‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 2)Chapitre 114 sur 275 · M. CHOL · texte numérisé non relu

M. CHOL

Jules Chol naquit à Saint-Étienne, diocèse de Lyon, le 23 novembre 1829. Après avoir terminé ses premières études au petit séminaire de Paris, il entra à Issy le 10 novembre 1845, puis au séminaire de Saint-Sulpice en octobre 1847. Il ne put y rester longtemps, ayant été presque aussitôt appelé par ses supérieurs ecclésiastiques à l'École des Carmes, afin d'y prendre les grades et se préparer ainsi à l'enseignement, pour lequel on lui reconnaissait une aptitude spéciale. Mais ayant depuis longtemps conçu le désir et formé le projet d'entrer dans la Compagnie de Saint-Sulpice, il en obtint la permission, fit sa théologie et aussitôt après sa Solitude. Au mois d'octobre 1854, il fut chargé de professer à Issy le cours de sciences, cours qu'il dut interrompre et reprendre plusieurs fois, à cause de sa santé. On crut pouvoir, en 1860, l'envoyer faire les fonctions d'économe au séminaire de Bordeaux; mais au mois de janvier 1861, M. Chol fut repris d'un nouveau crachement de sang, à la suite duquel il dut se re-

poser et enfin passer l'hiver à Pau. Il se disposait à rentrer au séminaire de Bordeaux pour y vivre en la compagnie de ses confrères, hors de laquelle il se regardait, disait-il, comme un exilé, lorsqu'il fut surpris par un nouvel accident. Ce n'est qu'avec beaucoup de peine qu'il put être transporté à Bordeaux, où il arriva le 27 avril, et mourut le 3 mai 1862, âgé de 32 ans.

1. — Lectures graduées à l'usage de l'enfance, sur les merveilles de la nature, les événements les plus remarquables de l'histoire de la France et les principales fêtes de la Religion; Lyon et Paris, Périsse frères, in-12 de iv- 200 pages. Cfr. Bibliographie catholique, t. XI, p. 324.

Pierre-François Féret, né le 6 août 1797, à Aufferville, diocèse de Coutances, entra sous-diacre au séminaire de Saint- Sulpice en octobre 1819. Après sa Solitude, il fut envoyé au séminaire de Nantes, où il est resté jusqu'à sa mort, arrivée le 23 janvier 1863. Il professa d'abord et longtemps l'Écriture- Sainte. En 1844, il remplaça durant une année M. de Courson, Supérieur du séminaire de philosophie. Enfin, au mois de juillet 1850, il succéda à M. Morel, supérieur du grand séminaire de Nantes, mort le 3 janvier précédent. — V. Notice sur la vie et la mort de M. l'abbé Féret, Supérieur du grand séminaire, Vicaire général et Chanoine honoraire du diocèse de Nantes (par l'abbé Julien-Stanislas Allard, chanoine); Nantes, imprimerie M. Bourgeois, 1863, in-12, pp. 43. On y trouve aussi : Lettre circulaire de M"v l'Évêque de Nantes ( Antoine -Mathias- Alexandre Jaquemet) au clergé de son diocèse (sur la mort de M. Féret), datée d'Agen le 25 lévrier 1863.

1 . — Plan d'une vie sacerdotale, ou Bèglement de vie pour un jeune prêtre ; in-8" lithographie, pp. iv-134. — Nantes, Mazeau, libraire-éditeur, 1866, in-18, pp. 256. — M. Bran-

206 BIBLIOTHÈQUE SULPIGIENNE

chereau, Supérieur du grand séminaire d'Orléans, a été l'éditeur de cet opuscule. Voici un extrait de la Préface : — « Dans le cours des années 1838 et 1839, quelques élèves du grand séminaire de Nantes, au nombre desquels se trouvait M. l'abbé Baudry, mort évêque de Périgueux, conçurent le projet de mettre par écrit, pour leur usage, les principales règles de la perfection sacerdotale... M. Féret, un des directeurs de la maison, qui devait, quelques années plus tard, succéder comme supérieur à M. Morel, les encouragea et les dirigea dans ce travail. Ainsi fut rédigé le Plan d'une vie sacerdotale. Œuvre toute personnelle et toute intime, dans la pensée des auteurs, cet écrit n'était point destiné à la publicité. Néanmoins, d'après l'avis d'ecclésiastiques graves et pieux, à qui il fut communiqué, et qui crurent que la diffusion en serait utile, on en donna une édition autographiée. Mais l'édition, tirée à un petit nombre d'exemplaires, ne tarda pas à s'épuiser; et depuis longtemps il était devenu impossible de se procurer cet ouvrage. C'est pour répondre à de nombreuses instances que nous nous sommes décidés à le faire imprimer ».

2. — Examens particuliers pour une retraite d'ordination. Dans l'édition qu'il a donnée des Examens particuliers de M. Tronson (Paris, Roger et Ghernoviz, 1894, in-12), M. Branchereau a publié sept Examens pour une retraite d'ordination, « dont le fonds est de M. Féret » (Préface, p. vu). Voir l'article Tronson, t. I, p. 137, 138.

Page 1