M. DUPONT
René Dupont naquit le 13 janvier 1807 à Andrezé (Maineet-Loire). Il fit ses premières études au petit séminaire de Beaupreau, et au grand séminaire d'Angers ses cours de philosophie et de théologie. Admis à la Solitude au mois d'octobre 1833, il fut envoyé en 1834 au séminaire du Puy pour y professer le dogme. Deux ans après, on l'appela à Bourges, où il fut chargé du même cours jusqu'à l'année 1843. Il reçut alors une mission semblable pour Angers, et il y travailla jusqu'à la fin de l'année scolaire 1854. D'Angers, il passa au séminaire de Limoges, et y enseigna la morale pendant près de dix ans. En 1863, il échangea son cours contre celui d'Écriture-Sainte, qu'il professa jusqu'en 1876. L'affaiblissement de sa santé et de sa vue le força, à cette
date, de renoncer à l'enseignement. II mourut au séminaire de Limoges, le mardi 9 avril 1878, à 5 heures du matin.
1 . — Résumé des Conférences ecclésiastiques du diocèse d'Angers pour l'année 1843, publié par ordre de Mgr l'Illustrissime et Révérendissime Angebault, Évêque d'Angers ; Angers, 1843, in-8°, pp. 45. Il contient tout le traité de la Grâce.
2. — Note sur l'état actuel des reliques de S. Just, évêque de Limoges, insérée par les Bollandistes dans le tome XII des Acta Sanctorum Octobris (Bruxellis, 1867, p. 245, 246) : Recognitio reliquiarum S. Justi ineunte hoc seculo. « Féliciter mihi contigit, dit le P. Rémi de Buck, ut ven. vir Dupont, SS. Literarum professor in Semin. Lemovic, eximia cum benevolentia quidquid ad hodiernum reliquiarum S. Justi statum spectet mecum communicant. Ab eo enim accepi... »
A. — Lorsqu'il était à Angers, M. Dupont composa et dicta à ses élèves un traité dont le dernier historien du séminaire d'Angers parle en ces termes : « Son fameux traité De Papatu n'était pas, paraît-il, un chef-d'œuvre. 11 produisit cependant des fruits précieux et durables. Aujourd'hui encore, nos anciens dans le sacerdoce se souviennent de ces leçons et confessent volontiers que c'est a M. Dupont qu'ils doivent d'avoir été à jamais préservés du gallicanisme, et d'avoir conçu pour le Saint-Siège un attachement filial, qui les a heureusement guidés pendant toute leur carrière » {Histoire du séminaire d'Angers depuis son union avec Saint-Sulpice en 1695 jusqu'à nos jours, par M. Letourneau, Supérieur du séminaire d'Angers; Angers, 1895, in-8°, p. 377).