M. de TANOARN
Julien de Tanoarn naquit en 1635, à Morlaix, alors du dioeèse de Saint-Pol «lf Léon en Bretagne. 11 entra, étanl déjà clerc, au séminaire de Saint-Sulpice le 20 juillet 165S, fut le 32e de la licence de 1666, el prit le bonnet de docteur le ^K janvier 1()(>7. M. de Bretonvilliers l'inscrivit parmi [es membres de la Société le s avril 1663. En novembre 1668, il lui envoyé au séminaire de Saint-Irénée, à Lyon, pour y gérer le temporel, el en 1680, il fui chargé d'y enseigner le dogme.
Dès 1071. il avait été (du Assistant de la Compagnie. Rappelé à Paris en 1696, M. de Tanoarn reçut de M. Trous. m. en 1699, la mission de visiter les séminaires dont Saint-Sulpice avait la direction. A la mort de M. Bourdon, arrivée au mois d'août 1702, on l'envoya à Limoges pour lui succéder. Il lit If W>J • le Paris en 1713, el mourut au séminaire de Saint-Sulpice le l" décembre de la même année, âgé de 78 ans. Peut-être avait-il quitté Limoges et les fonctions de supérieur a cause de ses infirmités. En Ms-j. il avait fait le pèlerinage de Lo-
retle en Italie, au nom de la Compagnie, et avait ('-le DOIUmé
consulteur en 1700. — \ . Notes sur l<- séminaire Saint- Irénée; Lyon, 1882, in s . p. 112. Avant la Révolution, If séminaire de Saint-Sulpice possédait deux manuscrits que le catalogue décrit <'\\ ces termes Juliani de Tanoarn. loris theologi Parisiensi ramentis in gem
tismo, ( 'onfirmat >n decun
M. DE TANOARN 169
Liceniiœ stadium, 1605, 2 vol. in-4\ Catalogua bibliothecœ Seminarii Sancti Sulpitii materiarum ordine dispositifs, t. V, p. 4300. Ce sont les traités dictés par ses professeurs, chaque candidat à la Licence étant tenu par les statuts de 1 1 Sorbonne, non seulement d'écouter, mais d'écrire les leçons de ceux dont il suivait les cours. Gfr. Statuta Sacrœ Facultatis Theologiœ Parisiensis, unà cum conclus ionibus ad ea spectantibus ; Parisiis, 1740, in-4°, p. 2, n. III.
1. — Justorum somno dormienti, Joanni Jacobo Olier, Apostolico sacerdoti, Pastori vigilantissimo, Zelo restaurandac ecclesiasticœ disciplina? clarissimo, Seminarii clericorum Sancti Sulpitii Fundatori, ac primo Superiori, In animis omnium, quos Christo et Ecclesiœ genuit, a>ternum viventi, Patri optimo, Sincerum hoc pietatis et singularis reverenti* monimentum offerebat Julianus de ïanoaun, Acolvthus Leonensis. — Questio theologica : Qui s inhabitare facit unîus moris in domo ? Psal. 07. V. 7 ... lias Thèses Deo duce, Auspice Deiparà Virgine Maria, Pra-side S. M. N. Antonio de Breda, è Societate Sorbonicà Doctore Theologo, Begi Ghristianissimo à consiliis, Eleemosynis et Concionibus. nec non Sancti Andreae ab Arcubus Pastore vigilantissimo, tueri conabitur Julianus de Tanoarn, Acolythus Armoricus Leonensis, Die 3a mensis Februarii, Anni Domini I()()l. à prima ad vesperam. In Sorbona. Pro Tentativa. — En haut, très beau portrait gravé de M. Olier. Thèse imprimée sur soie. Un exemplaire orne la salle commune des directeurs de Paris au séminaire de Saint-Sulpice, à Issy. Un autre exemplaire est à la Bibliothèque de la Sorbonne, Arm. V. 14.
Joachim Trotti <lo LaChetardye '1 naquil le 23 novembre 1636 (2), au château de la Chetardye, sur la paroisse d'Exideuil, autrefois du diocèse de Limoges, aujourd'hui de celui d'Angoulême (3). Sa famille étail originaire d'Italie, h plusieurs de ses ancêtres s'étaienl distingués au service de nos
M) Pour L'orthographe de son nom, nous suivons celle qu'il observe constamment dans sa signature. - Nous avons, dans cette notice, fait de larges emprunts aux Mémoires (manuscrits) sur M. de La Chetardye, par m. Gosselin. Les Dictionnaires biographiques ne donnent guère que la liste de ses publications. On trouve des notices l>lus détaillées sur sa vie dans les ouvrages suivants: —Grandi i. Les saints Prêtres français du XVII' siècle; deuxième série, p. 121-433. — La Vie du Bienheureux serviteur de Dieu Jean- Baptiste de La Salle, Instituteur des Frères des Écoles chrétiennes, par M. l'abbé Jean-Baptiste Blain, chanoine de l'église métropolil de Rouen, Supérieur de la Communauté des sœurs d'Ernemont; publiée pour la première fois en 1733, rééditée conformément au vœu du chapitre généra] de 1884; troisième édition; Paris, Procure générale, 1889, in-8», p. 352-356, 393, 138, 139, 158-460, 515-518. Simon de Doncourt, Remarques historiques sur l'église et laparoisse de Saint- Su f pire, t. I, p. ls.'i et s. — Règlements de la Communauté des prêtres de la paroisse, in-8°, p. .'<i~. — Vie de M. de Lantages, par M. Faillon, p. 146 et s. L'Ami de la Religion, t. XXXIV, p. 36(1. — Picot, Essai --ni' l'influence de in Religion m Frana A'\//' siècle, t. il. i'. 124. Noticesur M. de La Chetardye, ei de l'édition du Catéchisme de Bourges, donn ie a Bourges en 3 in-8°. — Biographie des In>iiti>if.< illustres de l'ancienne /</■<<oince ■'" Limousin, par Auguste Du Boys et l'abbé Arbellot; Limoges, 1854, in-8°, art. Chétardie. — Feller, Dictionnaire a rique, édité sous le titre de Biographie universelle, par l'abbé Simonin, chanoine, ancien professeur au < irand Séminaire de Ne vers; Paris, 1856, art. < hétardie.
i auteur de la \ ie de M. de Lantages (p, 254 et 146) suppose que M. de La Chetardye étail né en 1635 : nous rectifions cette date d'après e i abbé Simon de Doncourt.
i ildeuil est une commune du canton de < habanais, arroi nt de Confolens, département d< la Charente L'auteur de la n
rois. Une de ses sœurs, Marguerite-Charlotte de LaChetardye, devint en 1644 abbesse de Sainte-Claire de Clcrmont en Auvergne, où elle mourut en 1684 (1). Son père lui procura une éducation très soignée, et le iils y répondit par fie brillants succès dans ses études. De bonne heure, on remarqua en lui un esprit vif, solide et pénétrant, qui se manifestait surtout par des réparties ingénieuses.
Lorsqu'il se présenta au séminaire de Saint-Sulpice, n'étant encore que laïc, en H>o7, quelques mois après la mort de M. Olier, il lui fut répondu que toutes les chambres étaient alors occupées. Sans se déconcerter, le jeune homme répliqua qu'il s'estimait heureux de ressembler au moins en cela à Notre-Seigneur, dont il est dit qu'il ne trouva point de place dans l'hôtellerie de Bethléem. Cependant, M. de Cretonvilliers put recevoir M. de La Chetardye au séminaire le 24 décembre de cette même année 1057; il l'admit ensuite dans la Compagnie vers la fin de l'année 1663. M. de La Chetardye était alors bachelier de Sorbonne : avant de lui faire suivre le cours de la Licence, on l'envoya passer quelque
sur M. de La Chetardye, mise en tête de son Catéchisme réimprime à Bourges en 1835, a confondu cette commune avec Exideuil, ou Excideuil, chef-lieu de canton du département de la Dordogne. A l'article Exideuil, Charente, Joanne indique comme étant sur cette commune le « château de la Chétardie Cxvie siècle), habité quelque temps, dit-il, par Mmo de Sêvigné » {Dictionnaire géographique de la France, v» Exideuil).
(li Gallia christiana, t. II, p. 418. — Une autre parente du futur turé de Saint-Sulpice, Françoise Trotti de LaChetardye, gouvernait alors l'abbaye d'Essey, ordre de s. Augustin, au diocèse de Séez. Elle en exerçait les fonctions depuis le 4 février 1676, jour où mourut sa tante, Marie-Françoise Trotti de La Chetardye, dont elle était coadjutrice en vertu d'une bulle d'Alexandre VII datée du 4 juin 1662. Mais Mathurin Savary, nommé évèque de Séez au mois d'octobre 1682, ne pouvant obtenir ses bulles à cause des différends survenus cette année-là entre la France et Home, l'abbesse d'Essey n'avait pas encore reçu la bénédiction épiscopale en 1684. On pria Bossuet, êvêque de Meaux, qui, cette année-là, s'était rendu à la Trappe de Mortagne, de faire la cérémonie; et le Chapitre de Séez ayanl accordé, sed* cante, les pouvoirs nécessaires à évite lin, la solennité eu! lieu le 24 août 1684, fête de S. Barthéleini.
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temps à la Solitude pour s'y affermir dans La piété; mais comme il était déjà docteur en théologie d'une autre Faculté du royaume, il renonça au grade de licencié en Sorbonne, et après deux années environ passées au noviciat de la Compagnie, il l'ut envoyé au séminaire du Puy pour y enseigner la morale.
Le succès avec lequel il s'acquitta de cet emploi engagea l'évêque, Armand de Béthune, à le charger du soin des conférences ecclésiastiques établies quelques années auparavant par M. de Maupas, et jusqu'alors dirigées par M. de Lantages. M. de La Chetardye les rédigea ensuite par écrit, el les lit imprimer, après les avoir soumises à l'examen de M. Tronson. En même temps, il prenait une part très active à l'établissement el aux progrès d'une association de pieuses demoiselles, instituée pour l'instruction des jeunes tilles du peuple. Il lit même « imprimer exprès pour l'usage de ces demoiselles des catéchismes, des cantiques, (\v.^ méthodes pour faire oraison, pour se confesser, entendre la sainte messi enfin pour sanctifier toutes les actions de la journée ■• 1 1 . Le fonds el peut-être la forme de ces opuscules se retrouvent liés vraisemblablement dans les éditions du Catéchisme qu'il fit imprimer lorsqu'il fut à Bourges.
L'archevêque de celte ville, Michel Phelypeaux de LaVrillière. ayant, en 1679, donné aux prêtres de Saint-Sulpice la conduite de son séminaire, pria instamment M. Tronson d'adjoindre M. de La Chetardye aux uouveaux directeurs. M. Tronson ne put refuser; mais cel arrangement fui un sujet d'affliction el de regret pour L'évêque et le diocèse du Puy, où M. de La Chetardye était universellement estimé \ Bourges, la cure de Moutier-Moyen avait été unie au x'ininaire : M. de La Chetardye fui choisi pour avoir soin de celle paroisse, el pendant tout son séjour à Bourges, il la gouverna au contentement de tous (2). Prappé en particulier de bod
< i ) Paillon, Vie de M, de Lantagi 8, p
i e D ctionnaire de More-ri (art. Chétardie)suï\ i sur oe point par Simon de Donoourl (Remarques historique*, t. i, p, 185) el par plubiographes, suppose que M de La » tietardye m: successivement
M. DR LA GHETARDTE 173
lalent pour l'instruction, spécialement des enfants, M. de La Vrillière le pria de rédiger un catéchisme pour son diocèse, et par un mandement daté du 5 mai 1688, il déclara qu'on n'en suivrait pas d'autre.
Afin d'attacher M. de La Chetardye à son diocèse par des liens plus étroits, M. de La Vrillière voulut, eu 1691, lui conférer le doyenné de sa cathédrale; mais l'élu refusa, préférant demeurer membre de la Compagnie et attaché à l'œuvre du séminaire, dont il partageait effectivement les travaux avec ses confrères. Tous les jours de dimanches et de fêtes, pendant quatre mois de l'année, il faisait le Catéchisme de la tonsure, c'est-à-dire un entretien ecclésiastique aux séminaristes, et même aux jeunes gens du dehors qui se disposaient à entrer dans la cléricature. On possède le fonds de ces entretiens dans son Instruction sur la tonsure, imprimée d'abord à Bourges pour l'usage des ordinands de ce diocèse, et réimprimée plus tard dans plusieurs éditions du Catéchisme de Bourges, (1). M. de La Chetardye fut même pendant quelque temps chargé d'une classe de morale, dont le principal objet était la matière des sacrements; et telle fut l'occasion de son Compendium quorumdam tractatuum moralium que nous décrirons plus loin. Il composa également et publia pendant qu'il était à Bourges son Explication de l'Apocalypse, et quelques autres opuscules dont nous parlerons aussi plus tard.
supérieur des séminaires du Puy et de Bourges. C'est là une erreur. M. de La Chetardye ne remplit dans ces deux séminaires que les fonctions de simple directeur. Au Puy, il eut pour supérieurs MM. Lebreton et de Lantages; et à Bourges, M. Letellier. (Y. Faillon, Vie de M. de Lantages, p. 254, 270).
(1) Il ne faut pas confondre Y Instruction sur la tonsure, par M. de La Chetardye, avec l'Abrégé du catéchisme de (a tonsure, qui a paru depuis, et dont nous ignorons l'auteur. Le fond des deux ouvrages est le même, et tous deux sont rédigés par demandes et par réponses; mais Y Instruction est plus étendue que le Catéchisme, ("est l'Abrégé et non l'Instruction qui est reproduit dans l'édition donnée par M. Migne des Œuvres de M. de La Chetardye, ainsi que dans L'édition de la Retraite des ordinands donnée en 1834, à Clermont-Ferrand, par Thibaut-Landriot.
Cependant, la Providence appela bientôt M. de La Chelardye à un poste où il devait rendre à l'Église de plus importants services. M. Baudrand, curé de la paroisse Saint- Sulpice à Paris, ne pouvant continuer ses fonctions par suite d'une attaque de paralysie, le curé du séminaire de Courges fut engagé par son supérieur, M. Tronson, à permuter avec le curé invalide son prieuré de Saint-Côme-lcs-Tours (1). La permutation eut lieu en effet, et la paroisse de Saint-Sulpice vit installer son nouveau pasteur le 13 février 1696.
C'est à peine si nous pouvons indiquer, même sommairement, ce qu'il fit sur ce nouveau théâtre : son application à faire observer et à observer lui-même les règlements de la Communauté des prêtres de la paroisse, règlements auxquels il fit même quelques additions (2); le soin qu'il eut de multiplier les écoles gratuites, dont le nombre fut porté jusqu'au chiffre de 28; son zèle à instruire son peuple et à établir de nouvelles Congrégations d'hommes et de filles; son immense charité pour les innombrables pauvres de sa paroisse, principalement dans les années de disette que la France eut alors à traverser; charité qui lui faisait dire qu'il serait bien fâché si on trouvait seulement un louis d'or dans sa chambre, après sa mort.
Parallèlement à son ministère ordinaire de curé d'une immense paroisse, M. de La Chetardye remplissait encore diverses commissions qui lui étaient confiées par le cardinal de Noailles, archevêque de Paris. De concert avec Fénelon et M. Tronson, il négocia et obtint en 1696, de M Guyon, un désaveu formel des erreurs contenues dans ses écrits, ri fut même appelé à la diriger pendant sa détention à Vaugirard. Il fut aussi nommé supérieur des Carmélites de la rue de Grenelle, des Récollettes de la rue du Bac, •!<•> Bénédictines du Val-de-Grâce, des Visilandines «le la rue Saint -
laïques cl (!<■ Chaillot. Enfin, le cardinal Ai' Noailles le
(l)Ce prieuré, qui valait de deux a trois mille M\ res de rente, lui avait été cédé par son grand-oncle, m. deLa< hetardye, conseiller-clerc au Parlement de fans.
\ oir l'article llschassier.
M. DE LA CHETARDYE 17*)
chargea, en 1702, d'informer sur la vérité de miracles attribués à l'intercession de Jacques II, roi d'Angleterre.
D'autre part, les cardinaux de Janson et d'Estrées n'avaient pas moins d'estime pour le curé de Saint-Sulpice : le premier voulut même être assisté par lui dans sa dernière maladie. M. de Harlay, premier président au Parlement de Paris, lui dit un jour qu'il voulait se démettre de sa charge et devenir son paroissien, afin d'être assisié par lui à l'heure de la mort : ce qui arriva en effet. La princesse de Condé et la princesse de Gonti, qui demeuraient sur sa paroisse, le prirent pour directeur. Madame de Maintenon lui écrivit plusieurs fois pour le consulter sur des affaires importantes (1), et le prit même pour directeur en 1709, après la mort de Godet-Desmarais, évêque de Chartres (2).
D'après l'abbé Dorsanne, ce fut Madame de Maintenon qui,
(1) Dans le recueil des Lettres de Madame de Maintenon publié par La Beaumelle (Maestricht, 1789), on trouve (t. VIII, p. 325, 326) une lettre sans date, adressée à M. de La Chetardye, et écrite à « une heure après minuit », par laquelle elle lui annonce la mort du cardinal d'Estrées, abbé de S. Germain, et exprime l'espoir que son successeur sera le cardinal de Bissy, évèque de Meaux, qui fut effectivement nommé par le roi.
(2) Le directeur de Madame de Maintenon devait naturellement déplaire au célèbre auteur des Mémoires. « Fort saint prêtre, dit-il, mais le plus imbécile et le plus ignorant des hommes. Il succéda à la confiance personnelle de Madame de Maintenon, il fut son confesseur, son directeur, et par là le fut aussi un peu de Saint-Cyr. Ce qui est étonnant à n'en pas revenir, à qui a connu le personnage, c'est que fort tôt après, Madame de Maintenon, avec «tout son esprit, n'eut plus de secret pour lui, et qu'elle lui écrivait sans cesse pour le consulter, même sur les affaires importantes, ou pour les lui mander... Il influoit très gauchement à tout, gàtoit force affaires, en protégeoit de fort misérables, n'avait pas les premières notions de rien <> {Mémoires de Saint-Simon , année 1709; Paris, 1858, in -S", t. vu, p. lo;>, tut.;. » M. de La Chétardie, en effet, ainsi que le fait justement observer M. Letourneau, avait trois grands défauts aux yeux de saint-Simon : il n'était pas janséniste, il était sulpicien et il était le confident de
M de Maintenon. Ces trois titres autorisaient suffisamment toutes les
calomnies » (Grandet, Les saints Prêtres français du XVII* siècle, deuxième série, p. 432, note).
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ayant mandé M. do La Chetardye à Marly, le présenta au roi, lequel lui <« demanda s'il ne savoit point quelque moyen de finir les disputes » ('levées au sujet du livre de Quesnel, approuvé par le cardinal de iVoailles. « Le bon curé, dit Dorsanne, dressa quelques articles; mais il n'osa les donner sans les communiquer auparavant à l'évêque de Meaux... Ce prélat les tit passer au P. Le Tellier, qui y ajouta ses réflexions... Le curé de Saint-Sulpice, en se déclarant l'auteur de ce mémoire, avoua à plusieurs personnes que le P. Le Tellier y avoit fait des additions considérables » (1). Quoi qu'il en soit, Louis XIV ayant donné ce mémoire au cardinal de Noaillcs. celui-ci le puldia avec ses Remarques sous ce titre : Réponse du cardinal de Noaillcs au Mémoire que le roi lui a fait l'honneur de lui donner; 1712, in-K'. pp. 21. Fénelon en lit un Examen, qui a été imprimé, ainsi que la Réponse du cardinal et le mémoire auquel aurait travaillé M. de La Chetardye, dans le tome IV (édition de Paris, 1828, pp. 22-130) de la Correspondance de l'archevêque de Cambrai.
Dix ans auparavant, en 1702. Louis XIV avait nommé M. de La Chetardye à I'évêché de Poitiers, vacant par la mort de M. de Girard. A celui qui lui apportait celte nouvelle, M. de La Chetardye répondit agréablement : « Hélas! Monsieur, j'ai soixante-six raisons qui m'empêchent de recevoir l'honneur que Sa Majesté veut me faire » : il avait alors 86 ans. Quand ensuite on lui demandait pourquoi il avait refusé L'épiscopat » C'est, disait-il, pour interrompre la prescription ». <'.e refus ne lit qu'augmenter l'estime du roi pour M. de La Chetardye. II l'honora d'une confiance particulière; il parait même qu'il songea, en I7()!>. à le prendre pour confesseur, el qu'il ne choisit le P. Le Tellier que sur le refus de M. de La Chetardye. Après la mort du Dauphin et celle du Duc de Bourgogne, il s'entretint avec lui durant plus de deux heures, afin de trouver quelque soulagement à sa douleur.
La réputation de M. de La Chetardye s'étendit même
(1) Journal de M, l'abbé Dorsanne... contenant tout ce qu
et en France </«/(.»• l'affaire de la Constitution i sici mu-; Rome, 1753, t. I. p
M. DE LA GHETARDTE 177
jusqu'à Rome. Ses ouvrages étant venus à la connaissance fiu cardinal Paulueci, ministre d'État de Clément XI, ce prélat manda au nonce apostolique Bentivoglio que le Pape les verrait avec plaisir. Sur cette assurance, l'auteur en envoya quelques-uns à Sa Sainteté, qui l'en remercia par un bref des plus flatteurs, daté du 1er juin 1713. et que M. de La Ghetardyc consentit enfin à laisser imprimer en tête de quelques exemplaires de son Catéchisme dont il venait de donner une nouvelle édition. Quelque temps après, ayant, sur de nouvelles instances du Nonce, envoyé à Clément XI le reste de ses ouvrages, il en reçut un second bref daté du 15 mai 17B, lequel n'a été publié qu'en 1835 (1).
Lorsque le représentant du Pape l'apporta au curé de Saint- Sulpice, celui-ci était gravement malade. « Voilà, lui dit le Nonce, un Bref de Sa Sainteté : s'il n'est pas capable de vous guérir, il sera du moins propre à vous soulager : ouvrez-le et le lisez ». M. de La Chetardye s'en excusa, et pria le Nonce do trouver bon qu'il fit cet honneur à M. le cardinal d'Estrées, abbé de Saint-Germain. Ce prélat, l'ayant lu, dit à M. de La Chetardye qu'il était conçu en termes si affectueux et si obligeants, que le Pape n'avait pas coutume d'en employer d'autres dans ses lettres aux Cardinaux et aux Souverains. M. de La Chetardye prit alors le Bref, le baisa, l'appliqua sur ses yeux et sur son cœur, et le garda sur lui jusqu'au dernier moment de sa vie, en signe de son respect pour le Saint-Siège et de sa reconnaissance pour les bontés du Saint-Père (2).
Depuis longtemps, il lui ('lait survenu aux jambes des plaies dont la guérison subite, au mois de juin 1714, lui causa une fièvre violente et une enflure qui, gagnant insensi-
(i) En tète de l'édition du Catéchisme donnée à Bourges cette année-là : malheureusement, l'éditeur s'est contenté de traduire en français ce bref « inédit », sans citer le texte original.
(2) On verra de nouveau, dans l'article Oursel de notre Appendii e sur les sulpiciens docteurs de suriionne, combien était grande la tendresse de conscience du curé de Saint-Sulpice touchant le respect dû au Saint-Sii
17S BIBLIOTHEQUE SII.I'ICIKNNF.
blement les parties supérieures, lil beaucoup craindre pour su vie. Il demanda les derniers sacrements : ils lui furent administrés par M. Leschassicr, supérieur de Saint-Sulpice. Puis, le 19 du même mois de juin, il se démit de sa cure entre les mains du cardinal d'Ëstrées, en faveur de M. Languet, son vicaire, qui prit possession le 21. Pendant les quelques jours qu'il vécut encore, M. de La Ghetardye fut visité par plusieurs personnes de distinction. Les princes et les princesses envoyèrent aussi demander de ses nouvelles. La maladie le consumait lentement, et c'est à peine si Ton s'aperçut de son dernier soupir. II mourut le 29 juin 1714, jour de la fête de S. Pierre et de S. Paul ; « comme si ces deux apôtres, dit Grandet, avaient voulu présider à la mort d'un pasteur qui, pendant toute sa vie, avait été si fortement attaché au Saint-Siège ». Ses obsèques eurent lieu dans l'église de Saint-Sulpice le 2 juillet; puis, à la demande du supérieur et des directeurs du séminaire, le corps du défunt fut transporté dans la chapelle basse de cette maison, et inhumé à côté de MM. de Poussé et de La Barmondière.
Deux ans environ avant sa mort, le 2'i avril 1712, le défunt avait écrit et signé son testament de sa propre main. C'est un louchant témoignage de sa foi vive, de sa tendre piété, de sa profonde humilité, de son admirable désintéressement. L'abbé Simon de Doncourt l'a imprimé dans ses Reiit>u'<jues historiques sur l'église et la paroisse de Saint-Sulpice I On en peut lire aussi quelques extraits dans l'article Chétardie du Dictionnaire historique de Feller, publié en 185G sous le litre de Biographie universelle par l'abbé Simonin.
chanoi i ancien directeur du Grand Séminaire «le Nevers
Cet article contionl un bel rU*^c de M. de La Chetardye. Le
biographe ne craint pas de l'appeler un « à jamais admirable
et digne curé, l'un des plus grands hommes, nous dirions volontiers le plus grand, dans un ordre de choses où le ^énir ;erail apprécié comme il doit l'être • : el adoptant ce jugement moi-, aucune restriction, le P. Hurler, jésuite, dit ausM
il) Piâce8 justificatives, p. 910*917.
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du curé de Sainl-Sulpice : Vir erat verè magnus (1). Le célèbre cardinal Angelo Quirini, qui, pendant son séjour à Paris, visita souvent M. de La Ghetardye, ne craint pas de le ranger parmi les ecclésiastiques distingués de son temps : « Adjungi merentur hisce doctoribus viri aliquot ecclesiasiici, Uteraturae famâ et ipsi insignes, et inter eœieros abbales Dugnet... et Chetardie. Hune ut fréquenter inviserem, hortabatur me identidem cardinalis d'Estrées, eut magno in pretio erat pietas ejus et doctrina. Parochiam S. Sidpicii regebat » (2). Enfin, dans ses notes de Voyages, Montesquieu a écrit celle-ci : « En mourant, l'évêquc de Chartres dit qu'il n'y avoit que le curé de Saint-Sulpice, La Chetardie, qui pût succéder à la confiance; et ce La Chetardie était un petit (!) esprit, mais un saint, et ne voulut jamais être cardinal, mais mourir curé » (3).
M. Cherruau, chanoine de la cathédrale d'Angers, mort au mois de mai 1897, a légué à M. Letourneau, Supérieur du Crand Séminaire d'Angers, un portrait authentique de M. de La Chetardye. « Dans la note qu'il nous a remise à ce sujet, dit M. Letourneau, nous trouvons plusieurs renseignements intéressants sur l'origine de ce tableau. M. de La Chetardie venait souvent prendre ses vacances chez son neveu le chevalier de La Chetardie, au château d'Excideuil-sur-Vienne, en Angoumois. 11 avait richement doté l'église de cette paroisse en toutes sortes d'objets du plus grand prix : vases sacrés, ornements précieux, tapisseries des Cobelins, etc. A la Révolution, le château de la famille de La Chetardie fut pillé et saccagé avec toutes les richesses de l'église paroissiale. 11 ne resta comme souvenir de la famille Trolti que le tableau en question, qui fut négligé par les révolutionnaires
(1) Nomenclator litterarius recentioris theologùv catholicœ thcologos exhibons qui indè à Concilio Tridentino floruerunt, œtaie, natîone, disciplinis distinctes ; Œniponte, 1874-1876, in-8', t. II, p. 761.
(2) Comvnentarius de rébus pertinentibus ad Ang. Mur. S. /.'. E. Cardinalem Quirinum, Lib. II, cap. IV: Brixise, l7r>o, in-8°, p. 123.
(3) Voyages de Montesquieu, publies par le baron Albert de Montesquieu ; Bordeaux, 1896, in-4», t. il, p. 42, 13.
comme un objet do nulle valeur. Le château fut vendu à M. Labaudie, maire de la commune d'Excideuil. Celui-ci donna, un jour, le portrait du curé de Saint-Sulpice à M. Cherruau comme marque de son affectueuse sympathie pour lui. M. Gherruau faisait partie du nombre des prêtres angevins que M*r Régnier d'illustre mémoire emmena avec lui dans son nouveau diocèse, lorsqu'il fut nommé évêque d'Angoulème » (Les saints Prêtres français du XVII" siècle, par Grandet: deuxième série, p. W2, 433, note). A son tour- M. Letourneau a donné cette peinture à M. Captier, et le beau portrait de l'ancien curé de Saint-Sulpice est aujourd'hui l'un des ornements de la chambre du supérieur de la Compagnie, au séminaire d'Issy.
1. — La Vie de Sainte Thecle, première martyre de son sexe, disciple de l'Apôtre S. Paul, composée par S. Basile de Séleucie; traduite en français par un prestre du clergé; A Glermont, de l'Imprimerie de Nicolas Jacquard, maître imprimeur de La Ville de Paris, premier imprimeur et libraire ordinaire du Roy, de Monseigneur l'Évêque el du Clergé de Ciermontj 1668, in-16, pp. *îî\. sans la dédicace, la préface et les approbations <(.i feuillets), et la table (3 feuillets».
La Dédicace est de l'imprimeur, et adressée à Madame Charlotte «le La Chetardye, Abbesse de l'Abbaye de Sainte- Claire de Clermont. « Madame, dit-il, plusieurs personnes de grand mérite ayant lu l'histoire en manuscril de la glorieuse sainte Thècle, m'ont inspiré le désir de l'imprimer pour la donner au public, el m'ont assuré que les âmes dévotes y trouveroienl beaucoup de satisfaction. Mais celui
de qui je tiens cet écrit si précieux m'a voulu donner du
scrupule, m'ayanl fait observer que la modestie de l'Auteur souffrirait une espèce de violence >i j'entreprenois de mettre son nom au frontispice de ^on ouvrage. Je sais aussi que le-, Ordonnances nous défendent d'imprimer «les livres sans aveu : et d'autre pari, je me vois forcé d'épargner une vertu jalouse de son humilité : ces deui mouvements si opp m'ont combattu. Mais. Madame, je me Buis avisé de ma-
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dresser à vous; car, puisque le nom d'une illustre sœur peut faire reconnaître la qualité de son illustre frère, je satisferai (ce me semble) à même temps à deux devoirs : j'obéirai aux lois du Prince qui veut qu'un Auteur se déclare, cl je rendrai justice à la piété d'un savant qui ne veut point clic nommé par son humilité. Ainsi, Madame, vous me permettrez de vous mettre au front de son ouvrage, où vous ferez l'office de l'anneau de Gigès qui faisoit éclater les choses invisibles ; il doit suffire au cher Inconnu que vous soyez connue; mais d'une manière si belle, si généreuse et si édifiante, que ce seroit perdre le temps que d'en faire le récit... II faut encore dire que Monsieur votre frère l'Abbé est aussi un rare exemple de vertu. Dieu l'a donné à son Église pour en être un riche ornement. Le séminaire de Saint-Sulpice a été son école de piété, la Sorbonne le théâtre de sa doctrine. Mais si son esprit a paru dans les sciences divines et humaines, sa solide vertu en a fait un original de modestie et de zèle pour la Religion. Cette traduction de la Vie de sainte- Thècle est une preuve toute visible de l'une et de l'autre. Quoique je puisse n'être pas bon juge d'une pièce si belle, si docte et si bien conçue, je sais pourtant que les savans qui en ont lu le manuscrit en font une très grande estime, soit pour l'exacte fidélité qu'il a gardée en la traduction, soit pour la pureté du style, soit pour les curieuses observations qu'il a faites. »
Ces dernières paroles font allusion aux Remarques placées par le traducteur à la suite de la Nie de sainte Thècle. pour éclaircir les principales difficultés qu'elle présente. Elles sont au nombre de quatre, précédées d'une observation générale, cl vont de la page 211 inclusivement à la page --'i aussi inclusivement. Le P. Honoré de Sainte-Marie, parlant de ces Remarques , dit que « railleur anonyme répond à tontes les difficultés ». donnant par là clairement à entendre que ces réponses lui paraissent plausibles. {Réflexions sur les règles et sur l'usage de la critique, t. 1. Dissertât. VI, art. 3, paragr. 1, p. 183). Voir aussi La légende de sainte Thècle, par le U. P. Dom Fernand Cabrol. Prieur de So-
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lesmes, Professeur à l'Université catholique d'Angers; Extrait de la Revue Gethsémani et le Monde; Paris, imprimerie do l'Armoriai français, 1895, gr. in-8", pp. 28.
2. — Les conférences du diocèse du Puy pour les années... Voir le n. i.
3. Catéchismes, ou Abrégés de la Doctrine chrétienne, imprimés par l'ordre de Monseigneur l'Illustrissime el Reverendissime P. P. Archevêque de Bourges, pour être seuls enseignés dans son Diocèse; Bourges, chez François ïoubeau, imprimeur-libraire «le Monseigneur l'Archevêque el du Clergé; 1688, in-12. — Seconde édition, revue et augmentée ; Bourges, F. Touheau, 1693, in-12, pp. 639, sans le Mandement de l'Archevêque, V Avertissement, qui a 12 feuillets. et la Table. Cette édition contient Trois catéchismes, le petit, le moyen et le grand.
Catéchismes... Troisième édition, revue et augmentée : Bourges, F. Touheau, 1693, 1694, 2 in-12, pp. 468, 750. — Tome I : Mandement de M-'" l'Archevêque, 2 ï\\ — Préface, pp. 18. — Extrait du privilège, 1 f. Achevé d'imprimer le 29 juin 1693. — Petit catéchisme, pp. 211. — Viennent ensuite « tels qu'ils avoient été imprimés séparément » : Prières du matin el du soir, à l'usage du diocèse de Bourges, imprimées par l'ordre de Monseigneur l'Archevêque: Bon F. Touheau, 1693, p. 217-2:58. — Méthode de l'Oraison mentale, à l'usage des ecclésiastiques du séminaire de Monseigneur l'Archevêque; Bourges, F. Touheau, 1693, p. 241-264. — Exercice de piété pendant la sainte Messe, dressé particulièrement en laveur des jeunes ecclésiastiques du séminaire de Monseigneur l'Archevêque; Bourges. F. Toubeau, 1693, I». 266-294. — Instruction sur la Tonsure, à l'usage du diocèse de Bourges, imprimée par l'ordre de Monseigneur l'Archevêque; Bourges. F. Touheau. 1693, p. 296-336. — Instructions sur quelques mystères pour servir de supplément a ce qui en a été dit dans les catéchismes précédens; Bourges, F. Toubeau, 1693, p. 339-408. — Quelques motifs ou veues pieuses, pour une religieuse obligée h réciter le grand Office en une
langue qu'elle n'entend pas; Bourses. F. Touheau. 1693,
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p. 409-422. — Méditations sur le Sc-Sacrement pour tous les premiers jeudis du mois, et recueil d'histoires édifiantes, p. 423-4(58. — Tome II : Caiécltisme du Diocèse de Bourges, p. 1-750, plus un feuillet pour les errata.
Catéchismes... quatrième édition, revue et augmentée, in-12. Tome 1 : Bourges, F. Toubeau, et Paris, chez Louis Guérin, rue Saint-Jaques (sic), vis à vis la rue des Mathurins, k S. Thomas d'Aquin: 1699, in-12, pp. 771, sans les liminaires. Achevé d'imprimer le 20 juillet 1098. Tonte II : Bourges, F. Toubeau, 1701. pp. 428. Ce volume renferme dans une même suite de pages le Petit Catéchisme, les Instructions sur la Tonsure, sur Dieu, les Fêtes, les Vues pieuses, les Histoires... — Cinquième édition, revue et augmentée pour n'v plus toucher; 2 in-8°. Tome I : Courges, F. Toubeau, 1703. in-8", pp. (588, sans le Mandement et la Préface. Tome II : par Monsieur de La Chetardie, Curé de Sainl-Sulpice : Bourges, Jean Toubeau. ancien prévôt des Marchands de ladite ville: 1703, in-8J, pp. xvni-730, sans le Mandement et la Préface.
Catéchismes, ou Abrégez de la Doctrine chrétienne, cydcvant intitulez, Catechis?nes de Bourges; Paris, Raymond Mazières, 1707, in-12, pp. vni-372. Cette édition ne contient que le Petit Catéchisme. fc
Catéchismes, ou Abrégés de la Doctrine chrétienne, cydevant intitulés : Catéchismes de Bourges; par Monsieur de La Chetardie, Curé de .Saint-Sulpice de Paris: sixième édition, revue et augmentée par l'auteur; Paris, Raymond Mazières, 1708, 4 in-12. — Tome I : Préface, p. i-xxxiî. — Prières du matin et du soir: Paris, R. Mazières. 1708, p. 1-30. — Méthode de l'Oraison mentale: Paris. U. Mazières. 1708. pp. 40. — Exercices de piété pendant la sainte Messe: Paris. 11. Mazières. 1708, pp. 42. — Première partie du Catéchisme: p. 1-333. — Motifs... et Histoires: p. i-i.xxiv. — Tome U : seconde et troisième parties du Catéchisme; pp. 599, sans la table. — Tonte 111 : quatrième partie du Catéchisme, p. ixxxvin. — Cinquième partie et sommaire des Vérités de la foi, p. 1-478. — Tome IV : Petit catéchisme... p. 1-370. — Considérations sur le lever, pp. 30. — Instruction sur la
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Tonsure, pp. 71. — Instructions sur Dieu et les fêtes, pp. 61.
Catéchismes... septième édition, revue et augmentée par l'Auteur; Paris, 11. Mazières, 1713, 4 in-12. — Tome I : Pré-, face, pp. xxviii. Explication du symbole, pp. 319. — Quelques motifs... et Histoires tirées des Pères, pp. lxxv. A la fin de la page lxxv : Fin du Ie' tome. A la suite, tous sous la date de 171Ï : Prières du matin cl du soir, pp. 32. — Méthode de l'Oraison mentale, pp. il. — Exercice de piété pendant la sainte messe, pp. 42. — Ces opuscules font partie du tome l d'après la Table des matières formant deux feuillets, et d'après les signatures qui portent tome I, et se suivent d'une manière continue (A-L) pour les trois opuscules. — Tome II : seconde et troisième parties, pp. 607 et 2 de Table. — Tome III : quatrième partie, pp. 533. — Tome IV : pp. 368. Plus : Instruction sur la tonsure; Paris, R. Mazières, 1714, pp. 70. — Instructions sur les Fêtes... pp. 57. — Cette édition est bien la dernière qui ait été revue et augmentée par l'auteur, car il mourut en 1714.
L'année précédente, 1713, il publia séparément : Exercices de piété pendant la sainte messe; extrait du Catéchisme de Bourges, par M. le Curé de Saint-Sulpice; Paris, R. Mazières. in-12, pp. 20. — Prières, ou Élévations, pour sanctifier les vingt-quatre heures du jour et de la nuit, par M. le Curé de Saint-Sulpice; Paris, R. Mazières, in-12, pp. 20. — Motifs, ou Vues pieuses, pour une personne obligée à réciter l'Office en une langue qu'elle n'entend pas, par M. le Curé de Saint- Sulpice; Paris, R. Mazières, in-12. pp. 18. — « Tout ce qui vient du pieux et savant auteur île ces petits ouvrages de dévotion est précieux, disaient les Mimioires de Trévoux en annonçant ces trois opuscules, mais il ne pouvoit guères exercer SOn talent sur des sujets plus utiles » (septembre
Catéchismes... Nouvelle édition, revue et augmentée par I auteur; Lyon. Léonard Delaroche, libraire, rue Mercière, a l'Occa ion, 1736, in-4°, pp. mx-686. J'ai vu des exemplaires portant : \ Lyon, chez Deville frères el Chalmette, libraires, rue Saint-Dominique. — Celte édition, conforme a «elle de
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1713, est la plus belle de toutes sous le rapport de l'exécution typographique. — La même année 1736, parut une autre édition, aussi à Lyon, chez Louis et Henri Declaustre, libraires, rue Neuve, à Saint Ignace, 1736, 4 vol. in- 12, pp. xxvm-467, 556, 485, 513, sans les tables.
Catéchisme, ou Abrégé de la Doctrine chrétienne, à l'usage du diocèse de Bourges, par J. Trotti de La Chétardie, curé de S^Sulpice de Paris; nouvelle édition, avec la permission de Msr l'Archevêque de Bourges; Bourges, Vermeil, 1835, 3 in-8", pp. xxxix-408, 536, 345-192. Outre une Notice sur l'auteur (p. vn-xv), cette édition, donnée par M. Collas, prêtre du diocèse de Bourges, contient le second bref, jusqu'alors inédit, de Clément XI à M. de La Chétardye.
Cours complet de doctrine chrétienne, contenant le Catéchisme de Bourges, revu, corrigé et augmenté, et ['Explication du Catéchisme de l'Empire; nouvelle édition, approuvée par S. É. le cardinal de Bonald, archevêque de Lyon ; Lyon, J. Pélagaud, 1836, 2 in-8", pp. xn-571, 656. Le Catéchisme de Bourges finit à la p. 245 du tome II ; le reste est rempli par XExplication du Catéchisme de l'Empire, ouvrage de M. Lasausse. — La même édition porte aussi les dates de 1844 et de 1852. Elle a été donnée par un professeur de la Faculté de Théologie de Lyon, avec quelques modifications qu'il fait connaître dans Y Avertissement (p. v-xn). Il a corrigé des expressions vieillies, des tournures qui ne sont plus reçues, coupé en plusieurs phrases des périodes trop longues, retranché des chiffres employés avec profusion pour marquer des divisions et des subdivisions trop nombreuses. Il a supprimé, en plusieurs endroits, ce qui regarde spécialement les devoirs des prêtres, l'instruction sur la tonsure, les 7,!, 8e, 9° et 10e commandements de l'Église, qu'on ne fait plus apprendre aux fidèles, et dont un prescrivait de payer la dîme. Il a fondu ensemble des instructions qui se rapportaient à un même sujet, et qui se trouvaient disséminées dans le corps de l'ouvrage. Enfin, il a rectifié ou complété certaines parties qui manquaient d'explication ou de développement. « La plupart au moins de ces corrections sont utiles, ajoute In
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Bibliographie catholique (t. IV, |>. 103), et donnent un mérite particulier à celte édition. »
« Au jugement de bien Av> gens, dit Feller, c'est le meilleur catéchisme raisonné que nous ayons en français ». « Cette réflexion, ajoute M. Gosselin, s'applique surtout au Grand Catéchisme, composé en laveur de ceux qui s'appliquent à l'instruction des peuples, et dans lequel M. de La Chélardye a présenté à dessein un grand nombre de développements qui ne conviennent pas indistinctement à tous les auditoires, laissant à la discrétion du catéchiste le choix des développements convenables à ceux qu'il veut instruire, soil dans les catéchismes, soit dans les prônes. C'est à ce point de vue qu'il faut considérer l'ouvrage de .M. de LaChétardye pour le bien apprécier; envisagé sous d'autres rapports, il pourrait sembler trop diffus, et surchargé d'une multitude de détails superflus. » Néanmoins, sans entrer dans ces distinctions, l'abbé Simonin, enchérissant encore sur le mot de Feller cité plus haut, ajoute ces paroles, reproduites par Hurler (loc. cit.) comme émanées de Feller lui-même : « On peul le considérer comme le catéchisme des catéchismes. C'esl là qu'on ne trouve pas un moi qui n'exprime une pensée, pas une pensée qui ne soil une preuve ou qui ne concourrez une preuve de vérité, nécessaire ou utile, et pas une vérité qui n'oblige de près ou de loin à un l><>,i propos, ou a une bonne action » {Biogi%aphie universelle, par Feller, revue et continuée par l'abbé Simonin: Lyon, 1856, t. II. p. 542 . — Etudes publiées par '/'-s Pères de la Compagnie de Jésus, 20 juin 1898, t. 7:i. p. 762, 763.
ï. — Compendia iractatuum moralium, ad fusiorem Tractatuum intelligentiam utilia; ]us&\i lllustriss. el Révérend. IV I'. Arc h. ad usiiiu Scininarii Bituricensis; Ivarici Biturigum, typis Francisci Toubeau, 1601, in-8', pp B38 -
les liminaires et les Avis uni confesseurs approuvés tlnus h- diocèse de Bourges, qui sont placés a la lin. Achevé d'imprimer pour la première fois le 20 juin lii'.U
Voici l'' contenu de ces deux parties. — Compendium brève tractatus de Malrimonio, p 1-143 i rectal us brevis de
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Actibus humanis. de Lcgibus, de Peccatis, de Voto, de Usurà, de Reslitutione, de Simonià, de Censuris, de Casibus reservatis, p. 144-428. Les Conférences du dioceze *** pour l'année présente 16**, où il est traité de l'Usure et des Sociétés, Chetels ou précaires, comme on les fait en ce pais; imprimées par le commandement de Monseigneur l'Illustrissime et R. évêque ***; A Bourges, chez François Toubeau, sans date, p. 430-478. Les Conférences du dioceze *** pour l'année présente 16**, où il est traité des Censures en général, des Excommunications et desMonitoires, imprimées par le commandement de Mgr l'Illust. et R. évoque ***; A Bourges, chez François Toubeau, p. 481-591. Conférences sur la Simonie, p. 592-638. — Seconde partie, qui comprend les Abrégés des Sacremens en général et en particulier. Premier traité : Des Sacremens en général, p. 1-46. Compendia tractatuum de sacramentis, tàm in génère quàm in specie, p. 47-243. — Pour les traités de la Confirmation, de l' Eucharistie et des Indulgences, l'auteur renvoie au grand Catéchisme de Bourges. — Les titres et les Dissertations, qui sont en français, sont la reproduction des conférences que M. de La Chetardye avait fait imprimer lorsqu'il était au séminaire du Puy.
« Cet abrégé de théologie morale, dit M. Gosselin, nous parait être un des plus utiles qu'on ait publiés; et quoiqu'il soit particulièrement adapté au Rituel et à la discipline du diocèse de Bourges, nous ne doutons pas qu'il ne puisse être lu avec intérêt et avec fruit par les ecclésiastiques des autres diocèses. M. de La Chetardye ne s'y prononce pas aussi fortement en faveur du probabilisme qu'Abelly et quelques autres auteurs alors usités dans la plupart des séminaires : il se contente d'exposer les divers sentiments sur cette matière, sans en adopter aucun, et s'applique surtout à prévenir les excès qiùui reprochait à plusieurs théologiens probabilistes ». V. Journal des Savants du 8 juin 1699, p. 259, 260.
5. — Explication de l'Apocalypse par l'Histoire ecclésiastique. A Bourges, chez François Toubeau. imprimeurlibraire de Monseign. l'Archevêque et du Clergé; 1691. in-8°, pp. 259 sans le feuillet contenant les Approbations et les per-
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missions. L'approbation donnée par G. de La Chapelle, chancelier de l'église cathédrale el université de Bourges, est datée du 17 novembre 1690; celle de M. Rochette esi du 30 novembre 1690. La permission d'imprimer est donnée pour trois ans, à partir du 28 décembre 1690. — Explication de l'Apocalypse par l'Histoire ecclésiastique, pour prémunir les Catholiques el les Nouveaux Convertis contre la fausse interprétation des Ministres: A Bourges, chez François Touheau... el se trouve à Paris chez Louis Guérin, rue Saint- Jaques, K><.)i). in-8° {Journal des Savants, année 1695, édit. in-V'. p. |29, 130; édit. in-12, p. 192-194). Édition vraisemblablement la même que la précédente, dont le titre a été refait. — M. Gosselin cite encore : Bourges, 1695, in- 'i . la première qui contienne les Vies de quelques Empereurs ajoutées aux éditions suivantes.
L'Apocalypse expliquée par l'Histoire ecclésiastique. \ Paris, chez Pierre Giffart, libraire et graveur du roy, rue s. Jacques, à l'image Sainte Thérèse; 1701, in-4°, pp. 398, sans les liminaires, savoir la préface (d'une page), l'approbation du docteur Bourret, datée du 5 mai 17(11. et le privilège du 17 janvier 1700 (1 page). Achevé d'imprimer pour ia première l'ois le 'M\ may 1701. L 'Avant-propos se compose de 0 feuillets. A la suite :Vies de quelques Empereurs, Auteurs de la dernière persécution, suivie de la Paix de l'Eglise, dont il est parlé dans cette Explication de l'Apocalypse, pp. 72. " L'Auteur de cette Explication, déjà imprimée fois dans une province el dans un temps où elle sembloil utile, l'avoit enfin condamnée à l'oubli par respect pour celle de Monseigneur de Meaux. Mais comme on lui a l'ail voir que « c savant prélat s'étoit proposé une fin toute différente de la sienne, el que leui*s deux ouvrages ne concouraient point ensemble, il a bien voulu consentir a cette nouvelle édition; d'autant plus que les deux précédentes étoienl fort d< tueuses, tant par de nombreuses et considérables fautes d'impression, que par diverses omissions de conséquence {L'Imprimeur "/> lecteur). — L'Apocalypse... \ Paris, chei Pierre Giffart.,. 17o-'. in-4*, pp. 370 avec plusieurs estampes
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on taille douce. — Quatrième édition, revue et augmentée de plusieurs Notes et Figures, par Monsieur le Curé de S. Sulpice: A Paris, chez Pierre Giffart... 1707, in-4°, pp. 472, sans les liminaires et \ Avant-propos, qui forment 11 feuillets. A la suite : Vies de quelques Empereurs... pp. 72. « 11 y a des exemplaires de cette édition qui portent pour litre : L' Apocalypse expliquée par l'Histoire ecclésiastique, avec les Vies de quelques Empereurs auteurs de la dernière persécution dont il est parlé dans cette explication de l'Apocalypse. Ces derniers exemplaires portent le nom de l'auteur. » Pérennès, Dictionnaire bibliographique , t. I, p. 230. — On cite aussi : Paris, 1708, in-4"; mais probablement c'est la même que celle de 1707.
Cette explication, imprimée par ordre de l'archevêque de Bourges, quoique venue deux ans après celle de P.ossuet. alors dans tout l'éclat de sa réputation (1689), fut néanmoins très bien accueillie du public, et annoncée avec éloges dans les écrits périodiques les plus estimés. « On n'a, disait en 1701 le Journal des Savants, on n'a guères vu d'explication si bien suivie et si bien liée que celle-ci, toute différente du dessein que M. l'évoque de Meaux eut dans celle qu'il donna au public contre les prolestants » (Édit. in-4°, p. 353, 354). Non contents d'avoir en 1702 (Novembre, p. 03-78) exposé le plan de tout l'ouvrage, et déclaré celui-ci « plein de piété et d'érudition », les Jésuites de Trévoux consacrèrent encore dans leurs Mémoires (Décembre, p. 2022-2031), à propos de la quatrième édition, un nouvel article à ce « livre si important, dans lequel on trouve plus de lumières qu'ailleurs pour dissiper les ténèbres de l'Apocalypse ». Au xvin0 siècle, l'opinion de M. de La Chetardye fut surtout soutenue par Rondet (Préface sur l'Apocalypse, art. VI, dans la Bible de Vence^. De nos jours, ceux mêmes qui ne l'adoptent pas accordent leur estime à certaines parties de l'ouvrage : « L'interprétation des chapitres 1-IV, V, XU-XX. dit M. BàCUBZ, offre beaucoup d'observations utiles et même remarquables » (Manuel biblique, huitième édition; Paris. 1894, t. IV, p. 674
Le système du Curé de Saint-Sulpice a été complété et
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perfectionné, vers la lin du dernier siècle, par Charles Walmesley, prélal anglais, dont l'ouvrage publié à Londres en 1771 . sous le nom de Pastorini, fut presque aussitôt traduit en français par Jacques Wilson, bénédictin de Saint-Maur, avec ce litre : Histoire générale de l'Église chrétienne, depuis su naissance jusqu'à son dernier état triomphant dans le ciel; tirée principalement de l'Apocalypse de Saint Jean, apôtre; ouvrage traduit de l'anglois de M-1' Pastorini, par un religieux bénédictin de la Congrégation de s. Maurj A Rouen, chez Le Boucher jeune, libraire, rue Ganterie; et se trouve à Paris, choz Durand neveu, libraire, rue Galande, 1777. '.\ in-liJ (V. Affiches, annonces et avis divers, du mercredi 29 octobre 1777, p. 173). Réimprimé à Saint-Malo, chez II. L. Hovius, 1807, 3 in-I2. pp. xlvïii-363', 146, '.)'{). L'ouvrage fut critiqué en 17S1 par un anonyme dans I' « Essai sur l'Apocalypse, ou Explication littérale et historique de la Révélation de l'Apôtre S. Jean, avec des Remarques sur le système de M. Pastorini; A Rouen, chez Boucher le jeune, et à Paris. chez Durand neveu, rue Galande. 2 i r î - 1 i2 ». — Enfin, l'ouvrage de M. de La Ghetardye a servi de base, concurremment avec celui d'IIolzhauser sur le même sujet, au travail plus récent intitulé : Le plan de l'Apocalypse et la signification des prophéties qu'elle contient, pour avertir les hommes des événements qui, de nos jours, à lu fin des temps, doivent int'-resser l'Eglise et le monde, par M. l'abbé Lafonl-Senteuac: Paris, Adrien Le Glère, lsT^. in-8°, pp. 108.
<J. — Homélie delà Correction fraternelle, pour le second dimanche de l'Aveul. prononcée dans l'église de S. Sulpice île Paris. A Paris, chez Raymond Mazières, 1706. \\re permission : in-'r, pp. 25. — Homilia de Correptione fratemd, habita in Ecclesia Parochiali Sancti Sulpilii Dominicà seennda VdventùB intrà Missarum solemnia. Parisiis, apud Raymundum Mazières, \i;i Jacobaeà, sub signe Providei 1706, in-'r. pp. P.».
Voici dans quelles circonstances cette homélie fui pro* noncée ci publiée 1 1 >.
Jur cette affaire, qui ut alors beaucoup de bruit, on peut consulter
Un prêtre de la Communauté de la paroisse, nommé Mortier, dans le dessein de prévenir et de corriger les désordres qui résultent souvent de la négligence à observer le précepte de la correction fraternelle, avait fait imprimer, vers l'an 1700, et distribuer dans les écoles de charité de Paris, un petit livret in-12 de 12 pages, intitulé : De la Correction fraternelle, ou de l'obligation d'empêcher le mal d'autrui. C'était le titre même, et ainsi que l'éditeur le déclarait à la fin, c'était le texte pur et simple du chapitre XVIII de l'Instruction de la jeunesse en la piété chrétienne, ouvrage du Docteur Gobinet, principal du collège Du Plessis. Les principes qui y sont exposés étant conformes à l'enseignement commun des théologiens sur cette matière, le livret publié en 1700 n'excita aucune réclamation (1).
Mais le zèle peu éclairé de l'abbé Mortier lui suggéra, en 1704, l'idée d'ajouter à son livret des Remarques sur plusieurs paroles de cette excellente instruction, in -12 de 16 pages. Ayant obtenu de M. Pirot, docteur de Sorbonne, l'approbation de ces Remarques, il obtint sans peine de Voyer d'Argenson, lieutenant de police, la permission de les faire imprimer; et on lit, en effet, à la fin : « Permis d'imprimer. Fait ce 16 décembre 1701. M. de Voyer d'Argenson. »
Aussitôt, l'abbé Mortier fait annoncer la nouvelle édition de son livret par des affiches publiques, portant qu'il sera distribué gratis chez M. le Curé de S'-Jean-en-Grève, et chez un prêtre d'une grande paroisse de Paris, qu'on savait être l'abbé Mortier lui-même. Mais on s'aperçut bientôt des faux principes qu'il renfermait et des mauvais effets qu'i produisait. Ils étaient contenus dans une addition aux Remarques,
Moréri, art. Gobinet ; surtout les pièces indiquées dans le Catalogue des livres imprimés 'le la Bibliothèque du Roy ; Théologie, seconde partie, in-folio, D. n. 1796-1812.
d) On cite cependant une Critique de la correction fraternelle, Baie, 17U7, in-12 de 107 pages, dans laquelle, dit-on, « L'anonyme contredit avec énergie Gobinet lui-même, qui, si on l'en croit, a ouvert la voie aux folies de Mortier » (Biographie universelle de Michaud, art. Gobinet).
intitulée : Pratique et application de la correction fraternelle, in-12 do 7 pages, où on lit entre autres choses : « On doit découvrir au pasteur, ou au prêtre qu'il a délégué pour connaître et travaillera convertir les pécheurs de sa paroisse, ceux (pion sait — ou qu'on croit — être dans les désordres suivants : 1. Les hérétiques...; 2. les devins...; 3. les sorciers...; 4. les blasphémateurs...; 5. ceux qui, aux jours de t'êtes, n'entendent point la sainte messe...; 14. ceux qui tiennent un lieu où on fume, qui sert de retraite aux méchants, aux maris qui y dissipent leur bien par le jeu...: 20. les ivrognes; 21. les voleurs, receleurs, etc.; 23. ceux qui t'ont coutume de déchirer la réputation de leur prochain par leurs calomnies ou médisances atroces ». Il est aisé de deviner à quelles délations, et par suite à quelles défiances, à quels procès même donna naissance la mise en pratique d'un pareil principe.
Instruit de ces désordres, le cardinal de isoailles condamna le libelle. Le Dauphin, à qui on le lit connaître, en parla au Roi. M. d'Argenson, mandé en Cour et en Parlement, se justifia en rejetant le tort sur M. Pirot, qui, à son tour, rejeta le tort sur l'abbé Mortier, lequel avait, à la suite des Remarques, seules présentées à l'approbation, inséré un troisième article contenant tout le venin du libelle. En conséquence, par arrêt du 25 novembre L705*, le Parlement ordonna qu'il lut supprimé, et qu'on informai contre les auteurs, imprimeurs et distributeurs (1). L'abbé Mortier fui mandé au Parlement vers le milieu de décembre suivant, admonesté sur le t'ait de celle publication, et condamné en Kl livres d'aumônes.
Pendant la discussion de ces faits el avant même qu'ils eussent été entièremenl éclaircis, M. de La Chetardye prenait des mesures efficaces pour désavouer les Taux principes ipion avail cru devoir lui attribuer, el empocher «pie l'im-
< i » Cel arrêt aété reproduit par Mathieu tugeard, \ rrests notables des différents tribunaux du Royaume; Paris, 1756, in-fol., t. i, p. 844, V. aussi Journal deVerdun, année 1706, février, p. 137, el avril, p. S
prudence d'un seul ne rejaillit sur les autres membres du clergé de Saint-Sulpice. Il congédia donc d'abord l'abbé Mortier (1). S'étant ensuite rendu chez M. de Harlay, premier Président du Parlement, il lui exposa clairement toute la suite de cette affaire, et le persuada si bien, que M. de Harlay justifia publiquement, sur ce sujet, devant la Grand'Chambre, le Curé de Saint-Sulpice. Enfin, le dimanche suivant, second de l'Avent, il prit occasion de l'évangile du jour, pour montrer dans la conduite de S. Jean-Baptiste envers Hérode les règles de prudence qu'on doit suivre dans l'exercice de la correction fraternelle, et les conditions qui doivent l'accompagner pour qu'elle soit véritablement utile. M. de La Chetardye avait composé cette Homélie bien avant qu'il fût question du libelle de l'abbé Mortier : il la revit avec soin, et on fut généralement frappé de la sagesse des principes qui y sont exposés. M. de Harlay engagea l'orateur à la faire imprimer, et elle fut accueillie du public avec tant d'empres-
(1) Dans F « Essai sur l'établissement monarchique de Louis XIV, et sur les altérations qu'il éprouva pendant la vie de ce prince, précédé de Nouveaux Mémoires de Dangeau, avec des notes autographes, curieuses et anecdotiques, ajoutées à ces mémoires par un courtisan de la même époque » (le duc de Saint-Simon, d'après la Biographie universelle, art. Villars, t. XLIII, p. 417, note 2), par Lemontey, (Paris, F. Didot, 1818, in-8°), on lit (p. 38), sous l'année 1G88, la note suivante : — « Dans ces temps-là, Messieurs de Saint-Sulpice s'étaient mis dévotement dans la tète de tirer par le for de la conscience la connaissance de tout ce qui se passait, sous prétexte de ce qu'ils appelaient la correction fraternelle, et obligeaient tous ceux qui se confessaient à eux de leur rendre un compte exact de toutes choses... Le curé La Barrnondière fut Dbligé de chasser plusieurs prêtres, île délester en pleine chaire ce genre d'informations, et d'en écrire une apologie, en forme d'instruction. Toutefois, on fut longtemps à se rapprivoiser avec eux à confesse ». Il y a dans ces quelques lignes plusieurs inexactitudes. D'abord, ces « prêtres » chassés et fautifs n'étaient pas « plusieurs » : leur nombre se réduisait à l'abbé Mortier, prêtre qui faisait partie de la Communauté «le la paroisse, mais non île la Compagnie de Saint-Sulpice. Ensuite, le fait ne se passa pas en 1088, sous M. de La Barrnondière (mort en 101)4.), ni même sous son succes- Mi.r, m. Baudrand, mort en 1699, mais en 17u5, sous M. de La Clietardye.
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sèment, qu'il fallut en faire plusieurs éditions. La quatrième est de l'année 1707, in-4° de 2C> pages. — Llle a été réimprimée séparément des autres homélies dans Les Magnificences de la Religion; Recueil de ce qui a été écrit de /dus remarquable sur le Dogme, sur la Morale, sur le Culte divin, etc., ou Répertoire du prédicateur et du conférencier... par l'abbé A. Henry, Chanoine honoraire de Saint- Dié ; Paris, J. Bretnacher, in-8", série V, t. I, p. 27.'> et suiv.
A la lin de l'édition latine de cette Homélie, M. de La Chetardye avait t'ait imprimer cet Avertissement : « L'Homélie ( y dessus, qui n'est qu'une partie d'une plus ample sur le même sujet, a été composée, comme on le voit, il y a plus d'un an. Elle a été prononcée en la manière qui suit il y ;i quinze jours. L'Auteur en a composé en latin de semblables pour tous les dimanches de l'année. S'il savoit qu'elles fussent utiles, et qu'on le luy ordonnast, il seroit prest de les donner au public. »
Les ordres, ou au moins les encouragements ne se firent pas attendre. Après avoir dit, dans leurs Mémoires de février 1701) (p. 3il), que « M. le Curé de Saint-Sulpice avoil réfuté avec beaucoup de solidité le livre, méchant en tout sens ". de l'abbé Mortier, « dans une Homélie que les premières personnes du royaume ont ordonné d'imprimer ». les jésuites de Trévoux terminent ainsi le compte rendu détaillé qu'ils en tirent au mois d'avril suivant (p. ($29-634) : « Si l'auteur qui a composé en latin de semblables homélies pour tous les dimanches de l'année écoute la voix du public, qui en cela est sûrement celle de Dieu, il ne différera point l'impression d'un ouvrage >j profitable ikii- s:) solidité, par l'usage ingénieux des p;iNv;iM(.< ,.| (|,.s exemples de l'Écriture, <-t par l'onction qui l'ait sentir que ce n'est pas seulement dans le cabinet que l'Auteur a médité l'Écriture ». Enfin, au mois de septembre (p. 1519) de cette même année t7nii. annonçant la il et la lll homélies françaises, les mêmes Mi /mires disaient encore M. le Curé de Saint-Sulpice n'a pu refuser au public s''^ homélies, que la lecture de la première qui a paru faisait souhaiter r les personnes du monde pour la
vertu et la dignité de laquelle on doit avoir plus de respect » — très probablement Madame de Mainlenon, qui témoignait, en toute rencontre, une estime et une confiance particulière pour M. de La Chetardye — « a jugé qu'il falloit les imprimer en latin en deux ou trois volumes, et en donner une en français chaque mois. L'Auteur exécute ce projet, et il a déjà paru deux homélies qui ne cèdent point à la première pour la solidité de la doctrine, l'exactitude de la morale, la justesse des applications de l'Écriture. »
La publication des Homélies latines et des homélies françaises se lit donc simultanément, mais avec plus de rapidité pour les premières, déjà prêtes à mettre sous la presse. C'est aussi par elles, et pour ne pas scinder la série des Homélies françaises, que nous allons continuer cette bibliographie.
T. — Homihœ in Ecangelia, in quatuor partes divittœ. Tomus primus, complectens expositiones à Dominicà prima Adventùs ad Septuagesimam : autore Ecclesia1 Parochialis Sancti Sulpitii Parisiensis Rectore; Parisiis, apud Raymundum Mazières, 1706, in-12, pp. 464, sans les liminaires. L'ouvrage est dédié au cardinal de Noailles. Le privilège, accordé pour cinq ans, est daté du 20 février 1706. — Tomus secundus, complectens expositiones à Dominicà Septuage-
sima.j ad Dominicain Passionis; autore Parisiis... 1707,
in-12, pp. 480 sans les liminaires et le privilège. — Tomus tertius, complectens expositiones à Dominicà II post Pascha ad Dominicam XII post Pentecosten; autore... Parisiis... 1707, in-12, pp. 479 sans les liminaires. — Tomus quarlus, complectens expositiones à Dominicà duodecimà ad ultimam post Pentecosten; autore... Parisiis... 1707, in-12, pp. 466, sans le titre et la table.
M. de La Chetardye avait coutume d'écrire en latin les homélies qu'il devait ensuite prononcer en français, l'expérience lui ayant appris, comme il le dit lui-même dans sa préface, que, par ce moyen, elles se gravaient plus aisément dans sa mémoire. Plusieurs célèbres sermonnaires de son temps faisaient de même : tel le P. de Lingendes, dont les sermons, très goûtés de son temps, ont été depuis d'une
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grande utilité à plusieurs prédicateurs : loi aussi P.ossuet, au témoignage de l'abbé Le Dieu. Au sujet de ces homélies latines de M. de La Chetardye, le Journal des Savants (année 1708, édil. in-4°, p. 47) fait observer que plusieurs gens de lettres étaient alors tellement familiarisés avec li langue latine, qu'ils écrivaient plus facilement e:i celle lang le qu'ils n'eussent pu faire en français. Puis, revenant aux volumes de M. de La Chetardye, le journal ajoute : « Tout y est traité dans un ordre fort juste et fort méthodique. Les précoplos évangéliques y sont, appuyés d'exemples tirés des meilleures sources; mais l'on peut dire qu'un des plus puissants est celui de l'auteur même, si connu par le zèle ave lequel il gouverne une paroisse plus grande elle seule que les plus grandes villes du royaume, et par le refus qu'il a fait des premières dignités si justement dues à ses mérites ». Les Mémoires de Trévoux n'avaient pas été moins élogieux l'année précédente. « Une homélie exacte, disaient-ils. est un ouvrage plus difficile qu'on ne pense : quoiqu'on n'y soit pas assujetti aux lois gênantes du discours, et qu'on y traite diverses matières avec liberté, l'homélie a pourtant se> règles, et elle ne demande ni moins d'exactitude, ni moins de contrainte que le sermon... L'on ose assurer, >an> crainte d'être contredit par les connoisseurs. qu'une homélie parfaite coule encore plus, et demande plus de talens singuliers, qu'un sermon accompli. M. le curé de Saint-Sulpice, dont le public a déjà reçu agréablement douze homélies en fra, trois, commence dans ce volume à donner eu latin les mémoires sur lesquels il les a composées. Personne n'a
mieux compris que lui en quoi eousiste la perfection et la
véritable beauté de l'Homélie. Il a joint les avantages «lu discours à eeux de l'homélie. Il se propose dans chaque homélie il ne seule vérité a Irai 1er : il en lire toutes les preuves .h' s, m
Évangile : il amène à son sujet imiies les circonstances '!«• la narration, et toutes les expressi >ns de l'écrivain sacré d'une manière si naturelle ei si délicate, qu'on ne s'aperçoit point que la nécessité de s'attacher a son Évangile lui ail causé aucun embarras i c'est par l'Écriture qu'il explique ordinai-
renient l'Écriture; il fait sentir dans les expressions les plus communes des Livres Saints une force cachée, une énergie, une étendue de signification digne de la parole de Dieu ; où rien n'est mis au hazard ; où le choix des mots a été réglé par une sagesse infinie. Mr de Saint-Sulpice évite les observations plus curieuses qu'utiles, plus profondes qu'instructives. Il rapporte tout à la réformation des mœurs, et tire toujours les principes de sa morale du sens naturel des paroles et des exemples du Fils de Dieu. Les pasteurs ne sauroienl trop se former sur ce modèle » (Mém. de Trévoux, juillet 1707, p. 1187-1190). El au mois de novembre de la même année (p. 1999-2000) : « Voilà le recueil des homélies latines de M. le Curé de Saint-Sulpice achevé... Ce livre est un riche trésor pour ceux qui sont chargés d'instruire les peuples ». S. — Homélie II, pour le Dimanche de la Quinquagésime , sur l'Aveugle de Jéricho; par M' le Curé de Saint-Sulpice. Paris, chez Raimond Maizières, rue Saint Jacques, 170(5, in-4?. pp. 19. Après le mot fin, on lit : Février 170(5. Quatrième édition, 1709, in-4", pp. 30. — Homélie 111, pour le quatrième Dimanche du Carême, sur le miracle des cinq pains... Paris, même libraire, 1706, in-4", pp. 48. Mars 1700. Seconde édition, revue et corrigée par l'Auteur; Paris... 1706, in-4", pp. 48. Troisième édition; Paris, 1707, in-4", pp. 48. Quatrième édition; Paris... 1710, in-4', pp, 47.
— Homélie IV, pour le Dimanche des Rogations, sur la Prière... Paris, 1700, in-4". pp. 47. Avril 1706. Paris. 1707, in-4", pp. 47. — Homélie Y, pour le sixième Dimanche d'après la Pentecôte; sur la Pénitence de David... Paris... 1700, in-4\ pp. 40. May 170(5. Seconde édition... Paris... 1707, in-4'. pp. 40. Troisième édition; Paris... 1710, in-4", pp. 43. —
— Homélie VI, pour le huitième Dimanche d'après la Pentecôte, sur l'Économe infidèle... Paris... 170(>. in-4 . pp. 34. Juin 1700. Seconde édition: Paris... 1707. in-4', pp. 3(5. — Homélie VII, pour le douzième Dimanche d'après la Pentecote, sur la Charité du Samaritain... Paris... 170(5, in-'r. pp. 42. Juillet 170(5. Seconde édition; Paris. 1707, in-4", pp. 43. — Homélie Vlll, pour le onzième Dimanche d'après
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la Pentecôte, sur laGuérison du sourd el muet... Paris, 1706, in-i°, pp. 39. Août 1706. Quatrième édition; Paris... 1700, in-'i . pp. 'M). — Homélie IX, pour le dixième Dimanche d'après la Pentecôte, sur le Pharisien et le Puhlicain... Paris... 1700, in-V', pp. V2. Septembre 1706. Quatrième édition; Paris, 1709, in-4°, pp. V2. — Homélie X, pour le vingtunième Dimanche d'après la Pentecôte, sur le Créancier inhumain... Paris... 1700. in-4°, pp. 39. Octobre 1700. Quatrième édition; Paris... 1700, in-V'. pp. 39. — Homélie XI. pour le quatrième Dimanche après l'Epiphanie, sur l'Orage appaisé... Paris, 1706, in-4°, pp. ïo. Novembre 1700. Quatrième édition; Paris... 1700, pp. 15. — Homélie XII. pour le Dimanche de la Sexagésime, sur le laboureur qui sème... Paris... 1700, in-i", pp. V9. Décembre 1701). Quatrième édition; Paris... 1700, in-V', pp. 10. — Homélie XIII, pour le Dimanche de la Quinquagésime, sur la voie large et la voie étroite... Paris... 1707, in-i', pp. 52. Janvier 1707. Troisième édition; Paris, 1710, in-V, pp. 51. — Homélie XIV, sur la Passion de Jésus-Christ Notre-Seigneur... Paris... 1707. in-'i . pp. 63. Février 1707. Troisième édition; Paris. 1700. in» . pp. 63. — Homélie XV, pour le second Dimanche d'après Pâques, sur le Bon Pasteur... Paris... 1707, in-V. pp. '■'<'. Murs 1707. Seconde édition; Paris. 1710. in-V'. pp. 16. — Homélie XVI, pour le troisième Dimanche d'après Pâques, sur le juste affligé... Paris... 1707, in-V'. pp. 13. Avril 17(17. Seconde édition augmentée; Paris, 1712. in-4°, pp. 15. — Homélie XVII, pour le septième Dimanche d'après la Pentecôte, sur les Faux Prophètes... Paris... 17(17. in-'r. pp. 10. Mai 1707. — Homélie XVIII, pour le quinzième Dimanche
d'après la Pentecôte, sur la veuve de Naïm... Paris... ITut. in-V\ pp. 39. Juin I7(»7. — Homélie \l\. pour I»- vingt-troisième Dimanche d'après la Pentecôte, sur l'Hémorrholsse.. Paris... 1707, iu-V. pp. 'rJ. Juillet 17n7. — Homélie XX, pour le treizième Dimanche d'après la Pentecôte, sur les <ii\ lépreux... Paris... 1707. in-4 . pp. 54. Août I7u7. — l hune lie XXI, pour !<■ vingt-quatrième Dimanche d'après la Pentecôte, but 0- Jugemenl dernier... Paris .. !7o7. in-4 . pp. \\. Septembre
M. DE LA CHETARDYE 199
1707. — Homélie XXII, pour le premier jour de l'an... Paris... 1707, in-4°, pp 44. — Homélie XXIII, pour le Dimanche de la Septuagésime, sur le péché d'Adam... Paris... 1708, in-4", pp. 65. — Homélie XXIV, pour le jeudi de la seconde semaine de Carême, sur le mauvais Riche... Paris... 1708, in-4°, pp. 52. — Homélie XXV, pour le troisième Dimanche après la Pentecôte, sur la Brebis égarée... Paris... 1708, in-4", pp. 47. — Homélie XXVI, pour le troisième Dimanche après l'Epiphanie, sur le lépreux et le paralytique... Paris... 1708, in-4", pp. 50. — Homélie XXVII, pour le Dimanche de laScxagésime, sur le Déluge... Paris... 1708, in-4", pp. 47. — Homélie XX VIII, pour le Dimanche dans l'Octave du Saint-Sacrement, sur la vieillesse... Paris... 1708, in-4°, pp. 56. — Homélie XXIX, pour le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte, sur les Consultations humaines... Paris... 1709, in-4", pp. 50. — Homélie XXX, sur la patience de Job... Paris... 1709, in-4°, pp. 65. — Homélie XXXI, pour le Dimanche de la Sexagésime, sur le juste Ahel... Paris... 1709, in-4°, pp. 50. — Homélie XXXll, pour le quatrième Dimanche de Carême, sur la Samaritaine... Paris... 1709,*in-4", pp. 63. Août 1709. — Homélie XXXIII, pour le second Dimanche de Carême, sur la Cananée... Paris... 1709, in-4", pp. 52. Novembre 1709. — Homélie XXXIV, pour le dix-huitième Dimanche d'après la Pentecôte, sur la Magdeleine... Paris. . 1710, in-4", pp. 70. — Homélie XXXV, pour le second Dimanche de Carême, sur l'Enfant prodigue... Paris... 1710, in-4", pp. 06. Juillet 1710. — Homélie XXXVI, pour le cinquième Dimanche d'après l'Epiphanie, sur le bon grain et la zizanie... Paris... 1710, in-4", pp. 55. Fin de la première partie de l'Homélie sur le bon grain et la zizanie. Le 15 novembre 1710. — Homélie XXXVII. pour le cinquième Dimanche d'après l'Epiphanie, sur le lion grain et la zizanie, ou seconde partie de l'Homélie XXXVI... Paris... 1711. in-4', pp. 59. 1 avril 1711. — Homélie XXXVIII, pour le cinquième Dimanche d'après l'Epiphanie, ou troisième homélie sur le bon grain et la zizanie... Paris... 1711, in-4". pp. 54. — Homélie XXXIX, pour le sixième Dimanche d'après l'Épi-
phanie, sur le grain de sénevé el Le levain... Paris... 1711, in-i", pp. 58. Le 24 décembre 1711. — Homélie XL, pour le premier Dimanche de Carême, sur la Tentation... Paris... 1712. in-'i . pp. 64. Juin 1712. — Homélie KLI, sur la parabole des dix Vierges... Paris... 1712. in-4°, pp. 64. Août 1712. — Homélie XI. Il, pour le vendredy tics Quatre-Temps de Carême, sur la Piscine probatique... Paris... 1713, in-'i . pp. 56. 19 janvier 1713. — Homélie XL1I1. sur la Résurrection du Lazare... Paris... 1713, in-4°, pp. 66.
Homélies pour les Dimanches de L'année, par M. .1. T. De La Chétardie, Curé de Saint-Sulpice; Avignon, )ï. Seguin aine, 1848, 3 in-8°, pp. 476, 179, 477. — Homélies... Paris. Louis Vives, 1854, 3 in-8°, pp. i66, 461, 456.
Toutes ces homélies ayant paru d'abord successivement par cahiers séparés, on conçoit qu'elles puissent se relier en plus ou moins de volumes, et que les recueils en soient p us ou moins complets. L'exemplaire de la Bibliothèque Nationale ne iviiferine que o\ homélies en 3 vol. in-'i ' : celui de la Bibliothèque du Séminaire de Saint-Sulpice en a 41, aus 3 vol. in-4°; celui de la Bibliothèque Mazarinc en a 'i2 en ï vol. in-4°. Le chiffre total des homélies françaises esl d'ailleurs inférieur à eelui des homélies latines, qui est 'le 75. I! esl également à remarquer que plusieurs des 1 télies françaises ne se trouvent point dans l'édition latine, cl que la plupart de celles qui s'y trouvent ont (dé notablement modifiées dans l'édition française, tant pour le plan que pour les développements; en sorte que si l'on veut avoir le recueil complet <lc> Homélies de .M. de La Chetardye, il faut réunir Les deux éditions. Au reste, voici la liste des homélies françaises qui ne se trouvent pas dans L'édition Latine : — Sur la Passion : — Sur le Déluge ; — Sur la patience de Job : — Sur la Samaritaine : — Sur la Cananée : — Sur lu Madelaine : — Mir l'Enfant prodigue; — Sur la Tentation; — Sur la para bole 'les ili\ \ ierges — Sur la Piscine probatique . — Sur la Résurrection «In Lazare.
!> — Retraite pour les Ordinane, nu rrailé des <li iilions qu'on doit apporter aux Ordres; par M. le i mv de
M. DE LA CHETAHDYE 201
S. Salpice de Paris; A Paris, chez Raymond Mazières, libraire, rue Saint Jacques, proche la rue de la Parcheminerie, à la Providence; 1709, 2 in-12, pp. «2, 344 sans les (ables. Le privilège est daté du 3 mars 1708 et accordé pour huit ans. — Arertissement : « L'auteur de ces entretiens, employé pendanl plusieurs années dans dos séminaires à l'instruction de ceux qui se présentent à l'ordination, les avait composés sans dessein de les mettre au jour; mais quelques personnes de piété jugeant qu'ils pourraient être utiles, lui ont persuadé de les laisser imprimer. 11 en a d'autres sur divers sujets semblables, qu'il n'ose ajouter à ceux-ci jusqu'à ce qu'il ait vu si son travail sera goûté et approuvé de ceux qui, étant dans l'exercice actuel de ces mômes fonctions, peuvent ordinairement mieux en juger que tous autres. »
Entretiens ecclésiastiques, tirés de l'Écriture-Sainte, du Pontifical et des Saints Pères, par M. le Curé de S. Salpice de Paris; A Paris, chez Raymond Mazières, libraire... 1711, in-12 : tome troisième, pp. 398; tome quatrième, pp. 335. Le docteur G. Rourret, approuvant les deux ouvrages le 9 février 1708, déclare avoir « trouvé dans tous les deux la véritable et la pure doctrine de l'antiquité ».
« Le seul nom de l'auteur, disaient les Mémoires de Trévoux parlant de la Retraite, suffit pour donner une juste idée de cet ouvrage. Où trouver un plus excellent maître de la perfection ecclésiastique? Tout ce qu'une élude continuelle des Saints Livres, des écrits des Pères, et des règles de la discipline, tout ce qu'une longue expérience ont appris à M. le Curé de Sainl-Sulpice sur un sujet si important, est renfermé dans ces deux volumes. Ce sont les leçons et les pratiques qu'il a lui-même employées avec tant de succès, et qui ont formé tant de saints ministres de l'Autel, des Prélats, des Pasteurs irrépréhensibles » (Mém. de Trévoux, octobre 170;), p. 177'ir, L775). Trois ans après, annonçant les Entretiens , [es Mémoires répétaient encore : « Le nom de l'auteur suffit pour donner une idée avantageuse du livre. Si la capacité, la vertu, une longue pratique, sont nécessaires pour bien instruire ceux qui se destinent au sacerdoce, qui
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peut mieux les instruire que M. le Curé de Saint-Sulpicc ? » (Septembre 1712, p. 1650).
De son côté, le Journal des Savants avait dit en 170!) : ■< On ne doil pas s'attendre à trouver i i de ces pensées ingénieuses, de ces tours heureux cl <lc ces expressions choisies qui, amusant agréablement l'esprit des lecteurs, ne laissent dans le cœur qu'une sécheresse affreuse, ou en réveillent l'orgueil et la vanité; mais en récompense, ces entretiens sont remplis de l'onction du S. Esprit, et de cet esprit de charité qui forme les saints prêtres... Toutes ces instructions sont traitées d'une manière solide » (Journal des Savants, année 1799, édit. in-i°, p. 733-735).
Cet ouvrage, en effet, très remarquable par le fond de ta doctrine, ne doit pas, selon M. Gosselin, être considéré comme une suite de discours étudiés. L'auteur, uniquement attaché au fond des choses, ne songe' nullement à châtier son style, ni à prendre les formes agréables de l'éloquence. Olitre que ses grandes occupations ne lui en laissaient pas le loisir, il n'avait d'autre but, en écrivant ces entretiens, que de se tracer à lui-même le plan de ses discours, avec les principaux développemens de chaque partie. La grande facilité qu'il avait acquise par une longue habitude lui permettait de parler avec intérêt et avec onction sur les sujets qu'il avait ainsi préparés. Mais quelque peu de soin qu'il ait pris de mettre la dernière main a ces Entretiens, on peut les regarder connue un des plus précieux recueil d'instructions a conseiller aux ecclésiastiques sur l'excellence el la perfection de leur étal . l>e là, l'édition suivante.
Retraite pour les ordinands, par M. I>e La Chétardie, Curé de S.-Sulpicej Clermonl-Terrand, Thibaud-Landriot, 1834, 2 in-12 't. I et II), pp. 264, 256. — Retraite pour les ordinands, par M. l>e La Chétardie, Curé de s. Sulpice. Entretiens ecclésiastiques, lires de l'Écriture-Sainte, du Pontifical, el des Saints Pères; Clermont-Ferrand, Thibaud-Landriot, 1834, 2 in-12, tome troisième, pp. 268; tome quatrième, pp. '-j'i \ la Buite " abrégé du catéchisme de la Tonsure. a l'usage des jeunes ecclésiastiques . pp, 28
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iO. — Dans la Correspondance de Fénelori, archevêque de Cambrai, il y a trois Lettres de M. de La Chétard ye , Curé de Saint-Sulpice, à M. Tronson, se rapportant toutes a l'affaire du Quiétisme (Correspondance de Fénelon; Paris. 1828, t. VII, p. 255, 353-356, 356-357), ainsi que le récit de la Conférence de M%v V archevêque de Paris avec M'"e Gui/on sur la lettre du P. Lacombe (Ibid., t. IX, p. 79-83). « Cette » dernière « lettre, dit l'éditeur de la Correspondance , fut rédigée par M. de La Chétardye, Curé de Saint-Sulpice, qui accompagnoit le prélat dans cette conférence ».
Œuvres complètes de M. de La Chêtardie, Curé de Saint- Sulpice, réunies pour la première fois en collection, et classées selon l'ordre logique, publiées par M. l'abbé Migne, éditeur de la Bibliothèque universelle du Clergé; Paris, 1857, 2 vol. gr. in-8". Voici le détail de cette édition. — Tome I : Catéchisme de Bourges, col. 9-588. Supplément au catéchisme de Bourges, col. 587-666. L'Apocalypse expliquée par l'Histoire ecclésiastique, col. 665-1046. Retraite pour les Ordinands, col. 1047-1620. Abrégé du catéchisme de la Tonsure, col. 1619-1636. — Tome II : Homélies, col. 9-1082. Homiliœ in Evangelia, col. 1081-1836. Le Nouveau Testament du P. Quesnel dénoncé à l'Académie française (année 1713), col. 1835-1884. Pour des raisons qu'il expose dans un avis placé en tête du tome II, l'éditeur n'a pas reproduit les Compendia tractatuum moralium, non plus que certains ouvrages faussement attribués à M. de La Chétardye.
Ouvrages attribués à M. de La Chétardye.
1° Traité de la Correction fraternelle ; Paris, Jean Couterot, 1676, in-12, pp. 456. — Pour attribuer cet ouvrage à M. de La Chétardye, Barbier (Dict. des ouvrages anonymes, n" 17977) et Quérard (France littéraire, art. Lachétardie) se fondent uniquement sur la Table du Journal des Savants (art. Chêtardie) publiée en 1752 par l'abbé de Claustre. Mais cet, auteur ne donne aucune preuve de son assertion : il se contente de renvoyer au compte rendu de l'ouvrage dans le Journal des Savants de l'année 1676, où le rédacteur ne désigne aucunement l'auteur du livre dont il est ici question.
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Nous inclinons à penser que l'abbé de Claustre aura confondu le Traité de la Correction fraternelle, publié en 107(5, avec l'Homélie sur le même sujet publiée par M. de La Cbetardye en 1706.
2° Méditations sur les mystères de la foi , et sur le< Ejttrtres et Évangiles... par un Solitaire de Sept-Fonts; Paris, v Mazières, 1708(1718, 177:')'. \ vol. in-12 : — rééditées en 1833 par le chanoine L. Berlhon, ii Poitiers, chez Oudin, 2 vol. in-12. D'après Barbier et Quérard, qui n'allèguent aucune raison, cet ouvrage devrait encore être inscrit au compte de M. de La Chetardye. Selon le P. Ingold, qui fournil ><•> preuves, « ce Solitaire de Sept-Fonts, quel qu'il soit, n'est qu'un vulgaire et peu honnête plagiaire : le véritable auteur de ces Méditations n'est autre que le 1'. Bourgoing, troisième supérieur général de l'Oratoire. Sun ouvrage intitulé : Vérités et excellences de J. C. X. S. recueillies de ses mystères, cachées en ses états et ses grandeurs..., et qui est incontestablement le plus remarquable et le plus complet qu'ait produit en ee genre la littérature française, avait eu, s'il faut en croire Cloyseault. 28 ou 29 éditions du vivant même de l'auteur. Le style un peu suranné de ces Méditations fut sans doute la cause de l'arrêt de ce furieux débit à la fin du xvu' siècle, (l'es! alors que ce prétendu Solitaire de Sept-Fonts en lit paraître, en \ volumes, une édition abrégée et retouchée pour le style. L'entreprise ne mériterait que des «'loges, si l'éditeur avait fait mention de celui qui lui fournissait la matière de son ouvrage • [Quel est l'auteur des « Méditations sur les Mystères de la Foi, par un Solitaire de Septs-Fonts? ■• : Paris. Téqui, 1891, in ■€ :> pagi
:; /,<■ Nouveau Testament du /'. Quesnel dénoncé à VAcademie française : ^all^ nom de ville ni de libraire, 171."». in-12, pp. 112 vaus ['Avertissement. Cet ouvrage est encore attribué ii M. de La Chetardye par Barbier et Quérard. Peut-être est-ce sur la loi (Vuwc note manuscrite qui se lit au frontisph <• du livre dans un exemplaire conservé à la Bibliothèque Sainte» Genêt iève Rt cueil a D.
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mais nous ne savons pas quel est l'auteur de cette note., ni par conséquent le degré de confiance qu'elle mérite. « Il nous parait assez peu vraisemblable, dit M. Gosselin, que cet ouvrage ait M. de La Chetardye pour auteur. Son âge et ses infirmités, ainsi que ses nombreuses occupations à l'époque où parut cet opuscule, ne permettent guères de supposer qu'il ail eu alors l'idée de composer un ouvrage de cette nature. De plus, Y Avwiissement dit que l'ouvrage a été d'abord imprimé en Hollande, où l'auteur suppose qu'il l'a composé; or, il est difficile de croire que M. de La Chetardye, s'il avait composé cet ouvrage, ne l'eût pas fait imprimer à Paris, où l'on imprimait alors journellement une foule d'ouvrages de ce genre sous le voile de l'anonyme. Enfin, une critique si sévère des Réflexions du P. Uuesnel sous le rapport littéraire ne peut guères s'attribuer à un auteur dont les compositions, quelque solides qu'elles soient, sont généralement peu soignées sous le rapport de l'éloculion et du style ». Quel qu'il soit, d'ailleurs, le spirituel critique prouve fort bien que le livre du P. Quesnel, regardé par ses disciples et par la multitude comme « un ouvrage incomparable », tend, notamment dans les parties qu'on a droit de supposer travaillées avec plus de soin, « à établir le faux dans les pensées, la barbarie dans l'élocution, la négligence, l'obscurité, le galimatias dans le style; en un mot, est un ouvrage capable de corrompre le goût de la composition française ».
4° Le P. Richard {Dictionnaire des sciences ecclésiastiques, v° Chetardie) attribue à M. do La Chetardye un ouvrage intitulé, « Preuves sommaires de la croyance de l'Église, etc. », sur lequel il ne donne pas d'autres détails. — D'après Quérard (Su}>crcheries littéraires dévoilées, t. Ilh, le curé de Sainl-Sulpice serait aussi auteur des « Sentiments d'un chrétien, par un solitaire de Sept-Fonts; Paris. Humblot, 1773, in-12 » : assertion entièrement gratuite. — Enfin, on a demandé (Tables des Mémoires de Trévoux, par le P. Sommervogel, n. 977) si M. de La Chetardie n'aurait pas composé L Horloge de la Passion de Jésus-Christ, avec des ligures.
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par un solitaire de Sept-Fonts, Paris, 170*1. in-12: et il tau! répondre négativement.
A. — La Bibliothèque Mazarine possède sous le n" 1242 de ses manuscrits un in-8" où l'on voit encore le chiffre imprimé, Bibliotheca Seminarii S. Sulpitii, et écrits à la main les mots. Ex bibl. Communitatis S. Sulpitii. Au bas de la Table, on lit la signature suivante : « Jo. de La Che- Lardye, pbre au séminaire de Limoges; l'an 1660, mense junio sabbato Ordinationis. De La Chetardyé ». Le volume n'a pas de titre général, quoique le Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine (t. 11, p. \\, n° 1242) l'ait intitulé : « Entretiens sur toutes les actions de la journée qu'on pratique dans les séminaires de Saint-Sulpice ». C'esl un recueil en latin de plans détaillés d'entretiens sur les exercices qui sont pratiqués dans les grands séminaires. Ils sont rangés sous divers chefs dont voici les litres tels qu'ils sont couchés en français : — 1. L'entrée du séminaire; 2. La Retraite; •'}. Du Directeur; i. Fidélité au règlement: 5. La Pureté d'intention; G. Le Lever; 7. L'Oraison; S. Les Cérémonies de la messe expliquées par rapport à la Passion de Notre- Seigneur; (.>. La Communion; 10. L'Assistance au chœur; 11. L'Étude; 12. L'Examen; L3. Le Repas: 14. La Récréation; 15. L'Écriture-Sainte; 16. Les Cérémonies de l'Église: 17. Les Visites; 18. La Lecture spirituelle: 19. La Confession; 20. Le Chapelet ; 21. Le Bréviaire ; 22. Les Conférences spirituelles: 2:!. Le Coucher; 24. La sortie du séminaire; 25. La retraite annuelle; 26. L'Usage qu'on doil faire de ces entretiens. Quand <>n compare attentivement l'écriture du manuscrit avec relie de la signature el des lignes citées
plus hau!. mi reste convaincu que huiles deux sont de la
môme main. Resterait a savoir si M. de ha Chetardyé, né le l'.\ novembre 1636, entré au séminaire le 2'i décembre 1657, était prêtre au mois de juin 1660; el même alors, il faudrail encore décider - il a été auteur ou copiste.
Il — Le n 2051 des Manuscrits «h- la Bibliothèque de l' \rsenal contient ; — P. L57. Lettre (autographe de M. le l are de Saint-Sulpice a l'évéque de Gap i Françoii Berger de Mali--