M. GUYTON
François Guyton, fils de François Guyton, notaire royal et procureur au bailliage de Beaune en Bourgogne, était arrière-petit-fils de Jean Guyton, célèbre maire de La Bochelle, qui défendit si vigoureusement celle ville, assiégée par Louis XIII en 1628. Il naquit à Beaune, dans le diocèse d'Autun, le 2 février 1655, et entra au séminaire de Lyon le 19 octobre 1072. Après y avoir étudié pendant trois ans, il "alla achever le cours de ses études au séminaire de S'-Sulpice, à Paris. Il y fut ordonné prêtre vers Tan 1678. Ayant alors exprimé le désir d'entrer dans la Compagnie, il fut envoyé au séminaire de Lyon : on l'en rappela vers la tin de l'année 1691, afin qu'il allât au séminaire du Puy, aider M. de Lantages, alors extrêmement affaibli par l'âge et les infirmités. Celui-ci étant mort en 1694, M. Guyton lui succéda et conserva cet emploi pendant près de vingt ans. Au bout de ce temps-là, il fut rappelé à Paris pour y être d'abord supérieur de la Solitude, et ensuite directeur du Grand Séminaire. L'assemblée générale' de 1700 le mit au nombre des Assistants, et celle de 1714 le nomma consulteur. 11 mourut à Paris, le 26 janvier 1724, en grande réputation de vertu et de doctrine. M. Leschassier lui écrivait à propos des Conférences du Puy, dont M. Guyton lui envoyait les cahiers avant de les faire imprimer : « Vos conférences sont hors d'atteinte de la censure, ^et peuvent être proposées pour règle de conduite dans les matières qui y sont traitées. M. Dyserand les trouve très bien faites, et leurs décisions très justes. »
1. — M. de Lantages, M. de La Chetardye, d'autres encore de nos confrères ayant, avant et après M. Guyton, travaillé, aux Conférences du Puy imprimées aux xvn° et xvin0 siècles. j'aurais voulu en donner ici une bibliographie détaillée et complète. Malheureusement, les collections en sont très rares, et toujours très incomplètes. En outre, plusieurs de ces cahiers volants, avant d'être reliés ensemble, ont perdu leur
premier feuillet contenant le sujet général des conférences et Tannée où elles furent tenues. Pour ne rien donner que de sur, je choisirai donc dans ce que j'ai trouvé; néanmoins, ce que j'en rapporterai comprendra plus que l'œuvre de M. Guyton; laquelle devrait être le seul objet de cel article. Les Conférences du dioceze du Puy pour ? Année présente 10()2 : où est continué le Traité des Censures ecclésiastiques; imprimées par le commandement de Monseigneur l'Illustrissime et Reverendissime Evesque el Seigneur du Puy, Comte de Velay; Au Puy, par A. et P. Delagarde, Imprimeurs ordinaires de Mondil Seigneur l'Illustrissime Evesque, et de la Ville, in-i°. Nous dirons, une fois pour toutes, que chaque année comprend sept conférences, pour les mois d'avril, mai, juin, juillet, août, septembre et octobre. Chaque conférences a 4 pages, plus le frontispice pour la première.
— Les Conférences du dioceze du Puy, pour l'année présente 1683 ; où il est traité des Commandements de Dieu en général, et des trois vertus théologales, pour commencer l'explication du Décalogue; imprimées... au Puy...
Les Conférences du dioceze du Puy, pour l'année 1690; où il est traité du troisième commandement de Dieu et des deux premiers de l'Église; imprimées par le commandement de Monseigneur l'Illustrissime et Reverendissime Évêque du Puy; Au Puy, chez François Delagarde, imprimeur de Mondil Seigneur l'Illustrissime et Reverendissime Évêque, et de la Ville; 1090. Jusqu'en 1703 inclusivement, l'évêque est Armand de Béthune. — Les Conférences... pour l'année 1691, où il est traité de la charité du prochain... — Pour l'année L692, où il est traité du quatrième commandement... — Pour l'année l(*>(.i:{, où il est traité du cinquième commandement...
— Pour l'année I60i, où il est traité du sizième («te) commandement... — Pour l'année 1695, où il est Iraité «lu aetième (sic) commandement... — Pour l'année 1098, où I <>u continue a traiter du setième commandement el de la Restilution... — Pour l'année 1697, <mi l'on finit la matière de la Restitution en général, el on commence a traiter de la Restitution en particulier... — Pour l'année 1698, dans les-
M. guyton 221
quelles on termine toute la matière de la Restitution... — Pour l'année 1699, où il est traité du huitième commandement : Non loqueris contra proximum tuum falsum testimonium; Exod. XX, 16... — Pour l'année 1700, où il est traité des Contrats en général... — Pour l'année 1701. Des Contrats en particulier. On commance (sic) à traiter des Contrats onéreux, et premièrement de la Vente et de l'Achat. .. — Pour l'année 1702. On continue à traiter des Contrats onéreux, et on parle, en particulier, de l'Échange, du Louage, de l'Emphitéose et du Fief... — Pour l'année présente 1703. On traite du Prêt et de l'Usure...
Les conférences du diocèse du Puy pour l'année présente 1704, imprimées par l'ordre de Messieurs les Grands Vicaires, le siège vacant; on continue à traiter la matière du Prêt et de l'Usure...
Conférences imprimées par l'ordre de Monseigneur l'Illustrissime et Réoérendissime Evêque et Seigneur du Puy (Claude de La Pioche-Aimon) pour l'année 1705; Du Contrat de Société; Au Puy, chez Antoine Delagarde et Gaspard- Chrétien Clet... — Pour l'année 1708. Du Jeu et des divertissements... — Pour l'année 1707; Du Dépôt et des Cautions... — Pour l'année 1708; Du Mariage, et en premier lieu des Fiançailles... — Pour l'année 1709, Du Mariage considéré en soi, et des circonstances qui l'accompagnent... — Pour l'année 1710, Des Empêchemens du Mariage... — Pour l'année 1711, Des Dispenses du Mariage... — Pour l'année 1712, De la Simonie... — Pour l'année 1713, on continue le traité de la Simonie... — Pour i'année 1714, Des Sacremens en général... — Pour l'année 1715, Du sacrement de Paterne (sic)... — Pour l'année 1716, on continue à traiter du Paterne... — Pour l'année 1717, on achève le Batéme, et on traite de la Confirmation... — Pour l'année 1718, de l'Eucharistie... — Pour l'année 1719, on continue le traité de l'Eucharistie... — Pour l'année 1720, on eo tinue le traité de l'Eucharistie...
Conférences imprimées par l'ordre de Messieurs les Grands Vicaires, le siège vacant, pour l'année 1721 : on continue le
222 BIBLIOTHÈQUE sn.Wc.lKNNF.
trailé de l'Eucharistie... 11 n'y eul sans doute pas de conférences imprimées pour 172:2: car celles de 1721 finissent par la question du ministre de confection, el celles de 1723 commencent par traiter du ministre de distribution du sacremenl de l'Eucharistie.
Conférences imprimées par l'ordre de Monseigneur l'Illustrissime et Révérendissime Évêque el Seigneur du Puy, Comte du Velay (Godefroi-Maurice de Conflans), pour l'année 172:i : On continue le traité de l'Eucharistie... — Pour l'année \'~\ on continue le traité de l'Eucharistie...
Conférences imprimées par l'ordre de Messieurs les Grands Vicaires, le siège vacant, pour l'année 172*i: un continue le traité de l'Eucharistie...
Conférences imprimées par l'ordre de Monsieur le Vicaire- Général (De Beget) du diocèse du Puy, pour l'année 172(5. un continue le Traité de l'Eucharistie...
Conférences imprimées par l'ordre de Monseigneur l'Illustrissime el Révérendissime Évêque el Seigneur du Puy (François de Béringhen), Comte de Velay, etc., pour l'année 1727. On finit le Traité de l'Eucharistie comme Sacrement... — Pour l'année 172.x. De l'Eucharistie comme sacrifice... — Pour l'année 172'.». <»n continue a traiter de l'Eucharistie comme sacrifice... — Pour l'année 1730. On continue a traiter de l'Eucharistie comme sacrifice... — Pour l'année I7:>1. On finit de traiter de l'Eucharistie comme sacrifice...
î£. — Catéchisme de lu tonsure, dans lequel <>n traite îles principaux devoirs des Ecclésiastiques, selon l'Écriture, les Conciles el les Pères; imprimé par l'ordre de Monseigneur l'Illustrissime el Révérendissime Évêque el Seigneur du Puy. Comte <le Velay, etc.; Au Puy, chei Antoine Delagarde el Gaspard-Chrétien Ciel, sans date (1706), in-12, pp 78 s;tns
les liminaires. Le Mandement de l'évéque esl date du | mai
I7in» les permissions, *\i\ 2!» mai de la même année. — Quatrième édition, revue, corrigée el augmentée d'une méthode d'oraison mentale; tu Bourg Saint-Andéol, chez J l Guiremand, 1766, in-12. pp. lo;>. — Imprimé par ordre de Monseigneur l'Illustrissime el Ri \ irae Piei
clerc (le La Muzanchère, Évoque do Nantes: A Nantes, chez Joseph Vatar, 1757, in-12, pp. 120, y compris le mandement de l'évêque de .Nantes, qui remplit les six premières pages. L'ouvrage « a eu plusieurs éditions », dit Papillon (Bibliothèque des Auteurs de Bourgogne ; Dijon, 1742, in-fol., t. I, p. 308). Plusieurs évêques le firent imprimer pour l'usage de leurs ecclésiastiques; tels l'évêque d'Autan en 1733, et celui d'Orléans en 1738.
A. — Notice abrégée de M. de Lantages. Manuscrits du Séminaire de S'-Sulpice.
O. — Les Moyens de bien vivre dans nue Communauté ecclésiastique. Manuscrits du Séminaire de S'-Sulpice, n. 395. M. Guyton composa cet ouvrage pendani qu'il était au séminaire du Puy. Son but est de donner des régies de conduite aux ecclésiastiques qui vivent en communauté, et d'engager ceux qui habitent les villes à ce genre de vie si convenable à la sainteté de leur profession.
C. — Lorsqu'il était directeur du séminaire de Lyon. M. Guyton « composa, disent d'anciens Mémoires, un ouvrage en deux volumes, contenant Les Devoirs ecclésiastiques, les JLoyens de dresser les jeunes gens dans les séminaires, et leurs Obligations » (Faillon, Xotice sur M. Guyton , à la suite de la Vie de M. de Lantages; Paris. 1830, in-8°,
V. Papillon, Bibliothèque des auteurs de Bourgogne, art. Guyton, t. 1, p. 307, 308. La liste qu'il donne des Conférences composées par M. Guyton lui tut fournie par M. Le Clerc. V. Vie, écrits et correspondance de L.-J. Le Clerc ; Paris. 1878. in-8°, p. 150.
Joseph Grandet, né à Angers le 30 juillet 1646, embrassa de bonne heure l'étal ecclésiastique, et. ses études littéraires achevées, il se rendit à Paris en 1669 pour tain» ses éludes
ti\ BIBLIOTHKQTE SULPICIENNfi
théologiques en Sorbonne. Ayant obtenu de sa mère l'autorisation d'entrer au séminaire, il fui admis dans celui de S. Sulpice au commencement de ['année 1670. Après qu'il o-ut soutenu sa tentative, le 29 juillet 1673, il fut appelé, n'étant encore que diacre, à travailler dans le séminaire d'Angers l'onde en 1659, et alors dirigé par les prêtres du diocèse. Son évèque. Henri Arnauld, l'ordonna prêtre le 19 mai 1(574. Étant presque aussitôt tombé gravement malade, il dut se retirer chez sa mère, où il demeura dix ans. 11 commença alors à préparer et composer les nombreux écriis émanés de sa plume. En 1684, il reprit domicile au séminaire, et ne le quitta plus jusqu'à sa mort. 11 se mêla activement avec beaucoup de zèle ii différentes missions qui lurent données, souvent à son instigation, dans la ville d'Angers et ailleurs; et en 1685, il fut nommé curé de la paroisse Sainte- Croix, dont l'église était peu éloignée du séminaire. Après la mort de l'évéque Henri Arnauld. arrivée le 1er juillet 1692, M. Grandet fut placé à la tête du séminaire, et confirmé dans sa charge, au mois de janvier suivant, par .Michel Le Pelelier. successeur d'Henri Arnauld. Grâce aux bonnes dispositions du nouvel évèque, bien différent de son janséniste prédécesseur, M. Grandet vit enfin réaliser l'union du séminaire d'Angers à celui de Saint-Sulpice, affaire qu'il n'avait i de désirer et à laquelle il travaillait depuis plus de vingt ans. Le concordat fut signé à Paris le 19 avril 1693 : M. Maurice Le Peletier. frère de l'évéque, fut nommé supérieur, et M. Grandet aggrégé à la Compagnie. Il résigna sa cure a un de s<^ vicaires vers l'an 1715, et mourut le 1' décembre IT^'i. âgé de 79 ans. On inhuma s. m corps dans [a chapelle du séminaire <\f S'-Éloi qu'il avait fondé'. — Voir la très ample et 1res intéressante Wotice sur M. Joseph Grandet, publiée par M. Letourneau, Supérieur du Grand Séminaire d'Angers, en tête de {'Histoire du Séminaire d'Angers cornposée par M. Grandet, et décrite plus loin.
1 . — / ettre circulaire aux Mères Supérieures de la Vititation, par l'abbé <\<' Sainte-Foi, iu-'i . pp. 16. Datée du
il mais 1680
If. C.RAXDET 225
2. — Relation fidèle de l'état présent des affaires du monastère de la Visitation Sainte-Marie d'Angers, par l'abbé de Sainte-Foi; in-4°, pp. 16. Datée du 1er octobre 1680.
Sur l'occasion et le sujet de ces deux écrits, voir Histoire du séminaire d'Angers, Livre VII, chap. XXJV, t. H, p. 180-191.
3. — Relation de ce qui s'est passé dans la ville d'Angers au cours de la mission du P. Honoré de Cannes, capucin, en l'année 1684; Saumur, François Ernou, in-4", pp. 38.
41. — Relation de ce qui s'est passé en la ville de Saumur au cours de la mission du P. Honoré de Cannes, capucin, en l'année 1684; Saumur, François Ernou, in-4°, pp. 20.
5. — La Vie de Mademoiselle de Meleun, fille de Guillaume de Meleun, Prince d'Épinoy, Fondatrice des Religieuses-Hospitalières de Baugé en Anjou, pour servir de modèle aux Personnes de qualité et aux Hospitalières; A Paris, chez George et Louis Josse, rue Saint-Jacques, à la Gouronne d'épines, 1687, in-8°, pp. 550 sans les liminaires, savoir : Prière et Offrande à Saint Joseph (4 feuillets); Dédicace (5 feuillets) à « Monseigneur Messire Henry Arnauld, Évêque d'Angers, signée, Joseph Grandet, curé de Sainte- Croix d'Angers; Avis au lecteur (3 feuillets); Table (9 pages»; Approbations de Louis (Abelly), ancien évêque de Rodez, et de G. (Guillaume de la Brunetière), évêque de Saintes, datées des 20 et 27 novembre 1686 ». — « Achevé d'imprimer pour la première fois le 1er février 1687. »
Nous apprenons de M. Grandet lui-même qu'il dédia cet ouvrage à « Messire Henry Arnauld, pour tâcher d'apaiser un peu sa colère en lui donnant des marques publiques de son respect. Il le donna à imprimer à Josse, libraire, qui en obtint le privilège et en fil les frais. Avant que de le livrer au public, M. Grandet » (qui étoit alors à Paris) « fui trouver la princesse d'Épinoy en son hôtel, à la Place-Royale, pour la prier d'y donner son agrément et lui fournir des mémoires sur l'antiquité et la noblesse des princes d'Épinoy. Elle lui en promit, mais comme elle tardoit trop, on ne put pas les attendre; le libraire fit imprimer ce que M. Grandet en avoil dit dans la préface, ce qui n'ayant pas paru suffisant à la
i^i) bibliothèque s tum ci i:\ni-.
princesse, elle en lit rompre la planche el y lit mettre un autre éloge de sa famille en sa place, à ses frais » (Grandet. Histoire du séminaire d'Angers, t. II, p. 300, 301). « Ce Discours sur la grandeur de la maison de Meleun, (jui occupe les pages 1-1 \ du volume, commence par les mots, Je ne saurois mieux [aire voir, etc. ; au lieu que le premier, qui est très rare, commence ainsi : Je ne saurois m' étendre, etc. » (Moréri, art. Grandet, édit. de 1759). « L'évêque d'Angers, ajoute Grandet, à qui M. Grandet faisoit voir les cahiers a mesure qu'il les composoil, lui manda un jour que son histoire seroit également agréable, édifiante et utile. Le publiera reçue avec plaisir et même on peu! dire avec profil : on n'en trouve plus d'exemplaires » (Grandet, loc. cit., p. 301). La chose était bien plus vraie encore un siècle el demi plus tard : ce qui détermina à donner l'édition suivante.
Vie de Mademoiselle de Melun, princesse d'Épinoy, fondatrice des hôpitaux de Daugé et de Beaufort: suivie de Pensées consolantes propres a tranquilliser et à diriger les âmes troublées et affligées; Paris, Poussielgue-Uusand : Angers, Launay- Gagnot, 1843, in-12, pp. 33(5. M. Maupoint, le nouvel éditeur, a voulu mettre cet ouvrage « plus en harmonie avec les besoins du temps présent, en retranchant quelques longueurs, et en corrigeant le style trop suranné o (Bibliographie catholique, t. III, p. 142).
Vie de Mademoiselle de Melun (1618-1679), par M. le Vicomte de Melun; Paris, Lecoffre. 1855, in-N . pp. :'.!:>. — Id. ibid., 2e édition, 18^), in-18. — Troisième édition. Paris, v Poussielgue-Rusand, 1864, in-12, pp. xvi-324. M. le vicomte de Melun, dans la I édition, avertit qu'il a « pris pour guide M. Grandet, el qu'il n'a fail que rajeunir son style ». V. Bibliographie catholique, t. XIV, p. 563-566. — « L'auteur (M. de Melun , dit M. de Montalembert, est non seulement un
(•râleur persuasif el habile, c'est encore un écrivain subie
pur, correct, élégant aussi el irès expérimenté... M;iis ce qui vint mieux que le style, c'est le mens divinior qui apparaît dans ces pages » (Montalembert, Mélangea d'arc et de littérature; Œuvres, t. VI, p. 142-419
M. GRANDET ^Jfi
Joseph Grandet, Prêtre de Saint-Sulpice, troisième supérieur du séminaire d'Angers. Curé de Sainte-Croix; Vie de Mademoiselle de Melun, Fille du Prince d'Épinoy, Fondatrice de l'Hôtel-Dieu et des Hospitalières de Baugé; Nouvelle édition, publiée d'après les textes originaux, revue et annotée par M. le chanoine Portais, Rédacteur des Conférences ecclésiastiques du diocèse d'Angers: ouvrage orné d'un portrait du temps: Angers. Germain cl G. Grassin; Paris, A. Roger et F. Ghernoviz, 1898, in-8°, pp. xxx-ioO. — On lit dans la Préface de l'éditeur : « Un anonyme. M. Maupoint, curé de la Trinité, mort évèque de Sainl-Denys à la Réunion, donna, en 1843, la Vie de Mn" de Melun, princesne d'Epinoy, fondatrice des hôpitaux de Baugé et de Beaufort : l'auteur, qui n'a voulu qu'abréger Grandet, l'a t'ai I d'une manière peu intéressante et assez servile pour n'en avoir pas corrigé les imperfections. Sans reconnaître qu'il avait puisé à la même source, M. le Vicomte de Melun mit au jour, en 1851, la Vie de Mn,: de Melun, qui n'est qu'un froid résumé de l'œuvre du premier historien, entremêlé de quelques documents inédits. L'un et l'autre n'ont absolument rien ajouté de substantiel au sujet qu'ils traitaient : ils l'ont plutôt défloré, en supprimant beaucoup de traits édifiants et ce tour simple et naïf qui donne tant de charme à la manière de l'écrivain du xvne siècle. — Ge que nous présentons au public, c'est bien le propre travail de Grandet : tout a été respecté, non seulement le fond, mais jusqu'au style, sauf l'orthographe et quelques expressions vieillies... Pour revoir l'ouvrage, nous nous sommes servi d'un manuscrit de grande valeur, conservé au séminaire d'Angers, qu'une religieuse de l'hôpital de Baugé avait, sur sa demande, envoyé à M. Grandet, en vue d'une seconde édition. Dans ses critiques, qui sont généralement justes, et que nous avons suivies, autant que possible, cette sœur relève beaucoup de répétitions ou de longueurs, et aussi quelques erreurs historiques, par exemple, sur la part qu'aurait eue M"; de Melun dans la construction de l'hôpital de Beaufort. Avec raison, elle demande que certains faits soient remis à leur vraie place et que plusieurs cha-
pitres soient réunis en un ou supprimés, comme le premier chapitre du livre VI. qui était intitulé : De la vertu en général. De plus, elle fournit des détails nouveaux, qui se trouvent surtout au chapitre VI du livre III, lequel a été ajouté dans cette édition, et au chapitre IX du livre V... Le lecteur, il faut le dire bien haut, devra une reconnaissance particulière à M. Letourneau, qui est le véritable éditeur de cette œuvre : tout notre mérite a été de lui prêter le secours de notre plume » (Préface de l'éditeur, p. xiv-xvi, xxii).
6. — La Vie d'un solitaire inconnu, mort en Anjou, en odeur de sainteté, le 24 décembre 1091 : A Paris, chez Urbain Coustelier, rue Saint-Jacques, au Cœur-Bon, 1099, in-12, pp. 334 sans les liminaires, comprenant la dédicace à /évèque d'Angers (4 feuillets), la Préface (0 feuillets), le privilège, l'Approbation et la Table des chapitres (G feuillets). A la tin sont 8 pages, chiffrées i-viii, et contenant : Sonnet de Benserade sur le Reclus du MontValerien, près Paris; Beaux sentimens de Charles Auguste de Sales, sur la solitude qu'il inspire à notre solitaire. J'ai vu des exemplaires où le titre est ainsi complété au moyen d'une bande de papier imprimée : « La vie d'un solitaire inconnu, qu'on a cru être le comte de Moret, mort, etc. » C'étoit un lils naturel du roi Henri IV. — V. Journal des Savants, février 1700. p. 49-54. — Bibliothèque Jiistorique de la France, édit. Fevrel de Fontelte, t. I, n. 13334. — D'Avrigny, Mémoires pour sm-ir à l'histoire universelle de l'Europe depuis KiOO jusqu en 1716, avec des réllexions et des remarques critiques; nouvelle édition, corrigée et augmentée (par le P. 11. Griffet), au 1" septembre 1C32. — Mémoires de Trévoux, avril 1738, p. 810-814. — Griffet, Traité des différentes sortes de preuves qui servent à établir la vérité de l'histoire; Liège 1701). chap. XII, p. 275-291. — La thèse de M. Grandet — que !<• solitaire inconnu est le comte de .Moret — contredite par le P. D'Avrigny, défendue par le P. Griffet, a été de nos jours reprise par M. Bascle de Lagrèze dans la Revue t? Aquitaine (année 1807, t. XI;, article tiré à part sous ce titre : Le (.omte de Moret, in-S . — Le manuscrit du livre de Grandet
est aujourd'hui à la Bibliothèque du Grand Séminaire d'Angers.
T. — La Vie de Messire Gabriel du Bois de la Ferté, gentilhomme Angevin, Chevalier de Malthe, Commandeur de Theval, près de Laval ; A Paris, chez Pierre De Launay, rue Sl-Jacques, près la Fontaine S. Severin, à la Ville de Borne; 1712, in-12, pp. xx-177, y compris les liminaires, mais non la Table ni le privilège. L'ouvrage est dédié à Messieurs du Bois de La Ferté. Le séminaire d'Angers en possède le manuscrit in-4°.
H. — Dissertation Apologétique sur V 'Apparition miraculeuse de N.-S. Jésus-Christ, arrivée au Saint Sacrement en la Paroisse des Ulmes de S. Florent, près de Saumur, le 2 juin de l'année 1668. Contenant les Preuves de ce Miracle, les Réponses aux objections, et plusieurs autres Apparitions arrivées en la Sainte Eucharistie en différens siècles. Avec des pratiques de piété pour honorer Jésus-Christ au S. Sacrement; A Châteaugontier, chez Joseph Gentil, imprimeur de la Ville et du Collège, 1765, in-12, avec 2 gravures. Dédidace à Michel Poncet de la Rivière, évêque d'Angers, datée du 8 janvier 1715 (5 feuillets). Préface (26 f.). Approbations, signées G. Daviau, Docteur en Théologie; De Vaugirauld , grand Archidiacre de l'église d'Angers; attestations de l'évêque d'Angers et de l'abbé Jacquelot, sur la vérité du miracle des Ulmes. Dissertation... (comprenant les trois parties exposées dans le titre), pp. 202. « On trouve dans cet ouvrage les plus précieux détails sur la fameuse procession de la Fête-Dieu,' dite le Sacre d'Angers » (D. Guéranger, Institutions liturgiques; Paris, 1841, t. II, p. 536). La quatrième partie de l'ouvrage est formée du suivant.
O. — Considérations et pratiques de piété, tirées de l'Écriture-Sainte, des Conciles et des Pères de l'Église, pour honorer Jésus-Christ au Saint Sacrement; A Châteaugontier, chez Joseph Gentil, imprimeur de la Ville et du Collège, 1716, in-12, pp. 2'tO, sans la table, qui comprend 3 pages. La dernière est remplie par l'Approbation, qui est la même que celle de la Dissertation, et signée, G. Daviau, De Vaugirauld.
iO. — La Vie de Messire Pierre Crestey, prostré. Curé de la paroisse de Barenton au diocèse d'Avranches, en Basse- Normandie, Fondateur de l'Hôpital de Barenton, el Instituteur des Religieuses Hospitalières du même lieu; A Rouen, chez Guillaume Behourl, Imprimeur Libraire, vis à vis la fontaine S. Lô, à la ville de Venise; 17±2, in-Ic2. pp. 348 sans
les liminaires. La dédicace A tous Messieurs Messieurs /es curez de l'Église de Dieu, signée Joseph Grandet, Curé de Sainte-Croix de la ville d'Angers, est datée d'Angers le 25 avril 171V. — Vie de .Messire Pierre Crêtey, prêtre, Curé de la paroisse de Barenton au Diocèse d'Avranches, en Basse- Normandie, Fondateur des Hôpitaux de Vimontiers, «le Bernay et de Barenton; par Joseph Grandet, Curé de Sainte- Croix d'Angers; Paris, librairie Poussielgue frères, 1870, in-12, pp. xvi-360. Au verso du taux titre, on lit ces mots imprimés en forme d'inscription : « Cet ouvrage, dont il n'existait plus que quelques raies exemplaires, a été réimprimé, pour l'édification du clergé de Normandie, par les soins de M. l'abbé Courval, Supérieur du Petit Séminaire de Séez ». A la suite de la vie de .M. Crêtey, on trouve celles de quelques personnages qui furent ses amis : le P. Jean Eudes, missionnaire apostolique; l'abbé du Val-Richer (Dominique Georges); De La Vigne. Curé de Saint-Pierre de Caen; Enguerrand Le Chevallier, premier supérieur du séminaire de Séez; Nicolas .Monlier. Curé de Sainl-ll ilaire du llarcouel. foules ces notices ont M. Grandet pour auteur, et sont annoncées dans sa Préface.
« Joseph Grandet, Prêtre de Saint-Sulpice, troisième supérieur du séminaire d'Angers, Curé de Sainte-Croix; La Vie
de Messire Pierre Crestru, prêtre. Curé- de la paroisse de
Bareriton, au diocèse d' \\ ranches (en Basse-Normandie), publiée d'après les manuscrits originaux el annotée par Jules Blouet, Prêtre de Saint-Sulpice, Directeur au Séminaire d' \ngers; ouvrage orné- d'un portrait du temps; Angers, Germain et G. Grassin; Paris. \. Roger el F. Chernoviz, 1897, m s . pp xlvii-478. — « Parmi les manuscrits de Grandet, dit le nouvel éditeur, <m trouve < inq noti< i ur le i urc de
Barenton. Les deux premières figurent parmi lesVies manuscrites des saints prêtres (t. II et IV); l'auteur y fait allusion dans sa préface, (le ne sont que des ébauches, lune de 2 pages, l'autre de 56. Les trois autres représentent, avec quelques variantes. la rédaction définitive et beaucoup plus complète, entreprise à la demande des Religieuses Hospitalières de Barenton. Le manuscrit original de cette dernière rédaction est à la Bibliothèque de la ville d'Angers : il est tout entier de la main de l'auteur, avec une multitude de ratures et de surcharges ». — C'est le n° 824 (740) du Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque d'Angers, tome XXXI du Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France; Paris, 1898, in-8°, p. 4G2. « A la fin, fragment de la vie de M. de Lavigne, curé de Saint-Pierre de Caen, par le même » (Grandet). — « Mais on en conserve deux copies très exactes et très complètes, revues et corrigées par Grandet lui-même : l'une, qui paraît plus ancienne, appartient au Séminaire de Paris ; l'autre se trouve au Séminaire d'Angers. C'est celle-ci que Grandet, à la prière des Auguslines de Barenton, fit imprimer à Rouen, chez Behourt, en 1722... — Cette troisième édition diffère notablement des deux premières. Le texte imprimé en 1722 et en 1870 a été revu soigneusement d'après les manuscrits originaux. Grâce à celte revision, en devenant plus exact, il s'est aussi enrichi de plusieurs fragments et de plusieurs chapitres inédits... » (Préface, p. xn, xv). La nouvelle édition est encore augmentée de deux portraits de saints prêtres normands : celui de M. Boudon, par Grandet, et celui de M. Dubois, supérieur des Missions du diocèse d'Avranches, par un anonyme. — Cfr. Etudes publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus, 20 juillet 1898, p. 2G7, art. signé, Chérot.
il. — La Vie de Messire Louis-Marie Grignion de Montfort, Prêtre, Missionnaire apostolique; composé (sic) par un Prêtre du Clergé; A XTantes, chez N. Verger, 1724. in-12, pp. xix-487, plus 10 pages pour la Table et 1 feuillet d'errata. Pour connaître le jugement qu'on a porté de cet ouvrage autrefois et de nos jours, voir : La Vie de M. Louis-
232 BIBLIOTHÈQUE SI LPICIENKE
Marie Grignion de Montfort, par M1 Picol «le Clorivière Paris, 1785, in-12, p. iii-iv; La Vie du Bienheureux Louis- Marie Grignion de Montfort, par L'abbé J.-M. Quérard; Rennes, 1N87. i. I. p. vi, vu.
12. — Prières et Instructions j>our les jeunes gens. Mentionné par Toussaint Grille, conservateur «le la Bibliothèque d'Angers.
13. — Méthode d'oraison facile... indiqué par Toussaint Grille.
W. — Xotre Dame angevine, ou Traité historique, chronologique et moral de L'origine H de L'antiquité de la cathédrale d'Angers, des abbayes, prieurez, «élises collégiales h paroissiales, monastères et chapelles bâties ri dédiées en Anjou en l'honneur de Dieu, sous l'invocation (h- la Très Sainte -Vierge Marie, Mère de Dieu, comme aussi de ses images miraculeuses révérées en celte province; par Joseph Grandet, Curé de Sainte-Croix d'Angers; publié pour la première fois, d'après le manuscrit original, par M. Albert Lemarchand, Bibliothécaire en elief de la ville d'Angers; Angers, Germain el Grassin, 1884, in-N". pp. [[-643. — Le manuscrit autographe est à la Bibliothèque d'Angers, n' 686 B du Catalogue eité. Elle possède aussi (n° 687) <• une copie de l'ouvrage précédent, avec corrections et additions de l'auteur ». Le premier de ces deux manuscrits a 68 feuillets, le second en a 349 {Catalogue cité, p. 'il:'». ii4). — M. Hamon a puisé principalement dans cet ouvrage ce qu'il a écrit sur le culte <le la Sainte-Vierge dans le diocèse d' Angers. Cfr. re-Dame de France; Paris, 1864, t. IV. p. 187 el BUÎV.
15. — Mémoires de Joseph Grandet, Prêtre de Saint-Sulpice, troisième supérieur «lu séminaire d'Angers, Curé de Sainte-Croix. Histoire du séminaire d'Angers, depuis sa fondation en L 659 jusqu'à s<m union avec Saint-Sulpice en 1698 publiée pour la première i • >i ^. d'après le manuscrit original, par G. Letourneau, Prêtre «I»' Saint-Sulpice, Supérieur du séminaire d' Angers . oui rage orné «le quatre portraits de i «• poque <•! «!<• huit «lessins «le M. l'abbé Êlie Cesbron . Angers, Germain <'i G. Grassin Paris, Roger et Chernovii Lyon, Env
manuel Ville. 1893, 2 vol. gr. in-8°, pp. lkxvii-326, 696. — Des fragments de cet ouvrage avaient déjà été publics auparavant. L'abbé Bouix avait donné le réeil de ce qui se passa en Sorbonne au sujet de l'enregistrement de la Déclaration du Clergé en 1682 (Reçue des sciences ecclésiastiques, mai 1867, p. 377-399: Traciatus de Papa, t. 1, p. 629-639, 647, 618), et M. Gh. Gérin l'avait reproduit dans ses Recherches historiques sur l'Assemblée du Clergé de France de 1682; 2e édition, Paris, 1870, in-8°, p. 389. — Le P. Lelasseur, jésuite, avait aussi puisé dans l'Histoire du séminaire d'Angers les éléments de son article intitulé : Le bonhomme Gallard et les (iallardins (Eludes religieuse*, historiques et littéraires, par des Pères de la Compagnie de Jésus, ') série, t. VIII, p. 540 et suiv.). — Plusieurs journaux et revues ont fait l'éloge de YHisioire du séminaire d'Angers. V. Pohjbiblion, octobre 1891, t. LXXI, p. 366, article signé, G. Péries.
ÎO. — .losepb Grandet, prêtre de Saint-Sulpice. troisième supérieur du séminaire d'Angers, Curé de Sainte-Croix. Les saints Prêtres français du XVII" siècle; ouvrage publié pour la première fois, d'après le manuscrit original, par G. Lelourneau, Prêtre de Saint-Sulpice, Supérieur du séminaire d'Angers ; Première série; Angers, Germain et G. Grassin; Paris, A. Roger et F. Cbernoviz, 1897, in-8°, pp. xxi-40i. — C'est un clioix de notices, restreint aux Prêtres français du XVIIe siècle, et tiré des Vies manuscrites de Grandet qui sont décrites plus bas, S. et T. La seconde série contient les notices des prêtres de l'Oratoire, de Saint-Lazare, de Saint- Nicolas et de Saint-Sulpice composées par Grandet. La troisième série comprend les biograpbies angevines. La première embrasse tous les prêtres français qui n'appartiennent à aucune de ces catégories. En voici la nomenclature : I. Jean de Brétigny; — IL André du Val, docteur de la maison de Sorbonne; — lit. Bernard Bardon de Brun. Curé de S'-Pierre du Queiroix à Limoges; — IV. Claude Bernard, surnommé le pauvre prêtre; V. Thomas Le Gauffre, successeur du Père Bernard; — VI. Antoine Poussier, prêtre du diocèse de Lyon;
— Vil. Jean Coquerct, principal du collège des Grassins; -- VIII. M. Meysler, missionnaire; — IX. Nicolas Cornet, grand maître <lu collège de Navarre; — X. M. de Quériolet; —