‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 2)Chapitre 196 sur 275 · M. BONNISSANT · texte numérisé non relu

M. BONNISSANT

Mathurin-Clair-Louis Bonnissant naquit le 12 août 1816, dans la ville de Nantes. Il y fit ses éludes ainsi que son cours de théologie. Ordonné prêtre le 19 décembre 1840, il exerça le saint ministère dans son diocèse en qualité de vicaire,

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d'abord à Blain jusqu'en 1843, puis à la Madeleine de Nantes jusqu'en 1847. Le 7 janvier de cette dernière année, il quitta sa ville natale pour entrer à la Solitude, et partit, le 27 septembre suivant, pour Montréal, où il arriva le 24 octobre.

Appliqué d'abord au ministère de la paroisse pendant plusieurs mois, il fut ensuite chargé, jusqu'au 28 octobre 1849, des pauvres et des enfants de l'Hôpital général. Les 37 ans qu'il passa depuis en Canada furent en grande partie consacrés aux soins des Communautés religieuses. Longtemps il exerça les fonctions de confesseur ou de supérieur chez les Sœurs de Charité, dites Sœurs Grises; de 1854 à 1862, il fut confesseur des Frères des Écoles chrétiennes, et confesseur aussi des sœurs de l'Hôtel-Dieu durant deux triennats, en 1870 et en 1878. Les Sœurs Grises furent plus particulièrement l'objet de son dévouement paternel. Il dirigea la construction du vaste établissement qu'elles occupent aujourd'hui, et de la belle église qui en forme le centre. Il rédigea — ou du moins — révisa et fit imprimer leurs Constitutions, composées d'abord par M. Montgolfier; et grâce à M. Bonnissant, elles furent bientôt approuvées par le Saint- Siège. M. Bonnissant prit, comme postulateur, une part très active au procès de canonisation de Mme d'Youville, femme d'une vertu éminente, qui fonda leur institut en 1738, sous la direction de M. Normant, alors supérieur du séminaire de Montréal. Il composa aussi pour l'utilité de leurs noviciats plusieurs retraites, et à l'usage de leur Communauté, un Manuel de piété. Aussi, ces religieuses regardent-elles M. Bonnissant comme leur second fondateur.

Toutefois, il n'oubliait pas les devoirs qu'il avait à remplir dans le séminaire. Nommé deux fois économe, choisi depuis 1865 pour vice-procureur, chargé de toutes les relations d'affaires avec la France, et souvent avec Borne, il s'acquitta toujours de ces fonctions parfois difficiles et délicates avec une prudence, un sens pratique, un esprit d'ordre qu'on ne saurait trop apprécier. II mourut à Montréal, le samedi 13 novembre 1886, dans la 71e année de son âge.

i . — Manuel de piété, ou Recueil de Prières et da Pra-

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