Préservatif contre le schisine, ou questions relatives
sentiment sur l'inscription du tombeau de M. Meilloc, laquelle porte, « Riom-montibus nati ». Mais je remarque que dans le texte gravé de l'inscription — et reproduit par M. Letourneau à la page 322 de son volume — les mots Riom, montibus, sont liés par un trait d'union, et ainsi paraissent ne faire qu'un nom géographique, Riom-montibus; — il eût été plus latin de mettre, Ricomagi-Montibus, ou Ricomagi- Montium. Or, ce dernier terme se traduit bien exactement, ce semble, par Riom-lès- Montagnes, ou Riom-des-Montagnes, déjà distingué de Riom (Puy-de-Dôme) par l'excellent géographe Adrien de Valois. « Ricomagus cujus meminimus, dit-il, est in inferiore Arvernia vel in Lemane (dans les plaines de la Limagne); at alter ejusdem nominis vicus est in superiore Arvernia, vel in Cebennis montibus (les montagnes d'Auvergne, comme traduit Valois lui-même), Ricomagus dictus latinis scriptoribus; nostris Riom-des-Montagnes, ut eo cognomine à Ricomago Lemanico distinguatur » (Hadriani Valesii... Notitia Galliarum ordine litterarum digesta; Parisiis, 1675, infol., p. 477). D'où il suit que M. Célestin Port se trompe seulement de quelques lieues, mais non d'arrondissement, en fixant le lieu de naissance de M. Meilloc à Saint-Bonnet-de-Salers.