‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 2)Chapitre 73 sur 275 · M. VALENTIN · texte numérisé non relu

M. VALENTIN

Jacques Valentin naquit à Cours (Bhône), dans le diocèse de Lyon, en l'année 1790. Après avoir terminé ses études théologiques au séminaire de Saint -ïrénée et reçu la prêtrise, il entra dans la Compagnie de Saint-Sulpice, et enseigna la théologie dans divers séminaires. On le voit à Issy en 1822, puis à Viviers, ensuite au Puy en 1829. Il fut envoyé

au séminaire de Rodez en 1831; mais il ne put achever l'année scolaire, et quitta cette maison en mars 1832. Il se retira à Saint-Rambert-en-Bugey, et son nom figure, dès la même année 1832, sur les registres de cette paroisse. C'est aussi là qu'il mourut, et non à Cours, ainsi que l'affirme l'abbé Simonin {Biographie universelle des hommes qui se sont fait un nom... par F.-X. Feller, revue et continuée par l'abbé Simonin; Lyon, 1856, t. VIII, art. Valentin). Voici, en effet, l'acte de sa sépulture, que nous devons à l'obligeance de M. le Curé de Saint-Rambert : « L'an mil huit cent quarantesept et le dix février, nous curé soussigné avons inhumé M*' Jacques Valentin, prêtre de la Congrégation de Sf-Sulpice, âgé de cinquante-six ans, sept mois et sept jours, ancien vicaire de S^Rambert, décédé hier chez les demoiselles Tenand, où il était domicilié, en présence de Messieurs les curés soussignés et des magistrats de la ville, qui ont signé, de ce requis. Darnand, Curé de S'-Rambert ». Suivent les autres signatures. « Cet acte, ajoute le vénérable Curéarchiprêtre, désigne M. Valentin comme « ancien vicaire de S'-Rambert ». Je doute, cependant, qu'il ait jamais rempli ces fonctions à titre officiel. Dans les deux seuls actes paroissiaux qui portent sa signature, il se qualifie prêtre de Sl-Sulpice, et non, Vicaire de St-Ha?nbert. Peut-être était-il simple prêtre auxiliaire. Quoi qu'il en soit, continue M. l'Archiprêtre de S^Rambert, la mémoire de M. Valentin est restée en vénération dans ma paroisse. C'était un prêtre très pieux, mais aussi très scrupuleux. Sa physionomie était celle d'un homme recueilli et austère. Sa vue seule inspirait le respect. Ses traits, toujours calmes et doux, reflétaient la foi vive qui illuminait son âme. En un mot, par sa vie retirée et éminemment sacerdotale, il faisait l'édification de tout le monde. Ses dernières années s'écoulèrent dans la maladie. 11 possédait peu de fortune. Néanmoins, il trouva le moyen d'acheter une maison dont il fil présent à la commune, à condition qu'elle y installerait une école gratuite dirigée par les Frères des Écoles Chrétiennes. Grâce à sa générosité, l'école fut établie en 1875 ».

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