M. DE COURSON
portes du tombeau. Contraint de renoncer pour un temps considérable à ses chères occupations, il profita de ce loisir forcé pour faire le pèlerinage de Rome. A son retour en France, il fut mis à la tête du séminaire d'Issy, et après le décès de M. Garnier, l'Assemblée des Assistants l'élut pour lui succéder, le 9 juin 1845. Malheureusement, la Compagnie ne jouit pas longtemps d'un si excellent supérieur. 11 mourut d'une maladie de cœur, le 10 avril 1850, vers neuf heures et demie du matin. L'inscription suivante, gravée sur sa tombe, à Issy, et reproduite au bas de son portrait, est un éloge très juste, et presque faible, de ce bien-aimé supérieur :
« Ludovicus de Courson, Seminarii Su Sulpitii superior duodecimus; Vir in a?stimandis ingeniis sagax, in flectendis animis suavis ac fortis, in tractandis negotiis solers, quorum regimen flens et invitus susceperat sollicita caritale pater, per omnia omnibus placere studens, pro Clero informando impensâ cura, impensà substantià, superimpensus ipse, omnium votis et amori ereptus, obiit die 10â Aprilis, anno R. S. MDCCCL. vEtatis su» LI ».
Cfr. Vie de M. de Coursc»i, XIIe supérieur du séminaire et de la Compagnie de Saint-Sulpice, par un prêtre de Saint- Sulpice (M. Gamon); Paris, Poussielgue, 1879, in-12, pp. xvi- 030. — Notice sur la vie et la mort de M. Louis de Courson, Supérieur général de Saint-Sulpice (signée, AuréHen de Courson); Paris, imprimerie de Railly, Divry et Cie, 1850, in-8°. Elle avait paru d'abord en articles dans L'Ami de la Religion, numéros des 6, 7, 10 mai 1850, t. CXLVII, p. 514- 525, 584-589. — Notice biographique sur la vie et la mort de M. l'abbé de Courso?i, par un de ses anciens élèves (l'abbé Cahour, aumônier du Lycée de Nantes); Nantes, imprimerie de Guéraud, 1850, in-8°. Tirage à part d'articles donnés auparavant à L'Alliance, journal de Nantes.
1. — M^r de Guérines, évêque de Nantes, ayant résolu de publier une nouvelle édition des Statuts de son diocèse, dans laquelle seraient faites les modifications et additions exigées par le nouvel état de l'Église en France, il « se Ht aider, dans un travail si long et qui demandait tant de recherches, par
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tous les membres de son Conseil; mais, ainsi qu'il arrive en pareille circonstance, le poids de la rédaction tomba sur un seul. M. de Courson, quoique chargé de tant d'autres affaires, accepta encore celle-là et s'en acquitta à la satisfaction de tout le monde. Son projet, comme le prouve son manuscrit autographe retrouvé dans ses papiers, n'eut besoin que de très légères modifications pour obtenir la complète approbation de Msr de Guérines, de son Goadjuteur et des notables du clergé auxquels il fut communiqué avant d'être livré à l'impression » (Vie de M. de Courson, p. 251, 252). — Le volume parut sous ce titre : Statuts et Règlements du diocèse de Nantes, publiés par M=r de Guérines, Évêque de Nantes, le 29 août 1837 ; Nantes, Camille Mellinet, 1837, in-12. — Nouvelle édition, publiée par W Jean-François de Hercé, évêque de Nantes; Nantes, Mrae Ve C. Mellinet, 1845, in-12.
2. — Chargé par son évêque de préparer sur la liberté d'enseignement un mémoire que le prélat voulait adresser au Ministre de l'instruction publique, M. Vrignaud, vicaire général de Nantes, « pria M. de Courson de l'aider dans ce travail, et il en reçut une réponse où la question est traitée avec une solidité et une lucidité remarquables » ( Vie, p. 284-286). L'auteur de la Vie en cite la meilleure partie (loc. cit.). — M. de Courson « ne fut pas » non plus « étranger » à une lettre que M. de Hercé adressa, sur le même sujet, au Ministre, le 28 mars 1841 (Vie, p. 287).
A. — Quand il était vicaire général de Nantes, M. de Courson rédigea un règlement pour la Communauté des Missionnaires de l'Immaculée-Conception établie dans cette ville en 1820. 11 remit son travail à l'évêque de Nantes, le 6 juillet 1827 ( Vie, p. 272, 273).
B. — M. de Courson, devenu supérieur de Saint-Sulpice, eut à faire les circulaires nécrologiques de quelques confrères, savoir, MM. : Bony, — Caroff, — Ghaillou, — Clouet, — Des Garets, — Fay, — Flaget, — Gaillard, — Gardette, — Gothofrey, — Gougis, — Hugon, — Martin (J. A. F.), — Merle, — Morel, — Morgan, — • Jean Richard, — Pierre Richard, — Rocher, — Rony.
Augustin-Pierre-Paul Caron était né le 30 juin 1779, à Marseille-le-Petit, dans le diocèse de Beauvais. Il suivit d'abord la carrière de la librairie, à laquelle il renonça pour embrasser l'état ecclésiastique. Entré au séminaire de Saint- Sulpice le 11 octobre 1809, il termina en 1813 ses cours de philosophie et de théologie. Ayant alors témoigné le désir de rester attaché à cette maison, dont M. Jalabert, vicaire général du diocèse de Paris, était supérieur, M. Caron fut aussitôt chargé des fonctions de Maître des Cérémonies, pour lesquelles il avait de bonne heure montré une aptitude spéciale. Après la Restauration, lorsque le séminaire deSaint- Sulpice eut été rendu à la Compagnie, M. Caron s'attacha définitivement à elle, et fut continué dans son emploi, qu'il a conservé jusqu'à sa mort, et auquel il joignit pendant plusieurs années celui d'économe. Il mourut au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, le 20 juillet 1850, à 5 heures et demie du matin, dans la 72e année de son âge, et fut enterré à Issy. Le goût et l'aptitude toute particulière qu'il avait pour les études liturgiques et bibliographiques lui firent acquérir des connaissances très étendues sur ces matières. On pourrait faire une longue liste des ouvrages de l'un et de l'autre genre à la publication desquels il a coopéré, surtout parmi ceux qui sortirent des presses de son cousin Adrien Le Clère. Voici du moins ceux auxquels son nom est attaché :
1 . — Traité des Saints Mystères, où l'on résout les principales difficultés qui se rencontrent dans leur célébration, par M. Collet, Prêtre de la Mission; huitième édition, revue avec grand soin et augmentée; Paris, Méquignon, 1817, 2 in-12, pp. x-o20, vi-395. — La septième édition de cet ouvrage avait été donnée en 1768 par Collet lui-même, mort deux ans après, le 6 octobre 1770. L'année suivante, le P. Collin, religieux Prémontré, fit paraître ses Observatioiis critiques sicr le Traité des SS. Mystères. Les libraires, à qui il restait
encore un nombre considérable d'exemplaires du Traité, l'y joignirent comme en formant le tome troisième. De là, grande incommodité pour le lecteur, obligé quelquefois de parcourir trois volumes pour trouver la solution complète et exacte d'une seule difficulté. C'est à cet inconvénient que l'éditeur a voulu remédier. En même temps, il a fait à l'ouvrage de Collet quantité d'autres améliorations qu'il expose dans son Avertissement. — Parmi les additions, qui sont nombreuses, la principale est un Appendice sur la propreté des lieux-saints , des églises, des autels et autres objets destinés au culte divin (t. II, p. 365-375). — L'Ami de la Religion, 19 avril 1817, t. XI, p. 305-309.
Traité des Saints Mystères... Neuvième édition, revue avec grand soin et augmentée des Cérémonies de la messe basse, pour donner aux prêtres nouvellement ordonnés la facilité d'apprendre à la bien dire; Paris, Méquignon, et Lyon, Périsse frères, 1823, 2 in-12, pp. xix-454, x-324, plus 140 pages pour les Appendices et la Table. L'Appendice I (t. Il, p. 1-110) est la première édition de l'ouvrage tiré à part dès cette année 1823, et depuis souvent réimprimé sous ce titre : « Les Cérémonies de la messe basse exposées selon les rubriques du Missel Romain, avec les différences du rit parisien ». Quérard (La France littéraire, t. II, p. 245) et après lui M. Hauréau (Histoire littéraire du Maine, Paris, 1852, t. I, p. 333, et aussi, Paris, 1871, t. III, p. 132) ont considéré cet Appendice comme « un opuscule de Collet ». Le travail de M. Caron est bien plus étendu et plus exact que Y Abrégé des Cérémonies de la 7nesse basse emprunté par Collet au Manuel des Cérémonies romaines, et inséré à la fin de son Traité. — L'Ami de la Religion, 18 octobre 1823, t. XXXVII, p. 319, 320.
Traité des Saints Mystères... Dixième édition, suivie des Cérémonies de la Messe basse, pour donner aux prêtres nouvellement ordonnés la facilité d'apprendre à la bien dire; Paris, Méquignon Junior, 1828, 2 in-12, pp. xn-425, 306 et iv- 136 pour les Appendices. Édition très incorrecte, parce qu'elle fut abandonnée aux seuls soins des correcteurs d'im-
primerie. — Onzième édition, revue avec soin et augmentée des Cérémonies de la Messe basse., par M. Caron, Prêtre Directeur au séminaire Saint -Sulpice ; Paris, Méquignon Junior, 1838, 2 in-12, pp. xvi-408, 228-162. L'Ami de la Religion, 15 novembre 1838, t. XC1X, p. 305, 30G. — Douzième édition;... Paris, J. Leroux, Jouby et Cie, 1848, in-8", pp. xx- 493, et 108 pour les Cérémonies de la Messe basse.
2. — Lettre « Au Rédacteur » de L'Ami de la Religion « sur une critique du Bréviaire de Paris », datée du 30 juillet 1822. Dans L'Ami de la Religion, numéro du 10 août 1822, l. XXXII, p. 401-405. Elle est signée, A. P. P. C. P. (Augustin-Pierre-Paul Caron, prêtre).
En 1822, parut une nouvelle édition du Bréviaire de Paris — réimprimée en 1828 pour l'usage des diocèses qui l'avaient adopté — considérablement améliorée (D. Guéranger, Institutions liturgiques ; Paris, 1841, t. II, p. 679-682). C'est pîir M. Caron, chargé spécialement de cette révision, que « la Compagnie de Saint-Sulpice, selon l'expression de Dom Guéranger, eut la principale part à cette réforme du Bréviaire de Paris; et on aime, ajoute-t-ril, voir cette Compagnie signaler dans cette occasion le zèle de religion que son pieux instituteur avait déposé dans son sein » (lbid, p. 681). Cependant, des critiques s'élevèrent. Les Tablettes du Clergé et des amis de la Religion insérèrent dans leur numéro de juin 1822 (t. I, p. 380-386) une Lettre d'un Grand Vicaire sur le nouveau Bréviaire de Paris, publiée en 1822. C'est à cette lettre que répond celle de M. Caron. — Les Tablettes répliquèrent par une Seconde lettre d'un Grand Vicaire sur le nouveau Bréviaire de Paris, à MM. les Editeurs des Tablettes du Clergé (Août 1822, t. II, p. 87-92). Elle est signée : ... Ch. de l'Égl. de Paris, et attribuée à Cottret, chanoine de l'Église de Paris, vicaire général de Coutances, et rédacteur des Tablettes (Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, n° 19900, t. 111, p. 491). — L'Ami de la Religion y répondit (12 juillet 1823, t. XXXVI, p. 273-278) en même temps qu'à l'ouvrage de Tabaraud intitulé : « Des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, précédé de quelques obser-
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vations sur la nouvelle édition du Bréviaire de Paris, par un Vétéran du Sacerdoce; Paris, Igonette, Delaunay, 1823, in-8°, pp. 438. — En juillet 1823, nouvelle réplique des Tablettes par un article (t. IV, p. 57-60), auquel L'Ami de la Religion répondit à son tour le 27 août 1823 (t. XXXVII, p. 79, 80).
S. — Les Cérémonies de la Messe basse, exposées selon les rubriques du Missel romain, avec les différences du rit de Paris; Appendice de la dernière édition du Traité des SS. Mystères par M. Collet, pour servir de suite aux éditions précédentes; Paris, Méquignon Junior, 1823, in-12, pp. 112. — Troisième édition, revue et augmentée; Paris, Méquignon Junior, 1834, in-12. L'Ami de la Religion, 29 mai 1834, t. LXXX, p. 208. — Les Cérémonies de la Messe basse... par M. Caron, Prêtre, Directeur au séminaire de Saint-Sulpice; quatrième édition, revue et augmentée; Paris, Méquignon Junior, 1837, in-12, pp. vin-148. — Pour les éditions suivantes, au moins à partir de la sixième, voir plus loin l'article Fabius.
-4. — Recherches bibliographiques sur le Télémaque , les Oraisons funèbres de Bossuel, et le Discours sur l'Histoire universelle, par M***, Directeur au séminaire de Saint-Sulpice; seconde édition, revue; Paris et Lyon, Périsse frères, 1840, in-8°, pp. vni-102. — Additioyis et corrections (janvier 1850), in-8°, pp. 8. — « Excellent travail », dit l'auteur du Manuel du libraire (t. II, col. 1212). L' Ami de la Religion, 31 octobre 1840, t. CVII, p. 212-216. Journal historique et littéraire de Liège, 1er mai 1842, t. IX, p. 27, 28. Suivant le rédacteur, l'auteur est « M. l'abbé M*** » ! Bibliographie catholique, juillet 1842, t. II, p. 50, 51.
M. Caron fut le collaborateur de M. Gosselin dans la grande et belle édition des Œuvres de Fénelon, commencée en 1820 à Versailles chez Lebel, et terminée en 1830 à Paris chez Adrien Le Clère (34 vol. in-8°). Outre la correction des épreuves, chose qui n'est pas de peu d'importance, et la collation du texte avec les manuscrits et les imprimés, on doit aussi à M. Caron la « Notice (anonyme) sur les manuscrits et les éditions du Télémaque », imprimée en 1824 au commen-
cément du tome XX (p. i-lviii). V. L'Ami de la Religion, 16 avril 1825, t. XL11I, p. 289-292. Les Recherches bibliographiques en sont la deuxième édition augmentée. Elle a été reproduite dans 1' « Histoire littéraire de Fênelon, ou Revue historique et analytique de ses Œuvres, pour servir de complément à son histoire, et aux différentes éditions de ses Œuvres », par M***, Directeur au séminaire de Saint-Sulpice; Lyon et Paris, Périsse frères, 1843, in-8° (p. 118-152). A la page VI de la Préface, M. Gosselin, auteur de l'ouvrage, parle, il est vrai, des Recherches comme s'il en était aussi l'auteur; mais dans l'édition de la même préface donnée en 1851, il les restitue à M. Caron, « dont les connaissances bibliographiques, dit-il, et le zélé concours nous ont été si utiles pour la publication des Œuvres de Fénelon et de leurs divers Suppléments » (p. vin). C'est aux pages 110-144 du tome I des « Œuvres de Fénelon, Archevêque de Cambrai, précédées de son Histoire littéraire par M***, Directeur au séminaire de Saint-Sulpice »; Paris et Lille, 1851, gr. in-8°, qu'il faut chercher cette quatrième édition des Recherches bibliographiques sur le Télémaque.
Quant à celles qui ont pour objet le Discours sur l'Histoire universelle, elles avaient déjà paru en 1818 à la fin du tome XXXV (p. 561-580) des Œuvres de Bossuet, imprimées par Lebel à Versailles. Le titre, alors, était : « Notice sur les différentes éditions du Discours sur l'Histoire universelle, et sur les corrections et additions que l'auteur y a faites ». Cette même notice accompagna depuis l'édition du Discours sur l'Histoire universelle publiée en 1825 (2 vol. grand in-8') par le libraire Lefèvre, dans sa Collection des Classiques françois.
Au reste, M. Caron a fait pour cette édition des Œuvres complètes de l'évêque de Meaux autant, et plus peut-être, que pour l'édition qui la suivit de près, des Œuvres de l'Archevêque de Cambrai. L'abbé Hémey d'Auberive, qui l'entreprit à la persuasion de M. Émery, confia dès le début à M. Caron la correction typographique des épreuves, comme à un « ecclésiastique, ainsi que le disait M. Picot, très exercé
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dans ce genre de travail, et assez instruit pour redresser les fautes de toute espèce qui peuvent se glisser dans la composition » (L'Ami de la Religion, n. 130.. t. V, p. 414). Après la mort de l'abbé Hémey, c'est-à-dire après l'impression du tome IV, M. Caron continua à corriger et eut la charge de préparer le texte de l'édition. Aussi, les auteurs ne font-ils pas difficulté de l'appeler l'édition « préparée à Saint-Sulpice » (Gandar, Bossuet orateur; 2e édition, Paris, 1868, in-12, p. xxvii). Elle a servi de type à toutes celles qui ont paru depuis, et a conservé l'estime avec laquelle on l'accueillit au début, sauf toutefois en ce qui concerne la partie renfermant les Sermons de Bossuet. V. Vaillant, Etudes sur les sermons de Bossuet, d'après les manuscrits ; Paris, Pion, 1851, in-8°. Lebarq, Histoire critique de la prédication de Bossuet, et Œuvres oratoires de Bossuet, Introduction, p. iv. L'abbé Bourseaud dit de l'édition du Discours sur l'histoire universelle , qu'il appelle édition définitive : « Elle est due aux soins du savant abbé Caron; elle est très exacte, et elle a servi de modèle à toutes les éditions publiées depuis 1818. C'est le texte de la 3e édition dans lequel ont été insérées les additions et les modifications que Bossuet a laissées manuscrites » (Histoire et description des manuscrits et des éditions originales des ouvrages de Bossuet, avec l'indication des Traductions qui en ont été faites et des Écrits auxquels ils ont donné lieu à l'époque de leur publication, par II. -M. Bourseaud, Prêtre, Licencié en Théologie; seconde édition, augmentée de l'Inventaire des manuscrits du grand séminaire de Meaux ; Paris, Picard, 1897, in-8°, p. 41). — Touchant le tome XXXVI des Œuvres, contenant la Politique tirée des propres paroles de l' Ecriture-Sainte, le même auteur dit encore : « C'est l'édition donnée par les Sulpiciens : elle est plus exacte que les précédentes, en ce sens que les éditeurs ont revu les citations que l'abbé Ledieu avait déjà vérifiées, et ils en ont rectifié un assez grand nombre d'autres dont il ne s'était pas occupé. Ils ont ajouté un Avertissement de xi pages qui est l'abrégé de la préface de l'édition de 1709 » (Ibid., p. 55).
5. — De la Connaissance de Dieu et de soi-même, par Bossuet ; seule édition conforme au manuscrit original; Traité du Libre Arbitre, et la Logique du même auteur; avec un Essai sur la Philosophie de Bossuet, et une Notice bibliographique ; Paris, Lecoffre, 1846, in-12, pp. lxii... — Lorsqu'il publiait, en 1818, à Versailles, les Œuvres complètes de Bossuet, M. Caron n'avait pu avoir communication du manuscrit original de ce traité, qui était alors en séquestre. Il fut plus heureux en 1845, et compléta son travail par cette Notice bibliographique , signée A. P. P. C. (Auguslin-Pierre- Paul Caron), et qui remplit les pages i-ix de cette édition. VEssai sur la philosophie de Bossuet qui vient ensuite est de M. Manier. V. Floquet, Bossuet précepteur du Dauphin, et évêque à la Cour; Paris, 1864, in-8°.
De la Connaissance de Dieu et de soi-même, par Bossuet; édition conforme au manuscrit original, avec l'indication des interpolations faites dans l'édition de 1741, et reproduites dans les éditions subséquentes; précédée d'une Notice bibliographique par M. l'abbé Caron, et d'un Essai sur la philosophie de Bossuet par M. l'abbé M***; deuxième édition; Paris, Lecoffre, 1869, in-12, pp. lxix-260. La Notice bibliographique occupe les pages iii-xiv. Les notes placées au bas des pages sont également de M. Caron. — De la Connaissance de Dieu... précédée d'une notice biographique (sic, pour bibliographique)... troisième édition; Paris, Lecoffre, 1875, in-12, pp. lxix-260.
6. — Manuel des Cérémonies selon le rite de l'Eglise de Paris, par un prêtre du diocèse; Paris, librairie d'Adrien Le Clère, 1846, in-8°, pp. xxxii-499. — La première partie fut tirée à part et vendue séparément sous ce titre : Manuel des Cérémonies de la Messe basse selon le rite de l'Eglise de Paris, par un prêtre du diocèse; Paris, Adrien Le Clère, 1846, in-8°, pp. vin-104. — Bibliographie catholique, août 1846, t. VI, p. 76-78. L'Ami de la Religion, 3 octobre 184(5, t. CXXXI, p. 21-26, article de l'abbé Dassance.
T. — Notice historique sur les Rites de l'Eglise de Paris, par un prêtre du diocèse; Paris, librairie d'Adrien Le Clère,
1846, in-8°, pp. iv-76. — « Cette notice devait faire partie du Manuel des Cérémonies selon le rite de Paris, et lui servir d'Introduction. Mais, à la suite de recherches multipliées, la matière s'étant étendue au delà des limites d'une Préface, l'auteur a suivi le conseil de personnes judicieuses, et l'a publiée à part » {Préface). — L'Ami de la Religion, 12 décembre 1846, t. CXXXI, p. 637-642, article de l'abbé Dassance. Bibliographie catholique , février 1847, t. VI, p. 366.
8. — 11 est infiniment vraisemblable que M. Garon aura aussi eu quelque part dans l'édition du Rituel de Paris donnée en 1840 chez le libraire Adrien Le Clère, in-4° de 850 pages. V. L'Ami de la Religion, 21 mars 1840, t. CIV, p. 545-549. D. Guéranger, Institutions liturgiques; Paris, 1841, t. II, p. 682, 683.
9. — Prières et Cérémonies pour la Consécration d'un évêque, selon le Pontifical romain (en latin et français); Paris, Adrien Le Glere, sans date, in-12, pp. 60.
Ce petit livre, le dernier dont M. Garon ait dirigé l'impression, fut l'occasion d'un pénible incident survenu peu de temps après sa mort. Une lettre adressée par la S. Congrégation de l'Index à l'archevêque de Paris enjoignit à celui-ci de donner à M. Caron un avertissement sérieux, pour avoir altéré la liturgie de l'Église en supprimant dans la formule du serment prêté par l'évêque élu le passage suivant : Hcereticos, schismaticos, et rebelles eidem Domino nostro , vel successoribus prœdictis, pro posse persequar, et impugnabo. Averti par l'archevêque, le Supérieur de Saint-Sulpice écrivit au Préfet de la Congrégation de l'Index, qu'il tenait de M. Caron et qu'il avait personnellement constaté que ces mots sont supprimés par la Chancellerie romaine elle-même, dans la feuille qu'elle envoie aux nouveaux évêques pour être signée par eux et ensuite renvoyée à Rome. Le fait était assuré, et à Rome, on en convint. Le P. Modena, entre autres, avoua qu'en effet, on envoie de Rome à des évêques élus, notamment à ceux d'Allemagne, une formule de serment d'où l'on a retranché la phrase qui concerne les hérétiques. En même temps, il promit que l'on réparerait la
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méprise où l'on était tombé au sujet du livre édité par M. Caron, et qu'on ferait en sorte d'effacer l'impression fâcheuse que le Saint-Père aurait pu concevoir à son égard.