‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 2)Chapitre 230 sur 275 · M. BRIN · texte numérisé non relu

M. BRIN

Pierre-Marie Brin, né à La Bruftière, diocèse de Luçon, le 19 juin 1843, fit ses études classiques au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers, et au mois d'octobre 1863, entra au grand séminaire de Luçon. Ses supérieurs l'ayant envoyé achever ses cours de théologie au séminaire de Sainl-Sulpice, il se rendit à Paris au mois d'octobre 1866. Au bout de dix-huit mois, il rentra dans son diocèse, et Msr Colet, son évêque, l'ordonna prêtre le 11 avril 1868.

Nommé d'abord vicaire à Maillezais, il fut, trois mois après, c'est-à-dire le 9 août 1868, appelé au vicariat plus important de Notre-Dame de Fontenay-le-Gomte, et il y fut spécialement chargé des fonctions d'aumônier du collège. Les projets de travaux qu'il conçut alors et son goût prononcé pour l'étude portèrent M. Brin à choisir un autre genre de vie. Après quatre ans passés dans l'exercice du ministère paroissial, il sollicita son admission dans la Compagnie. Au moment même où il exprimait sa demande, on avait besoin

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d'un professeur de philosophie au grand séminaire de Coutances. M. Brin y fut envoyé, et durant quatre ans il remplit ce poste à titre ft auxiliaire, ayant néanmoins pouvoir de confesser et de diriger les séminaristes.

A la rentrée d'octobre 1876, il alla faire à lssy son année de Solitude, pendant une partie de laquelle on utilisa son expérience et sa bonne volonté en le chargeant d'une suppléance des cours de théologie des nouveaux au séminaire de Paris. Il reprit ensuite, en 1877, à Coutances, l'enseignement de la philosophie, qu'il quitta seulement en 1885, pour prendre le cours de dogme.

Cependant, ses travaux excessifs avaient usé prématurément sa santé. Au mois d'octobre 1893, il lui fallut renoncer à son cours de théologie dogmatique. Il crut pouvoir se charger d'un cours de Droit canonique qui n'avait lieu qu'une fois par semaine. C'était encore trop pour ses forces épuisées, et dès le mois de novembre, il fut condamné à garder la chambre, continuant cependant, au prix de grandes fatigues, à recevoir les jeunes gens confiés à sa direction.

S'étant persuadé, contrairement à l'opinion de ceux qui l'entouraient, que l'air natal remettrait sa santé, il se fît transporter à Tiffauges, en Vendée, dans une maison qu'il y possédait et où il prenait ses vacances. Mais son illusion fut de courte durée. Parti de Coutances le Samedi-Saint 24 mars 1894, il mourait à Tiffauges le vendredi 30 du même mois, vers 2 heures et demie de l'après-midi. Son corps fut rapporté à Coutances et inhumé dans le petit cimetière de la maison de campagne du séminaire.

Circulaire nécrologique. — Bulletin du diocèse de Coutances et d'Avranches, numéros des 20 avril et 4 mai 1894, p. 101-104, 118-123, articles signés, P.-M. P.

1 . — La crise sociale, ou Etudes sur les véritables causes de nos malheurs, par un Vendéen; Nantes, Forest et Grimaud, 1871, in-8°, pp. 56.

2. — Methodus analytico-synthetica in scientiis metaphysicis. De Intellectualismo, juxtà menlem Syllabi Vaticanique Concilii, ad versus errores philosophicos, praecipuè Rationa-

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