‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 200 sur 207 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

1. M. Olier. — P. 1. On savait depuis longtemps que M. Olier était né à Paris, rue du Roi-de-Sicile, mais on ignorait dans quelle maison précisément. Le mérite de le découvrir était réservé à M. Levesque, bibliothécaire du Séminaire de Saint-Sulpice. Il nous écrivait, le 20 septembre 1899, 291" anniversaire de la naissance du fondateur de la Compagnie : — « Je viens de trouver l'emplacement exact de la maison où est né M. Olier. Comme la rue du Roi-de- Sicile était en partie de la censive du Temple, j'ai cherché dans les censiers et les plans du Temple, et j'ai trouvé l'indication exacte. C'est entre la rue des Écoules et la rue Vieille-du-Temple, la troisième maison à main droite en partant de la rue des Écoules : actuellement, elle porte le n° 38. — J'ai vu aussi dans les registres de la paroisse Saint- Paul que son père était marguillier en 1613 ».

P. 3. En disant, d'après la Gazette, que le service où fut prononcée l'oraison funèbre de M. Olier eut lieu le 1er juillet 1657, nous n'avons pas entendu nier qu'il y ait eu un premier service célébré le 9 avril précédent. C'eût été, sans raison aucune, contredire l'abbé Simon de Doncourt, qui dit textuellement : « Le 9 du même mois (d'avril), on lui fit à la paroisse un service solennel, auquel tout le clergé de la Communauté et du Séminaire, et les paroissiens en foule assistèrent; chacun, cependant, comme le dit un historien du temps, craignant de lui faire insulte de prier pour lui et croyant devoir plutôt l'invoquer » {Remarques historiques sur l'église et la paroisse Saint-Sulpice, p. 52).

P. 23, ligne 23 : au lieu de Gennardi , lisez Genuardi ; et Acireale, au lieu de Acircale.

524 A.PPENDIGB

P. 24. Pietas Seminarii , auctore Olier, S. Sulpitii ; simple commentaire, par M*r Lamothe-Tenet, Prélat de la maison de Sa Sainteté, Recteur de l'inslitut catholique de Toulouse; œuvre posthume; Montpellier, Imprimerie dé la Manufacture de la Charité, 1899, in-8", pp. 194.

P. 40, I. — Ladveu et Dénombrement... Retrancher cet alinéa, qui n'indique pas un manuscrit de M. Olier, mais seulement un acte notarié, passé le 17 octobre 1G34, à son domicile, rue du Roi-de-Sicile.

2. M. Blanlo. — P. 43. Un manuscrit de M. Tronson, sorte de recueil pour des sermons, conservé à la Bibliothèque du Séminaire de Saint-Sulpice, renferme 11 pages dont l'écriture n'est pas celle de M. Tronson, et qui sont intitulées : De Scie Magdeleine ; La promptitude de sa conversion. Le travail est divisé en 0 parties, dont voici les titres : 1. Sa première station chez Simon le Pharisien ; 2. station de SK Magdeleine aux pieds de Jésus au château de Béthanic; 3. station de St,; Magdeleine au pied de la Croix; 4. station de S,: Magdeleine au Sépulcre; 5. station de St,; Magdeleine aux pieds du Sauveur ressuscité; G. la dernière station de StG Magdeleine est dans le désert, station de 30 ans. Sur la 12" page, qui est en blanc, on lit ces mots : De la Magdeleine, par Mr Blanlo.

4. M. Le Blanc. — P. 47, ligne 12. D'après le Registre mortuaire de la paroisse Saint-Sulpice qui est à la Bibliothèque Nationale, M. Le Blanc mourut le 22 octobre K)7<) et fut inhumé le 24 dans la chapelle basse du Séminaire. Ce doit être la vérité: car ee Registre est la copie d'un autre l'ait au jour le jour, et qui a été détruit dans l'incendie de l'Hôtel de Ville.

Ibid., p. 47. Les caractères de la charité d'après S. Paul . Bien qu'une note ajoutée à ce manuscrit attribue cel ouvrage ii M. Leblanc, il est cependant certain que «est l'œuvre de M. Blanlo, copiée pour l'usage de M. Grandet, comme l'a constaté M. Levesque, bibliothécaire du Séminaire Saint- Sulpice.

6. M. de Bbbtokvillibrs. — P. .').'». ligne 27 : au lieu de M...|

lisez Macé. René Macé, du diocèse de Nantes, avait été admis au Séminaire de Saint-Sulpice le 8 janvier 1649.

13. M. Planât. — P. 82, ligne 17 : au lieu de obietes, lisez abietes.

1T. M. de La Barmondière. — P. lOo. A. Règlement général des 'pauvres ecclésiastiques estudiants qui vivent en commun, joignant le Séminaire de St-Sulpice à Paris, à l'honneur de la vie pauvre, méprisée et laborieuse que Jésus a menée, surtout pendant les trente années de sa vie cachée, pour se disposer aux fonctions de son divin sacerdoce, sous la protection de la Très Sainte-Vierge, de S. Joseph, des saints Apôtres et des hommes apostoliques; in-folio, pp. 6. Manuscrit original, avec la signature autographe de M. de La Barmondière, qui avait établi cette Communauté. Bibliothèque du Séminaire Saint-Sulpice, Cabinet des Manuscrits. 19. M. Maillard. — P. 108, dernière ligne : ajoutez : Une quatrième copie est aussi conservée dans la Bibliothèque de l'École Sainte-Geneviève, à Paris.

22. M. Baudrand. — P. llo. Le Registre mortuaire de la paroisse Saint-Sulpice (1604-1714) qui est à la Bibliothèque Nationale (Fonds Français, n. 32594) contient, entre les pages 480 et 481, une petite note ainsi conçue : « Henri Baudran, ancien curé de Saint-Sulpice, avait été reçu docteur de Sorbonne le 12 aoust 1666. 11 était tombé en apoplexie : depuis quelques années, il en était resté paralysé d'un bras. Il était allé au village de Foncerive, paroisse de Beaulne dans le comté de Baumont en Gatinois. 11 se fil mettre dans du marc de vendange pour sa paralysie. Les fumées de ce marc lui montèrent tellement à la tête qu'il mourut aussitôt qu'il en fut retiré. Il avait dit la messe le matin, avant que de se faire mettre dans la cuve, dans la chapelle de la maison où il était. Il fut enterré dans l'église de Saint-Martin de Beaune ».

Aussitôt après avoir été installé curé, M. Baudrand pria Santeuil de composer des hymnes en l'honneur de Saint Sulpice, patron de la paroisse. Elles furent imprimées pour la première fois dans la première édition des Hymni sacri et novi, autore Santolio Yictorino; Parisiis, apud Dionysium

Thierry, Via Jacoba»â, sub signo urbis LutetiâB, 1089, cum privilegio Régis, in-24. Elles sont aux pages 375-382. A la suite, p. 382, on lit ces mots : « llos hymnos, procurante Sancti Sulpitii Vigilantissimo Paslore D. D. Baudrand, necnon Sacra? Facultatis Parisiensis Doctore theologo, feci ». Dans l'édition des Hymni donnée en 1098, ces hymnes sont placées à leur rang, au 17 janvier; mais elles ne sont pas suivies de l'indication finale qui en marquait l'occasion.

P. 117, ligne 8. L'incendie dont il est ici parlé eut lieu au xvne siècle, et non au xvin6, probablement en 1071 : telle est, en effet, la date d'une brochure qui parut à cette occasion : Elégie sur V embrasement de la Sorbonne ; Paris, Pierre le Petit, 1071, in-4°. La pièce est curieuse, surtout à cause de la vignette qui est en tête, et qui représente la Sorbonne.

23. M. Tronsox. — P. 123. C'est le 5 et non le 1°' mars 1032 que M. Tronson reçut la tonsure.

P. 128, n. 4. Le manuscrit autographe du Forma Cleri est à la Bibliothèque du Séminaire Saint-Sulpice : c'est un infolio de 370 pages.

P. 130. La même Bibliothèque possède également en manuscrit la lre partie du Forma Cleri avec les modifications de M. Desribes, in-4° de 174 pages.

P. 142. On m'a fait observer que, très probablement, c'est par une erreur de référence que M. Aubry ou son éditeur accuse de quiétisme l'examen particulier sur Y Amour de Bienveillance. Attaquer ce point-là, c'eût été, dit-on, faire la partie trop belle à la réfutation. — La conjecture est charitable : j'avoue n'y avoir nullement songé. Bien dans l'imprimé ne m'a suggéré^ l'idée qu'il pouvait y avoir là une faute d'impression; et d'autre part, je fais toujours à des adversaires l'honneur de croire qu'ils ont conscience de t e qu'ils disert cl surtout de ce qu'ils impriment .

Le reproche, parait-il, s'adresserait à l'examen De la conformité à la volonté de Dieu, et plus particulièrement ;i celle phrase : * N'avons-nous point déëiré arec inquiétude les biens spirituels, jusqu'à être mécontents, chagrins el abattus, lorsque Dieu s permis que nous en fussions privés -'.' — si.

par ces paroles, M. Tronson blâme comme moins parfait le désir inquiet des biens spirituels, il ne blâme certainement pas le désir tranquille et résigné au bon plaisir de Dieu de ces mêmes biens. Or, désirer une chose, désirer la grâce, ce n'est, certes, pas y être indifférent : ce n*est pas être, par rapport à elle, dans cet état d'âme si bien rendu par le Pater des Quiétis;es qu'on lit dans les Dialogues sur le Quiétisme attribués à La Bruyère : « Donnez-nous notre pain de tous les jours, qui est votre grâce, ou ne nous la donnez pas; je ne souhaite de l'avoir ni d'en être privée » (Dialogue Y; Œuvres de La Bruyère, édit. G. Servois; Paris, 1865, t. Il, p. 627).

D'ailleurs, outre que l'œuvre entière de M. Tronson proteste contre le sens quiétiste donné à ce passage, l'auteur &es Examens particuliers ne fait ici qu'exprimer la pensée si bien développée par S. François de Sales au chapitre VII du livre IX de son Traité de l'Amour de Dieu : De l'indifférence que nous devons practiquer en ce qui regarde notre advancement es vertus. « Dieu, dit-il, nous a ordonné de faire tout ce que nous pourrons pour acquérir les sainctes vertus : n'oublions donc rien pour bien réussir dans celte saincte entreprise ». C'est ce que dit constamment M. Tronson, c'est l'objet même de son livre. « Mais, continue S. François de Sales, après que nous aurons planté et arrosé, sçachons que c'est à Dieu de donner l' accroissement aux arbres de nos bonnes inclinations et habitudes. C'est pourquoi il faut attendre le fruict de nos désirs et travaux de sa divine Providence. Que si nous ne sentons pas le progrès et avancement de nos esprits en la vie dévote, tel que nous voudrions, ne nous troublons point, demeurons en paix ; que tousjours la tranquillité règne dans nos cœurs ». Cette « paix », cette « tranquillité », cette quiétude serait-elle aussi quiétiste ?

Conclusion : Pas plus que l'Examen sur l'Amour de bienveillance, l'Examen sur la Conformité à la volonté de Dieu n'est entaché de quiétisme; et lorsqu'il intente cette accusation contre M. Tronson, l'abbé Aubry n'est pas plus heureux

dans les références qu'il pense, dit-on, sans les exprimer, que dans celles qu'il exprime sans les penser.

P. 148. On a aussi une lettre de M. Tronson au P. Bourdaloue, jésuite, éditée dans Bourdaloue, sa correspondance et ses correspondants, par le P. H. Cherot, S. J.; Paris, Retaux, 1899, in-81, pp. 212. La lettre est datée d'issy, le 7 octobre

P. 155. En dehors des lettres copiées dans les recueils infolios, il existe encore à la Solitude 15 lettres autographes de M. Tronson, adressées pour la plupart à M. Bourbon vers 1670 et 1671 ; 3 ou 4 seulement sont adressées à diverses personnes. De plus, on trouve, toujours à la Solitude, la réponse de M. Tronson sur 18 lettres à lui envoyées par M. Leschassier louchant les événements journaliers du Séminaire Saint-Sulpice.

P. 155. P. Les Etrennes, in-24 de 22 petites feuilles; manuscrit autographe de M. Tronson, aux archives de la Solitude. Composition du même genre que les Etrennes données dans nos séminaires au commencement de chaque année.

24. M. Balsa. — P. 155. D'après un catalogue, il entra, étant déjà acolythe, au (grand) Séminaire Saint-Sulpice le 15 octobre 1680, et en sortit le 18 avril 1683. Dans un autre catalogue, il est dit : « Après avoir fini son séminaire, il a été à la Petite Communauté, au Petit Séminaire, à Issy, et ayant pris le bonnet de docteur, il est allé au Séminaire de Clermont le 2 novembre 1692, où il est mort le 19 juin 1700 ».

25. M. Lascaris d'Urfé. — P. 156. II fut admis au séminaire le l'r avril 1660.

29. M. Boubbon. — P. 166, C Récit de la mort de M. Tronson; gr. in-8", pp. 15. Archives de la Solitude.

30. M. Lb Tbllieb. — V. 167, A. Dispositions générales et particulières pour entendre la sainte messe; 1684, in-S «li' '12 pages.

:t2. M. de La Chetardyb. — l'. 107, I). Dans la correspondance du Card. de Noailles déposée à la Bibliothèque Na« tionale, «mi trouve (Fonds Français, n. 23483) une très belle ei très ferme lettre de M. de La Chetardye au prélat qui avait

approuvé les Réflexions morales de Quesnel, afin de le déterminer à les condamner solennellement. En voici le texte :

« La confiance dont vous m'honorez, Monseigneur, et mon sincère attachement pour vos intérêts, me donnent la har diesse d'écrire cette lettre à vostre Eminence. Je vous dire, Monseigneur, que rempli des tristes idées que me cause l'affaire qu'on vous a suscitée et dont je vois les suites fascheuses, et priant tel que je suis pour vous, Monseigneur, il m'est venu tout d'un coup dans l'esprit de vous mander que vous feriez bien de condamner solennellement Quesnel; que ce seroit un acte héroïque de vertu pour vous; que peut estre vostre salut estoit-il attaché à cette humiliation dont je vois la grandeur, et que je ne vous avois pas jusques ici conseillée; que cette condamnation édifiroit toute l'Église; qu'elle couvriroil de confusion ceux qui ont voulu faire soupçonner vostre foy, et leur aprendroit à eux mesmes à s'humilier et à se soumetre; que vous leur devez ce bon exemple, que rien ne seroit plus glorieux pour vous; que vous apaiseriez entièrement le schisme qui va s'eslever; que le Pape et le Roy en seroient plus touchez que personne, et reprendroient un cœur nouveau pour vous; que vous devriez fouler aux pieds toute considération humaine, et n'écouter la dessus aucun autre conseiller que vostre conscience, nullement le maintien d'une autorité mal entendue en cette occasion; que vous devez montrer plus de vertu que de fermeté, s'agissant bien moins icy de soutenir les droits de l'épiscopat que ceux de vostre propre gloire; songez-y, Monseigneur, de peur que vous ne repondiez pas aux desseins de Dieu sur vous, ce qui est toujours suivi d'une diminution de grâces et d'une soustraction de secours; enfin qu'une semblable victoire sur vous mesme vous attireroit des bénédictions infinies, que vous métriez Dieu de vostre costé, et qu'il prendroit vostre défense en main; excusez, Monseigneur, la liberté de celuy qui croiroit se rendre responsable à Dieu, s'il ne vous exposoit ce qui luy est venu dans l'esprit.

J., curé de Sr-Sulpice.

Ce vendredi 26 juin 1711. »

« C'est ainsi, ajoute M. Albert Le Roy après avoir cité quelques extraits de cette lettre, c'est ainsi qu'un curé sulpicien, confesseur et client de Madame de Maintenon, faisait la leçon à un cardinal » (Le Gallicanisme au XVIIIe siècle ; La France et Rome de 1700 à 1715; Histoire diplomatique de la Bulle Unigenilus jusqu'à la mort de Louis XIV, d'après des documents inédits, par Albert Le Roy; Paris, Perrin, 1892, in-8°, p. 347). Tous ceux qui n'éprouvent pas pour le jansénisme les mêmes sentiments que M. Le Roy y verront, au contraire, la preuve que M. de La Chelardye savait pratiquer à l'égard de son supérieur la correction fraternelle selon les principes de la saine théologie, sous forme de prière et non de remontrance, et sans se départir de la modestie et de l'humilité qui conviennent à un inférieur.

Le cardinal lui-même parait en avoir jugé ainsi; car il semble qu'il reçut fort bien le conseil, et que même il pria le curé de Saint-Sulpice de dresser un projet de lettre que le prélat publierait après l'avoir signée et faite sienne. M. de La Chetardye écrivait, en effet, à un évêque ces paroles que nous lisons dans une lettre, sans date, contenues dans le même recueil : « Son Éminence verra ma ponctualité à exécuter ses ordres. Je ne doute pas qu'il n'agisse comme il le dit. Nous en verrons bientôt les effets ». Ces lignes sont le post-scriptum d'un billet ainsi conçu : « Quoique fort pressé, Monseigneur, je ne puis m'empêcher de vous remercier de l'honneur de vostre lettre, et de vous dire que je ne perds pas un moment pour servir M le G. de N., et que j'espère en peu voir celte affaire terminée, à sa satisfaction, sans délai ».

A qui ce billet était-il adressé? Très probablement à M. de Rissy, évoque de Meaux. dont le secrétaire til la copie qu'on remit au cardinal, lequel la déposa dans ses cartons, avec ce titre écrit de sa main : Projet de lettre dressé par M le Curé de Saint-Sulpice, que M. de Meaux et lui vouk m' engager d'escrire pour finir mes a/faire*, et que je jettai. M. de Bissy, <mi eflfet, de concerl vraisemblablement avec d'autres qui furent môles à cette affaire, retoucha le projet de lettre el le modifia tellement, que, surtout quand

on le rapproche de la lettre citée plus" haut, on a de la peine à y reconnaître la main de M. de La Ghetardye : c'est pourquoi nous nous bornons à l'enregistrer.

M. Levesque, bibliothécaire du Séminaire Saint-Sulpice, a acquis du libraire Charavay, à Paris, l'autographe d'une lettre écrite par M. de La Ghetardye environ trois semaines avant sa mort, et adressée à un évêque, vraisemblablement l'archevêque de Paris. — « Monseigneur; Quoique un peu malade, je prends des forces pour me donner l'honneur de vous écrire en faveur de la Dame dont le placet est icy joint. Je puis vous assurer, Monseigneur, qu'elle est digne de votre protection, et le Roy fera une grande œuvre de charité en lui ordonnant quelque gratification. M. l'abbé de Gergis (sic : très probablement M. Languet de Gergy, qui succéda à M. de La Chetardye), porteur de la présente, tout plein de zèle, aura l'honneur d'en expliquer les raisons à Votre Grandeur, et de vous assurer du profond respect avec lequel je suis, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur. J... Curé de S^Sulpice. — De Paris, ce 26 mai 1714. »

36. M. Rigoley. — P. 213, A. Cette Journée chrestienne paraît avoir été écrite par un copiste de profession. M. Rigoley en est-il l'auteur? M. Gosselin ne le dit pas dans la note qu'il a placée au commencement de ce manuscrit. La seule chose qui semble certaine, selon lui, c'est que M. Rigoley a écrit les quatre Méditations qui précèdent et celle qui suit la copie de cet ouvrage, en tête duquel on lit ces mots : Ex libris Biblioth. Lauret., ex dono D. Tronson.

4k2. M. Leschassier. — P. 245, 5. V Instruction sur le véritable esprit de la Compagnie fut imprimée en 1823, et envoyée à tous les Directeurs par M. Duclaux (Lettre datée du 23 juin 1823).

P. 246, C. Les Archives de la Solitude possèdent encore séparément 18 lettres autographes de M. Leschassier à M. Tronson, retiré à Issy, sur les événements journaliers du Séminaire de Saint-Sulpice.

Dans un carton de la Bibliothèque du Séminaire de Saint- Sulpice (Cabinet des Manuscrits), on trouve 11 petits cahiers

in-2i de 8 feuillets chacun, réunis ensemble avec ce titre écrit de la main de M. Gosselin : Entretiens sur divers sujets; et au-dessous : « Je soupçonne que ces Entretiens sont de M. Leschassier. On y voit quelques fragments et quelques corrections de sa main ». Voici la composition de ce recueil : — 7 cahiers sur l'Oraison dominicale ; sortes d'homélies sur les sept demandes du Pater en latin, avec certains passages en français. En tête de chaque homélie écrite par un copiste, on voit écrit de la main de M. Leschassier : « 1° Desiderium cordis christiani; 2° suivent

des Méditations (4) sur l'Humilité, sur la Vaine gloire (I), sur le Désir du Paradis, la Contrition, la Confession, la Satisfaction ».

Lettres de MM. Leschassier, Le Pelelier et Pinel aux Dames religieuses du Petit couvent de Sainte-Claire, à Limoges, écrites pendant les années 1718-1726. Copie. Une note, écrite au verso du titre, porte ce qui suit : « Les originaux des six lettres suivantes que j'ai eus entre les mains, et qui sont exactement reproduits, existent chez les Dames religieuses du Petit couvent de Sainte-Claire, à Limoges. A. Thézard, 20 sept. 183G ».

45. M. de Planque. — P. 2o0, B. Lettres de... à un de ses amis, sur l'obligation imposée aux ecclésiastiques promus aux ordres sacrés ou bénéficiers de porter l'habit long, prouvée par des actes authentiques de tous les évêques de France surtout, avec une réfutation des prétextes dont quelques personnes d'église se servent pour se dispenser de ce devoir, in-8°, pp. 100; autographe de M. de Planque. Séminaire Saint-Sulpice, Cabinet des Manuscrits.

47. M. Le Vachon de Belmont. — P. 253. D'après le Catalogue de Saint-Sulpice, il mourut le 22, et non le 27 mai 1732.

P. 2oo. On trouve Y Eloge funèbre de la sœur Jeanne Le Ber, pai- M. de Belmont, supérieur du Séminaire do Montréal, pp. 14, à la suite de la Vie de la easut Jeanne Le lier, par M. Mon tgol fier, in-8°, pp. 84. Manuscrits de la Bibliothèque du Séminaire Saint-Sulpice.

P. 256. Mémoire adressé à M. Tronson en 1<>S7 : le Se-

minaire de Saint- Sulpice en a une copie dans le tome l des Documents sur l'Eglise du Canada : « Copie d'un mémoire dressé par un missionnaire de Saint-Sulpice établi à Montréal; in-8Q de 20 pages ».

49. M. Le Clerc. — P. 208, ligne 7 : au lieu de obtrectvatores, lisez obtrectatores.

57. M. Laxguet de Gergy. — P. 290 : à la suite du premier alinéa, ajouter le suivant : — On lira sans doute encore avec intérêt cet extrait du Mercure de juillet 1723 (p. 178, 171); : « La fête de S. Jean-Baptiste, patron de M. le Curé de Saint- Sulpice, fut célébrée dans sa Communauté d'une manière qui mérite l'attention du public. On tira dès le malin quantité de boëtes devant le presbytère, et le soir un grand nombre de fusées annoncèrent un feu d'artifice qui fut tiré au même lieu. Mais le plus singulier de la fête fut un soupe que M. le curé donna à près de trois cens ouvriers qui travaillent au nouveau bâtiment de cette paroisse. Le bouquet qu'ils lui avaient donné la veille fut l'occasion de ce régal, qu'il ne put leur faire que le premier de juillet, jour de l'octave, à cause des fêtes et des jours d'abstinence et de jeûne qui suivirent la fête de S. Jean-Baptiste.

» On dressa dans les allées du jardin de la Communauté de longues tables, où l'on plaça les ouvriers quatre à quatre. On servit par chaque bande une pièce de rôli, deux entrées, avec une salade et une bouteille de vin à chacun. 11 y avoit au milieu du jardin une table ronde de quatorze couverts pour les inspecteurs et autres officiers qui conduisent les travaux : elle fut abondamment servie, et avec de très bon vin. M. le Curé fut présent a tout le repas : il y dit le Bénédicité et les Grâces. Plusieurs personnes de distinction furent présentes à ce régal, attirées par la singularité du spectacle. Toutes les fenêtres des maisons voisines, qui donnent sur ce jardin, étoient remplies de monde, et il y en avoil jusques sur les toits ».

T8. M. Coustdrœr. — P. 353. Une lettre à M. Chevalier, Directeur au Séminaire de Viviers, 3 juillet 1703. Bibliothèque du Séminaire de Saint-Sulpice.

T9. M. Jollivet. — P. 353. Outre l'oraison funèbre de M. de Pontbriand, M. Jollivet prononça aussi celle de M. Briand, son successeur sur le siège de Québec.

81. M. BouRAciioT. — P. 35i. M. Gourtade raconte qu'il avait entendu dire au cardinal de Bausset, qui avait été au séminaire sous M. Bourachol, que celui-ci était plein d'esprit. Il en citait plusieurs traits, entre autres celui-ci : — un jeune ecclésiastique de Limoges, venu au Séminaire de Saint-Sulpice, parlait de Saint Martial, qu'il disait avoir été disciple de Notre- Seigneur et apôtre de Limoges (On sait que le premier point est controversé — et même rejeté par les critiques). « Oh ! reprit alors M. Bourachot, il est bien certain et admis par tout le monde que Saint Martial est apôtre des gentils... des gentils limousins! » (Matériaux pour la Vie de M. Emery, t. 10 bis).

Peux lettres à M. Juge de Saint-Martin, Pirecteur au Séminaire de Viviers, 2 septembre et 3 août 1771.

H5. M. Legrand. — P. 363. Coopéra-t-il à la rédaction du Bréviaire d'Auch comme il l'avait fait pour le Rituel de cette province ecclésiastique? Consulté là-dessus par M. Gosselin, M. Barré, chanoine de l'église métropolitaine d'Auch, répondit, le 17 novembre 1834, qu'il n'avait trouvé pour l'affirmative aucun témoignage certain, écrit ou oral. Cependant, ajoute-t-il, « la tradition locale parait être que M. le docteur Legrand aurait en effet composé notre bréviaire. C'est le seul nom qui ait été cité pour cette rédaction. Il est probable qu'au défaut de M. l'abbé Robinet, qui fut écarté pour n'avoir pas eu assez de déférence . comme l'apprend une lettre de l'archevêque d'Auch à l'imprimeur Coignard, en date du \ novembre 1749, M. Legrand aura été prié de se charger de ce travail. M. de Belloc, vicaire général, m'a dit que telle était l'opinion à Saint-Sulpice de Bon temps. Il m'a confirmé l'anecdote qui vous a été rapportée,

savoir : que M. Legrand, étant consulté pour savoir quel

était le meilleur «1rs nouveaux bréviaires de France, répondait naïvement que le meilleur était celui d'Auch, tout en avouant

ou supposant connu de ceux qui lui demandaient son avis,

que c'était lui-même qui y avait travaillé. Un de mes oncles, qui est mort chanoine de notre métropole et qui était plus âgé que M. de Belloc, m'a raconté à moi-même celte môme anecdote ».

P. 365, note 2. Une copie authentique de cette consultation, écrite par M. Legrand lui-même, est au Séminaire de Saint-Sulpice. Elle est intitulée : Consultation sur un exposé imprimé de quatre curés de la ville de Cahors, in-8°, pp. 4. Elle fut « délibérée à Paris le 14 avril 1772 », et elle est signée : « Riballier, Syndic de la Faculté de Théologie; Legrand, docteur de la Faculté de Théologie ».

89. M. Parisis. — P. 406. Sur la Philosophie de Toul, v. La Philosophie cartésienne dans le Clergé de France , aux débuts du XIXe siècle ; art. signé : A. Mignon , Ancien professeur de théologie , dans la Revue du Clergé français, 15 septembre 1899, p. 138.

91. M. Sartelon. — P. 407. 11 mourut le 4 novembre 1782. Par son testament, il légua à son neveu les vers latins qu'il avait composés.

94. M. Denans. — P. 415, dernière ligne. — A. Tractatus de Ecclesiâ, in-4°, pp. 305. Outre cet exemplaire, qui contient des corrections et paraît être l'original, le Séminaire de Saint-Sulpice possède une copie, petit in-folio de 326 pages.

97. M. Joubert. — P. 422. — B. Le vrai titre est : Tractatus de Veritate Religionis. Le nom de Thyerri, docteur de Sorbonne, qui se lit, avec celui de M. Joubert, au sommet de la première page, porte à présumer que M. Joubert n'a fait que transcrire ce traité. Il en est de même du Tractatus de Gratta, au dos duquel on lit ces mots : Conscrip>tus à D. Joubert.

Lettre de M. Joubert au Secrétaire (M. Sfagé) de M. de Beaumont, archevêque de Paris (M. Joubert avait été chargé de diriger la nouvelle édition du Bréviaire). — « On imprime, Monsieur, comme vous sÇavez, le Bréviaire in-8°, et le compositeur en est aux prières de Laudes pour les fériés. Dans ces prières, on ne parle point du Souverain Pontife. On s'est apperçu de cette faute à Toulouse même, où on n'a pas pris

entièrement le Bréviaire de Paris, et on ajoute : Oremus pro Summo Pontifice N.; R. Pascat hœreditatem Domini in innocentiâ cordis sui. Psal. 77. II seroit à souhaiter qu'on fit cette addition pour marquer l'union au S. Siège : il ne pourroit y avoir que les Jansénistes qui en fussent fâchés; encore n'oseroient-ils pas, je pense, le faire paroître. Cette addition se mettroit avant le w. Oremus pro Pastore nostro N., qui regarde W&. Mandez moi, je vous prie, incessamment, si je puis la faire. J'arrête le compositeur jusqu'à votre réponse.

J'ai l'honneur d'être avec respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. — Joubert.

Ce 6 oct. 1776. »

Le secrétaire répondit sur la lettre même, dans le haut de la page, à droite : « Les intentions de M°r sont que le Bréviaire qu'on imprime soit comme celui de 45. Au surplus, M. Godescard consultera si Oremus pro Summo Pontifice, etc., a été retranché des Bréviaires de Paris ». — Il ajoute au bas de la page : « On ne trouve point dans le Bréviaire de 45 Oremus pro Summo, etc. El oit-il dans le Bréviaire de 35, ou dans celui de M. de Noailles ? M. l'Archevêque désire que M. Joubert fasse des recherches en conséquence, et lui en envoyé le résultat avant que de prendre un pari y ».

Sur une note ajoutée à la lettre, M. Joubert a écrit : — « J'ai consulté non seulement les éditions précédentes du Bréviaire donné par W? de Vintimille, à commencer par la première de 1736, mais encore les Bréviaires imprimés par les ordres de M*" Pierre de Gondy en 158'i, Henri de Gondy eu 1607, Jean-François de Gondy en 1636 et 1653; Jean-Krançois-Paul de Gondy en 1658, François de Harlai en 1680; Louis-Antoine de Noailles en 1698, 1701, etc. Aucun de ces Bréviaires ne contient de verset pour le Souverain Pontife dans 1rs prières de i. amies (les fériés. \u^i avois-je demandé à M. l'abbé Godescard de me faire sçavoir si je pouvois faire cette addition; c'est ainsi que je U'appellois » (Bibliothèque du Séminaire de Saint-Sulpice; Manuscrits).

il existe encore an Séminaire de Saint-Sulpice une \ i 1 1 ^ laine de lettres adressées à M. Jouberl par M. «le Beaumonl,

archevêque de Paris, sur différentes questions d'administration, de liturgie, de livres à approuver, et sur lesquelles le prélat demande au sulpicien son avis. Ici, c'est une prose que le curé de Saint-Lambert a composée et veut faire chanter dans son église le jour de son patron; là, un office de Saint Cyr et de Sainte Julitle pour lequel on sollicite l'approbation de l'archevêque. Ailleurs, M. Joubert est chargé de revoir un nouvel office de Saint Augustin, et M. Joubert s'applique à en faire disparaître toute trace de jansénisme. « L'avant-dernière strophe de l'hymne de Matines renferme, dit-il, l'erreur de la grâce nécessitante : ut natura tremens insuperabili cedat subdita gratiœ. Il faudroit corriger comme on a fait dans le Bréviaire de Cluny et dans d'autres, et mettre : ut natura humilis cedat amabili, ultro subdita gratiœ ». Ainsi encore, dans l'office de la conversion de Saint Augustin au 5 mai, « les trois hymnes paroissent approcher des nouvelles erreurs sur la grâce, qu'on paroit aussi avoir voulu insinuer dans quelques antiennes. 11 faudroit changer ces hymnes : on pourroit prendre celles de la fête même de Saint Augustin ». Une autre fois, prié d'examiner des litanies du Sacré-Cœur de Jésus, M. Joubert pense qu'on devrait retrancher certaines invocations qui l'ont été, en effet, par la Sacrée Congrégation des Rites, dans les Litanies accordées d'abord aux églises de Marseille et d'Aulun, puis concédées à toute l'Église. Telles sont les invocations : Cor Jesu pascens inter lilia, Refugium Peccatorum, Puteus aquarum viventium, Fons aquœ in vitaux œternam salientis, qui, dit Saint Jean, chap. IV, signifient la grâce; Hostia vivens, sancta , Deo placens, que Saint Paul, Piom. XII, dit du corps de chaque fidèle. Mais la Congrégation a conservé l'ancienne oraison, que néanmoins M. Joubert proposait de changer parce que, entre autres choses, les mots in nomine y sont pris deux fois dans des sens différents. Les réflexions de M. Joubert parurent « très judicieuses » à l'archevêque de Paris, et il le pria « de faire d'autres litanies et une autre oraison, en retranchant de celles qui » lui avaient été « envoyées » ce qu'il ne croirait

« pas à propos d'y mettre, et en ajoutant ou changeant » ce qu'il croirait « devoir ajouter ou changer », afin que le prélat put les approuver pour toutes les églises de son diocèse.

On a encore, au Séminaire de Saint-Sulpice, d'autres lettres d'évêques à M. Joubert : — une de Louis-Marie de Suarès d'Aulan, évêquc d'Acqs, 10 août 1750 : il a dessein de répandre dans son clergé « une centaine, ou plus, d'exemplaires des Entretiens ecclésiastiques, en 5 volumes, de M. de La t'ont, directeur du Séminaire d'Uzès », et il voudroit savoir « s'il n'y a rien dans ce livre qui ne soit bien orthodoxe ». — Une de Claude-Marc-Antoine d'Apchon, évêque de Dijon, 14 septembre 1762, recommandant à M. Joubert son neveu, qui entre à la Petite Communauté. — Une de Henri de Fleury, archevêque de Tours, 23 novembre 1763. — Enfin, une de Jean-Baptiste-Joseph de Fontanges, évêque de Lavaur, 11 juin 1764. 11 demande quel est, sur le probabilisme, le vrai sentiment du P. Perrin, jésuite, afin de savoir si son texte est fidèlement rapporté dans le Recueil des Assertions envoyé au prélat par le Parlement.

Au Novum Testamentum grœcum cum leciionibus variaittibus... studio J. Millii, edii. secunda, Ludolph. Kuslerus, Lipsiœ, J.-Fr. Cleditschii, 1723, in-folio, M. Joubert a ajouté, en tête et à la fin du volume, 8 pages (in-folio à 2 colonnes) de variantes, précédées d'une page in-folio en latin, expliquant la nature de son travail, et signée : Parisiis, 15 junii 17H, Joubert. — Cùm rarissimum Joannis Jauberli opus ( Varice lectiones textus Grœci Evangelii S. Matthœi, ex plurimis impressis ac mss. codicibus collectas, et cum versionibus partim antiquissimis , paru m prœstantissimis , necnon Patrum veteris Ecclesiœ Grœcorwn Latinorwnque Commentariis collatœ) quod, licèt summo studio quœsitum, Millio videre non contigit, ut patel <i\ Prolegom. a. 1405, nec similiter legisse videtur Kusterus, ulpote qui nec illius meminii in Prœfat. Millio prœfixà, nec allant «-\ <•" variam lectionem laudal : cùm, inquam, opus illud pro sua humanitate et propenso in rem litterariam studio commodassel mihi vit peritissimtis mihique amicissimus il. s. M. Geofroy; operae

pretium facturum esse putavi, si factâ diligenli illius cum Millio collatione, quae in hoc deessent ex altero supplerem; quod et pra>stiti, partim in ipso Iibro, ubi per chartœ spatium licuil, partim hic in limine. Codices porrô et authores ex quibus varias lectiones collegit Jaubertus sunt sequenles. (M. Jouberl en fait l'énuméralion).

Dissertation sur les 70 semaines de Daniel, in-8° de 70 pages. Bibliothèque du Séminaire Saint-Sulpice.

Réflexions d'un théologien sur les refus publics des sacrements aux réfractaires notoires à la Constitution Unigenitus, in-8° de 25 pages. Ibid.

Exposition abrégée du système de Malebranche, in-8° de 30 pages. Ibid.

Table des Épactes et notes sur le Calendrier, in-8° de 100 pages. Ibid.

En tête d'un manuscrit intitulé : Opuscula philologicocritica (in-8° d'environ 200 pages) par Jean-Auguste Stark (né en octobre 1741 à Swerm, dans le duché de Mecklembourg), on trouve trois pages de Yécriture de M. Joubert, qui en est probablement l'auteur. Elles ont pour titre : Mémoire au sujet du Sr Jean- Auguste Stark. On y raconte brièvement sa vie et comment il fut. amené à quitter la religion protestante. 11 fit son abjuration le 8 février de « cette année 1766 », dans l'église de Saint-Sulpice. On prie ensuite M. l'abbé de Bausset et les autres personnes qui s'intéressent à lui de lui obtenir une place à la Bibliothèque du Roi.

Remarques critiques sur 28 sermons ou panégyriques anonymes; 13 pages. Faites probablement sur la demande de l'Archevêque de Paris, dont l'auteur sollicitait l'approbation. M. Joubert trouve ces Discours en général assez médiocres et répréhensibles en bien des points.

ÎOO. M. Féris. — P. 426. Manuale ord i nandorum. . . liber non ordinandis solùm, sed et ordinatis, pnesertim sacerdotibus, utilissimus; Ratisbona\ F. Pustet, 1862, in-12.

106. M. de Tensorer. — P. 50i. « Il était le calendrier du séminaire, disait M. Émery; personne n'en connaissait les usages aussi bien que lui, et il nous serait extrêmement

utile dans ces circonstances » (M. Émery rétablissait alors le Séminaire de Saint-Sulpice). Paroles rapportées par l'abbé Gourtade, et citées dans le tome 10 bis des Matériaux pour la Vie de M. Emery. — Le même recueil contient aussi une lettre de M. de Tensorer à M. Émery.

ÎOT. M. Benoît. — P. 450. Après nouvel examen du catalogue de l'ancienne Bibliothèque de Saint-Sulpice, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque Mazarine, M. Levesque pense qu'il a été commencé par M. Baudrand; puis, à partir au moins de 1687, continué par MM. Boucher et Joubert, et enfin par M. Benoît, qui y a fait de nombreuses additions.

Il existe de celui-ci, à la Bibliothèque de Saint-Sulpice, à Paris, plusieurs manuscrits intéressants : — un cahier de 157 pages sur les ollices célébrés à la paroisse; — un autre sur l'ordre ancien des offices ; — un Coutumier de la sacristie, pp. 290; — Journal des cérémonies extraordinaires à la paroisse (réceptions du roi, des princes, sacres d'évêques, etc., 2 volumes sans titre d'environ 600 pages chacun. A la description détaillée des cérémonies à observer, M. Benoit mêle des remarques historiques fort intéressantes, entre autres la liste des évêques sacrés dans la chapelle de Lorette, à Issy, à partir de 1748. Je reproduis cette liste pour la salisfaction des curieux, en y ajoutant une courte notice biographique.

Au mois de septembre 1748, sacre de M. L'évêque de Viviers. Joseph Bolin de Morel de Mons, né à Aix en 1715, succéda à son oncle François Henaud de Villeneuve, dont il était vicaire général. D'après le P. Armand Jean, il fut sacré le 6 octobre (sic) par son oncle dans la chapelle du Séminaire de Saint-Sulpice. Il mourut le 19 septembre 17s:;. après avoir donné sa démission en 1778.

En 1774, le 15 mai, sacre de M. l'évêque d'Àvranches. Pierre-Augustin Godard de Belbœuf, dernier évéque d'Avranches, né à Rouen le s mai 1750, refusa «le donner sa démission en 1801. il mourul à Hampton, près de Londres, Le 26 septembre 1808, âgé de 79 ans.

Kn la même année 177'i, le -'i juillet, sacre du dernier

évêque du Puy, Marie-Joseph de Galard de Terraube, né le 20 mai 173(5 dans le diocèse de Lecloure, mort à Ratisbonne le 8 octobre 1804, âgé de 65 ans.

Le 25 juin 1775, on sacra évêque de Saint-Brieuc Hugues- François de Regnault-Bellescise, né en 1732 au château de Belcize, diocèse de Lyon, mort âgé de 64 ans, à Paris, le 20 septembre 1796.

Le 6 (le révérend P. Jean dit le 18) février 1776, sacre de l'évêque de Luçon, Marie-Charles-Isidore de Mercy, né au château de Maubec, diocèse de Vienne, le 3 février 1736. Il donna sa démission en 1801, fut nommé archevêque de Bourges le 9 avril 1802, et mourut dans sa ville archiépiscopale le 22 février 1811, âgé de 75 ans.

Laurent-Michel Eon de Cély, dernier évêque d'Apt, fut sacré le 10 janvier 1779. Né au diocèse de Baveux en septembre 1735. 11 se démit en 1801, fixa sa résidence à Marseille, et y mourut le 16 décembre 1815, âgé de 80 ans.

En 1779, 28 février, sacre de l'évêque de Meath (Midensis), en Irlande, Patrice-Joseph Plunket, élu le 10 décembre 1778, mort en 1827.

Le 23 janvier de l'année suivante 1780, on sacra Jean-Gabriel d'Agay, né à Besançon le 26 mars 1731, nommé en 1779 coadjuteur de Perpignan avec future succession, mort à Perpignan, âgé de 57 ans, le 28 août 1788. Le P. Jean (p. 274) dit qu'il fut sacré le 3 janvier, sans doute pour 23.

François de Gain de Montaignac, né au château de Monlaignac, en Limousin, le 6 janvier 1744, fut sacré évêque de Tarbes le 20 octobre 1782, et mourut à Lisbonne, en Portugal, en 1806, âgé de 62 ans.

Le 11 janvier 1783, sacre de M. Gorgoski, suffragant de Cujunce en Pologne.

En 1784, le 11 janvier, eut lieu le sacre de l'évêque de Nantes, Gharles-Eutrope de la Laurancie, né au château de Villeneuve-la-Comtesse, diocèse de Saintes, le 30 avril 1740, mort en France, à l'âge de 76 ans, le 13 mai 181(5.

Le 18 juillet 1784, la chapelle de Notre-Dame de Lorette vit sacrer Louis-François de Bausset, dernier évêque d'Alais,

né à Pondichéry, dont son père était gouverneur, ami de M. Émery, auteur des Histoires de Fénelon et de Bossuet, mort à Paris le 21 juin 1824, âgé de 76 ans. 11 est enterré dans la chapelle des Carmes, rue de Vaugirard.

Même jour 18 juillet 1784, sacre de l'évêque de Senez, Joseph-Victor de Castellane-Adhémar, né à Marseille le 10 février 1748, mort à Rome le 7 novembre 1788, âgé de 41 ans.

Le 13 mai 1787, on sacra pour l'évêché de Dijon, René des Montiers de Mérinville, né à Aubis, près Noizic (Limoges), en juillet 1742, nommé en 1802 évêque de Chambéry, démissionnaire en 1805, mort au château de Versailles le 12 novembre 1829, âgé de 88 ans.

Le même jour, 13 mai 1787, sacre de l'évêque de Pamiers. Charles-César-Louis d'Agoult de Bonneval naquit à Grenoble en 1749, et mourut à Paris, le 21 juillet 1824, âgé de 75 ans.

En 1788, le 5 octobre, M. de Boisgelin de Cucé, archevêque d'Aix, sacra dans l'église de Lorette deux évêques : le coadjuteur de Troyes et l'évêque de Valence.

Louis-Mathias de Barrai, neveu de Claude-Mathias-Joseph de Barrai, évêque de Troyes, devint son coadjuteur en 1788 et son successeur en 1790. Il était né à Grenoble le 20 avril 1746, devint évêque de Meaux en 1802 et archevêque de Tours en 1805. Ses complaisances envers l'Empereur Napoléon firent qu'il fut obligé de donner sa démission en 1815. Il mourut à Paris le 6 juin 1816.

Gabriel -Melchior de Messey, né en 1748 au château de Bielle, dans le diocèse de Langres, comte de Lyon en 1786, abbé de Saint-Romain de Blaye en 1779, avait été aussi vicaire général de son consécrateur, M. de Boisgelin. Il mourut à Vienne, en Autriche, le 17 mars 1806, âgé de 58 ans.

Le 3 janvier 1790, sacre de MM. : — D'Aviau Dubois-de- Sanzay, archevêque de Vienne, mort archevêque «le Bordeaux en 1826; — Jean-René Asseline, dernier évêque de Boulogne, né à Paris en 1742, mort à Ailesbury, près Harlwel, en Angleterre, !•' 10 avril 1813, âgé 4e 71 ans; ■— Jean-Charles

de Coucy, né le 23 septembre 1746 au château d'Escordal, près de Réthel, nommé évêque de La Rochelle en 1789, mort à Reims le 9 mars 1824. L'ancien archevêque de Vienne, Jean- Georges Lefranc de Pompignan, devait être le prélat consécrateur; mais il ne put faire la cérémonie, et il fut suppléé par le Nonce Dugnani. C'est ce jour-là, très probablement, que M. Renoît consigna en tête de son manuscrit cette remarque dont il ne sentit jamais mieux la justesse : « Il n'est pas à souhaiter pour la satisfaction du Maître des Cérémonies d'avoir un sacre dans cette chapelle, très dévote sans doute, mais trop étroite pour cette cérémonie ».

La chapelle de Saint-Sauveur, au Séminaire d'issy, était bien plus « étroite » encore; cependant, c'est là que, le 4 janvier 1789, fut sacré Talleyrand, le trop célèbre évêque d'Autun.

On trouve encore écrits de la main de M. Benoist : — « Table des plans de discours pour tous les Dimanches de l'année »; 12 p. in-8°. — Recueil et plan de catéchisme de morale suivant les Évangiles et Festes depuis le jour de la Toussaint jusqu'au dimanche de l'Assomption de l'année suivante, avec des sujets propres pour préparer les enfans à la Communion et à la Confirmation »; 7 cahiers in-8°, chacun de 16 pages. « Je ne sais, ajoute M. Levesque, dans quelle mesure ce travail est l'œuvre personnelle de M. Benoist ».

108. M. Richard. — P. 455. Tout récemment, M. Levesque a découvert parmi les manuscrits du Séminaire de Saint-Sulpice une lettre où nous voyons que l'archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, et ceux auxquels il commettait le soin d'examiner les livres avant de leur donner son approbation, avaient souvent recours aux lumières de M. Richard. Cette lettre, qui est de M. Richard lui-même, fut adressée à M. Jean-Jacques Baillard du Pinet, né en 1723 dans le diocèse de Lyon, entré. en 1741 au Séminaire de Saint-Sulpice, qui possède plusieurs de ses papiers, devenu ensuite chanoine du Puy et plus tard de Notre-Dame de Paris, très lié d'amitié avec Christophe de Beaumont. L'ouvrage dont parle M. Richard a pour titre : Explication lit-

térale sur le Catéchisme du diocèse de Paris (par l'abbé M. A. Villiers); Paris, 1768, in-12. Voici la lettre de M. Richard :

« Monsieur; je vous envoie les remarques que j'ai faites sur les Explications littérales du Catéchisme de Paris. Cet examen demandoit plus de lumières que je n'en ai; depuis long tems je me suis appliqué principalement à la morale et à ce qui y a rapport, et cela ne suffit pas pour juger de l'exactitude que requiert un catéchisme. Mais enfin, il a fallu obéir à un prélat qui le mérite par tant de titres. Pour ce qui regarde les offices propres de l'abbaïe de S^Victor, je crois qu'on doit retrancher l'avant- dernière strophe de l'hymne des Matines de l'office de la fête de S' Augustin. Le terme insuperabili dont on se sert pour exprimer la manière dont la grâce se soumet la volonté, quoique tiré de ce S1 docteur, n'est pas juste, et il n'auroit pas parlé ainsi s'il eût vécu de notre tems. — J'ai l'honneur d'être avec beaucoup de respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

» Richard, prêtre. — Issy, 10 avril 1767 ».

109. M. Montgolfier. — P. 458, C. Vie de la sœitr Jeanne Le Ber, in-8°, pp. 84. Bibliothèque du Séminaire Saint- Sulpice ; Manuscrits.

Ibid. Lettres (dix) à M. Émery et une à M. Le Gallic, dans les Matériaux pour la Vie de M. Emery. Ibid.

115. M. Gazaxiol. — P. 116. Tractatus de Matrimonio , de Decalogo et Pœniientiâ, à D. Gazaniol, professore academico in Seminario Lugdunensi; 1775-1776, 1 vol. in -8°. Écrit sous la dictée du professeur par M. Molin, diacre. Bibliothèque du Séminaire de Saint- Sulpice ; Manuscrits. — Lettre (une) à M. Babad, 1799. Dans les Matériaux pour la Vie de M. Emery.

M. Bourde (1688-1760). — Joseph Hourdé, né dans le diocèse <le Soissons on 1688, était membre de la Communauté

des Prêtres de la paroisse en 1717. Le 7 novembre 17^2, il allait à lssy, sans doute pour y faire sa Solitude. Ln juillet

1723, il partit pour Montréal, où il devint curé de la paroisse Saint-Laurent, et de la Rivière des Prairies. 11 mourut le

10 mai 1760.

M. Hourdé était un « grand prédicateur ». Il prononça l'oraison funèbre de M*>'r de Lauberivière, évêque de Québec.

11 écrivit aussi un Mémoire sur la nécessité d'établir a Montréal un grand séminaire; celui de Québec étant le seul qui existât alors en Canada.

1. M. Olier. — N° 13, p. 21. Au tome IX de Y Année sainte des religieuses de la Visitation Sainte-Marie (Annecy, 1807- 1871), p. xvn-xxxv du Supplément, on a publié 23 « Lettres inédites de M. Olier » à la Mère Marie-Constance de Bressand.

P. 53 et oi, nous avons donné la bibliographie des Offices propres du Séminaire de Saint-Sulpice édités en 1700, après avoir été adaptés au rite parisien. Or, les Hymnes de ces ot'tices furent, parait-il, composées par l'orthodoxe docteur Robinet, lecpuel, sous l'épiscopat de Froulay de Tessé, évêque »1 u Mans, composa le Breviarium Cenomanense . On lit, en effet, dans une liste d'Hymnographes insérée parmi les No tes du P. Prévost, chanoine de Sainte-Oeneviève, à Paris : « Robinet, ecclésiastique de Saint-Sulpice, chanoine de Rouen : Hymnes pour les festes de l'Intérieur de Jésus, de l'Intérieur de la Sainte-Vierge, pour la feste des Saints Prêtres, pour celle de la Présentation, à l'usage du Séminaire de Saint-Sulpice; pour S. Maurice. Ces hymnes de S. Maurice sont dans le nouveau bréviaire d'Angers » (Bibliothèque Sainte-Geneviève, Manuscrits, n. 2527, fol. 20).

Tiit) APPENDICE

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