M. VINCENT
Denis-Louis-Arsène Vincent, né à Privas (Ardèche), le 13 novembre 1813, fut admis à la Solitude en 1837, après qu'il
eut terminé son cours de théologie au grand séminaire de Viviers, où il était entré le 9 octobre 1830. En 1838, il alla professer la philosophie au séminaire de Bourges. De là, en 1843, on l'envoya professer le dogme au séminaire de Clermont. Enfin, il passa en 1852 au séminaire de Lyon, et il y enseigna la morale jusqu'à la fin de sa carrière. 11 mourut subitement, frappé d'une attaque d'apoplexie, dans une rue de Lyon, le 5 janvier 18G9 (V. Semaine religieuse de Lyon, janvier 1869, p. 142-144. Semaine religieuse de Clermont, janvier 1869, p. 531-535, art. signé, L'abbé G. Chardon).
1 . — Le pieux Ecclésiastique en voyage ; Lyon, Lambert-Gentot, 1854, in-18, pp. 372. — Manuel du pieux Ecclésiastique en voyage; nouvelle édition; Paris, Berche et Tralin, 1884, in-32, pp. 425. Permis d'imprimer de l'évêque de Coutances. Cette édition ne diffère de la précédente que par le titre. — Le pieux Ecclésiastique en voyage ou en pèlerinage ; Tulle, imprimerie de J. Mazeyrie, sans date, in-32, pp. 413. On lit sur la couverture : « 5° édition, Paris, Boger et Chernoviz », et au verso du faux titre : « Tous droits réservés pour les additions et changements propres à cette édition ». Imprimatur de l'Évêque de Tulle. L'auteur de ces additions et changements est M. Charles Tardif, mort directeur au grand séminaire de Tulle.
2. — Tractatus de verâ Religione, ad usum Seminariorum, auctore A. V., Sacrœ Théologie Professore; Parisiis, apud J. Leroux et Jouby, 1858, in-12, pp. iv-316. — Bibliographie catholique , juin 1860, t. XXIII, p. 506, 507, art. signé, C. Poussin.
A la page 49, l'auteur, exposant le système de l'indifférence dogmatique en matière de Beligion, emprunte de confiance au cardinal Gousset (Théologie dogmatique, t. I, n. 484), qui le dit effectivement tiré de « L'Emile », un soi-disant passage de Bousseau, dont la paternité revient en fait à l'abbé de La Mennais. Celui-ci ayant aussi à exposer l'Indifférentisme, le fait d'une manière éloquente, sous forme de discours placé dans la bouche du système, ou plutôt de ceux qui le soutiennent, et il place des guillemets en marge,