M. BOURBON
et plusieurs années passées dans le monde, au retour d'un voyage en Italie, qui avait été fort salutaire à son âme, il entra au séminaire de S'-Sulpice, à Paris, le 18 avril 1660, et en 1(565 fut admis dans la Compagnie par M. de Bretonvilliers. Frappé de sa candeur, de sa droiture d'esprit et de toutes ses autres belles qualités, le successeur de M. Olier conçut dès lors pour lui une estime et une affection particulières, et le choisit pour son secrétaire. M. Tronson et M. Leschassier lui témoignèrent la même confiance en lui continuant la même fonction; et M. Bourbon, de son côté, répondit à ces marques de bienveillance par un dévouement sans réserve. 11 n'eut pas d'autres emplois dans la Compagnie, à laquelle, cependant, il rendit beaucoup de services, il mourut à Paris le 15 novembre 170'.), âgé de 80 ans. Fénelon, qui l'avait particulièrement connu, fut très sensible a cette perte. 11 écrivait à M. Leschassier le 19 novembre 1701)
— « Je suis véritablement touché de la mort de M. Bourbon Tout ce qui avoit été cher à feu M. Tronson me l'étoil aussi de plus, j'aimois et je révérois du fond du cœur M. Bourbon; c'était un saint prêtre. Je prie Dieu qu'il vous en donne beaucoup de semblables, et que les ouvriers qui se forment chez vous ressemblent aux anciens, formés par MM. Olier et Tronson. La solide piété pour le saint Sacrement et pour la saiiile Vierge, qui s'affoiblissent et se dessèchent tous les jours par la critique des novateurs, doivent être le véritable héritage de votre maison. File me sera très chère le reste de ma vie, et je serai toujours très fortement, Monsieur, etc.
— Je ne manquerai pas de prier pour M. Bourbon; mais je compte que c'est lui qui priera pour nous : j'ai une vraie confiance en ses prières » (Correspojidance de Fênelon, archevêque de Cambrai ; Paris, 1827, t. V, p. 228, 22!» ».
V. Notice (manuscrite) sur M. Bourbon, par M. Gosselin. Elle a été abrégée dans les Notes historiques sur le Séminaire Sainc-Irénée, p. 81-83. — Grandet, Les Saints Prêtres français du X VIIe .siècle; deuxième série, p. 331-336.
1 . — Mémoires sur la vie de M. de Bretonvillicrs, second supérieur général de S'-Sulpice: par M. Bourbon, Directeur
au séminaire; in- 12, pp. 108. Tirage à pari des pages 721-SoS du tome 111 des Remarques historiques sur l'église et la paroisse de S{-Sulpice, par Simon de Doncourt, édit. de 1773. Gel auteur a fait quelques retranchements au manuscrit de M. Bourbon, que Ton conserve au séminaire de S'-Sulpice.
A. — Lettre à la sœur du Calvaire, contenant la relation du voyage de M. de Bretonvilliers à Lurette et a Rome. Cette lettre, que M. Bourbon écrivit en 1072, complète les détails qu'il donne sur le même sujet dans ses Mémoires sur la vie de M. de Bretonvilliers.
15. — Journal des actions de M. Tronson, in-4° d'environ 200 pages. Récit minutieux, et jour par jour, de la manière dont M. Tronson passait ses journées, et de tous les événements tant soit peu remarquables de sa vie. Parmi une l'ouïe de particularités d'un faible intérêt, on trouve cependant plusieurs faits précieux pour l'histoire de M. Tronson, celle du Séminaire et de la Compagnie, et même pour l'histoire contemporaine. Malheureusement, la plus grande partie de ce journal est perdue. Les fragments qui restenl concernent principalement les années 1077, 1078, 1679, 1695, 1696, ÎO'.IT.