Génie du Christianisme , ou Beautés de la Religion
chrétienne, par Fr.-Aug. Chateaubriand; édition abrégée, à l'usage de la jeunesse; Paris, à la Société typographique, quai des Augustins, n° 70, 1804-Xll, 2 vol. in-12, pp. x-360, 398. M. Clausel de Goussergues, principal éditeur de cet ouvrage, le publia avec la coopération de M. Émery et de M. Frayssinous, ainsi qu'il le déclare dans une lettre à M. Faillon, datée du 4 mai 1843. Il en parut un compte rendu clans les Annales littéraires, t. II, p. 153 et suiv. Que faut-il donc penser de ces paroles d'un critique rendant compte de VEssai d'une bio-bibliographie de Chateaubriand et de sa famille, par René Kerviler (Vannes, librairie Lafolye, 1898, in-8° de 94 pages) : « Au mois d'avril 1804, la Société typographique de Paris publia un abrégé du Génie du Christianisme à l'usage de la jeunesse (2 in-12) : suppressions et raccords, il n'y a pas un seul mot dans cet abrégé qui ne soit de la main de l'auteur {Revue d'histoire littéraire de la France, numéro du 15 juillet 1898, p. 460) t
4, — Doctrine de l'Ecriture sur les Miracles, par Georges Hay, Vicaire apostolique d'Edimbourg, ouvrage traduit de l'anglais par M. Nagot, supérieur du séminaire de Baltimore; Paris, 1803, 3 vol. in-12. Ne pouvant commodément faire imprimer cette traduction en Amérique, M. Nagot l'envoya à M. Émery pour qu'il la fit imprimer en France. Celui-ci ne pouvant non plus se charger lui-même de la publication, en confia le soin à l'abbé Hémey d'Auberive, avec qui il était particulièrement lié. L'éditeur s'acquitta de ce travail avec autant de soin que d'intelligence, et ajouta à l'ouvrage de Hay des observations importantes pour en éclaircir ou compléter quelques parties.
5. — Le Modèle des jeunes gens dans la vie édifiante de Claude Lepeletier de Sousy, par l'abbé Proyarl; Paris, 1789 — et 1809 — in-18. L'abbé Proyart lui-même nous apprend que M. Émery lui avoit fourni les matériaux de la première édition de cet ouvrage, publiée en 1789 (V. p. 12 de cette édition). Il augmenta celle de 1809 d'un Appendice contenant une notice détaillée sur Maurice Lepeletier, frère aine de Sousy, et cinquième supérieur général de la Compagnie de
Saint-Sulpice. Celte notice fut également rédigée d'après les pièces fournies à l'auteur par M. Émery, et qui se conservent encore aujourd'hui au séminaire de Saint-Sulpice.
G. — Fêtes mobiles de l'Eglise catholique ; ouvrage traduit de l'anglais d'Alban Butler, par M. Nagot, supérieur du séminaire de Baltimore; Versailles, 1811, in-8°. Prié par M. Nagot de publier celte traduction, M. Émery la confia à l'abbé de Kéravenant, qui avait donné l'édition des Vies des saints publiée à Versailles en 1811, et qui par là crut assurer davantage le succès de la nouvelle édition.
T. — Ce fut aussi à l'instigation de M. Émery que l'abbé Hémey d'Àuberive se chargea de diriger l'édition des Œuvres de Bossuet, commencée à Versailles en 1815 et terminée en 1819 (43 vol. in-8°). M. Émery et l'évêque d'Alais, qui agissaient en cela de concert, ne se proposaient d'abord que de continuer l'édition commencée par l'abbé Lequeux et D. Déforis; mais l'examen et la réflexion firent abandonner ce dessein, et l'on sentit la nécessité d'avoir une édition débarrassée de tout l'alliage que D. Déforis y avait mêlé. En conséquence de cette résolution, l'abbé Hémey publia en 1815 les deux premiers volumes de la nouvelle édition qu'il obtinl de dédier à Louis XV1I1; mais il n'eut pas la satisfaction de terminer celte entreprise, étant mort le 10 octobre 1815. 11 avait déjà préparé les tomes III, IV et V, qui parurent cette même année : le reste de l'édition fut donnée par les soins de l'abbé Courtade, qui se chargea de ce travail, à la demande de l'évêque d'Alais. M. Caron, prêtre de Saint-Sulpice, y eut aussi beaucoup de part. Voir son article.
8. — On sait la grande part qu'eut M. Émery dans la composition des Histoires de Fénelon et de Bossuet, par le cardinal de Bausset. V. Vie de M. Émery, t. II, p. 127-134. Histoire de M. Émery, p. 149-163.
9. — C'est enfin par les soins de M. Émery, pendant plusieurs années correspondant habituel du savant Deluc, que furent publiés plusieurs ouvrages de ce dernier : — Lettres sur l'histoire physique de la terre, adressées à M. le profes-
seur Blumenbach. renfermanl de nouvelles preuves géologiques et historiques de la mission divine de Moïse, par J.-A. Deluc; Paris, Nyon aîné, an VI (1798), in-8°. La Préface est certainement de M. Émery. — Précis de la Philosophie de Bacon; Paris, 1802, 2 in-8°. — Traité élémentaire de Géologie; Paris, 1809, wi-8°.
— Ouvrages faussement attribués à M. Emery.
1. — Lettre de Madame de *** à sa fille; Paris, Crapart, sans date (1791), in-8°, pp. 8. — Œuvres de M. Emery, édition Migne, col. 1541-1546. — Barbier (n. 9526, et dernière édition, t. 11, col. 1176 f) et après lui Quérard {La France littéraire, art. Émery) l'attribuent à M. Émery sur la foi d'une note manuscrite lue sur le frontispice de quelque exemplaire. Mais quelle assurance a-t-on que ce n'est pas là une simple conjecture de celui qui a écrit cette note?
2. — Moyens de ramener l'unité dans l'Eglise catholique ; Paris, 1802, in-12. On ne trouve aucun vestige de cet ouvrage dans les écrits de M. Émery. Quérard, qui le lui attribue, ne donne aucune raison de son opinion. Peut-être a-t-on voulu désigner l'ouvrage publié par M. Émery en 1800 et 1801 : La conduite de l'Eglise dans la réception des ministres de l'Eglise qui reviennent du schisme ou de l'hérésie.
3. — Entretiens pacifiques de Marcien et de Clémile sur les affaires de la religion en France; Amiens, de l'imprimerie de M. l'Évêque (1802 ou 1803), in-8°, pp. 104. Cet ouvrage est certainement de l'abbé Cazaintre, prêtre du diocèse de Garcassonne, depuis curé de S'-Papoul. On ne peut en douter après le témoignage de M. Picot, à qui l'auteur même envoya plus tard son ouvrage. V. L'Ami de la Religion, 15 janvier 1817, t. X, p. 289. Sur ce fondement, Barbier n'avait pas fait difficulté de le lui attribuer (n. 5181); mais un renseignement inexact lui fit corriger cet article dans le t. IV, n. 22402, et il substitua le nom de M. Émery à celui de l'abbé Cazaintre. Quérard (France littéraire, art. Emery) désapprouve tout à fait cette correction.
4L — Témoignages de l'Eglise, depuis les Apôtres jusqu'à nos jours, en faveur de la promesse de fidélité; 1800 ou 1801.
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Œuvres de M. Émery, édition Migne, col. 1593-1628. On no trouve non plus aucun vestige de cet ouvrage dans les manuscrits de M. Émery, et pour peu qu'on soit familiarisé avec le style de M. Émery, on est bien vite persuadé que ce n'est pas le sien. L'abbé Migne lui-même avoue que l'authenticité en est très douteuse.
5. — Le Fanatisme de l'ignorance confondu, ou Réponse à Y Apologie des Décrets, par le R. P. Lalande, de l'Oratoire. Œuvres de M. Émery, édition Migne, col. 1545-1566. Vie de M. Émery, t. I, p. 273.. note.
6. — Lettre à un curé du diocèse d'A. sur la translation de la solennité du Dimanche au Décadi, datée du 29 Floréal an VI (19 mai 1798), par un grand vicaire du même diocèse; sans nom de ville ni d'imprimeur, in-8°, pp. 8. D'après Quérard, L'es supercheries littéraires dévoilées; Paris, 18G9, t. Il, p. 209. Voici sur quoi il fonde sa conjecture. « On lit à la p. 6 que Bacon, Descartes. Leibnitz, Newton, croyoient à la Religion, et qu'ils étoient à la tête de toute la littérature et de toutes les hautes sciences. On reconnoit à ce langage celui qui a écrit sur Bacon, Descartes et Leibnitz, et qui préparoit un ouvrage sur Newton. M. Émery prend le titre de grand vicaire d'A. (Auch, Angers ou Alais). Il étoit particulièrement lié avec M. de La Tour-du-Pin, archevêque d'Auch, qui avoit recommandé dans son diocèse de suivre en tout les avis de M. Émery. Tout le monde sait quelle étoit l'intimité de M. de Bausset, évêque d'AIais, et de M. Émery : ces deux prélats pouvoient bien l'avoir nommé grand vicaire. Enfin, M. Émery, avant d'être supérieur général de Saint-Sulpice, avoit été supérieur du séminaire d'Angers et grand vicaire du même diocèse : il est probable qu'il en avoit conservé les pouvoirs ». Ni dans la Vie imprimée de M. Emery, ni dans la Vie manuscrite, M. Gosselin ne parle de cet opuscule : grand préjugé, à notre avis, contre la conjecture de Quérard, dont M. Gosselin n'a pas fait mention, vraisemblablement parce qu'il ne l'a pas connue.
ty. — Exposé des principes sur le serment de liberté et d'égalité, et sur la déclaration exigée des ministres du Culte