‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 174 sur 207 · M. LE GALLIC · texte numérisé non relu

M. LE GALLIC

Plusieurs évêques songeaient à se l'attacher comme grand vicaire, lorsque, à la surprise de M. Cousturier lui-même, il sollicita son admission dans la Compagnie. Après une année passée à la Solitude, il fut, à la rentrée de 1750, envoyé au séminaire de Clermont pour y professer la théologie morale. Les succès qu'il obtint le firent nommer directeur du séminaire en 1753, et enfin supérieur au mois de février 1754.

Les grands talents et la rare prudence que M. Le Gallic déploya, pendant seize ans, dans le gouvernement du séminaire de Clermont, engagèrent en 1770 l'Assemblée générale de la Compagnie à le nommer tout à la fois assistant et consulteur. En même temps, M. Bourachot lui confia l'emploi de directeur du grand séminaire : il l'eut aussi pour successeur au mois de septembre 1777. M. Le Gallic notifia son élection à la Compagnie par une lettre circulaire datée du 27 de ce même mois. Malgré ses efforts pour réformer le séminaire, il ne put y réussir, et dans l'Assemblée de 1782, il donna spontanément sa démission. M. Émery fut élu à sa place, et M. Le Gallic fit connaître ces deux faits par une lettre circulaire assez courte, datée d'Issy, le 10 septembre 1782. Elle est rapportée dans la Vie de M. Émery, t. I, p. 149-151. M. Le Gallic fut alors nommé premier Assistant, et se retira à la Solitude, où il édifia beaucoup par sa régularité et sa piété. Durant la Révolution, il ne quitta pas Paris, mais il fut deux fois arrêté et deux fois relâché. 11 mourut le 16 octobre 1790.

Voici l'inscription placée au bas de son portrait : Petrus Legallic, Sacrœ Facultatis Parisiensis Doctor theologus, Seminarii Sn Sulpitii superior; vir ingenti sagacitate pollens, in rébus gerendis solers, in œsiimandis ingeniis hominum expertissimus ; magnanimitate, religione, fide eximius; renitentibus valdè suis, ultra deposuit an. 1782, ut liberiùs , in solitudine , annos œternos recogitaret coràm Domino. Sœviente impiâ subversione gallicâ procellâ , extra Seminarii septa, Parisiis obiit, ?nensis ociobris die 16a an° 1796, et œtatis suce 80.

Cfr. Vie de M. Émery, t. 1, p. 95-101; 148-152; 288, 292, 303, 340 bis, 341 bis, 375. — Gosselin, Mémoires (manuscrits)

ÏOS BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNE

sur M. Le Gallic, huitième supérieur de la Compagnie de Saint-Sulpice.

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