M. BERTIN
Claude-François Bertin, né le 10 février 1717 à Bel le ville en Beaujolais, dans le diocèse de Lyon, entra au grand séminaire de SMrénée le 30 octobre 1734. Après avoir terminé ses études ecclésiastiques, il fut admis dans la Compagnie, envoyé à Angers en 1740, n'étant pas encore prêtre, puis en 1741 à Cambrai, où il séjourna au moins deux ans. En 1744, il reçut mission d'aller à Toulouse, aider M. de Calvet, qui, à cette époque, travaillait à unir au séminaire de S'-Sulpice le séminaire de S'-Charles. M. Aronio de Monli, supérieur de cette dernière maison, ayant été appelé à Paris en 1766 pour remplir les fonctions de consulteur, M. Bertin lui succéda; mais quatre ans après, en 1770, il redevint simple directeur sous le môme M. de Monli, dont la présence à Toulouse avait été jugée nécessaire et était vivement désirée. A sa mort, arrivée le 18 octobre 1772, M. Bertin reprit la conduite du séminaire de Sfc-Charles, et la conserva jusqu'en 1782. M. Émery le rappela alors à Paris, et le chargea de faire un cours de morale aux licenciés. 11 le nomma directeur du séminaire de S^Sulpice en 1784, et en 1786 et 1787, il lui donna commission de faire la visite générale des séminaires dirigés par la Compagnie, M. Emery ne pouvant alors quitter la capitale.
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à cause de la situation critique où elle se trouvait. Au mois d'octobre 1787, la Compagnie ayant accepté la conduite du séminaire de Reims, M. Berlin en fut nommé supérieur. Son administration fut bénie de Dieu, mais de courte durée : il mourut à Reims le 14 novembre 1788, âgé de 72 ans. On l'inbuma le lendemain dans le cimetière de la paroisse S'-Étienne, sur laquelle était situé le séminaire. A des connaissances théologiques très étendues, M. Berlin joignait une grande facilité pour la parole, et un ton de voix ferme et sonore qui ajoutait encore à l'effet de ses discours.
1 . — Réfiexioyis sur la conduite que doit tenir un directeur de séminaire, qui désire sincèrement se sanctifier dans son état, et contribuer de tout son possible au bien des séminaires où il se trouve; manuscrit original conservé au séminaire de Sl-Sulpice (Cabinet des Manuscrits, n° 203), in-4° de 480 pages, sans une seule rature ! Cet ouvrage très important suppose dans son auteur une longue expérience de la conduite des âmes, et surtout de la direction des ecclésiastiques. Tout ce qui concerne la conduite des séminaires et les devoirs des supérieurs et directeurs y est traité avec beaucoup d'ordre et de solidité, et avec un développement qu'on chercherait inutilement ailleurs. Aussi la plupart des séminaires de la Compagnie en possèdent-ils une copie, ou du moins un résumé très complet qui en renferme toute la substance. Il existe deux analyses principales de cet ouvrage : l'une a été rédigée par M. Pakage, secrétaire de M. Émery; l'autre par M. Caurièue, supérieur général de la Compagnie.