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le bonnet de docteur , et qu'il fit imprimer en 1668. Il y traite des bons et des mauvais anges , et y mêle beaucoup d'érudition.
Il en a fait lui-même la censure dans la dernière édition de la théologie de saint Anselme en 167 1 .11 donna trois tomes in-folio de philosophie en lôyS, un ouvrage sur les dix livres de morale d'Aristote en 1677. Il publia un autre livre sous ce titre : le Traité des J^ertus ou des Vices des mœurs , ou Disputes sur la Philosophie morale d'Aristote. Il n'y traite ces matières que suivant les lumières naturelles. Il suivait dans ce traité les principes de la probabilité qu'il a depuis aljandonnés en 167g ; et dans les deux années suivantes , il fit impiimer à Salamanque la Théologie de saint Anselme , qu'il a depuis augmentée et fait imprimer à Rome en trois volumes in-folio, en i6go. Il avait beaucoup étudié cet auteur en i6g3 ; et l'année suivante il s'arrêta particulièrement à son monologue comme au plus considérable de ses ouvrages pour l'importance du sujet, qui renfermait tout ce que la foi nous enseigne touchant la nature et les attributs de Dieu. Il y traite de deux sortes de questions : les unes sont celles que les théologiens agitent dans les écoles ; les autres sont les vérités certaines et indubitables de la religion contre les athées, les païens, les juifs , les schismatiques. On lui a attribué un livre intitulé : de Libertantibus ecclesiœ Gallicanœ, contre les quatre articles de
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l'assemblée du cierge' de France de 1 682 ; mais ce livre est de M. Charlas , prêtre du diocèse de Pamiers , qui le composa à Rome où il s'était retiré lors de l'affaire de la régale. On prétend qu'il n'a fait que préparer, sans les publier , la plupart de ses ouvrages , tel que celui intitulé : Litdi S alamanti censés et la Théologie de saint Anselme^ on ne le croit pas auteur de ce dernier ouvrage dont il pai'aît certain qu'il a été l'éditeur théologien. Il a encore donné une histoire et une collection des conciles d'Espagne, dans laquelle il a inséré plusieurs anciennes pièces et quelques dissertations de sa composition. 11 y en a plusieurs pour soutenir les fausses décré taies des premiers papes.
( Dupin , Bihlioth. eccl. , dixseptième siècle. ) On a aussi de lui : Epistolarimi ad Principes et vivos dodos volimien j Miscellaneorum voh/mina duo ; Apologia pro inhdicandis Ahhati , Joanni Gersenio , libris 4 ; de Jmitatione Christi; Meditationes et orationes S. Ansehni , avec des notes ; de Viatore christiano ad patriam pergente. On peut voir l'oraison funèbre de cet illustre cardinal parmi celles que le père Emmanuel de Villavoel fit imprimer à Madrid en 1708 , in-4''. Voyez aussi Eggs , Put p.
doct. , lib. 6 , pag. 538. Le père Nicéroii , dans ses Me'moires , tome 3 , page 22$. Magna bihlioth. ecclés., pag. 162, 170.
AGUIRRE ( Christophe de ) , chanoine de Compostellc en Es-
AGY pagne, publia à Paris, en 1661,un petit traité espagnol in-8° de théologie morale. Nicolas-Antonio , Bihlioth. hisp. , tome i , pag. i83.
AGUIRRE (Gaspar Salzedo de), docteur et premier professeur en théologie dans l'Université de Bacça en Espagne , et prieur de saint Ildefonse à Jaen , a donné , i" Allusionuin novi Testamenti ad velus, tom. i, Gieuii, 1608, fol. ; 2" Relacion de algunas cosas insignesque tiene el Reinojr Opispado de Jaën , à Bacça , 161 4 , in-8''; 3° Pliego de cartas , ibid. , 1694. Nicolas-Antonio , Bihlioth. hisp. , tom. i, p. 407-
AGUR. On lit dans le livre des Proverhes un chapitre avec ce titre : Paroles d'Agur, Jîls de Jaké, c'est-à-dire, comme l'explique Louis de Dieu, jum-oZe^ de celui qui est recueilli fils de Vohéissance. {Proverbes , c. 3o.) La plupart des Pères et des commentateurs veulent que Salomon se désigne lui-même sous ce nom A^Agur. Il est probable aussi qu'Agur est un auteur inspiré, différent de Salomon , dont on jugea à propos de joindre les sentences à celles de ce prince à cause de la conformité de la matière. On ne voit pas ce qui aurait pu engager Salomon à déguiser sou nom et à changer son style dans ce seul endroit ; car ce chapitre trentième des Proverhes est d'un style assez différent du reste du livre.
AGYLjEUS (Henri ) , né à Bosleduc , d'origine itaUennc , s'appliqua à l'étude des langues et
AGY surtout à celle dû grec. Il donna en 1 56i une traduction latine du nonio canon de Photius , après Gentien Hervet. Ces deux versions parurent d'abord en latin sans être accompagnées du texte grec. Mais la dernière qui est celle d'Agylée , est préférable à l'autre pour deux raisons ; elle est beaucoup plus ample et plus fournie , ayant été faite sur un exempLaire grec fort entier : outre cela , elle approche beaucoup du style des jurisconsultes. C'est cette version que M. Christophe Justel a fait réimprimer lorsqu'il a donné le premier le texte grec du nomo canon avec les commentaires de Théodore Balzamon , et le texte de plusieurs traités sur les conciles œcuméniques par Photius , Nile de Rhodes, etc. , in-4'', à Paris, 'i6i5.
Henri Justel , fils de Christophe, a inséré de nouveau le nomo canon avec la version d'Agylée , dans sa bibliothèque du Droit canon ancien, donnée en 1661, in-fol. Il y a joint les prolégomènes de Photius, que l'on cherchait depuis long-temps , et qui ont été trouvés par le savant Ùsserius , archevêque d'Armach.
Justel a cité dans cette nouvelle édition les différences des autres manuscrits qu'il a pu consulter ; en sorte néanmoins qu'il a suppléé par une nouvelle version ce qui pouvait manquer dans le grec , qu'il a corrigé ce qui ne s'accordait pas tout-à-fait avec ce même texte , et qu'il a même changé quelques termes qui n'exprimaient point assez au juste les
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matières de Théologie. Nous devons encore aux soins d'Agylée une traduction des Novelles de l'empereur Justinien , dont il a corrigé la version d'Haloandre , et il a ajouté des variantes. Il a aussi publié les édits de Justinien et les constitutions de Justin, de Tibère , de Léon , une de Zenon.
De plus , nous avons de lui un écrit sur l'heureuse entrée de Philippe Il , roi d'Espagne , dans le Brabant ; écrit qui a paru à Utrecht en 1620 , in-S". Justel, in Prœfat. /^/V/eGehardumYon, Mastrëcht , Hïst. jiiris eccles., num. 244- Gaspard Burmann , Trajectum eruditwn.
AGYNNIEN ,^^j'^i«m5. Ce mot vient de V privatif et de yv^y,^ femme. Il signifie qui n'a point de femme. On appelait ainsi certains hérétiques qui parurent l'an 664 , parce qu'ils ne se mariaient point , prétendant que Dieu n'était pas l'auteur du mariage.
AHALAB ou ACHALAB , ville de la tribu d'Aser , dont on ne sait pas la situation. (J^i/^/Zc. , c. i , V.3.)
AH ARA (hébr., /rère qui a de l'odeur) , troisième fils de Benjamin. ( I . Par. , c. 8 , V. I . )
AHAREHEL ( hébr. , l'autre ou.
la dernière année), fils d'Arum.
{i.Par.,c. 4,v. 8.)
AHASTARI (hébr. , courreur, postillon) , fils d'Assur et de Naara. (i. Par., c. 4, v. 5.)
AHAYxl (hébr., essence o\x génération), fleuve de l'Assyrie où Esdras rassembla les captifs qu'il ramenait en Judée, (i. Esdr. ,
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c. 8 , V. i5. ) Il y a apparence que le fleuve d'Ahava est celui qui coulait dans l'Adiabène où l'on connaît le fleuve Diava ou Adiava , sur lequel Ptolémée met la ville à^Abane ou Aavane. C'est propablement ce pays qui est nommé dans le livre des Rois Hava, d'où les rois d'Assyrie avaient transporté les peuples nommés Hcevei dans la Palestine , et où ils avaient mis en leur place des Israélites captifs.
(4./îe'g-.,c. i7,v. 24).
AHAZ (lîéJDr. , qui prend, qui jouit, qui voit) , père de Joada.
{i.Par.,c. 8, V. 36.)
AHER (hébr., Vautre, le dei-' nier) , de la tribu de Benjamin , père de Hasim. (i. Par., c. 7 ,
AHI (hébr., mon frère), fils de Somer , de la tribu de Benjamin, (i. Par. ,c. 7, V. 340
AHI A (hébr. , frère du Seigneur) , un des braves de l'armée de David, (i. Reg., c. 23, v. 33.)
AHIALON , de la tribu de Zabulon, fut juge d'Israël pendant dix ans , depuis l'an du monde 283o jusqu'en l'an 2840.
AHIAS, fils de Cisa, secrétaire de Salomon. {3.Reg., c. 4> v. 3.)
AHIAS, prophète du Seigneur demeurant à Silo. Ce fut un de ceux qui écrivirent V Histoire ou le Journal de la J^iede Salomon.
( 1 , Par. , c. 9 , V. 29 ; 3. Reg. , c. n , V. 19. ) Ce fut lui aussi qui prédit à Jéroboam que le Seigneur le ferait roi de dix tribus d'Israël qu'il ôterait au fils de Salomon. Sur la fin du règne de Jéroboam, Abia son fils étant