M. BRENIER
Antoine Brenier naquit à Grenoble le 13 janvier 1G51, d'une famille opulente et distinguée dans la magistrature. A quatorze ans, il avait achevé ses cours d'humanités et même de philosophie. Ses parents l'envoyèrent alors étudier le Droit à Valence, et il s'y fit recevoir avocat en 1668. Mais se sentant fortement attiré vers l'état ecclésiastique, il enjra l'année suivante au séminaire de S'-Sulpice, où il suivit d'abord les cours de théologie en Sorbonne, puis un second cours de philosophie, selon l'usage qui s'observait dès lors assez communément dans cette maison. Lorsqu'il les eut terminés,
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il soutint sa thèse de bachelier lo 1" octobre H177. el ses thèses de licence pendant les années 1682 el 1683. Il neparail pas qu'il ail pris le bonnet de docteur. Après avoir différé jusqu'à l'année 107'.) la réception des ordres sacrés, il différa encore de recevoir le sacerdoce jusqu'au mois de septembre 1687 : ce qui, néanmoins, ne l'empêcha pas d'être admis définitivement dans la Compagnie dès le 20 décembre L686. Il s'employa surtout à l'établissement du Petil Séminaire de S'-Sulpice, dont il jeta les premiers fondements en 1684, et dont il fut le premier supérieur. Trois ans après, en 1687, M. Tronson le chargea encore de séparer du Petil Séminaire les Philosophes qu'on y avait admis jusqu'alors, pour en former une Communauté distincte, laquelle fui appelée la Communauté des Philosophes. M. Brenier rempli! également les fonctions de supérieur en diverses autres maisons de la Compagnie, à Paris, à lssy. à Angers, et fut aussi plusieurs fois chargé de faire la visite générale des séminaires. Il mourut saintement le 25 août 171 't. Après sa mort, quelques ecclésiastiques du séminaire qui l'avaient plus particulièrement connu composèrent, sur la demande de M: Leschassier, des mémoires sur la vie et les vertus de M. Brenier, que l'on conserve au séminaire de S'-Sulpice. M. Gosselin s'en est servi pour écrire sa longue et édifiante notice M. Brenier, laquelle a été imprimée en 1869 dans la Semaine religieuse du diocèse de Grenoble (numéros des 28 août, \ . 11. 18 el 25 septembre .
i . — Abrégé du Règlement de lu Communauté de MM. les Gentilshommes, établie en W>7<\ par M. Brenier, Directeur a h Séminaire de Saint-Sulpice ; copié sur ^original im:~ nuscrit. Dans les Remarques historiques sur l'église ■ paroisse de Saint-Sulpice, I. II. partie, Pièces juslificap. 356-358. Le but de cette Communauté était de servir i!c retraite a des gentilshommes <-i a d'anciens militaire . qui désiraient travailler sérieusement à leur salut. Ils s'employaient aussi aux œuvres do charité dans la paroi la direction de M. Brenier h des ecclésiastiques du séminaire. Le règlement que leur donna M. Brenier renferme
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tous les exercices ordinaires aux personnes du monde qui font profession de piété.
A. — L' Esclavage du Très Saint Enfant Jésus vivant en Marie et soumis à Marie (Manuscrits du Séminaire de Sl-Sulpice). M. Brenier expose dans un grand détail les pratiques de la dévotion dont il s'agit : elles n'ont pas seulement pour objet d'honorer la Sainte-Enfance de Notre-Seigneur, mais encore d'inspirer le désir d'une haute perfection à tous les membres de Y Association du saint Esclavage de Jésus riront en Marie et soumis à Marie. Cette association avait commencé le 1er janvier 1710 dans la chapelle de Lorette. à lssy, et ne comprenait naturellement que fort peu de personnes en dehors des Solitaires.
II. — Dans les Vies manuscrites de Grandet, on trouve à la suite de sa notice sur M. Bauyn une lettre sur la mort de celui-ci écrite à Grandet lui-même, et qui ne figure pas dans la notice imprimée (Cfr. Grandet, Les saints Prêtres français du XVII siècle; Angers et Paris. 18',)7. deuxième série: M. Jacques Baùin, p. 383-399). Cette lettre parait avoir été écrite par M. Brenier, qui, après avoir été remplacé par M. Bauyn dans la conduite du Petit Séminaire de Saiut- Sulpice qu'il avait fondé, en redevint supérieur après la mort de ce dernier.