‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 2)Chapitre 157 sur 275 · II · texte numérisé non relu

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meura jusqu'en 1858. Le voisinage du collège Saint-Charles lui donnait l'occasion d'y faire de fréquentes visites. MsrGross. archevêque actuel d'Orégon, qui y était alors élève, raconte que M. Vérol était un grand ami des écoliers. Il ne tarissait pas en histoires, en bons mots, el son rire éclatant se communiquait aisément à tout son entourage. Tel il était alors, tel il demeura lorsqu'il devint évêque, toujours aimable et gai, toujours zélé et dévoué.

M^r Hughes, Archevêque de New-York, voulait le mettre à la tête du séminaire qu'il allait fonder, lorsque, sur la demande d'autres évêques, M. Vérot fut nommé Vicaire Apostolique de la Floride. Son sacre eut lieu à Baltimore le 25 avril 1858. Le nouvel évêque fut à la hauteur de la rude tâche qu'il avait à remplir. Visites pastorales, prédications incessantes, lettres pastorales éloquentes, appel aux prêtres zélés des autres parties des États-Unis, construction de plusieurs nouvelles églises, tels sont les moyens qu'il employa pour ressusciter et ranimer l'esprit de piété et de religion presque éteint dans cette contrée. Par ses écrits, il fut encore l'un des premiers à révéler les grandes ressources matérielles de la Floride, et par là il provoqua l'immigration dans ce pays jusque-là délaissé.

Le 14 juillet 1861, Msr Vérot fut transféré au siège épiscopal de Savannah en Géorgie, diocèse suffragant de Baltimore, mais sans cesser d'administrer le Vicariat apostolique de la Floride. La guerre civile qui éclata entre le Nord et le Sud des États-Unis, et qui dura quatre ans (1860-1864), fut pour l'Amérique une source de calamités et de tribulations; mais M§r Vérol ne perdit pas courage. Comme on l'a dit avec raison, il fit siens les intérêts les plus chers des habitants du Sud. Il les consola dans leurs désastres, soulagea leurs misères, se fit l'avocat de leur cause, et répandit partout les bienfaits de la Religion. Au jugement de M. Clarke, son Discours sur l'Esclavage, prononcé à Saint-Augustin en 1861, « forme un des traités les plus érudits et les plus complets sur cette matière ».

Mer vérot ne brilla pas moins par son érudition au second

concile piénier de Baltimore, en 1866, et quatre ans après au concile œcuménique du Vatican. A son retour de Rome, Saint-Augustin fut érigé en évêché. Le Pape ayant laissé à j\[gr vérot la liberté d'opter pour ce siège, le zélé prélat laissa à M^r Persico le siège de Savannah, et prit pour lui le poste le plus laborieux et le moins agréable. Le dénùment de son nouveau diocèse obligea Mgr Vérot à chercher des ressources dans les diocèses du Nord, et il le fit avec beaucoup de succès. Il venait de reprendre ses travaux dans son diocèse, lorsqu'une apoplexie foudroyante l'enleva à l'affection de ses diocésains le 8 juin 1876.

M. Clarke dit de M"1' Vérot : « Il était très versé dans les sciences divines et humaines. Ses manuscrits sur la Philosophie, la Théologie et l'Écriture -Sainte formeraient plusieurs volumes. Ses sermons étaient des modèles de piété, d'érudition et de style. Les théologiens le consultaient fréquemment. Il n'aimait pas à paraître; mais les articles qu'il a publiés dans le Pacificator, ses magnifiques Mandements, ses Conférences sur le Dogme et sur l'Histoire, lui assignent un rang distingué parmi nos écrivains ecclésiastiques. Son Catéchisme général de la doctrine chrétienne d'après le plan adopté par le concile piénier de Baltimore, à l'usage des catholiques du diocèse de Savannah et du Vicariat Apostolique de la Floride (Augusta, 1864, in-18, pp. 64, ou 94 avec les Prières et les Cantiques), est très estimé à cause de sa clarté et de sa simplicité. La seconde partie, spécialement destinée aux Protestants convertis, est admirable d'àpropos et de force. Par sa doctrine, son zèle, sa piété, son ardeur infatigable pour le salut de ses ouailles, par sa bienveillance pour tous, M«r Vérot exerça une grande influence dans son pays d'adoption ». — On a reproduit son portrait dans le Mémorial volume of the centenary of St. Mary' s Seminary of St. Sulpice, Baltimore, M. D.; in-8°, p. 142.

Cfr. Lives of the Deceased Bishops of the catholic Church in the United States, with an Appendix and an analytical Index, by Richard H. Clarke, LL. D.; Author's Revised, cnlarged, corrected Edition; New-York, t. III, p. 94-108.

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M. Viger, auteur de l'article qu'on vient de lire, dit s'être servi beaucoup, pour le composer, de la notice de M. Clarke. — L'Ami de la Religion, 18 mai 1858, t. GLXXX, p. 415. — Le Monde, numéro du jeudi 27 juillet 1876. — Gams, Séries Episcoporum, Supplem., p. 112, 113.

J'ai vu de M. Vérot les deux tracts suivants, publiés pendant qu'il était professeur au séminaire Sainte-Marie de Baltimore :

1. — A just judgement on the catholic Doctrines; Baltimore, 1843, in-8°, pp. 12.

2. — The Cornet : a tract for the Times; Baltimore, 1843, in-8°, pp. 12.

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