Jean Januelli , de Bénévent, nommé le 10 janvier
ALEUROMANCIE, divination qui se faisait avec de la farine d'orge ou d'autres grains. Deliio, Disquisit. Magic. , lib. 4 » c. 2 , quaest. 7 , sect. 2 , pag. 553.
Théodore Balsanion , Notes sur le sixième Concile général.
ALEXANDRA , autrement Salem é } car iSa/om^ en hébreu signifie à peu près la même chose qn'yilexandra en grec ; et Alexandra en grec est le même que Saloméen hébreu. (Joseph., Antiq. , 1. i3 , c. 23 , V. 24- ) Dans les derniers temps de la république des Hébreux , presque tous les juifs avaient deux noms, l'un grec et l'autre hébreu ou syriaque. Alexandra fut premièrement femme d'Aristobule , surnommé Philellen , ou ami des Grecs , duquel elle n'eut point d'enfans. Elle épousa ensuite Alexandre Jannée , frère d'Aristobule son preniier mari , dont elle eut deux fils, HircanetAristobule. Alexandre Jannée laissa en mourant la régence du royaume à Alexandra , qui gouverna heureusement , entretenant la paix au-dedans , et se faisant respecter au-dehors. Elle mourut âgée de soixante-treize ans , après neuf ans de régence , l'an du monde 3g35 ; avant Jésus-Christ 65 ; avant l'ère vulgaire 69.
ALEXANDRA , fiUe d'Aristobule et femme de Philippion , fils de Ptolémée Mennœus, prince de Chalcide , province située entre le Liban et l' Anti-Liban.
ALEXANDRA, fille d'Hircan, ( grand-sacrificateur , et femme d'Alexandre , fils d'Aristobule , lequel Aristobule était frère du gTand sacrificateur Hircan, et fils d'Alexandre Jannée. ( Joseph. , Antiq. ,\. i5 , c. 3. ) Alexandra fut mère de Mariamne , femme du grand Hérode , et d'Aristobule qui fut grand prêtre un an seulement , Héi-ode l'ayant fait noyer dans un bain à Jéricho.
Hérode ayant donné la souveraine sacrificature à un prêtre de Babylone , Alexandra s'adressa à Cléopâtre , femme ou maîtresse de Marc-Antoine pour la faire donner à son fils Aristobule ; ce qui indisposa fort Hérode contre elle, et fit qu'il l'observa de trèsprès. Ce prince ayant fait mourir Aristobule , et ensuite Mariamne sa femme, tomba dangereusement malade de chagrin de cette dernière mort. Alexandra , dans cette circonstance , sollicita pour se faire remettre les deux forteresses de Jérusalem ; ce qui fut cause qu'Bérode la fit mourir l'an du monde 3976 ; avant Jésus-Christ 24 > avant l'ère vulgaire 28.
ALEXANDRA, fille de Phazaël, frère d'Hérode-le-Grand. Elle épousa Thimias , un des plus puissans de l'île de Chypre , et mourut sans enfans. ( Joseph. , Antiq. ,1. 18, c. 7.)
ALEXANDRE-LE-GRAND, fils et successeur de Philippe de Macédoine , est désigné dans le prophète Daniel sous l'idée d'un léopard qui a quatre ailes , à cause de sa force et de la rapi-
dite de ses conquêtes ; et sous la figure d'un bouc qui parcourt tout le monde avec tant de promptitude , qu'il ne touche point la terre , et qui attaque un bélier ayant des cornes , le renverse et le foule aux pieds sans que personne le puisse délivrer de sa puissance. {Daniel ^
c. 7 , V. 6 , c. 8 , V. 4 et seq. ) Le bouc est Alexandre , et le bélier est Darius Condomanus , dernierempereurdes Perses, successeur de Cyrus. Dans la statue qui fut représentée en songe à Nabucliodonosor , Alexandre est figuré par le ventre d'airain , et ses successeurs par les cuisses de fer. ( Daniel , c. 1 1 , v. 89. ) Il était destiné de Dieu pour ruiner la monarchie des Perses dans l'Orient , et pour y établir celle des Grecs. Il le fit en effet avec une vitesse étonnante.
Après avoir vaincu Darius, soumis la Syrie et la Palestine , il s'avança contre Jérusalem dans le dessein de punir le grandprêtre Jaddus du refus qu'il avait fait de le reconnaître pour souverain ; mais ce pontife , inspiré de Dieu , trouva moyen de l'apaiser en allant au-devant de lui accompagné des prêtres avec leurs habits de cérémonie , et du peuple en habits blancs. (Joseph. , Antiq. .1. II, c. ult. ) A cette vue , Alexandre fut touché de respect, il prévint le giandprêtre en le saluant le premier ; et comme ses officiers s'en étonnaient , il leur dit que ce n'était pas au pontife qu'il rendait ces
respects , mais au Dieu des juifs qui lui avait apparu sous la forme et l'habit du grand - prêtre qu'ils voyaient, et l'avait exliorté à passer en Asie , en lui promettant l'Empire des Perses. Ensuite il embrassa Jaddus qui lui fit voir les prophéties de Daniel , qui annonçaient qu'un prince grec détruirait l'empire des Perses : il monta au Temple , offrit des sacrifices au Seigneur , accorda aux juifs la liberté de vivre selon leurs lois , et l'exemption de tribut toutes les septièmes années ; et après avoir accompli la prophétie avec une rapidité prodigieuse par la conquête de l'Asie et des Indes , il revint à Babylone où il mourut d'un excès de vin l'an du monde 368i ; avant Jésus-Christ 819; avant l'ère vulgaire 323 , âgé de trente-trois ans , ayant régné douze ans ; savoir , six ans comme roi de Macédoine , et six ans monarque de l'Asie.
ALEXANDRE Bales ou Balas, ainsi nommé à cause de Bala sa mère , fils naturel d'Antiochus Épiphanes , est surnommé dans les médailles Théopator Evergétes. (Athe'n. , 1. 5, c. 10.) Quelques historiens lui disputent la qualité de fils même naturel d'Antiochus Épiphanes, et prétendent qu'il était entièrement supposé. Quoi qu'il en soit, le sénat romain , gagné par les intrigues d'Héraclide deByzance qui haïssait Démétrius, reconnut Alexandre pour fils héritier d'Antiochus. Héraclide lui leva
des troupes et le conduisit à Épbèse ; il passa en Syrie , entra dans Ptoléaiaïde qui lui ouvrit ses portes ; il fit alliance avec Jonathas Macchabée , livra bataille à Démétrius , le vainquit et se mit en possession de son royaume.
Alexandre, devenu possesseur du royaume de Syrie , obtint en mariage la fille de Ptolémée Pliilométor, roi d'Ég^•pte. Mais celui-ci , songeant à joindre le royaume de Syrie à celui d'Egypte , leva une puissante armée , feignit d'aller au secours de son gendre attaqué par Démétrius Nicanor, fils aîné de Déjnétrius Soter, entra en Syrie, et s'en empara sans résistance , en réunissant sur sa tète les deux diadèmes d'Egypte et de Syrie.
Alexandre qui s'était retiré dans la Cilicie , y amassa une nombreuse armée , marcha contre Ptolémée son beau - père , et contre Démétrius Nicanor qui s'étaient ligués contre lui , les combattit sur le fleuve OEnœparas , fut vaincu et obligé de se sauver en Arabie , où Zabdiel, prince des Arabes, lui fit couper la tète et l'envoya à Ptolémée l'an du monde SSSg ; avant Jésus-Christ 'il\i ; avant l'ère vulgaire 145. (i. Macc.^c.x\,\. 17.) ALEXANDRE JANNÉE , troisième fils de Jean Hircan. (4- Macc. , c. 7.) n monta sur le trône de Judée l'an 8899 , et fit mourir aussitôt un de ses frères qui voulait attentera sa vie.
Comme il était belliqueux, il attaqua Ptolémaïdc : ceux de la
ALE ville eurent recours à Ptolémée Lathure, qui ayant été chassé du royaume d'Égj-pte par sa mère Cléopâtre , demeurait en l'île de Chypre. Lathure vint au secours de la ville avec une armée d'environ trente mille hommes ; mais les habitans n'ayant pas voulu le recevoir , il fit la guerre à Alexandre , en étant prié par Zode , tyran de Dora , lui tua trente ou cinquante mille hommes dans un seul combat , et ravagea tout son pays. (Joseph. , Anliq. ,1. i3 , c. 2oet 21.)
Jannée , après ce désastre , ne crut pouvoir mieux s'adresser qu'à Cléopâtre, mère de Ptolémée qui, alarmée du bonheur de son fils , s'était rendue à Ptolémaïde pour en presser le siège qu'elle y avait fait mettre par Alexandre, un autre de ses fils.
Jannée la vint donc trouver avec de grands présens ; il fit alliance avec elle , et aussitôt il marcha en armes dans la Cœlésyrie où il prit la ville de Gadare et la forteresse d'Amathus^ Il prit aussi Raphia , Anthedon, villes situées sur la Méditerranée, et Gaze. Lorsqu'il fut de retour à Jérusalem , les juifs s'étant révoltés contre lui pendant la solennité de la fête des Tabernacles , il en fit tuer environ six mille. Il porta ensuite la guerre contre les Ammonites et les Moabites qu'il obligea de lui payer tribut. Malgré ces victoires et les efforts qu'il fitpour bien vivre avec les juifs , il ne put jamais y réussir , et il fut obhgé d'avoir la guerre avec eux
ALE pendant six ans, et d'en tuer plus de cinquante mille. Comme il leur demanda un jour ce qu'il fallait donc qu'il fît pour se captiver leur bienveillance , ils lui répondirent tout d'une voix qu'il n'avait qu'à se faire mourir ; et en même temps ils députèrent vers Démétrius Eukerus , roi de Syrie , pour lui demander du secours contre leur Roi. Eukerus, étant venu en Judée , força Alexandre de se sauver dans les montagnes. Ce prince trouva cependant le moyen de rétablir ses affaires , et mourut enfin épuisé de forces dans le pays de Gérasa.
ALEXANDRE, fils d'Aristobule et d'Alexandi'a , et petitfils d'Alexandre Jannée , eut la tète tranchée à Antioche l'an du monde SgSS ; avant Jésus- Christ 65 ; avant l'ère vulgaire 69 , par ordre de Pompée. (Joseph. , Antiq. ,1. lo , c. i3 , et de bello Judaic. , 1. i , c. 7. )
ALEXANDRE , fils de Jason , fut envoyé à Rome jDOur renouveler l'alliance entre les Romains et les juifs ; il est dénommé dans le décret du sénat adressé aux juifs sous l'an neuvième du pontificat d'Hircan, du monde 3935 ; avant Jésus-Christ 63 ; avant l'ère vulgaire 69. (Joseph., Antiq. ,1. i4 , c. 16. )
ALEXANDRE, fils de Théodore , fut envoyé à Rome par Hircan pour renouveler l'alliance avec le Sénat. (Joseph. , ibid. , c. 17.)
ALEXANDRE, fils d'Hérodele-Grand et de Mariamue , fut
envoyé à Rome avec Aristobule son frère , par Hérode leur père, après la mort funeste de Mariamne leur mère. Ils revinrent en Judée où Salomé, sœur d'Hérode, qui avait été la principale cause de la mort de Mariamne , les perdit par ses calomnies dans l'esprit de ce prince barbare et inhumain qui fit enfin étrangler ses deux fils à Sébaste , autrement Samarie. ( Joseph. , Antiq. ,1. 16 , c. 16 j et 1. 17 , c. i5.)
ALEXANDRE, imposteur juif de la ville de Sidon, ressemblait tellementà Alexandre, fils de Mariamne et d'Hérode, dont on vient de parler , que tous ceux qui l'avaiexat connu étaient persuadés que c'était lui-même. Il publiait que lui et son frère Aristobule avaient été soustraits à la mort par le bienfait d'un ami qui en avait supposé d'autres à leur place , lorsqu'on voulut leur ôter la vie. Il vint dans l'île de Crète où tous les Juifs le reconnu^rent pour le fils d'Hérode, et lui fournirent même de l'argent pour se mettre en équipage et pour faire le voyage de Rome. Il arriva à Pouzoles, et les juifs mêmes de Rome venaient en foule au-devant de lui. n entra dans la ville avec un train de Roi ; Auguste fut le seul qui ne s'y méprit pas : il reconnut à l'air de cet homme et à ses mains endurcies au travail , que c'était un imposteur. Il l'envoya aux galères , et fit mourir celui qui l'avait engagé dans cette feinte , après qu'il eut tiré de sa
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bouche le détail de sa fourberie.
(Joseph. , Antiq. ,1. 17 , c. 14.)
ALEXANDRE , fils de Phazaël et de Salampso, sœur d'Hérode.
( Joseph. , Antiq. ,1. 17,0. 17.)
ALEXANDRE , fils d'Alexandre fils d'Hérode et de Glaphira, fille du roi de Cappadoce. ( Joseph. , Antiq. ,1. 17 , c. 17. )
ADEXANDRE , fils de Tigrane , et petit-fils d'Alexandre , mis à mort par Hérode. ( Joseph . , Antiq. ,1. 17, c. 7.)
ALEXANDRE , fils de Simon le Cyrénéen , qui aida Notre- Seigneur à porter 6a croix en allant au Calvaire.
ALEXANDRE LYSIMAQUE , alabarque d'Alexandrie , frère de Philon le juif. Il était le plus riche des juifs de son temps. Il fit de riches présens au temple , et fut père de Tibère Alexandre qui de juif se fit païen. Caligula fit mettre en prison Alexandre Lysimaque, qui ne fut élargi que sous l'empereur Claude , successeur de Caligula. (Joseph. , Antiq. , 1. 20, c. 3. )
ALEXANDRE, juif deCyrène, fut accusé par les s icaires ou assasins pardevant Catulle , gouverneur de cette province , qui le fit mourir vers l'an de Jésus- Christ 73. ( Joseph. , (/e i>eZ/o, 1. 7, c. 38.)
ALEXANDRE , juif d'Éphèse qui se présenta à la populace mutinée contre saint Paul, pour essayer de l'apaiser. (Act., c. 19, V. 33.)
ALEXANDRE, ouvrier en cuivre dont parle saint Paul à Timothée. {1. ad Timoth., c. i , v. 19.)