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1824, in-8°, pp. 113. Manuscrit possédé par le séminaire de Montréal.
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Le plus fécond de tous nos écrivains naquit à Lyon, sur la paroisse de Saint-Nizier, le 22 mars 1740, et reçut au baptême le nom de Jean-Baptiste. Il entra, le 31 octobre 1756, au séminaire de Saint-Irénée, et mérita de ses directeurs la qualification d' « ange de piété » (Notes historiques sur le sémi- , I naire Saint-Irénée; 4e fascicule, p. 231). Il fut admis à la Solitude en 1768, et en 1769, alla comme conférencier au séminaire d'Orléans. En 1773, M. Bourachot l'envoya professer la Morale à Tulle. Le 10 octobre 1788, M. Émery le rappela à Paris, pour le faire deuxième directeur du petit séminaire. C'est là qu'il se trouvait à l'époque de la Révolution. Il se retira d'abord à Lyon, et y exerça le saint ministère; mais il revint bientôt à Paris, où il fut arrêté comme prêtre réfractaire, et subit un an de prison. Ayant recouvré sa liberté après la cbute de Robespierre, il se livra avec zèle au ministère des âmes, et continua ces fonctions à Paris, avec la permission de M. Émery et de ses successeurs, jusqu'au jour de sa mort, qui fut le 2 novembre 1826. Il était âgé de 86 ans et 9 mois. Plusieurs biographes, entre autres la Biographie universelle de Michaud, et plusieurs bibliographes, comme Quérard (La France littéraire, art. La Sausse), et plus récemment l'auteur des Notices bibliographiques sur les écrivains de la Congrégation de la Mission (Angoulême, 1878, in-8°, p. 116), l'ont confondu mal à propos avec un autre La Sausse, ancien vicaire de Saint-Pierre à Lyon, qui abandonna son état après avoir été grand vicaire de l'évêque intrus Lamourette. Il y a pourtant bien longtemps que cette erreur a été plusieurs fois relevée. V. Dictionnaire historique de Feller, huitième édition, 1832, art. La Sausse; reproduit par L'Ami de la Religion, 27 juillet 1833, t. 76..
p. 594-596. Vie de M. Émery, Paris, 1861, t. I, p. 253, note. Nous avons, d'ailleurs, une preuve positive que notre confrère refusa expressément de prêter serment à la Constitution civile du Clergé : voir l'article Tassin, tome I de cet ouvrage, p. 464 (1).
1. — Cours de Méditations ecclésiastiques, précédé de la Préparation à la messe et de l'Action de grâces, et de Maximes pour chaque jour du mois; dédié à Monseigneur de Rafelis de Saint-Sauveur, évêque, seigneur et vicomte de Tulle; par un Directeur de son séminaire; A Tulle, chez Pierre Chirac, libraire, imprimeur du Roi et du Clergé, 1781, 2 in-12. Tome 1 : 4 feuillets non chiffrés pour la dédicace (signée, La Sausse) et pour l'approbation de l'évêque, datée du 22 octobre 1781 : pp. 12-xxxvi-414, plus 3 feuillets pour le privilège (daté du 28 février 1781) et la Table. Tome II : pp. 12-xliv-459, plus 3 feuillets pour l'approbation du docteur De La Hogue (datée du 1er février 1781) et la Table. — Paris, Ch. P. Berton, 1782, 2 in-12.
Cours de Méditations chrétiennes, précédé d'une Méthode pour entendre dévotement la sainte messe, et de Maximes
(1) Semblable erreur, plus grave encore et néanmoins plus excusable, se lit dans une brochure intitulée : François-Ambroise Rodrigue, évêque constitutionnel de la Vendée (Vannes, imprimerie Lafolye, 1895, in-8°, pp. 21). Il y est dit que Rodrigue « entra dans la société de Saint-Sulpice et professa pendant quinze ans les humanités et la théologie dans les maisons de la Communauté, et notamment au séminaire d'Angers » (p. 3). L'auteur s'est cru sans doute autorisé à conclure le premier fait du second, qui est effectivement vrai, au moins en ce qui concerne le séminaire d'Angers. Il a ignoré que, avant la Révolution comme de nos jours, la Compagnie employait quelquefois à enseigner dans ses maisons des prêtres qui ne lui étaient pas aggrégés et qui étaient de simples auxiliaires. Or, tel était François-Ambroise Rodrigue, dont le nom, au rapport des nôtres les mieux placés pour le savoir, « n'est pas dans le registre de la Compagnie » (témoignage de M. Gamon cité par M. Letourneau, Histoire du séminaire d'Angers, p. 164), et qui, dès avant 1769, avait quitté le séminaire d'Angers, et même était à son troisième poste de curé lorsqu'il fut élu évêque de la Vendée, le 2 mai 1791. Tel fut aussi l'abbé Baston qui, à la même époque (1764- 1766) et peut-être à côté de Rodrigue, enseigna la philosophie au séminaire d'Angers sans appartenir à la Compagnie, et mémo sans être, du
pour chaque jour du mois; dédié à Monseigneur de Rafelis de Saint-Sauveur, évêque, seigneur et vicomte de Tulle; par un Directeur de son séminaire; Lyon, chez les frères Périsse, 1781, 2 vol. in-12, pp. xxxvi-414, xliv-459, sans la dédicace, les approbations et la Table. A Tulle, de l'imprimerie de P. Chirac. — Paris, Gh. P. Berton, 1782, 2 in-12.
Cours de Méditations religieuses, précédé d'une Méthode pour entendre dévotement la sainte messe, et de Maximes pour chaque jour du mois; dédié à Monseigneur de Rafelis de Saint-Sauveur, évêque, seigneur et vicomte de Tulle; par un Directeur de son séminaire; A Tulle, chez Pierre Chirac,
1781, 2 in-12, pp. xxxvi-414, xliv-459, sans la dédicace, les ap. probations, le privilège et les tables. — Paris, Ch. P. Berton,
1782, 2 vol. in-12.
Une annonce des deux derniers ouvrages placée en tête du second volume du premier nous avertit que les Méditations chrétiennes et les Méditations religieuses « ont été tirées de ce cours de Méditations ecclésiastiques ». Ces trois ouvrages, en effet, n'en sont qu'un, typographiquement et littérai-
moins à son début, revêtu du sacerdoce (Mémoires de l'abbé Baston, 1. 1, p. 156-161).
C'est là, pour le dire en passant, la raison pour laquelle j'ai exclu de ce catalogue, outre plusieurs autres, un prêtre dont la conduite pendant la Révolution fut bien différente de celle d'Ambroise Rodrigue. Je veux parler de M. Charles-Etienne Magnin, né à Cbarolles le 28 novembre 1759, professeur de sciences au petit séminaire d'Autun dirigé par Saint-Sulpice, et que pour cette raison des auteurs récents qualifient de « sulpicien ». C'est lui qui réussit à pénétrer dans la prison do Marie-Antoinette et à communier l'infortunée reine avant sa mort. Longtemps révoqué en doute, et récemment encore par l'abbé Delarc, qui dit que l'abbé Magnin « n'a rien écrit sur ce sujet » (L'Église de Paris pendant la Révolution française; Paris. 1897, t. III, p. 61), ce fait est devenu incontestable depuis la Déclaration faite par M. Magnin, Curé de Saint-Germain-l'Auxerrois, concernant la communion de la reine Marie-Antoinette à la Conciergerie. Publiée d'abord dans le journal Le Monde (numéro du 23 juillet 1864), cette Déclaration a été réimprimée dans l'ouvrage de G. Lenotre : La Captivité et la Mort de Marie- Antoinette... d'après les relations de témoins oculaires et des documents inédits Paris, Perrin, 1807, in-8», p. 320-340.
remenl; mais quelques termes sont changés dans les phrases, suivant que l'écrit est destiné à un ecclésiastique, ou à un laïc, ou à un religieux. De plus, quelques sujets spéciaux, par exemple, aux ecclésiastiques, sont remplacés par d'autres, d'une égale étendue typographique. Ainsi, au tome I, les sujets de la Tonsure cléricale et des Ordres-mineurs sont remplacés par La Confiance en Dieu et la Bonté de Jésus envers nous dans l'édition à l'usage des laïcs. Au tome II de cette même édition, une Méditation sur VObéissance au confesseur tient lieu de la Méditation sur les qualités d'un bon confesseur ; celle de Y assistance auprès des malades tient lieu de la Méditation sur la visite des malades; celle du Bien que fait un parfait chrétien correspond à celle du Bien que fait un saint ecclésiastique, etc., etc.
« Tous ces ouvrages, dit le Journal ecclésiastique de l'abbé Dinouart (juin 1785, p. 286) sont pleins d'onction, propres à exciter dans le cœur de ceux qui les liront les sentimens d'une solide piété et à ranimer la ferveur. Nous désirons qu'ils se trouvent entre les mains des ecclésiastiques, des personnes religieuses et des personnes du monde. Ils y trouveront tout ce qui peut les conduire selon Dieu, chacun dans leur état particulier ».
2. — Vie sacerdotale et pastorale, dans laquelle les ecclésiastiques apprendront par les Saints Docteurs la manière de bien s'acquitter de leurs différentes fonctions, et de sanctifier toutes leurs actions; par un Directeur de séminaire, avec figures; A Paris, chez Guillot, libraire de Monsieur, rue de la Harpe, près l'ancien collège de Baieux, 1781, in-16, pp. viii-180. « Ce petit ouvrage, disait Dinouart, mérite d'être répandu dans les séminaires, et d'être lu et relu par les jeunes clercs. Dieu leur fasse la grâce de bien méditer les avis du pieux auteur, et d'en profiter » (Journal ecclésiastique, juillet 1781, p. 88). Voir aussi Affiches, annonces et avis divers, 22 août 1781, p. 133. — Seconde édition, augmentée des préparations et actions de grâces de la messe pour tous les jours de la semaine; Paris, Guillol.
1783, in-12, pp. 228. « Très bon petit livre de méditation et de piété pour les ecclésiastiques, dit Feller, qui y trouveront, selon leurs diverses occupations et la place qu'ils occupent dans la hiérarchie, les leçons les plus propres à répandre au loin la bonne odeur de J.-G. et à réfuter par le fait, par le grand et édifiant spectacle des vertus sacerdotales, le monde philosophique conjuré contre les ministres de l'Église catholique. Réfutation aussi victorieuse qu'indispensable* dans le temps où. nous sommes, et la seule propre, comme remarque S. Pierre, à fermer la bouche à des hommes dont les discours n'ont d'autre source que l'imprudence et l'ignorance » (Journal historique et littéraire de Feller, 1er mars
1784, pp. 342). — Vie sacerdotale... par un Directeur de séminaire; suivie de préparations et actions de grâces pour la Messe, pour tous les jours de la semaine, et de Méditations pour chaque jour du mois; Saint-Brieuc, chez Prud'homme, imprimeur-libraire, 1815, in-24, pp. IV-396.
3. — Considérations sur l'Amour de Dieu et sur l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par l'auteur de la Vie sacerdotale; Paris, chez Guillot, libraire, rue de la Harpe, 1783, in-12, pp. 164. Non indiqué par Quérard. — « Tous ces ouvrages (les deux annoncés dans ce litre et le suivant) sont de M. de La Fausse (sic), Directeur du séminaire de Saint- Sulpice à Tulle, et respirent le zèle et la piété la plus éclairée » (Affiches, annonces et avis divers, mercredi 10 septembre
4. — Retraite de huit jours, suivie des prières à faire après chaque méditation; par l'auteur de la Vie sacerdotale ; A Paris, chez Guillot, libraire, rue de la Harpe, 1783, 2 vol. in-12. Affiches, annonces et avis divers du 10 septembre 1783. — Est-ce le même que celui-ci, indiqué par Quérard et autres bibliographes, et attribué à M. La Sausse : Retraite de huit jours, traduite de l'italien du P. Cattanéo (Charles Ambroise), jésuite; Paris, 1783, in-18.
5. — Le vrai Pénitent dirigé dans la pratique des vertus, ou Choix de sentences et d'exemples sur différentes vertus pour tous les jours de l'année; par M. La Sausse,
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Directeur du séminaire de Tulle; A Paris, chez Périsse le jeune, rue du Marché-Neuf, près Notre-Dame; et à Tulle, chez Pierre Chirac, imprimeur du Boi, de Monseigneur l'Évêque et du Clergé; 1785, in-12. — Le vrai Pénitent, ou Motifs et moyens de conversion; ouvrage dont la lecture sera très utile, surtout dans les temps des retraites, aux simples fidèles et à ceux qui sont spécialement consacrés à Dieu; par M. La Sausse, Directeur du séminaire de Tulle; A Paris, chez Périsse le jeune... et à Tulle, chez Pierre Chirac... 1785, 2 in-12. — Après avoir donné les deux titres, que nous venons de transcrire, dans son numéro de juin 1785 (p. 285), le Journal ecclésiastique de l'abbé Dinouart, dans son numéro d'octobre 1785 (p. 41-59), reproduit vraisemblablement un fragment de cet ouvrage — à moins que ce n'en soit une addition — sous ce nouveau titre : — « Le vrai Pénitent de nos jours, ou Pratiques de vertus pour tous les jours de la semaine, tirées de la vie du serviteur de Dieu, Benoit-Joseph Labre, composée par M. l'abbé Marconi, Missionnaire, son Directeur, et de celle qui a été donnée par M. l'abbé Alegiani, chargé de plaider dans la cause pour sa béatification; par un Directeur du séminaire de Tulle ». — Le vrai Pénitent dirigé dans la pratique des vertus, et Y Année sanctifiée, ou Choix de sentences et d'exemples sur différentes vertus, pour tous les jours de l'année, avec des pratiques de vertus tirées de la Vie de Benoît-Joseph Labre; Paris, Périsse, 1785, in-12. Beproduit sous ce titre : Le vrai Pénitent formé sur le modèle de David, ou Motifs et moyens de conversion; ouvrage très utile aux simples chrétiens et à ceux qui sont spécialement consacrés à Dieu; Paris, 1788. Celte édition est augmentée de l'Abrégé de la Vie du bienheureux Benoît-Joseph Labre. — Le vrai Pénitent formé sur le modèle de David... ouvrage très utile... à ceux qui sont spécialement consacrés à Dieu; édition augmentée du vrai Pénitent de nos jours, ou Abrégé de la Vie du bienheureux Benoît-Joseph Labre; Lyon et Paris, Périsse frères, 1820, in-12, avec portrait. — Lyon et Paris, Périsse, 1872, in-12. 6. — L'Année sanctifiée, ou Choix de sentences et d'exem-
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pies sur différentes vertus, pour tous les jours de l'année, à l'usage de ceux qui désirent se sanctifier, et de ceux qui sont chargés de la direction des âmes; A Paris, chez Périsse le jeune, rue du Marché-Neuf, près Notre-Dame, et à Tulle, chez Pierre Chirac, imprimeur du Roi, de Monseigneur l'Évêque et du Clergé, 1785, in-12.
L'heureuse année, ou l'année sanctifiée par la Méditation des sentences et des exemples des Saints ; A Paris, chez Leclère et chez Pichard, 1798, in-12, pp. xvi-482.
L'heureuse Année, ou l'Année sanctifiée par la méditation des sentences et des exemples des Saints; par M. l'abbé Lasausse; nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée de beaucoup de traits édifiants; suivie d'un Exercice pour chaque jour du mois sur les fins dernières ; Rouen, Mégard, 1798, in-12. — Rouen, Mégard, 1806, in-12.— Rouen, Mégard, 1811, in-12, pp. xvi-528. — Rouen, Mégard, 1818, in-12, pp. 538. — Rouen, Mégard, 1820, in-12, pp. 538. — Rouen, Mégard, 1823, in-12, pp. 538. — Rouen, Mégard, 1824, in-12, pp. 538. — Rouen, 1842, in-12. — Paris, Lecoffre, 1847, in-12, pp. 431. A la fin : Rouen, imprimerie Mégard.
L'heureuse Année... par M. l'abbé Lasausse; nouvelle édition, revue et corrigée avec soin; Lille, Lefort, 1846, in-12. — Tours, Marne, 1857, in-12, pp. 283. — Tours, Marne, 1859, in-12, pp. 287. — Lille, Lefort, 1859, in-12, pp. 405. — Tours, Marne, 1863, in-12, pp. 287. — Onzième édition, revue, corrigée et augmentée de beaucoup de traits édifiants, suivie d'un exercice pour chaque jour du mois sur les fins dernières; Rouen, Mégard, 1864, in-12, pp. 276. — Tours, Marne, 1867... — Tours, Marne, 1867, in-12. — Lille, Lefort, 1869, pp. 405. — Lille, Lefort, 1884, in-12, pp. xxiv-
Cet ouvrage, imprimé d'abord à la suite du Vrai Pénitent, est une traduction libre de l'ouvrage italien d'Antoine Franzini, prêtre de la Mission, et intitulé : « Diario spirituale che comprende una scelta di detti e fatti dei Sanli o di altre persone di singolare virtu, adattati ad incitai* le anime ail' acquisto délia perfezione ed i loro Diretlori a condurvele,
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colT aggiunta di un utilissima appendice ». Napoli, 1778, 1 vol. in-16.
Pratiques sur l'Obéissance, pour chaque jour du mois, tirées de Y Heureuse Année par l'abbé Lasausse ; Vannes, imprimerie-librairie de M. de Lamarzelle, 1835, in-18, pp. 35.
T. — Le vrai Serviteur de Marie, renfermant un office en français sur les fêtes de la Vierge, avec des oraisons quotidiennes; sans date (1785 ?), in-18, avec 12 fig...
8. — Soupirs et Pratiques d'un cœur chrétien, par l'auteur du Vrai Pénitent; Paris, Périsse, et Tulle, Chirac, 1787, in-12. — Troisième édition, Paris, 1803, in-12.
9. — Soupirs et pratiques d'un cœur pénitent, par l'auteur du Vrai Pénitent ; Paris, Périsse, et Tulle, Chirac, 1787, in-12. — Nouvelle édition; Paris, Demoraine, 1803, in-12. — Ce « livret » fournit aux Nouvelles ecclésiastiques la matière de deux colonnes in-4° d'invectives contre les « rapsodies sulpiciennes », contre le « galimatias insipide et fastidieux, le mauvais goût, l'ignorance, les erreurs et les extravagantes imaginations de l'auteur»; enfin, contre le non-jansénisme de « cette race perverse et adultère » qui a entrepris de « soustraire » aux jansénistes « le pain des enfans », et veut les « réduire aux écosses des pourceaux » t (Nouvelles ecclésiastiques, 30 janvier 1787, p. 18, 19).
ÎO. — La Dévotion aux mystères de Jésus-Christ et de Marie, connue sous le nom de la « Dévotion des quinze samedis »; renfermant un exercice pour chaque jour des quinze octaves; par M. l'abbé ***; Paris, chez Didot, Crapart, etc., 1790, in-12, pp. 280. — Troisième édition, augmentée de prières pour la messe, et des Leçons de Jésus-Christ sur les moyens d'obtenir un grand amour pour Dieu; Paris, Beaucé- Rusand, 1821, in-18. — L'Ami de la Religion, 19 septembre 1821, t. XXIX, p. 171, 172.
il. — La Dévotion du Saint-Sacrement pour tous les jours du mois, suivie d'un exercice pour la communion, etc.; A Paris chez Didot, à Bruxelles chez Le Charlier, 1791, in-12, pp. 319. « Ce petit livre, d'une très belle impression avec des vignettes historiques... fruit d'une solide piété, ne peut qu'en
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produire du même genre » {Journal historique et littéraire, 15 mars 1792, p. 419). Feller se trompe deux fois quand il dit que ce livre « est Youvrage de M. Olier, Curé de Saint-Sulpice, fondateur et premier supérieur du séminaire, mort en 1659 (sic) entre les bras de S. Vincent de Paul ». — A Saint- Brieuc, chez Baurel, imprimeur, an XI (1803), in-18, pp. iv- 160. Le livre fut approuvé le 18 avril 1789 par Genêt, Docteur de la Maison et Société de Sorbonne. — Troisième édition, Paris et Lyon, Beaucé-Rusand, 1803, in-18.
13. — Les Étrennes chrétiennes , ou la Dévotion à Jésus- Christ s'immolant pendant la messe et nourrissant notre âme par la communion; Paris, Crapart, 1791, in-18, avec un grand nombre de figures en taille douce. C'est une suite à la Dévotion du Saint- Sacrement.
13. — L'École du Sauveur, ou Bréviaire du chrétien, renfermant une leçon de christianisme pour chaque jour de l'année, avec figures; Paris, chez M. l'abbé Chomel, rue Saint-Jacques, n° 198; A Bruxelles, chez Le Charlier, Libraire, Montagne de la Cour; tome I, 1792, pp. xxiv-455; tome II, 1792, pp. xxiv-455; tome III, 1792, pp. xxiv-503; t. IV, 1792, pp. xn-480; tome V, 1792, pp. xn-515; tome VI, 1792, pp. xn-466. — « L'Ecole du Sauveur est la traduction d'un excellent ouvrage latin peu connu en France, intitulé, Schola Christi, ouvrage de Jacques Planât,... imprimé en 1656. Cette traduction n'est point littérale. II était difficile d'en faire une telle, et si on l'eût faite ainsi, l'ouvrage n'aurait pas été universellement accueilli. On s'est permis, pour rendre ce livre plus intéressant et plus utile, d'ajouter, de retrancher, et de changer même bien des choses » (Journal historique et littéraire de Feller, 15 mars 1792, p. 413-419). — Barbier (Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, édit. de 1822, n. 4679) attribue cette traduction à l'abbé Chomel; mais M. La Sausse l'a toujours revendiquée comme étant de lui.
L'École du Sauveur sur les Mystères, pour se préparer, par des Neuvaines, aux Fêtes de Jésus-Christ ; A Paris, chez MM. Chomel, rue S. Jacques, et Pjchard, libraire, rue
Thionville, vis à vis la rue Christine; de l'imprimerie de Crapart, rue Thionville, sans date, 2 in-12, pp. vm-251, 263. La préface contient quelques détails intéressants touchant l'histoire de l'auteur et de son livre.
« L'Auteur délivré de la prison, aux lecteurs qui veulent aimer Jésus-Christ.
« Voici peut-être le premier ouvrage de piété qui ait paru depuis qu'on a fermé les Temples du Seigneur.
« Après avoir traduit, pour répondre à l'invitation de deux personnes très zélées pour la gloire de Dieu, le rare et excellent ouvrage, Schola Christi, connu sous le nom de L'École du Sauveur, sur lequel le Seigneur a répandu et répand encore ses bénédictions, je jugeai qu'il seroit utile d'y ajouter un volume sur les Mystères de Jésus-Christ. Ce volume fut annoncé à la fin du sixième tome de l'École du Sauveur, ce qui le fit bientôt demander de toutes parts. Mais les jours orageux étoient venus, et il ne paroissoit pas prudent de le faire imprimer dans un temps où les chrétiens ne pouvoient pratiquer la piété qu'en se dérobant aux yeux des hommes ; je suivis néanmoins le conseil de mes amis, et l'on commença l'impression d'un ouvrage qui étoit encore bien loin d'être achevé. J'y travaillois à Versailles, où je m'étois retiré depuis 15 mois, lorsque le Comité de surveillance, soupçonnant que j'étois prêtre, m'interrogea et me fit conduire dans la maison de détention de cette ville.
« Que je serois ingrat si je me rappellois jamais mon séjour dans cette maison et dans celle du Luxembourg, oùje fus transféré neuf mois après, sans bénir, de toute mon âme, le Seigneur qui se montre infiniment riche en miséricorde et en douceur à l'égard de ceux qui veulent le servir et le faire servir ! C'est dans ma prison de Versailles que je continuai et que j'achevai cet ouvrage. Une partie de mon manuscrit servit à plusieurs personnes de livre de piété; les ouvrages en ce genre étoient rares dans nos prisons. Ceux a la garde de qui nous étions confiés les regardoient et les traitoienl comme une espèce de contrebande, comme un poison dangereux. Hélas ! quel étoit l'excès du délire !
» S'il est vrai que plus une œuvre entreprise dans le dessein de gagner des âmes au Seigneur souffre de contradictions, mieux elle réussit, comme l'expérience semble le confirmer, n'ai-je pas sujet d'espérer que Dieu se servira de ces volumes comme des six précédens, pour faire connoître et aimer Jésus-Christ, pour faire honorer ses adorables mystères, et pour multiplier le nombre des vrais chrétiens?
» Deux cahiers que je voulois faire passer furtivement à une personne de ville, afin qu'elle les envoyât à l'Imprimeur, furent arrêtés, et j'eus la douleur de voir dans la même prison, pendant cinq semaines, une dame respectable qui montra bien quel grand courage donne la vraie vertu. On fit une visite des papiers qu'avoient les détenus; tous les manuscrits sur les sujets de religion furent enlevés, et, par un prodige bien surprenant, on me laissa les miens, quoique chaque page fût scellée du signe auguste qui représente le cœur adorable de mon divin Maître. Je craignis d'autres visites, cette crainte me fit prendre des précautions; les visites furent multipliées, mais elles furent inutiles. Quelques momens avant mon transferrement de Versailles à Paris, je remis à un ami de cœur le meuble clans lequel j'avois cousu ces cahiers, et ils n'éprouvèrent aucune difficulté pour sortir. Peu de jours après avoir recouvert ma liberté, on me les rendit; je les portai à l'Imprimeur, et il m'apprit que le papier étoit si excessivement cher que le seul papier nécessaire à un volume coûteroit beaucoup plus que n'auroit coûté autrefois le livre tout imprimé; cependant, les personnes zélées qui ont eu la générosité de faire les frais de YEcole du Sauveur ont eu celle de se charger des frais de ces deux volumes qui en sont la suite ».
14. — La Science de l'oraison mentale, ou Instructions pour chaque jour du mois, avec des réflexions propres aux ecclésiastiques, et d'autres réflexions propres aux religieuses; suivie de la Doctrine spirituelle du P. Berthier; A Paris, de l'imprimerie de Crapart, 1791 (par suite d'une faute d'impression, la Bibliothèque de la Comjmgnie de Jésus, art. Berthier, t. II, col. 1382, dit 1771), in-I2; pp. xxiv xxxn, puis
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33 à 570. Approuvé par le docteur Genêt, le 18 avril 1789. — La science de l'oraison mentale; ouvrage très utile aux ecclésiastiques, aux religieuses et aux simples fidèles; Lyon et Paris, Rusand, 1821, in-12, pp. xlvi-360.
15. — Vie et Œuvres spirituelles de M. Cormeaux, curé en Bretagne et zélé missionnaire, décapité à Paris en 1794; avec plusieurs traits édifiants et curieux arrivés dans différentes prisons, au milieu des orages de la Révolution française; Paris, Pichard (Rusand), 1796, 3 parties en 2 volumes in-12, pp. iv-212, 236. Selon M. Emile Péhant (Catalogue de la bibliothèque municipale de Nantes), on doit écrire Cormaux, et non Cormeaux. M. La Sausse n'est que l'éditeur de cet ouvrage. 11 a beaucoup servi à l'abbé Garron pour la notice de M. Cormaux qui fait partie de ses Confesseurs de la Foi dans l'Eglise gallicane à la fin du dix-huitième siècle ; Paris, 1820, t. II, p. 281-308.
1G. — Leçons quotidiennes de Jésus-Christ et des Saints, par l'auteur de « L'École du Sauveur » et de la « Vie de M. Cormeaux »; Paris, l'Auteur, Pichard, Leclère, 1797, 2 volumes in-12, pp. xi-iv-419, 576, sans la table.
1T. — Plaintes et Complaisances du Sauveur, où il y a pour chaque jour de l'année une espèce de Méditation, avec une sentence tirée du saint du jour; par l'auteur de la « Vie de M. Cormeaux » et des « Leçons quotidiennes », qui sont dans le genre de Y Ecole du Sauveur ; A Paris, de l'imprimerie de Demoraine, 1797, in-16, pp. vi-xvi-276. — Plaintes et Complaisances du Sauveur... avec une sentence tirée du saint du jour; Paris, Beaucé-Rusand, 1817, in-32. — Troisième édition, revue et corrigée; à Paris, chez Germain Mathiot, mai 1830, in-32, pp. 420, avec 12 figures. — Paris, Bourguet- Calas, in-64, pp. xiv-130. — Nouvelle édition; Lyon, Labaume, 1851, in-32. — Nouvelle édition; Lyon, imprimerie et librairie Périsse frères, 1860, in-32, pp. 406. — Nouvelle édition; Paris, Lecoffre, 1868, in-32, pp. 402.
iH. — L'Imitateur des Saints, contenant une sentence pour chaque jour de l'année; Paris, 1797, in-32.