‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 2)Chapitre 117 sur 275 · M. HELLY · texte numérisé non relu

M. HELLY

Jean -Antoine Helly naquit le 21 décembre 1797 à Gras, commune du canton de Bourg- Saint- Andéol (Ardèche). Il commença son cours de théologie au séminaire de Viviers en octobre 1817, et y devint ensuite professeur de philosophie. De là, il alla faire sa Solitude, et l'année de son noviciat étant expirée, il fut envoyé professer le dogme au séminaire

d'Avignon, lorsque ce séminaire eut été rendu à la Compagnie, en 1823. M. Helly y prit l'enseignement de la Morale en 1829, et en 1832 il en fut nommé Supérieur. Après sept ou huit ans d'une vie toute d'abnégation et de dévouement, il dut prendre un repos complet. 11 passa quelque temps à Rome, où les médecins l'avaient envoyé, revint en 1846 au séminaire de Saint-Sulpice, et quoique faible encore, alla, au mois de mars 1848, prendre la direction du séminaire d'Angers. En 1849, l'évêque le choisit pour être un de ses théologiens au concile provincial de Rennes. Une attaque de paralysie dont il fut frappé à la fin de février 1856 lui enleva l'usage de la parole tout en lui laissant l'usage de sa raison. C'est dans cet état qu'il passa les dernières années de sa vie, résidant tantôt à Paris, et tantôt à Viviers. Il mourut au séminaire de Saint-Sulpice le 18 juin 1863, et fut inhumé dans le cimetière de Lorette, à Issy.

1. — Notice sur M. de Lantages, en tête de l'édition du Catéchisme de la foi et des mœurs chrétiennes, donnée à Paris en 1851, in-8e. Voir l'article Lantages, n° 3, t. I, p. 98, 99.

A. — Explication dir Règlement; Explication de la Méthode d'oraison, 2 in-12. Manuscrits de la Ribliothèque du séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, n. 3681-2.

Etienne-Laurent Carbon, né à Compiègne, alors du diocèse d'Amiens, le 18 février 1785, fit ses premières études à Paris. Il était sur le point d'entrer au séminaire Saint-Sulpice, lorsqu'on l'invita à professer dans l'institution formée par les soins de M.Duclaux, rue Notre-Dame-des-Champs; institution dirigée alors par M. Liautard, et devenue depuis le collège Stanislas : c'était en 1805. M. Carbon y enseigna successivement les diverses classes jusqu'aux plus élevées, avec un succès qui lui acquit l'estime et l'affection des vénérables

ecclésiastiques qui dirigeaient alors cette maison. Ils eussent bien voulu se l'associer, mais le 10 octobre 1811, M. Carbon entra au séminaire de Saint-Sulpice, dont il avait déjà pendant quelque temps suivi les cours, et où il avait reçu la tonsure cléricale. En même temps qu'il complétait ses études de théologie, il professait aussi la philosophie. Au mois d'octobre 1813, il fut chargé d'enseigner la théologie dogmatique. Il reçut la prêtrise le 18 décembre de cette même année, et s'agrégea alors au diocèse de Paris. Lorsque, au mois d'avril 181 i, les prêtres de Saint-Sulpice rentrèrent au séminaire dont ils avaient été brutalement expulsés, M. Carbon, qui y professait, s'adjoignit à eux, fut admis dans la Compagnie, et continua d'enseigner le dogme jusqu'à la fin de l'année 1816-

Envoyé comme supérieur au grand séminaire de Bordeaux en octobre 1817, il le gouverna pendant neuf ans avec sagesse, et se concilia la confiance de l'éminent prélat Msr D'Aviau, non moins que l'estime et l'affection des séminaristes et du clergé. En 1826, il fut appelé à Paris pour être directeur du séminaire de Saint-Sulpice, à la place de M. Garnier, élu supérieur de la Compagnie. L'état d'infirmité où celui-ci fut réduit durant les années qui précédèrent sa mort fit que, pendant tout ce temps-là, M. Carbon eut à gouverner le séminaire et même la Compagnie de Saint-Sulpice, dont il fut nommé secrétaire général dans l'Assemblée tenue en 1836.

Au mois d'octobre 1862, sentant diminuer ses forces, il obtint d'être déchargé des fonctions de premier Directeur. 11 continua cependant à suivre tous les exercices de la Communauté et à rendre les services qui étaient en son pouvoir. Enfin, après plusieurs alternatives de maladie et de convalescence, il rendit paisiblement son âme à Dieu, le 25 juin 1863, à trois heures de l'après-midi.

A. — Il est auteur des circulaires nécrologiques annonçant la mort de MM. Arondineau, De Courson, Garnier, Laval, Liotard, Sauvage du Chatillonnet, Taxi, Thavenet.

B. — Mémoire présenté à M^r D'Aviau, Archevêque de Bordeaux, sur l'ouvrage intitulé : « Vie et Révélations de la sœur

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