendiaires, les empoisonneurs, les sorciers, les rebelles, etc.
Le trente - deuxième veut qu'un prêtre qui célèbre avec connaissance, étant suspens, soit privé de ses fonctions pendant un an , et qu'on l'envoie à Rome, s'il célèbre étant excommunié. (Hard. tom. 6, et Bessin.)
Le dix- neuvième, l'an 1199, pour la Terre-Sainte. (Bessin.)
Le vingtième, l'an 1214. Corcion, légat apostolique, y présida, et l'on y fit presque les mêmes règlemens que dans celui de Paris de l'an 1212.
(Bessin.)
Le vingt-unième, l'an 1223. L'on y fit dix-neuf canons, qui ne sont qu'un abrégé de ceux du quatrième concile de Latran. (Bessin.)
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Le vingt -deuxième, l'an i23i, sous l'archevêque Maurice. L'on y fit quarante-neuf canons de tliscipline, dont il y en a vingt- deux qui regardent l'ordre monastique, et qui tendent à faire observer à fous les moines la règle de saint Benoit. Tels sont les neuf premiers canons, le dix- neu- ■vième, le trente-septième et les onze suivans.
Le dixième défend de se faire ordonner, sinon par son propre évêque, ou avec sa permission ; et le onzième Teut qu'on tonde les concubines des prêtres devant tout le peuple.
Le douzième défend aux prêtres de dire deux messes dans un même jour, ou une messe avec deux introïts, si ce n'est dans le cas d'une grande nécessité.
Le treizième défend aux archidiacres et aux doyens royaux, ou à tout autre, de connaître des causes de mariage, à moins qu'ils n'aient un privilège du saint-siége, ou une longue possession. \
Le quatorzième veut que les prêtres défendent les danses dans les cimetières et les églises, sous peine d'excommunication; et le quinzième défend de même de faire des veilles dans les églises, si ce n'est à la fête du patron.
Le seizième défend aux laïques de bâtir dans des cimetières ; et le ilixscptième défend aux clercs qui ont des bénélices, ou qui sont dans les ordres sacrés, de taire l'oflice d'avocat pour de l'argent.
Le dix-huitième défend à tous les clercs qui ne sont point prêtres avec charge d'âmes, de recevoir une église à ferme, et à ceux même qui sont prêtres avec charge d'àmes, d'en recevoir, à moins qu'ils n'aient un vicaire perpétuel, et la permission de l'évêque.
Le vingtième défend aux clercs de porter tles armes sans un juste sujet de crainte.
Le vingt-unième défend aux laïques de faire des testamens sans qu'un prêtre soit présent, hors le cas de nécessité.
Le vingt - deuxième veut que les officiaux des évêques jurent qu'ils ne recevront point de présens, à moins qu'ils ne soient extrêmement modii ques.
Le vingt - troisième défend aux moines et aux clercs de porter aux tribunaux laïques les causes qui ont coutume d'êlre traitées dans les tribunaux ecclésiastiques, sans une permission S|jéciale de l'évêque.
Le vingt - quatrième défend de vendre les doyennés; et le vingt-cinquième, de rien payer aux jug''S laïques pour les causes sur lesquelles on lait quelque accommoilement devant lesjuges ecclésiastiques.
Le vingt-sixième ordonne de porter les causes ecclésiastiques aux }Uges d'Eglise.
Le vingt-septième regarde les croisés.
Le vingt-huitième ordonne d'excommunier les juges laïques qui refusent de rendre à l'Eglise les clercs coupables de crimes qu'ils ont emprisonnés.
Les cinq canons suivans contiennent quelques dispositions touchant les curés, les vicaires, et les desservans pendant la vacance .des cures.
Le trente -quatrième défend aux diacres d'administrer le viatique aux malades, de confesser, ou île ba|)tiser, si ce n'est en l'absence du prêtre.
Le trente-cinquième détend aux prêtres tl'avoir des femmes dans leurs maisons, si ce n'est leur mère, ou d'autres que leur grand âge mette hors de tout soupçon.
Le trente-sixième défend aux prêtres de porter aucune excommunication, si ce n'est pour cause de vol de choses déposées dans leurs paroisses.
Le quarante - neuvième ordonne aux juitis de porter sur la poitrine quelque marque qui les distingue, et défend aux chrétiens de l'un et de l'autre sexe, de s'engagera leur service. (Hard. 7, et Bessin.)
Le vingt-troisième concile fut tenu, l'an 1291;, dans le monastère de lîonne-lS'ouvelle, près de Rouen.
DES ÉVÊCHÉS
Guillaume de Flavacourt, archevêque de cette ville, y présida, et l'on y lit six canons.
Le premier, touchant la conduite des curés. Le second, touchant les plaiils qu'on détend de tenir les dimanches et fêtes. Le troisième défenil aux clercs de se soumettre à la justice séculière pour les laits personnels; et le quatrième défend aux juges séculiers de citer devant eux les ciercs à ce sujet. Le cinquième est contre ceux qui empêchent l'exercice de la juridiction ecclésiastique.
Le sixième défend aux évêques de donner aux religieux la permission {générale d'absoudre des cas qui leur sont réservés par le droit ou la coutume. (Lab. Ji. fiard. 7, et Bessin.) Le vingt -quatrième concile tut tenu l'an liio, sur les templiers.
Le vingt-cinquième, l'an i3i3, par Gilles, archevêque de Rouen, dans le monastère de Bonne-JS ouvelle. On y fit huit canons, qui sont les mômes que ceux des conciles précéilens , touchant les curés, les concubines des prêtres, et les procès devant les juges séculiers, etc. (Bessin.)
Le vingt-sixième, l'an laai. On en ignore le sujet et le lieu précis. Le P. Bessin conjecture qu'on y dressa un catalogue de cas réservés.
Le vingt-septième, l'an ]3j5, dans le monastère de Bonne-Nouvelle.
L'on y fit treize canons.
Les trois premiers règlent la manière de dire l'oflice tlivin, et la conduite des clercs et des moines.
Le quatrième ordonne aux chapelains de desservir leurs bénéfices.
Le cinquième défend aux patrons de présenter aux bénéfices pour de l'argent; et le sixième iléfendaux seigneurs d'empêcher les ecclésiastiques de recueillir la dîme.
Le septième recommande aux prélats la diligence touchant les croisades.
Le huitième avertit ceux qui sont chargés de la réparation des fabriques, des livres et des ornemeus, d'y I satisfaire aussitôt.
1 Le neuvième ordonne aux curés
DE FRANCE. i43
qui n'ont point été mis en possession cle leurs cures par l'évêque diocésain, de se présenter devant lui dans l'espace de quarante jours, pour faire entre ses mains le serment ordinaire d'obéissance, de fidélité et de résidence.
Le dixième ordonne aux curés de publier les cas sujets k l'excommunication les premiers dimanches de chaque mois.'
Le onzième ordonne d'ex])oser publiquement les cas réservés au saintsiége et aux évêques diocésains.
Le douzième recommande aux curés d'être favorables aux religieux niendians.
Le treizième ordonne la publication et l'exécution des décrets du concile. (Bessin.)
Le vingt -huitième concile, l'an 1342, par les évêqnes de la province, le métropolitain absent. On y frappa d'excommunication, réservée à l'ordinaire du diocèse, ceux qui font violence aux clercs , de quelque rang qu'ils soient. (Le P. Mansi, tom. 3, col. 537.)
Le vingt-neuvième, l'an i4o3, sur la réforme du clergé. Nous n'avons point ses actes. (Bessin.)
Le trentième, l'an 1437, touchant la translation du concile de Bâle à Ferrare. Il n'en reste rien. (Bessin,)
Le trente-unième, l'an i445.0ny fit quarante-un canons.
Les trois premiers recommandent l'attachement à la foi de l'Eglise, et condamnent les sentimens et les livres hérétiques et magiques.
Le quatrième ordonne la peine marquée dans le chapitre statuinius, contre les blasphémateurs.
Le cinquième défend de jurer ])ar le corps, la tête, le sang, les membres de Jésus-Christ, etc.
Le sixième ordonne que ceux qui auront invoqué les démons, seront dénoncés et menés en public avec une mitre sur leurs têtes, en signe d'infamie; et que, s'ils sont clercs et contumaces, ils seront condamnés à une prison perpétuelle.
Le septième condamne la coutume
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«ie s'adresser aux images sous certaines dénominations : par exemple, à Notre-Dame de recouvrance, de yiitié, de consolation, de grâce, etc., parte que cela donne occasion de superstition à plusieurs, qui croient qu'il y a plus dans une imaj^e que dans une autre.
Le huitième défend d'admettre aux ordres sacrés ceux qui ignorent les articles de foi, les préceptes du décalogue, les sacremens de l'Eglise, eic.
Le neuvième ordonne aux évêques d'examiner ou de faire examiner soigneusement ceux qui se présentent pour la prédication, avant de les admettre.
Le ilixième renouvelle le canon oninis utriusque sexu<:, ilu concile de Latran, touchant la contession et la communion annuelle faites au propre prêtre.
Le onzième défend, sous peine d'excommunication, de faire des jeux dans les églises ou dans les cimetières.
Le douzième défend de rien recevoir pour la collation des (ndres et des lettres d'ordres, pour le sacrement de Conlirmation , et la bénédiction des habits et des vases d'église. Il défend aussi de rien exiger de ceux à qui on |)orte la sainte Eucharistie, et permet seulement de garder les coutumes pieuses du pays à cet égard.
Le treizième etle quatorzième veulent qu'on donne gratis les écoles et les bénéfices k des personnes capables.
Le quinzième et le seizième veulent que les ordinands soient examinés , et qu'ils aient un bétiélice ou un titre véritable et non frauduleux, s'il s'agit des ordres sacrés.
Le dix- sejjtième défenti aux prêtres de faire des conventions honteuses pour dire des messes; et le dix-huitième ordonne aux clercs de I résider dans leurs bénéfices, selon
la nature des fomlations, et aux curés d'instruire leurs paroissiens les dimanches et les fêtes solennelles.
Le dix- neuvième ordonne aux archidiacres de visiter leurs archidiaconés par eux-mêmes, ou par d'autres, s'ils ont ce privilège du saintsiége , et d'annoncer la parole de Dieu, au moins dans les grandes paroisses.
Les trois suivans défendent l'ivrognerie, les cabarets, les concubines, et la fiéquentation des femmes aux ecclésiastiques.
Le vingt- troisième veut que les ordinaires avertissent leurs olliciers de ne point surcharger d'amendes pécuniaires ceux qui sont accusés de crime.
Le vingt- quatrième défend de citer quelqu'un d'oflice sans une information qui ait précédé, et qu'on l'ait fait voir à l'oflicial : il tléfend aussi d'excommunier personne pour raison de contumace, si ce n'est par écrit, OH qu'il conste qu'il a été cité.
Le vingt-cinquième défend de communiquer avec les excomnmniés, et ordonne aux curés de leur enjoindre, au commencement de la messe, de se retirer.
Le vingt-sixième défend l'usure à à tous les fidèles: il défend aussi aux religieux et aux ecclésiastiques <le se mêler des alfaires séculières, et «le se constituer receveurs de fermes ou de tlomaines temporels, sans de bonnes raisons, qui seront approuvées i)ar les ordinaires.
Le vingt -septième défend aux clercs de se soumettre aux juges laïques en matière purement personnelle.
Le vingt -huitième ordonne l'excommunication et la privation de la sépulture ecclésiastique contre les homicitles volontaires , les voleurs ])ublics, les profanateurs et les incendiaires des églises.
Le vingt-neuvième défend les courses et les dist ours prolanes ou inutiles dans les églises.
Le trentième défend de jouer aux jeux de hasard, ou à «i'autres jeux déshonnêtes, la nuit de Noël.
Le trente-unième veut que les curés et les vicaires avertissent les le-
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
ligieux qui prêchent dans leurs églises, de recommander aux peuples tle payer la diine et les autres droits ecclésiastiques.
Je trenre-deuxième reconimanile aux clercs la moilestie dans leurs habits; et le trente-troisième ordonne de mettre les reliques dans des endroits déceus, et de séparer les cimetières des lieux profanes.
Les canons suivans jusqu'au quarante-unième, regardent la rélorme des religieux et l'observance exacte de leurs règles.
Le quarante-unième est une exhortation aux vœux et aux prières pour la paix entre les princes, et pour la prospérité tle l'Eglise universelle.
(Lab. i3; Hard. 9, et Bessin.)
Le trente -deuxième concile fut tenu l'an i.5o8. On y ordonna, entre autres choses, qu'on ne chômerait point dorénavant la quatrième féiie d'après la Pentecôte, mais seulement la quatrième férié d'après Pâques. On n'a rien de plus de ce concile.
(Bessin.)
Le trente - troisième, l'an i522, sur un subside pour le roi, et quelques affaires concernant les libertés de l'Église. (Bessin.)
Le trente - quatrième , l'an 1627.
On accoida au roi quatre décimes.
(Bessin.)
Le trente - cinquième , l'an i58i, par le cardinal Charles de Bourbon, archevêque de Rouen. On y lit douze canons.
Le premier regarde la foi et la religion; et le second, le culte divin en général.
Le troisième, qui est sur les sacrejnens, défend entre autres choses de rebaptiser sous comlition les calvinistes qui reviennent a l'Eglise, quoique le ministre, en les baptisant, n'ait pas eu dessein de les baptiser pour la rémission tle leurs péchés.
Le quatrième traite du sacrement de confirmation; le cinquième, du sacrifice de la messe; le sixième, du mariage; le septième, des évèques et des chapitres; le huitième, de l'office des évèques ; le neuvième , des
devoirs des curés, des autres prêtres, et des paroissiens; le dixième, des monastères; le onzième, de la juridiction ecclésiastique.
Le douzième ordonne qu'on établira des écoles publiques et des séminaires, pour élever les ecclésiastiques dans la science et dans la piété.
(Lab. i5; Hanl. 10; et Bessin.)
SATNT - BRIEUC ou SAINT- BRIEUX, en latin Briocinn ou Fannm-Brioci, ville épiscopale de la Haute-Bretagne, située entre deux rivières dans cette partie de la Bretagne Ai morique c|ui regarde l'Océan septentrional, sous l'aichevêché de Tours, à une demi-lieue de la mer, et à cent vingt-huit iieues de Paris.
C''est aujounl'hui le chet-lieu de préfecture (lu département des Cotes-du- Nord. Elle a un bon port; son territoire est fertile en bleds et en fruits. Vers l'an 844? Nomenoë, duc de Bretagne, y établit un siège é|-iscopal.
L'évèque était seigneur temporel de la ville; il jouissait de vingt -deux mille livres de revenu, et payait huit cents florins pour ses bulles. Il est eri ce moment assisté de cinq vicairesgénéraux. L'église cathédrale est dédiée à Saint Etienne. Le chapitre était composé de six dignités et de vingt chanoines; le tluc de Penthièvre en était chanoine honoraire. Le diocèse contenai t autrefois deux cents paroisses ou succursales ; il renferme aujourd'nui quarante-huit cures, trois cent onze succursales, et tleux cent quatre-\ingt-quatre vicariats.il y a en outre vingt établissemeus religieux, contenant deuxcenî cinquante soeurs.
Evoques de Saint- Brieux.