Paschase au cinquième concile général
tËGIDIUS, espèce d'anabatiste qui parut à Aix-la-Cliapelle sur la fin du seizième siècle , et qui fut condamné à mort à Anvers. 11 n'a point fait de secte particulière.
^LAM, fils de Sem , eut sou ])artage à l'orient du Tigre et de l'Assyrie , au nord et à l'orient des Mèdes. La capitale de ce pays était Elymaïde. ( Gen. , c. 10 , v. 22. ) Dès le temps d'Abraham , Chodorlahomor , roi des Elamites , était un des rois ligués contre Sodome. ( Gen. , chap. i4- ) Jérémie fait des menaces terribles contre Elam, qui eurent apparemment leur efïel lorsque Nabuchodonosor assu-.
jétit ce royaume. Josephe croit que les Perses sont les mêmes que les anciens Elamites , ou du moins qu'ils en sont une branche. (Joseph., Anliq. , 1.32, c. 7, pag. 14.) Les armes des Elamites étaient surtout l'arc et les flèches, {fsaïe , c. 22, v. 6.)
\EN, autrement AIN. Ce loiv nie siyniHe une fontaine , et se trouve dans plusieurs noms de ville. Celle dont il s'agit ici est la même que Béthanin , à quatre milles d'Hébron et à deux milles de Thérébinthe , selon Eusèbe. ( i. par. , c. 4, v. 32. ) Elle fut d'abord donnée à la tribu de Juda , et ensuite à celle de Siméon. {Josué, c. i5, v. 3i . )
iENEAS GAZ^US, était philosophe platonicien. Il embrassa la religion chrétienne vers l'an 487. Il raconte qu'il avait entendu parler distinctement les confesseurs d'Afrique , à qui Hunneric, roi des Vandales, avait fait couper la langue. Il composa en forme de dialogue un Traité sur V immortalité de l'âme et la résurrection des corps , qu'Ambroise Camaldule a fait imprimer en latin à Bdle en i5i6 , et qui a paru depuis en grec et en latin dans différentes éditions avec la version de Wol- Aus et les notes de Gaspard Barthius. Bâle^ i56o. Leipsick , i768,in-4°- Cave , Dupin, cinquième siècle.
iENÉE DE Paris. Voj. Énée.
iENEAS SYLYIUS. Fojez Pie 11.
AEN-GANNIM, ville de la tribu de Juda. {^Josué , c. i5, V. 34.)
^NGUS ou ENEE , tirait son origine des rois d'Ultonie , province du royaume d'Irlande où il eut , vers la fin du huitième siècle , le surnom à' Hagiogra— phus , à cause des soins qu'il s'était donnés pour éciire les vies
des Saints. Il existe encore en manuscrit un Martyrologe de sa façon dont on fait cas, et qui est également écrit en vers irlandais. On l'appelait aussi Ceildé ou Colideus , à cause de sa grande ferveur dans le service de Dieu. Dans sa jeunesse , il se fit moine au monastère de Cluain- Enach en Langenie , et il devint célèbre par sa science et sa piété sous la discipline de Mélathgène , abbé de cette maison , lequel mourut en 767 . On croit avec beaucoup de probabilité qu'jEngus lui succéda ; mais l'amour de la solitude le porta à se retirer dans un désert près de Cluain- Enach , qui du séjour qu'il y avait fait retint depuis le nom de désert d'jEngus. Il y demeura plusieurs années , pratiquant les plus grandes austérités. Mais aussitôt qu'il fut instruit du bruit que faisait l'éclat de ses vertus , voulant éviter jusqu'aux moindres apparences de vaine gloire , il abandonna ces cantons-là , et déguisant son nom et son habit, il se rendit à l'abbaye de Taulaught près de Dublin , laquelle était gouvernée alors par l'abbé Melruan qu'il pria instamment de le recevoir en qualité de frèrelai. Cette grâce lui ayant été accordée , il passa sept ans dans les fonctions les plus pénibles de cet état avec une satisfaction incroyable. Un pur accident le découvrit enfin à l'abbé qui le reçut incontinent comme un ami digne de toute sa tendresse et de sa confiance. Ce saint hommf mourut le 11 mars; maisleMar-
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tyrologc n'annonce pas l'année ; il marque seulement que c'était un vendredi ; d'où l'on peut conjecturer que ce fut l'an 8ig , 824 ou 83o , parce que dans ces années -là le vendiedi tomba le 1 1 mars. Quoique cet abbé ait été décoré du nom d'évèque , on ne sait pas de quel endroit il le fut ; probablement cette dignité était attachée à l'abbaye qu'il gouverna suivant l'usage des premiers temps , après la conversion de l'Irlande où ces noms d'évêques et d'abbés étaient presque synonymes , parce que ces sortes d'ablaés recevaient effectivement la consécration épiscopale. Les écrits de cet auteur roulent presque tous sur les actions des Saints de son pays. Le Martyrologe déjà nommé , et qu'il a intitulé Festologe , ne renferme que les Saints du premier Ordre , ou , comme il les appelle , les Princes des Saints, dont il a assigné un pour chaque jour du mois ; mais il a ajouté ensuite ,lui ou quelque schollaste , des notes ou commentaires à ce Festologe , dans lesqjiels il s'étend davantage sur les vertus et le mérite particulier de ces Saints. Pour remédier aux omissions cpi'il avait faites dans ce Festologe , il entreprit uti autre ouvrage en prose beaucoup plus étendu , dans lequel il fut aidé par l'abbé Melruan. C'est aussi pour cela qu'il porte le titre de Martyrologe d'AEngus et de Melruan. Il y comprit nombre de Saints de toutes les nations et de tous les siècles jusqu'à son
/EN temps. Mais le nom ordinaire de cet ouvrage est , Martyrologe de Taulaiight , à cause qu'il fut composé dans ce lieu par ces deux saints religieux. jEngus écrivit aussi, de Sanctis Hiberniœ , lib. 5. Le premier livre fait mention en trois chapitres des Saints de différens Ordres ou classes. Le premier chapitre comprend environ trois cent quarante-cinq évêques ; le second , deux cent quatre-vingt-dix-neuf prêtres ou abbés, et le troisième , soixantedix-huit diacres , qui tous ont été éminens parleur sainteté. Le second livre est intitulé , Livre des Homonomies et comprend tous les saints qui ont porté le même nom ou surnom. Il est divisé en deux parties : La première renferme en cinquante chapitres touslesliommes saints ; et la deuxième qui n'est que de douze chapitres, traite des Saintes du même nom. Le troisième livre est intitulé , Livre des Enfans ou des Fils, et est partagé en trois classes. La première comprend plusieurs Saints, fils, descendus du même père commun.
La seconde contient les fils uniques d'un père, cliacuu desquels est appelé le fils de tel père sans aucune mention de son nom propre. La troisième classe renferme plusieurs filles célèbres par leur sainteté , descendues d'un même père. La quatrième classe est composée de la généalogie maternelle d'environ deux cent dix Saints d'Irlande. La cinquième classe enfin est en forme de litanies ; on y invoque, dans une
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longue suite de prières quotidiennes, c[uclques compagnies de Saints qui ont été , ou camarades d'écoles sous le même maître , ou qui se sont réunis en société sous le même chef pour étendre la foi parmi les infidèles , ou qui ont été enterrés dans le même monastère , ou qui ont vécu en communion dans la même église , ou qui enfin ont été liés ensemble par d'autres engagemens semblables. Cet auteur écrivit encore l'Histoire du vieux Testament en vers fort élégans qu'il distribua eu plusieurs parties en forme de prières , et quelqu'un lui attribue aussi le psautier nommé Na-rann , qui est un recueil en prose et en vers latins et irlandais concernant les affaires d'Irlande. More ri , édition de 1759.
AENXON ou ENNON, lieu près de Salim sur le Jourdain où saint Jean baptisait. Eusèbe le place à huit milles de Scytho— polis vers le midi. (Joa/j. , c. 3, v. 23.)
.EQUA ou ^QUANA, ville ancienne des Picentins en Italie entre Sorrento et Stabia, qu'Abraham Ortelius a confondue avec jËcana. Elle est sur un golfe qui paraît avoir été formé pour le plaisir de la vue , et pour le délassement de l'esprit. On y voit encore des ruines des palais des anciens empereurs , et des maisons de plaisance qu'y avaient bâties les grands de l'empire. Les Goths l'ayant presque renversée , le roi Charles 11 y fit toustriiire une nouvelle viî?c