‹ Bibliothèque sacréeChapitre 116 sur 174 · AID · texte numérisé non relu

AID

régné auparavant dans le pays.

Aidan fut considéré de ce derniei'. Il prédit sa mort et ne lui surS'écut que de douze jours , étant mort le 3 1 d'août 65 1 , jour aiiquel le Martyrologe romain feit mention de lui. Bède, Hist.

d'Anglet. Baillet, ViedesSaints, 3i août.

AIDE DE RELIEF. Droit qui était dû en certaines provinces aux héritiers du seigneur immédiat, pour leur aider à relever leur fief envers le seigneur supérieur. Instaurativi prœdii subsidiaria pensi'o .

AlDE-CHE\'EL.Droitqui était dii par les vassaux à leur chefseigneur dont ils relèvent. Tributurti clientelare , tributi clientehiris pensio. Il y en avait de trois sortes : l'un était l'aide de chevalerie qui se parfait quand le fils aîné du seigneur était fait chevalier ; l'autre s'appelait aide de mariage , lorsque le seigneur mariait sa fille ; le troisième était l'aide de rançon , lorsque le seigneur était fait prisonnier. Il yen avait un quatrième en Bourgogne qui avait lieu lorsque le seigneur voulait aller en Jérusalem. Ces aides-clievels étaient en usage presque partout le royaume , et on les nommait ainsi parce qu'ils étaient dus au chefseigneur , quia capitali Domino debentur.

Il y avait des aides qu'on appelait raisonnables , parce qu'on les taxait raisonnablement selon les facultés de cliacun , pour les donner au seigneur dans la nécessité. On appelait aussi aides libres

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et gracieuses , celles qui étaient offertes volontairement au seigneur par les sujets dans les nécessités imprévues. On a payé des aides tant au Roi qu'aux seigneurs en plusieurs occasions , comme pour la fortification des places et des maisons royales , pour la défense de la terre contre l'invasion des ennemis , etc.

Les évêques ont aussi levé des aides sur les ecclésiastiques , qu'ils appelaient coutume cpiscopale ou sjnodnle , quelquefois deniers de Pâques. On les payait au temps de leur sacre et joyeux avènement , ou lorsqu'ils recevaient les R^ois chez eux, ou lorsqu'ils étaient appelés parle pape pour venir à sa cour ou à un concile, comme aussi lorsqu'ils allaient prendre à Rome le Pallium.

Les archidiacres exigeaient aussi des aides sur les prêtres de leurs archidiaconés. P'oy. Ducange. J^oy. aussi Gabelle , Tribut , Loi.

AIGLE , oiseau dont il est souvent parlé dans l'Ecriture , et que la loi des juifs déclarait impur avec tous les oiseaux de son espèce , c'est-à-dire , avec toutes les sortes d'aigles, comme l'aigle marin , nommé en latin hàtioctos, l'aigle nommé offi" fraga , parce qu'il casse les os pour en tirer la moelle , etc.

{Lévit. , c. 1 1 , V. i3. Deutér. , c. ï4, V. 2. )

Moïse dit que le Seigneur a porté son peuple sur ses épaules, comme l'aigle porte ses aiglons .

et qu'il l'a tiré de l'Egypte, com-

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ine l'aigle attire !?es petits poulies apprendre à voler , en voltigeant autour d'eux. {Deutéroti ,

c. 32, V. II. )

Dans le psaume 102 , v. 5 , il e>t dit que le Seigneur renouvelle la jeunesse du juste comme celle de l'aigle : reno\>ahitur ut aquilœ juventiis tua. Ce rajeunissement de l'aigle a fait naître bien des opinions. La plus simple et la meilleure veut que l'aigle ne se rajeunisse pas autrement que les autres oiseaux, qui quittent tous les ans leurs plumes pendant la mue et qui en repi'enuent d'autres. On peut aussi expliquer î'Iiébreu en ce sens : iwus vous renouvellerez , et votre jeiwesse sera comme celle de l'aigle. Vous recouvrerez vos forces , et vous serez comme l'aigle dans sa jeunesse. {T^ ide Boch., de Animal, socr. , part. 2,1. 2 , c. i, ef Meiioch. )

Jésus-Christ répète dans l'Évangile ce qui est dit dans Job , ([ue partout oit il y aura un corps, les aigles s'j' assembleront. Job veut dire à la lettre que l'aigle mange de la chair crue , ce qui est vrai de toutes les aigles ([uand la chair est fraîchement tuée ; car, pour le carnage, il n'y a qu'une certaine espèce d'aigles qui en mangent : maisle sens que Jésus-Christ donne à ces paroles est allégorique, et il signifie que partout où il y aura des juifs prévaricateurs^ il y aura aussi des Romains exécuteurs de la A'engeance divine sur eux . [Math .

c. 24 >v. 28. Job , c. 39, v. 3o.)

AiGi £ , pupille de cuivre qui

AIG est au milieu du chœur , ainsi nommé parce qu'il représente un aigle. Ces sortes de pupitres furent d'abord destinés pour la lecture de l'Evangile ; d'où vient qu'on leur donna la figure d'aigles pour représenter saint Jean le plus sublime des évaugilistes. A Saint-Denis en France et à l'abbaye du Bec , les quatre évangélistes y sont représentés.

On dit dans les Chapitres qu'un chanoine est à Y aigle quand il est semainier. (Bocquillot, Trai' té hist. de la Liturg. sacr. , pag. 78.)

x4iGLE-RLA\x. Ordre de chevalerie de Pologne. 11 fut institué en 1 325 par Uladislas v lorsqu'il maria son fils Casimir avec la fille du grand-duc de Lithuanie.

Les chevaliers de cet Ordre portaient une chaîne d'or d'où pendait sur l'estomac un aigle d'argent couronné.

AiGLE-NOiR. Ordre de chevalerie institué par l'électeur de Brandebourg le 18 janvier l'joi , après qu'il eut été couronné et sacré roi de Prusse. Les chevaliers de l'Ordre de V Aiglenoir portent un ruban orangé d'où pend un aigle.

AIGLIER (Bernard), cardinal, naquit à Lyon dans le treizième siècle. Il commença par être simple jieligieux , puis sacristain dans l'abbaye de Savigny. Le pape Innocent iv étant à Lyon le choisit pour un de ses chapelains. Peu de temps après, il fut fait abbé de Lérins. Charlesd'Anjou le prit avec lui lorsqu'il alla prendre possession des royaumes

de Naplcs et de Sicile. Ce prince le fit connaître à la courde Rome, et Urbain iv le fit abbé du Mont- " Cassin. Il assembla un synode général à Saint-Germain où il fit plusieurs constitutions trèsutiles. Clément iv le nomma cardinal et l'envoya en qualité de légat en France contre les Albigeois. Il fut aussi envoyé à Constantinople pour y conclure une alliance contre les Sarrasins. Il mourut dansson abbaye le 5 avril 1282. Ce cardinal avait de la piété et de l'esprit. On a plusieur écrits de sa façon : couime, de collationibus / de beneficiis et ojjiciis ; in regulam S. Benedicti ; spéculum Monachorum.

Le père Colonia , Hist. littér. de Lyon, tom. 2 , pag. 327. Chron.

cassinen. Chronol. SS. Lirinens.

(Moréri, édit. de 1759. )

AIGREFEUILLE (Charles d') prêtre , docteur en théologie et chanoine de l'église cathédrale de Montpellier, a donné , 1° Histoire de la ville de Montpellier depuis son origine jusqu'à notre temps, o^'ec un abrégé historique de tout ce qui précéda son établissement ; à laquelle on a ajouté l'Histoire particulière des juridictions anciennes et modernes de ladite ville . avec les statuts qui lui sont propres , in-fol. ; à Montpellier , chez Jean Martel, 1737 ; 2° Histoire ecclésiastique de la ville de Montpellier , contenant l'origine de son église, la suite de ses évéques, ses églises particulières , ses monastères anciens et modernes, ses hôpitaux; avec un abrégé historique de son

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Université et de ses collèges , in-fol. ; à Montpellier i729./<7J/rnal des Savans, 1^44 'P'^B- 387.

AIGUE-BELLÉ, Aqua-Bella, abbaye de l'Ordre de Cîteaux dans le Dauphiné. Elle était située à deux lieues de la ville de Saint-Paul-trois-Chàteaux , sur la petite rivière de Berre. Elle fut bâtie par les soins d'Otlion , abbé de Morimont, sur un fonds que Gontard , seigneur de Rochefort , donna à l'abbaye de Morimont pour l'établissement de ce nouveau monastère, l'an 1137. (Gallia christ., tom. i, col. 737 , nov. édit. )

AIGUEVIVE, Aquaviva., abbaye de chanoines réguliers de saint Augustin, fondée du temps de Hugues, archevêque de Tours, mort en io23. Elle était située dans la paroisse de Faverolles au diocèse de Tours, et s'appela d'abord Eelleval , à cause de sa situation proche du Prieuré de Belleval,du mèmeOrdre deSaint- Augustin. Mais Garlet de Mountrichard et Payenne sa femme , avant donné l'an 11 47 à cette abbaye la terre d'Aiguevive avec toutes ses dépendances, elle en avait prisle noiw. [G allia christ. , tom. 3 , pag. 70 , vet. édit.)

AIGUILLETTE, nowewenf d'aiguillette. C'est un maléfice par lequel on empêche les personnes mariées de se rendre le devoir conjugal , en les rendant impuissans à l'acte du mariage.

On peut lire le Marteau des malfaiteurs du P. Jacques Sprenger, et du P. Henri Institor , le père Cre.spet , Delrio et Majolus.

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On a cru très-anciennement , dit le père Le Brun dans son Histoire critique des pratiques superstitieuses , qu'il y avait des noueurs d'aiguillettes (tom. i , pag. 24? • ) Hérodote et Tacite en parlent. Févret, dans son Traité de l'Abus y, allègue plusieurs raisons et grand nombre d'autorités pour en prouver la réalité (liv. 5, cap. 4 j n° 5. ) L'Église l'a toujours cru ; d'où vient que tous les rituels prescrivent des prières et des bénédictions contre ces sortes de maléfices, et fulminent anatlième contre ceux qui les emploient.

Les moyens seuls permis pour faire cesser le nouement d'aiguillette , sont l'usage des sacre- 3 liens de Pénitence et d'Euchaj istie , les prières, les jeûnes , les aumônes, les exorcismes , et autres semblables.

AIGULFE (saint) , Aigulfus , abbé de Lérins , vulgairement saint Aj-oû , naquit à Blois vers l'an 63o. Il prit l'habit de saint Penoît au monastère de Fleury , et fut choisi par l'abbé Mominole pour déterrer les reliques de saint Benoît et de sainte Scolastique de dessous les ruines du Mont-Cassin et les apporter en France ; ce qu'il exécuta. Il fut envoyé par Clotaire m pour mettre la réforme et la paix dans l'abbaye de Lérins dont il fut élu abbé. Arcade et Colomb , moines rebelles, ayant formé un parti contre lui , il fut jeté en prison où il eut la langue coupée et les yeux crevés. Il fut livré ensuite entre les mains de

AIG certains pirates qui lui titinchè— rentla tête dans l'ile d'Amathis, entre la Corse et la Sardaigne.

Trente-trois religieux de Lérins qu'on avait enlevés avec lui furent coiupagnons de son luartyre. Leur fête est marquée au 3 de septembre dans le Martyrologe romain. Quelque temps après cette mort qui arriva vers l'an 675, l'abbé Rigomir , successeur de saint Ayoù , fit transférer les corps dans le monastère de Lérins c[ui prétend les avoir encore aujourd'hui. Cependant les bénédictins du prieuré de la ville de Provins en Brie opposent à ceux de Lérins une prétention qui semble avoir de meilleurs fondemens, ditM. Baillet.

( Adrevald, moine de Fleury, dans D. Mabill. tom. 2 des Actes des saint Bén. Baillet, 3 septembre. )

AIGULFE ou AOU ( saint ) , en latin Agiulfus , Aj-gulphus , Aiulfus, vulgairement saint Aouy saint Au^ saint Hou, saint Aioul, saint Aïeul; après avoir passé les premières années de sa vie dans la solitude où il s'efforça de retracer la vie du prophète Elie' et celle de saint Jean-Baptiste par ses grandes abstinences , fut élu évêqne de Bourges vers l'an 81 1. Il assista l'an 829 au concile de Toulouse, et demeura ferme dans le parti de Louis-le- Débonnaire contre les enfans rebelles de ce prince. Ebbes »

évêque de Reims qui avait eu la témérité de dégrader cet empereur, choisit Aigulfe pour l'un ' de ses juges dans le concile de

AIL Thionville , de l'ap 835. Il moiijiit le ?,2 mai suivant dans une solitude de son diocèse où il s'était retiré pour se recueillir. Il y futenterré , et l'on a depuis bâti sur son tombeau une église de son nom , qui est une paioisse dans l'Arcliiprètré de Cliâteau- Raoul où l'on prétend que l'on a toujours gardé son corps avec grand soin. Sa fête se célèbre le 22 mai dans le Berry. On fait aussi mémoire de sa translation le i4 avril. (Théodulphe d'Orléans, Carm. 4, !• 4- Labbe , Biblioth. des manuscrits. G allia christ. Baillet, 22 mai. )

AILA ou ^LATH , ville d'Idumée sur le golfe élanitique de la mer Rouge. ( 2. B.eg. , c. 8, V. i4) David la prit sur les Iduméens qui la reprirent sous le règne de Joram , fiL> de Josapbat. ( 4- Rog. , cap. i4 » v. 22. ) Elle passa encore à Ozias , ou Azarias , et à Razin , roi de Syrie.

Elle se trouve dans les anciens sous le nom à' Elane , d'Elath, à'Elas , A'AElan ou cVElon.

Saint Jérôme la met à l'extrémité de la Palestine. (Hieron, in Aila. ) Dans les conciles , on trouve quelques évèques d'Elath

i)armi ceux de la troisième Paestine. (Abulféda , Descrip. de l'Arabie , pag. 3 1 et 32. ) Ce n'est plus aujourd'hui qu'une tour bâtie sur le rivage de la mer qui sert de demeure à un gouverneur qui dépend de celui du grand Caire. Aila est située visà-vis Cobzum. Aila est à l'orient et Cobzum au couchant. Le mont Sina est entre deux.

AIL

Es^êques d'Aila.

ï . Pierre, au concile de Nicée.

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