M. BARBARIN
Indécis sur le choix d'un état, il travailla d'abord quelque temps dans une étude de notaire; ensuite, sous l'inspiration de la grâce et d'après les conseils d'un pieux ecclésiastique, il voulut consacrer sa vie à l'Église dans le sacerdoce, et il alla faire sa théologie au séminaire de Saint-Sulpice, où il entra le 10 octobre 1837. Quand il l'eut terminée, en 1841, il entra à la Solitude, et le 6 mai 1842, il fut envoyé à Montréal. Successivement professeur de rhétorique et de philosophie au petit séminaire, chargé des cours de dogme et d'Écriture- Sainte au séminaire de théologie; employé à divers ministères de la paroisse, il s'appliqua, surtout dans ces derniers emplois, à l'instruction des enfants, au développement des bonnes œuvres, à la direction du chant. Ses connaissances en musique, les rares aptitudes qu'il avait montrées pour cet art dès sa jeunesse, et le bel organe qu'il avait reçu de Dieu, l'aidèrent beaucoup à relever la majesté des cérémonies religieuses. Entre autres travaux de ce genre, il adapta à un Gloria in excelsis la Marche du désert de Félicien David, pour représenter la marche des Mages, au jour de l'Epiphanie. M. Barbarin resta trente-deux ans au Canada. En 1874, son supérieur, voyant sa santé altérée par le travail, l'envoya en France prendre un peu de repos dans sa famille. Après quelque temps de séjour à Marseille, il voulut visiter l'abbaye des Prémontrés à Frigolet, près de Tarascon. C'est là qu'il fut surpris par une maladie qui l'emporta le 14 mars 1875.
Quand il était à Montréal, M. Barbarin se donna, pendant deux ans, beaucoup de peine pour L'Echo du Cabinet de lecture paroissial. Non seulement il corrigea avec soin toutes les épreuves, mais encore il rédigea avec beaucoup de tact et d'intelligence la Chronique de la quinzaine.
V. L'Abbé de Barbarin; Montréal, 1875, in-12, pp. 41. Probablement par M. Desmazures,