M. CADUC
dit M. Caduc; mais tout cela se borne aux villes que traversent les malles-postes; les campagnes sont privées de ces avantages : ceux qui attendent des lettres les envoient euxmêmes chercher aux bureaux de direction et y portent celles qu'ils ont à envoyer. H n'y a que les communes commerçantes qui envoient une ou deux fois par semaine un exprès au bureau : ces messagers prennent les lettres de tout un canton et les gardent jusqu'à ce qu'ils rencontrent quelque habitant de la commune où se trouvent les destinataires. C'est ainsi que cette année même, un curé du diocèse de Bordeaux n'a reçu une circulaire de Monseigneur que trois mois après le jour où elle avait été mise à la poste. C'est malheureux, reprit le courrier; mais il n'est pas possible d'envoyer des facteurs dans toutes les communes et leur traitement exigerait une somme trop forte. C'est très possible, reprit M. Caduc : un facteur peut desservir plusieurs communes, et leur traitement ne coûterait rien à l'État. On n'a qu'à frapper d'une taxe de dix centimes toute lettre portée par les facteurs ruraux, les destinataires seront bien contents de payer cette modique somme afin de recevoir immédiatement leurs lettres, et ce dixième payé par chaque lettre fournira de quoi payer le facteur. Le courrier lui repartit : Vous avez raison, et comme je suis très bien avec un des plus hauts employés de l'administration, je lui parlerai de ce qui se passe dans les campagnes et du moyen que vous m'indiquez pour faire cesser ces fâcheux inconvénients. Quelques mois après parut l'ordonnance accueillie avec tant de satisfaction par les campagnes, qui établissait des facteurs ruraux et frappait d'un décime toute lettre portée par eux. »
A. — Le Cabinet des Manuscrits du séminaire Saint-Sulpice de Paris (n° 138) possède 2 volumes autographes de M. Caduc, contenant : T. I, les traités De Fide, Conscieniiâ, Legibus, Justifia, Simoniâ; t. II, De Ivregularitatibus, De Censuris, De Matrimonio. D'amples fragments de son excellent traité de la Foi ont été insérés dans les dernières éditions de la Théologie dite de Toulouse.
B. — A la Solitude, on conserve en quatre forts cahiers le
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grand travail de M. Caduc sur M. Mollevault, travail que ses maladies ne lui permirent pas de mettre en état de voir le jour. V. Préface de la Vie de M. Mollevault, par M. Gamon, p. n-v.
Joseph Chambon, né le 11 octobre 1807 à Auzelles, diocèse de Clermont, entra au séminaire de Montferrand le 30 octobre 1829. Il exerça d'abord pendant deux ans le ministère paroissial en qualité de vicaire dans la paroisse de Notre- Dame-du-Port, à Clermont. Admis à la Solitude en 1833, il fut, en 1834, envoyé à Toulouse exercer la fonction d'économe, qu'il échangea, en 1836, contre celle de professeur de Mathématiques et de Sciences. Dix-sept ans après, on le nomma supérieur des Philosophes au séminaire d'Autun, et il alla exercer le même emploi à Rodez au mois d'octobre 1865. Enfin, il retourna à Toulouse en 1869 comme économe et directeur du séminaire, avec charge de présider les exercices religieux propres aux Philosophes. 11 mourut à Clermont- Ferrand pendant les vacances, le 14 août 1873.
1 . — Traité élémentaire de Chimie, suivi des Questions du programme du baccalauréat sur la Chimie, avec les renvois aux pages du traité où se trouvent les réponses; par l'abbé Chambon, Professeur de chimie et de physique au grand séminaire de Toulouse; Toulouse, chez Delsol, libraireéditeur, 1844, in-12, pp. 479. — Seconde édition, revue et mise à la hauteur des progrès de la science; Toulouse, Léopold Cluzon, 1849, in-12, pp. 380.
2. — Eléments d'Astronomie physique, suivis des questions du programme pour le baccalauréat sur l'Astronomie, par l'abbé Chambon, Directeur et Professeur de Physique au grand séminaire de Toulouse; Toulouse, Douladoure, 1847, in-12, pp. 176.
A. — Introduction à l'Écriture -Sainte; 14 cahiers de