M. FREDET
Pierre Frédet naquit à Cébazat, près de Clermont-Ferrand, le 16 novembre 1801. Après ses études classiques faites au lycée de Glermont, il commença son cours de théologie au séminaire de Montferrand, le 1er novembre 1820. Quand il l'eut terminé, il fut quelque temps précepteur en attendant d'avoir atteint l'âge canonique pour être ordonné prêtre. L'amour de la solitude, la crainte des dangers du monde, une défiance extraordinaire de lui-même, non moins que son zèle pour l'éducation des clercs, le conduisirent à Saint-Sulpice. A la fin de sa Solitude, on l'envoya au séminaire de Rodez pour y enseigner la théologie et l'histoire ecclésiastique. Mais il se sentait appelé à faire quelque grand sacrifice. Il s'en ouvrit à M. Garnier, Supérieur de la Compagnie, et celui-ci l'engagea à sacrifier son pays natal pour aller travailler en Amérique. Quelque généreux qu'il eût été, ce sacrifice n'en fut pas moins pour M. Frédet un sacrifice de tous les jours; la blessure faite à son cœur ne se ferma ja-
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mais. — Arrivé à Baltimore le 24 septembre 1831, M. Frédet fut employé à enseigner la théologie, l'Écriture-Sainte et l'histoire de l'Église au grand séminaire, ainsi que l'histoire profane au collège de Sainte-Marie, qui faisait partie du séminaire. Il avait pour l'histoire un goût très prononcé, avec une mémoire extraordinaire et un jugement très sûr. — A l'automne de 1854, il fut frappé de paralysie. Obligé de prendre du repos, il se retira pendant quelques'mois au petit séminaire de Saint-Charles; mais les maux de tête violents qu'il souffrait constamment lui enlevèrent peu à peu l'usage de ses facultés, qu'il recouvra cependant quelques jours avant sa mort. Il mourut à l'hôpital Mount Hope, le 1er janvier 1850. — Durant toute sa vie, M. Frédet se fit remarquer par son esprit de foi, son humilité, sa fidélité aux règles de la Communauté et son amour de l'étude. Dieu ne lui épargna pas les épreuves. Directeur sage et éclairé pour les autres, il fut longtemps sujet aux scrupules. Sa patience, cependant, ne se démentit jamais, pendant que son union intime avec Dieu se reflétait dans ses paroles, dans ses actions, dans tout son extérieur. {M. G. E. Viger).
1. — Pendant les cinq années (1839-1844) que vécut la Société catholique des Tracts, Catholic Tract Society, M. Frédet en fut le collaborateur le plus assidu, mais toujours sous le voile de l'anonyme. Parmi les nombreux opuscules qu'il publia, il nous a été donné de voir les suivants : — On the original Texts and translations of the Bible; Baltimore, 1840, in-8°, pp. 24. — The inspiration and the Canon of Sc?*ipture; Baltimore, 1840, in-8°, pp. 24. — On the interprétation of Scripture; Baltimore, 1840, pp. 24. — On the necessity of Baptism; Baltimore, 1841, pp. 12. — On the effects of Baptism, and the obligations attached to it; Baltimore, 1841, in-8°, pp. 12. — The safer Side — Hell and et émit y ; Baltimore, in-8°, pp. 24. — Dévotion to the Blessed Virgin; Baltimore, 1843, in-8°, pp. 12. — Lay -Baptism; Baltimore, 1843, in-8°, pp. 12.
The Eucharistie Mystery; Baltimore, John Murphy, 1843, in-12, pp. vi-156. — En 1843, parut à Baltimore une traduc-
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tion anglaise du livre de Ratramne, prêtre et moine de Corbie au ixe siècle, sur Le corps et le sang du Seigneur, avec une préface de l'évèque protestant du Maryland, le Très-Révérend W. R. Uhittingham. L'objet du livre était de faire croire qu'au ixe siècle, on ne croyait pas au dogme de la Transsubstantiation. M. Frédet prouva clairement que la traduction du livre de Ratramne était erronée; que Ratramne admettait la Transsubstantiation d'après l'autorité que reconnaissent les Protestants eux-mêmes, et qu'en tout cas, l'Église n'était pas responsable de ce qu'avait pu dire ou penser un moine du ixe siècle. La réfutation fut trouvée si bonne, qu'on pria l'auteur de la publier à part. A "Freatise on the Eucharistie mystery, or Defence of ihe catholic Dogma of the Eucharisl aganist zhe récent attacks of adversaries ; by Peter Fredet, D. D. Professor of Theology in St. Mary's Seminary, Baltimore; Baltimore, Metropolitan Press, 1844, in-12.
2. — M. Frédet écrivit de même un bon nombre d'articles dans le United states Catholic Magazine, 1842-1848, en particulier sur la Catholicité de l'Eglise, sur son Infaillibilité, sur la Primauté du Pape.
3. — Modem History; from the coming of Christ and the change of the Roman Republic into an Empire, to the Year of our Lord 1854; by Rev. Peler Fredet, D. D. Professor of History in S1 Mary's Collège, Baltimore, author of « Ancient history »; Tenth (dixième) édition, carefully Revised, Enlarged and lmproved; Raltimore, published Ry John Murphy et Co., 1854, in-8°, pp. xi-552. — La première édition avait paru en 1842-1843, 2 vol. in-12, pp. xi-355, v-365. Le second volume fut imprimé par les presses du Séminaire, Metropolitan Press : le premier l'avait été par John Murphy.
41. — Ancient History; from the Dispersion of the sons of Noe, to the Battle of Actium and the change of the Boman Bepublic into an Empire; By Bev. Peter Fredet, D. D. professor of History in Sfc Mary's Collège, Baltimore, author of « Modem History »; Baltimore; published By John Murphy et Co., 1854, in-8°, pp. 504. — La première édition parut en 1849, in-12, pp. 408; la seconde, revue et augmentée, en 1851,