‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 21 sur 207 · M. de PARLAGES · texte numérisé non relu

M. de PARLAGES

Jean de Gardics de Parlages, l'un des premiers disciples de M. Olier et des plus chéris du pieux fondateur, naquit au diocèse de Nimcs ou de Lodève. 11 eut pour père Jean de Grégoire de Gardies, vicomte de Montpeyroux, et pour mère Françoise de Claret de Saint-Félix, nièce de Louis de Claret, évêque de S'-Papoul. Par sa mère encore, il était neveu du maréchal de Toiras, et de Claude de Saint-Bonnet Toiras, évêque de Nîmes, qui lui conféra la tonsure cléricale, et l'attacha à son diocèse en lui donnant le prieuré de S'-Julien de Monoblet. Étant ensuite allé à Paris pour étudier les sciences ecclésiastiques, il suivit avec succès les cours de Sorbonne, fut le 13e de sa licence, et devint docteur en théologie de la maison de Sorbonne en 1645. Le 20 mars de l'année 1(344, il fut ordonné prêtre. Iîenonçant dès lors aux espérances auxquelles semblaient lui donner droit ses talents

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et sa naissance, il alla, le 2o février lGio, s'offrir à M. Olier, qui l'admit dans le séminaire de Saint-Sulpice, el M. de Parlages s'y attacha bientôt pour toujours.

C'est à la paroisse qu'il exerça son zèle. Dés 1647, il y remplit les fonctions de supérieur de la Communauté des prêtres, en l'absence de M. Du terrier, qui était alors à Rodez. L'année suivante, M. de Partages dut se retirer à Montpeyroux, à cause du mauvais état de sa santé. Il ne revint à Paris qu'en 1050 ou 1651. M. Olier le nomma alors supérieur de la communauté de la paroisse, à la place de M. de Queylus, envoyé à Viviers pour y fonder le séminaire. Il alla ensuite aider l'évèque d'Amiens. François Faure, dans l'établissement de son séminaire commencé en 1656. Au bout de trois ans, pendant les vacances de ltioi). M. de Bretonvilliers rappela M. de Partages à Paris, où il reprit sa fonction de supérieur à la communauté. II mourut au presbytère de la paroisse, le 21 septembre 1(>02, et fut inhumé le lendemain dans la chapelle basse du séminaire. 11 avait fait le séminaire son héritier et lui avait légué sa bibliothèque.

1. — Lettre d'un ecclésiastique à un de ses amis sur ce qui est arrivé dans une paroisse de Paris à un seigneur de la Cour; in-'tn. Elle est datée du "i\ mars 1655. M. Baudrand, dans sa Notice sur M. de Bretonvilliers, dous apprend que cette lettre était adressée à l'évèque d'Amiens, François Faure, et qu'elle'avait surtout pour but de rétablir la vérité sur ce qui s'était passé dans l'affaire du duc de Liancourl : « C'est la raison, ajoute- t-il, pour laquelle on la donna au public ». M. de Partages avait, en effet, qualité pour témoigner dans celle circonstance: car c'était lui, comme docteur de Sorbonne, «pie M. de Bretonvilliers, avec qui il demeurait, avait prié d'aller, au nom de toute la communauté, consulter a le concile permanent des Gaules sur la conduite que M. Picoté devait tenir ;i l'égard du duc de Liancourt, fort lié, comme tout le monde le sait, avec le parti janséniste. Kn Uï.iï. M. de Parlages avait aussi été un de ceux qui assistèrent ;i la conférence «gui eut lieu chei M. Olier entre le p. Desmares, de l'Oratoire, el Dont Pierre de Saint-Joseph,

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