Cormac , en i58i
28. Eugène , assista au concile de Trente en 1 563 , mort en 1608, âgé de cent ans.
ACHAIE ( hébr. , douleur ou tristesse ) , ancienne province de Grèce , entre l'Épire , la Thessalie , la mer Egée et le Poloponèse où saint Paul prêcha , et où saint André souffrit le martyre. On l'appelle aujourd'hui LiK>adie ou \àprovince du Peloponese , maintenant le duché de Clarence , qui comprend , comme l'on croit , l'Achaïe des anciens. Il y a eu deux conciles dans l'Achaïe. Le premier l'an 25o , contre les valésiens ou eunuques ; ainsi nommés , parce qu'ils rendaient eunuques tous leurs sectateurs , de gré ou de force. Le second l'an 359 , contre les acaciens et demi - ariens. Baluze , in nova leclione.
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ACHAIE. I^s prêtres et les diacres d'Acliaïe. On leur attribue une épître circulaire sur le martyre de saint André , apôtre.
Le père Alexandre , dans son Hist. ecclés. ssecul. , i , c. i o , 11° 8 , l'adopte comme véritable, et s'appuie pour cela du témoignage des pères. Mais comme il n'en cite pas de plus anciens que le huitième siècle , on peut dire qu'il n'en donne aucune preuve.
On ne la trouve effectivement citée que par Éthese , évêque d'Osme en Espagne qui vivait en 789 ; Remy d'Auxcrre en 880 ; Pierre d'Amiens en 1 057 ; Lanfranc , arclievêc£ue de Cantorberi en 1070 ; saint Bernard , et Yves de Chartres. De plus, le mystère de la Trinité est expliqué dans ces actes d'une manière qui fait soupçonner c[ue celui qui les a écrits a vécu depuis le concile de Nicée. Il enseigne Ven-eur des nouveaux Grecs touchant le Saint-Esprit, disant que le Saint-Esprit procède du Père, et demeure dans le Fils. Je sais , dit M. Dupin , qu'il y a des manuscrits où ces termes ne se trouvent point ; mais qui sait s'ils n'ont pas été plutôt effacés dans quelques vuis , qu'ajoutés dans les autres? C'est pourquoi cette Passion doit être au moins considérée comme un écrit douteux dont on ne peut point se sei'vir , comme dit saint Jérôme , pour prouver quelque dogme de foi.
MM. de Tillemout, Dupin, Cave. Depuis ces auteurs , M. Wog , professeur public des antiquités ecclésiastiques dans l'Université
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de LeipsicV , a soutenu l'authenticité de cette pièce , dont il fixe l'époque à l'an 67 de J.-C. , dans une dissertation imprimée en
Ï749- ACHAIQUE. Disciple de saint
Paul , que cet apôtre recommande aux Corinthiens , auxquels il porta sa première épître l'an 56 de Jésus-Christ. ( i . Cor. , cap. 16, V. i5.
ACH AN ou ACHAR (hel3r., qui trouble et qui brise ) , fils de Charmi , de la tribu de Juda , qui prit un manteau d'écarlate , un lingot d'or , et deux cents sycles en argent parmi les dépouilles de Jéricho que Dieu avait dévouée à l'anathême, avec défense d'en rien réserver. Josué ayant jeté le sort pour découvrir le coupable , selon l'ordre qu'il en avait reçu du Seigneur , il tomba sur Achan qui confessa son crime , et fut lapidé avec sa famille dans la vallée d'Achor , au septentrion deJéricho, l'an du monde 2553 , avant Jésus-Christ 1447 • Josué, cap. 6 et 7.
ACHARD ou AIGARD , évêque d'Avranches en Normandie, fleurissait^dans le douzième siècle. Les auteurs ne sont pas d'accord entre eux sur sa partie. Wossius dit qu'il était de Bridlington en Angleterre. Du Boulay rapporte qu'il était de Northumberland. Mais les Frères de Sainte -Marte nous apprennent qu'il était Normand de naissance, d'une famille noble du comté de Domfront ; et c'est ce qui peut avoir donné occasion de le croire Anglais, parce que la
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Normandie était alors soumise au roi d'Angleterre. Il fut chanoine régulier de l'Ordre de Saint-Augustin , et second abbé de Saint-Yictor-lez-Paris. Depuis on réleva sur le siège épiscopal de l'église d'Avranches en 1 162 , après la mort d'Herbert. Il fut fort en faveur auprès de Henri 11, roi d'Angleterre , qui le fit parrain d'Aliénor sa fille , depuis femme d'Alphonse ix, roi de Castille. Achard mourut le 27 de mars 1 1 7 1 , ou selon d'autres le 29 mars 1 172, et fut enterré dans l'église de la Sainte-Trinité de l'abbaye de la Luzerne, au diocèse d'Avranches où l'on voyait son épitaplie conçue en ces termes : Hîc jacet Achardiis épis— copus, ciijiis charitate dilata est paupertas nostra. C'était un homme distingué par son savoir et par sa piété , qui avait employé sa jeunesse à l'étude des belles- lettres et de la philosophie , et consacré la dernière partie de sa vie à une étude soutenue de la théologie. Il est auteur des ouvrages suivans : i de tentatione Chris ti , dont oh conseiTait le manuscrit dans la bibliothèque de Saint-\ ictor à Paris , qui commence ainsi : diictus est Jésus in desertum ut tentaretur à diabolo. 1° de Divisione animœ et Spiritus , qui était aussi en manuscrit dans la bibliothèque de St. -Victor 5 et qui commence par ces mots : Suhstanlia interior , quœ iina ciim corpore constituit hominem. 3° de Santa Trinitate.
Il y avait dans la bibliothèque de l'abbaye de Clairvaux un ma-
ACH 16 1
nuscrit intitulé : Sermones magistri Achardi. Il a laissé aussi la vie de Saint-Géselin , moine.
Cette vie fut publiée à Douai en 1626, in-12, par Arnold Raisins ; mais attribuée à Achard ou à Archard , moine de Clairvaux , par Ducange et Dupin qui disent qu'il était moine de Cîteaux et maître des novices dans l'abbaye de Clairvaux du temps de saint Bernard. Wossius, deHist.
lat. , liv. 2 , cap. 52. Pitseus, de scrip. , Angl. Gallia Christ, t. 4 , pag. 926, in Ahbatih. S. Victoris Paris. Du Boulay , histor.
univers. Paris. , in catal. p, 7 15.
Oudin , Commentar. de script, eccl. antiq. , tom. 2, col. 1293.
ACHART ( saint ) , ou mieux saint Aicard ou Alcaire , était d'une famille noble de Poitou, A l'âge de dix-huit ans, il renonça au inonde pour se consacrer à Dieu dans l'abbaye de S.-Jouin.
Son père et sa mère lui ayant donné quelques terres , il en fit un don à l'église de Saint-Pierrele-Quinçai où Saint - Philibert , abbé de Jumièges , venait d'envoyer quelques moines. Achart s'y retira lui-même , et sa grande piété l'y fit établir abbé. Sa réputation y attira plusieurs saints moines du pays. Ensuite Saint- Philibert le fit abbé de Jumièges , dont l'abbaye était alors composée de neuf cents moines et de quinze cents domestiques.
Achard gouverna très -saintement une maison si nombreuse , et mourut en l'an 687 , âgé de soixante trois ans. Bulteau, Uist.
de V Ordre de Saint-Benoit, t. i .
iG2 ACH
Baillet, Vies des Saints, au i6
de septembre.
ACHAZ ( hébr. , qui prend , qui possède, et qui voit ) , roi de Juda , fils de Joathan. Il imita la méchante conduite des rois d'Israël ou de Samarie , en se livrant «lU désordre et à l'idolâtrie. Il consacra un de ses fils en le faisant passer et consumer par le feu , en l'honneur du faux dieu Moloch , suivant l'usage des nations infidèles. Il immolait des victimes , offrait de l'encens sur les hauts-lieux , sur les col^ lines et sous les arbres touffus.
{ 4- Reg. , cap. 21 , V. I et seq. )
Razin , roi de Syrie, et Phacée, roi d'Israël , assiégèrent Jérusalem du temps d'Âchaz ; mais n'ayant pu s'en rendre maîtres , ils pillèrent et firent des prisonniers partout. Les Philistins et les Iduméens commirent les mêmes hostilités ; et ce fut au milieu de ces ravages que le pro- |)hète Isaië prédit à Achaz la délivrance de son pays et la perte de ses ennemis , en lui disant ; Voici le signe que le Seigneur veut vous donner : Une vierge concevra , et enfantera un fils dont le nom sera Emmanuel.
Cet enfant mangei'a le beurre et le miel jusqu'à ce c[u'il soit dans l'âge où les enfans discernent le bien et le mal. En même temps Isaïe lui donna pour preuve de la ruine prochaine de Razin et de Phacée , Chash-Bas son fils , et il l'assura qu'avant c[ue cet enfant sût nommer son père et sa mère , les deux rois ligués contre Juda seraient misa mort.
ACH (4- Reg. , cap. i6, 2. Parai , cap, 27 et 28. Jsaie , cap. 7 et 8.)
Achaz ne changea point de vie, et Dieu permit que les ennemis désolassent de nouveau le royaume de Juda. Pour s'en délivrer , Achaz appela à son secours Téglatphaksar, roi d'Assyrie, qui tua Razin , prit Damas sa capitale , la ruina , et en transporta les habitans à Cyrène , ou plutôt dans rilDérie où coule le fleuve Cyrus. Achaz , après cet événement , se pervertit de plus en plus. Il plaça dans le temple de Jérusalem un autel profane , semblable à celui qu'il avait vu à Damas , et en ôta celui qui y était ; brisa les vases du Seigneur, fit fermer les portes du Temple , et dressa des autels dans toutes les places de Jérusalem , et dans toutes les villes de Juda , pour y offrir de l'encens. C'est dans ces excès qu'il mourut à Jérusalem où il fut enterré , mais non pas dans les sépulcres des rois de Juda ses prédécesseurs, l'an du monde 8278 ; avant J.-C. 722.
( 2. Par. , c. 28 , V. 22 et seq. ) Il y a une difficulté sur l'âge qu'avait Achaz c[uand il commença à régner.
L'Écriture dit qu'il avait vingt ans , et c[u'il ne régna que seize ans. Il ne vécut donc que trentesix ans. Cependant Ezéchias sou fils avait vingt- cinq ans lorsqu'il commença à régner. Achaz l'engendra donc n'étant âgé que de onze ans. Plusieurs commentateurs le croient ainsi ; d'autres pensent autrement. Vojez
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la Dissertation sur le quatrième lige du monde. Bible de Vence.
Nouvelle édition in -8" , cinquième volume.
ACHAZIB ( hébr. , menteur et mensonge). C'est la ville d'Ecdippe , sur la Méditerranée , entre Tyr et Ptolémaïde. {Judic.
cap. I , V. 3i ).
ACHEIROPOÉÈTE , du grec ^;£/p, la main , et Troirfloç, fait de 5ro<J, faire, signifie qui n'est pas fait avec la main. C'est le nom d'une image de notre Seigneur qui se voit à Rome dans l'église de Saint- Jean-de-Latran, qui , à ce que l'on dit, ayant été ébauchée par saint Luc , fut achevée par les Anges , et ne fut point faite de main d'hommes. C'est l'oi'igine de son nom.
ACHELNOT , archevêque cle Cantorbéri , qui vivait dans le onzième siècle. Quelques uns veulent qu'il ait été bénédictin , et les autres assurent qu'après avoir été doyen de Cantorbéri , il gouverna cette éghse avec beaucoup de prudence et de sagesse. Il était très -bien auprès du roi Canut-le-Grand dont il adoucit l'esprit barbare et peu civilisé. Il fit un voyage à Rome.
On dit qu'à son retour il apporta de Pavie un bras de St- Augustin , dont il fit présent à Léofric , comte deConventri. Il lui adressa même un ouvrage qu'il avait fait sur ce sujet. Il laissa encore un volume d'épîtres , et un autre à la louange de la sainte Vierge qu'il dédia à Fulbert , évêque de Chartres. Ce sage prélat mourut en odeur de sainteté le ?.6novenibre
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de l'an io38. Pitseus , de Illust.
Angl. script.
ACHELOO, AcHELoiis, ville épiscopale de l'ancienne Épire, dans le diocèse de l'Ulirie Orientale, sous la métropole de Lépante ; ainsi appelée de VAchelous , fleuve très- connu des anciens qui sépare l'Arcanie de l'jEtolie.
Nous croyons que c'est la même que d'autres nomment Cozjle ou Mozjle. (Voyez Gregoras , lib. cap. I . Pachymère , in Andron, lib. i , cap. i^. )
ACHERl (dom Luc d' ) , pieu.v et savant bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Saint-Quentin en Picardie l'an 1609 , entra fort jeune dans l'Ordre de Saint-Benoît où il ne s'occupa que de la prière et de l'étude. Il eut la direction de la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Germain-des-Près à Paris, où il mourut au mois d'avril l'an i685 , âgé de 76 ans. Les ouvrages qu'il a publiés sont : i ° Sainte Barnabœ epistola grœce et latine, Hugonis Menardi nolis iïlusirata , Parisiis i645. 2° hanfranci Cantuariensis Episcopi opéra , Parisiis , chez Billaine , 1648 , in-fol. , avec des notes et d'autres monumens ; savoir , chronicon Beccense ; B. Helluini et quatuor priorxim ; Beccensium Ahhalum ; S. item Augustini Anglonmi Apostoli vita ; duo de Eucharistia tractatus , Hugonis Lingolnensis Episcopi , et Durandi abbatis Troarnensis / adversiis Berengarium. 3° Indi— culus asceticorum quœ inter Pa~ trum opéra reperiuntur ab As"
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cetaBcnedictino digeslus , Paris ; chez Billaine, i648et 167 1 , in-4".
Cette seconde édition est beaucoup plus ample que la première.
4° Venerahilis Guiberd, Abbatis de Novigento , opéra omnia , cum ûppevdice , additmnentis variorum opusculorum , notis et obsen>ationibns D. Lucœ d'Acheri, ibid. , i65i , in-fol. 5° Régula Solitariorum, sive exercitia quibus ad pietatem et ad ecclesiastica nmnia candidatos instiliiebat secido circiter IX Grimlaicus Sacerdos ; édita à D. Luc d'Acliéri, ciim notis et observationibus quibus quœ in hujus autoris obscura occurrunt, elucidantur ; Paris, chez Edm.
Martin, i653 , in-12. 6" Acta sanctorwn ordinis S.-Denedicti, in seculorum classes distributa. Dom Luc d'Achéri ramassa les monumens nécessaires à la composition de cet ouvrage , et D. Mabillon le publia , et y joignit des notes et des observations. Le premier siècle et le sixième depuis Jésus-Christ parurent à Paris chez Billaine , 1668, fol. Le deux et le septième depuis Jésus-Christ, chez Savreux , 166g, fol. Le trois et le huit depuis Jésus-Christ , chez Billaine , 1672 , fol. , 2 vol. Le quatre et le neuf depuis Jésus- Christ, ibid. , 1677 et 1680, fol. , 2 vol . Le cinq et dix depuis Jésus- Christ , chez Martin , i685 , fol.
Le six et le onzième depuis Jésus- Christ , chez Charles Robustel , 1701 , fol. , 2 volumes 7° Veterum aliquot scriploruin qui in Galliœ biblivthecis delituerant,
ACH maxime Denediclinorum , spici- Icgium, treize vol. in-4'' qui parurent à Paris chez différens imprimeurs, depuis l'an i655 jusqu'à l'an 1677. ^^ ^ ^^^ réimprimé à Paris chez Montalant en 1723 , in-fol. 3 volumes, par les soins de M. de La Barre qui a donné un ordre aux pièces du recueil et y a ajouté quelques notes. Le livre de cette seconde édition est : Spicilegium , sive coUectio veterwn aliquot scrip— torum qui in Galliœ bibliolhecis delituerant olim , editum opéra ac studio. D. Lucae d'Achéri, etc.
nova editio priori accuratior , et infmitis prope meîidis adjidem nianuscrip. eodd. quorum varias lectiones, V. C. Steph. Baluze,flc R. P. D. Edm. Martène collègerunt, expurgataper Lud. Franc.
Jos. de La Barre, Tornaccensem .
Il y a à la tète de chaque volume d'excellentes préfaces qui font connaître les monumens qu'il renferme , et à la fin du dernier volume on trouve trois tables générales de tout le recueil ; la première des traités ,1a seconde des choses, et la troisième des monumens ; le tout selon l'ordre chronologique. Ce recueil renferme un très-grand nombre d'ouvrages d'auteurs , d'actes et de canons des conciles , d'histoires , de chroniques , de vies des Saints , de lettres , de poésies , de chartes et d'autres pièces qui n'avaient point encore paru. Magna Bibliolheca ecclesiastica , pag. 54- D. Le Cerf, Biblioth. des Auteurs de la Congrc'gationde S. Maur , pag. I et suiv.
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ACHEUL (saint), Sanctus Acheolus , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin , située près de la ville d'Amiens en Picardie. C'était la plus ancienne église du diocèse. Elle fut bdtie par S. Firniin, premier évèque d'Amiens , au quatrième siècle ; et c'a été l'église cathédrale jusqu'au commencement du septième siècle qu'elle a été trans-i férée dans la ville par saint Sauve. Ce n'est que vei'S la fin du onzième siècle que Rorico , évèque d'Amiens , établit une communauté de clecrs dans l'église de Saint- Acheul. Les chanoines réguliers de la congrégation de France possédaient cette abbaye depuis l'an 1637. Elle sert d'asile aujourd'hui à de vénérables ecclésiastiques qui s'y livrent entièrement à l'instruction et à l'enseignement de la jeunesse. Gallia Christ. , t. 10, col. i325, nov. edit.
ACIIIAB , neveu du grand Hérode , et gouverneur d'une des forteresses de Jérusalem. Il empêcha qu'Alexandra , mère de Mariamne , ne se saisît des forteresses de Jérusalem pendant qu'Hérode , son oncle , était malade à Samarie. Il empêcha aussi ce prince de se tuer lui-même , et résista à deux mille hommes armés contre lui (Joseph. Antiq. , liv. i5 , ch. 9 , p. 53i ; liv. 17 , ch. g, p. 599, et ch. 12 ,p. 607.)
ACHIAS (hèhr., frire du Seigneur), fils du grand prêtre Achitob , et son successeur dans le souverain pontificat. ( i . Rrg.
chap. i4 , V. 3.)
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ACHIAS , garde des trésors du Temple sous David. ( i . Par. , cap. 26, V. 20. )
ACHIAS, fils d'Hesrom, de la tribu de Juda. (1. Par. , cap. 2, V. 26. )
ACHIAS , fils de Naaman , de la tribu de Benjamin. ( i . Par. , cap. 8, V. 7.)
ACHILLAS (saint), prêtre, catéchiste, et enfin évèque de l'église d'Alexandrie , éclaira cette église par l'éclat de sa doctrine et de sa piété sur la fin du troisième et au commencement du quatrième siècle. Il succéda à saint Pierre, évèque d'Alexandrie , et mourut l'an 3 1 3. Les Martyrologes d'Adon , d'Usuard et le Romain marquent sa fête au 7 novembre. (Baillet, t. 3, 7 novembre.)
ACHILLÉE , diacre , martyr de Valence en Dauphiné , et compagnon de saint Félix, aussi martyr de la même ville. ^oj\ Félix, martyr de Valence.
ACHIM , fils de Sadoe , père d'Éliud , de la tribu de Juda et de la famille de David. Achim est nommé dans la généalogie de Jésus-Christ. {Mat th. , ch. i , V. 14.)
ACHIMAAS (he'br. , frère du conseil) , fils du gTand prêtre Sadoe. Il succéda à son père vers l'an du monde 3ooo , sous le règne de Salomon , et servit utilement David durant la guerre d'Absalom , en lui révélant Li résolution qui avait été prise dans le conseil de, ce fils rebelle.
Il porta aussi à David la première
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nouvelle de la défaite du parti d'Absalom. Azarias lui succéda dans la suprême sacrificature.
(2. Reg. c. i5, V. 27 et seq. ; cap. 17 , V. 17. ; cap. 18 , v. 19 et seq. )
ACHIMAM ( hébr. , frère préparé ou de la droite), géant de la race d'Énach. (Num., c. i3, 23.)
ACHBIÉLECH (hébr. , 771011 frère roi ou frère de mon roi ) , fils d'Aclîitob et frère d'Achia , auquel il succéda dans la grande sacrificature. Il est nommé Abiathar dans saint Marc. Saùl le fit mourir pour avoir donné innocemment des pains et une épée à David fugitif, lorsqu'il passa par Nobé , où Achimélech demeurait avec les autres prêtres auprès du Tabernacle qui y était alors. Ceci arriva l'an du monde 2944 ; avant Jésus-Christ io56. ( I. Reg. cap. 20 ; i et seq.
Marc. , cap. 2, v. 26. )
ACHMOTH (hébr. , frère de la mort ou f/-ère mort) , fils d'Helcana. (i . Par., c. 6, v. 25.)
ACHINOAM (hébr.) , la beauté eX r agréine7it dufre7^e, fille d'x4chimaas et femme de Saiil.
(i. Reg.\ c. 14, V. 5o.)
ACHIN0-4JM , seconde femme de David et mère d'Amnon.
ACHIOR (hébr. , /rè/r de la lumière) , de la ville et de la tribu de Nephtali , ami et parent de Tobie , avec lequel il fut conduit àNinive par Salmanasar. ( Tob.f c. II, V. 20.)
ACHIOR , général des Ammonites qui amena des troupes auxiliaires à Holofernes , lois-
ACH qu'il allaiten Egypte. Holofernes s'étant informé quels étaient les liabitans de Béthulic , étonné de ce qu'ils lui avaient fermé les portes de leur ville, Achior, chef des Ammonites , lui raconta leur histoire, ajoutant que s'ils étaient innocens et sans ci-ime , Dieu ne manquerait pas de prendre leur défense et de les rendre invincibles. Ce discours irrita Holofernes jusqu'à la fureur. 11 fit conduire Achior à Béthulic pour être enveloppé dans sa ruine , à ce qu'il prétendait vainement , puisqu'ayant été tué lui-même par Judith , Achior lui survécut et embrassa le j udaïsme . {Judith, c. 5, V. 5 et seq.^ c. 14, v. 6.)
ACHIRAjNI ou AHIRAM (héb., Vélévatio7i du f^eré) , chef d'une des grandes familles de la tribu de Benjamin au temps de la sortie d'Egypte. (Num. , c. 26, V. 38).
ACHIS (hébr. , cela est ainsi ou co77777ient cela est-il? ) , roi de Gethh , chez qui David se retira et des mains duquel il échappa en contrefaisant l'insensé. ( i . Reg.
ACHISAMECH (hébr. , frère de lafe7 777etéo\xde l'appui), père d'Ooliab , ce fameux ouvrier qui fut employé par Moïse à la construction du Tabernacle dans le désert. [Exod., c. 3i,v. 6.)
ACHITOB , premier fils de Phinées II et petit -fils du grandprêtre lléli. Son père Planées ayant été tué lorsque l'arche du Seigneur fut prise par les Philistins, il succéda à Héli, son aïeul , et il eut pour successeur
ACH
Achia son fils. (i. Beg. , c. 4 ,