M. de LA FOSSE
Simon-Pierre de La Fosse de Champdorat, né à Limoges, sur la paroisse Saint-Pierre-du-Queyroy, le L4 janvier 1701, entra le 15 septembre 1 7 1 cS à la Communauté des Philosophes; d'où il passa depuis dans une des autres Communautés dépendantes du séminaire de S'-Sulpice, pour suivre la carrière des études théologiques. Après .es avoir terminées, il prit le bonnet de docteur, el fut admis dans la Compagnie par M. Leschassier au commencement de l'année 17:21k Nous ignorons quels furent ses premiers emplois; nous savons seulement qu'il était directeur au Grand Séminaire dans les premières années du gouvernement de M. Cousturier, el qu'il y fut pendant longtemps chargé de la direction des études. Il mourut au Grand Séminaire le 19 novembre 17'io.
Le cardinal de Bernis, dans ses Mémoires, cite de M. de La Fosse un trait qui montrera que nos vieux Docteurs n'avaient quelquefois pas moins d'esprit que de science el de jugement. Faisant le récit de son séjour au séminaire de Saint-Sulpice et des impressions qu'il y éprouva — ces impressions et appréciations sont-elles les impressions du jeune séminariste de 1731 qui eut, dit l'abbé liaston. le « petit désagrément d'être renvoyé' », on bien celles du vieux diplomate qui dictait ses mémoires trente ans au moins plus tard? — Bernis s'exprime ainsi : « Après une retraite que je lis au séminaire, je me sentis saisi d'une dévotion extraordinaire et qui s'augmenta de jour en jour pendant un an. Celle ferveur, il faul en convenir, dut une partie '!<• son feu a
celui de mon âge et de la vivacité de nies passions: ma dévotion lui l'ori ambitieuse, elle dédaignai! les pratiques ordinaires pour s'attacher à toul ce qu'il y avail jamais eu de |ilus sublime el de plus austère dans la vie des maints... l'eu s'en fallut que j«' ne tombasse dans le pieux délire de certains mystiques je touchais de forl près aux visions ci aux extases ; je senlai ï vers la région du < œur, lorsque j'étais en