‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 11 sur 298 · M. AMBLARD · texte numérisé non relu

M. AMBLARD

Louis Amblard, né à Villeneuve-de-Berg (Ardèche), le 20 décembre 1739, entré laïc en 1759 au grand séminaire de Viviers, fut reçu dans la Compagnie de Saint-Sulpice en 1774, après avoir longtemps fait les conférences au petit séminaire de Viviers. Envoyé en 177S ou 1776 au séminaire diocésain de Toulouse, il y enseigna la théologie. En 1778, il fut nommé supérieur des philosophes d'Avignon, et en 1784 supérieur dudit séminaire diocésain de Toulouse, en remplacement de M. Calvet, appelé à Paris. Après le Concordat, ses infirmités ne lui permirent pas de reprendre, à Toulouse, les fonctions quil y exerçait avant la Révolution, « ce que j'aurais bien désiré », disait M. Émerj' dans la lettre circulaire qu'il écrivit à l'occasion de sa mort. M. Amblard mourut d'une attaque d'apoplexie, le 25 mars 1809, non loin de Toulouse, à l'Isle-Jourdain (Gers), où des âmes charitables lui avaient donné asile.

A. — Juris canonici brevis idea; 5 pages in-8^

B. — Brevis tractatus de Iloris canonicis; 26 pages in-8\

C. — Liste des livres par lesquels les ecclésiastiques peuvent commencer leur bibliothèque; 10 pages in-8\

Ces trois opuscules, réunis en seul cahier, sont à la bibliothèque du grand séminaire de Toulouse.

Jacques-André Émery naquit le 26 août 1732 à Gex, ville alors du diocèse de Genève, et faisant aujourd'hui partie du diocèse de Belley. Après quelque temps passé au collège de Gex, tenu par des Carmes, il alla terminer ses humanités au collège des jésuites de Màcon. Il se rendit ensuite au séminaire Saint-Irénéc de Lyon pour faire son cours de philo-

Sophie. Quand il Teut terminé, il concourut pour obtenir une bourse à la Communauté des Robertins, à Paris, et il y fut admis le 8 octobre 1750. Tonsuré le 20 décembre suivant, il reçut ensuite les Ordres-moindres le 15 mars 1755, le sousdiaconat le 12 juin 1756, et le diaconat le 4 juin 1757. Au mois de novembre de cette dernière année, il fut admis à la Solitude, où il passa deux ans, reçut la prêtrise le 11 mars 1758, et en 1759 fut envoyé au séminaire d'Orléans pour y professer la théologie dogmatique. En octobre 17tii, on le chargea de la mission, difficile alors, d'enseigner la morale au grand séminaire de Lyon. Avant de commencer son cours, M. Émery se fit recevoir docteur en théologie à l'Université de Valence. Il s'acquitta de sa fonction à la grande satisfaction de tous les vrais enfants de l'Église, mais non pas au gré de M. de Montazet ni des partisans de i'x\ppel. Aussi, l'archevêque de Lyon vit-il sans beaucoup de regret M. Émery quitter son séminaire vers le milieu d'avril 1776 pour devenir supérieur du séminaire d'Angers. L'Assemblée de la Compagnie l'élut assistant en 1777, et celle de 1782 le nomma supérieur général, à la place de M. Le Gallic, qui donna sa démission. Dès lors, M. Émery s'adonna tout entier à la réforme du séminaire et au gouvernement de sa Compagnie, et il le fit avec cette sagesse, cette prudence, cette fermeté qu'admirèrent tous les témoins de sa vie.

Ces éminentes qualités brillèrent d'un éclat plus vif encore pendant la Révolution et sous l'Empire. « Son attachement inviolable à l'Église, son horreur pour le schisme, sa science profonde, qui le faisaient regarder comme une des lumières du Clergé de France, le rendaient naturellement odieux aux ennemis de la religion. Il eut la douleur de voir son séminaire dissous, et les élèves, qu'il chérissait comme ses enfants, dispersés de tous côtés. Il demeura néanmoins dans la maison, pour servir de centre aux membres de sa Compagnie; mais il y fut arrêté deux fois, et la seconde fois enfermé à la Conciergerie, où il fut exposé à tous les dangers dont la fureur révolutionnaire menaçait ses victimes. Il parut plusieurs fois devant le tribunal, et sa mort lui semblait pro-

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chaine. Dieu permit qu*après avoir fait à plusieurs prisonniers tout le bien spirituel que sa position lui permettait, il fût rendu à la liberté. II aurait pu rester dans sa famille, où il passa quelque temps après être sorti de prison; mais son amour pour la Compagnie et le désir de lui être utile le ramenèrent à Paris. Il se réunit à M. Duclaux, qui, par ses conseils, avait formé dans la rue Saint-Jacques un séminaire d'abord peu nombreux, mais destiné à devenir le noyau du nouveau séminaire de Saint-Sulpice. M. Émery continua à gouverner cette maison avec la même sagesse qu'il avait autrefois montrée. Défenseur énergique des droits du Saint- Siège, il ne craignit pas de les soutenir avec un grand courage lorsque Napoléon était à Tapogée de sa puissance. De nouvelles épreuves Tattcndaient : TEmpereur, qui le connaissait et avait pour lui une grande estime, Tobligea néanmoins à quitter Saint-Sulpice, et supprima la Compagnie. M. Émery obéit : mais les maux auxquels TÉgiise catholique était alors en proie minaient sa santé. L'annonce d'un concile national l'accabla de douleur; il tomba malade, et termina une carrière pleine de mérites, uniquement consacrée à la gloire de Dieu et au service de l'Église, le 28 avril 1811 » {Bibliographie catholique, t. XXVII, p. 3W).

Son corps repose à Issy, dans le cimetière de Lorette. On a gravé sur sa tombe l'inscription suivante, qui fut composée par l'abbé Hémey d'Auberive, de concert avec quelques directeurs du séminaire :

Hic jacet

Jacobus Andréas Emery,

Seminarii Sancti Sulpitii Superior nonus,

Universitatis imperialis consiliarius perpetuus;

Vir optimi ingenii insignisque virtutis :

In vultu benignitas,

In ore sermo ad flectendos animes appositus,

In scriptis doctrina sponte tluens, exquisitumque judicium,

Prisci moris et avita? disciplina^ tenacissimus,

In consiliis sagax et prudens,

In intricatis solers,

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In regiminis arte praBcipuus,

In adversis fortis et invictus,

Integer in omnibus.

Ëpiscopalibus infulis pluries repulsis,

Elegit abjectus esse in domo Dei sui;

Beatse Virginis Mariai famulus addictissimus,

Sponseeque Ghristi Ëcclesia?, cui totus vixii,

Miles indefessus,

Bonum certamen certans obiit,

28 aprilis 1811, aetatis 79.

Le cardinal Maury fit de M. Émery un éloge plein de délicatesse et d*onction dans son Mandement pour le carême de 1812. 11 est rapporté en entier dans la Correspondance diplomatique et Mémoires inédita du cardinal Maury, an» notés et publiés par M^' Ricard; Lille, 1891, t. Il, p. 420424. Cfr. Vie de M, Émery, neuvième supérieur du séminaire et de la Compagnie de Saint-Sulpice (par M. Gosselin); Paris, 1861-1862, 2 in-8\ — Histoire de M. Émery et de l'Église de France pendant la Révolution et pendant V Empire, par W Méric; cinquième édition, augmentée de documents inédits; Paris, Poussielgue, 1895, 2 vol. in-12. — Notice sur la vie et les écrits de M, Émery, ancien supérieur-généVal de Saint-Sulpice, et, en dernier lieu, conseiller titulaire de TUniversité impériale (par M. Picot); in-8% pp. 47. Cette notice était destinée à figurer en tête du volume des Pensées de Descartes; mais la police en' exigea la suppression. Il est à croire, cependant, que quelques exemplaires échappèrent au pilon, car celui que possède la bibliothèque du grand séminaire de Bordeaux est certainement de ce nombre. La notice dont nous parlons a été reproduite et complétée par M. Depery, évêque de Gap, dans la Biographie des homynes célèbres du département de l'Ain; Paris et Lyon, 1835, 2 in-8*, — Biographie du prêtre et professeur Émery; sans lieu, 1842, in-8^ Indiqué par CEttinger. — Garnier, Notice manuscrite sur M. Émery. — Observations sur quelques pages d'une Histoire de l'Église relatives à la Compagnie de

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Saint-Sulpice (par M. Icard); deuxième édition; Paris, 1887, in.8% p. 74-87.

i . — Poème à Monseigneur le Maréchal, Duc de Lowendal, composé par M. Émery de Gex, Écolier de rhétorique, au collège de la Compagnie de Jésus, à Mâcon; A Màcon, chez Jean De Saint, seul imprimeur, 1748; avec permission, in-8% pp. 9 sans rÉpître dédicatoire signée, Émery. La Bibliothèque de la Compagnie de Jésus (Bruxelles, 1894, t. V, col. 265) dit : « En 1747, le jeune Émery lut devant le maréchal de Lowendal une pièce de 300 vers latins » : il faut lire, vers français. — Histoire de M. Émery... par M^ Méric; v* édition... Paris, 1898, t. I, p. 4-6).

8. — Esprit de Leibnitz, ou Recueil de Pensées choisies sur la Religion, la Morale, THistoire, la Philosophie, etc., extraites de toutes ses œuvres latines et françaises; A Lyon^ chez Jean-Marie Bruyset, Imprimeur-libraire, rue S. Dominique, 1772, 2 vol. in-12, pp. xlviii-463, 547, sans l'Approbation du 29 avril 1771 signée, Ameilhon, et le privilège daté du 23 mai 1771. — Traduit en allemand par Brung, premier prédicateur et consulteur du consistoire calviniste de Stettin, Touvrage fut imprimé à Vittemberg en 1775-1777, 4 vol. in-8". Ersch, Supplément à la ^ France littéraire », t. 1, p. 180. — Vie de M. Émery, 1. 1, p. 121-124. — Histoire de M. Émery, t. I, p. 28-30. — Année littéraire, de Fréron, année 1772, t. m, p. 217. — Mercure de France, année 1772, p. 73. — Affiches, annonces et avis divers, mercredi 10 mars

1773, p. 38. — Journal des Savants, décembre 1772; mai

1774, p. 308 de l'édition in-4^ novembre 1774, p. 726-728, même édition.

Aux pages xl-xli de la Préface est un alinéa que M. Émery n'a pas reproduit dans l'édition des Pensées de Leibnitz qu'il donna en 1803. On peut regretter que ces lignes aient été écrites; on peut même, si l'on veut, en faire un crime à M. Émerj' et lui refuser le bénéfice des circonstances atténuantes; encore, du moins, ne faudrait-il pas le faire plus coupable qu'il n'est en réalité, et lui imputer ce qu'il n'a pas écrit. Là, par exemple, où il a mis : « l'église gallicane in-

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dique d*une main la partie de TédiKce qu'on peut abattre », il ne faudrait pas substituer, en soulignant pour mieux fixer Tattention du lecteur : « la partie de Tédifice qu'il faut abattre » {Doctrines et conduite de Saint-Sulpice ; Lettre à M. Icard, Supérieur général de la Compagnie, par M. Fèvre; Paris, Vives, 1886, in-8% p. 27, 28). Nous pourrions relever chez Thistorien accusateur d'autres infidélités réfléchies, d'autres altérations volontaires de textes incriminés : mais à quoi bon ? Virtua — virtutem — quia in hoste requirat t

Pensées de Leibnitz, sur la Religion et la Morale; seconde édition de l'ouvrage intitulé : Esprit de Leibnitz, considérablement augmenté; A Paris, chez la v* Nyon, Libraire, rue du Jardinet, n** 2, quartier Saint- André-des- Arts; et à la Librairie de la Société typographique, quai des Augustins, n« 70; An XI. — 1803, 2 in-8% pp. lxxvi-SIO, 511. — Une partie des réflexions imprimées p. xiii et suiv. du Discours préli» minaire avaient déjà paru en 1795 dans un supplément au n* 23 du Journal Général de France, Les quatre pages de ce supplément sont tout entières remplies par cet article intitulé : Sur une prédiction de Leibnitz, et Sur une autre prédiction. — Vie de M, Émery, 1. 11, p. 320, 321. — Journal des Débats, 24 avril, 31 juillet et l*'' août 1803, articles signés V., lettre sous laquelle se cachait M. Frayssinous. Ils furent réimprimés dans Le Spectateur français au xix" siècle; Paris, 1810, t. X, p. 1-6. M. de Boulogne publia aussi sur cette édition, dans les Annales littéraires de 1803, un article reproduit dans ses Mélanges de religion, de critique et de littérature; Paris, 1828, t. III, p. 79-90.

Pensées de Leibnitz, sur la Religion et la Morale; par M. Émery, ancien supérieur de Saint-Sulpice; nouvelle édition, corrigée et augmentée; Bruxelles, publié par la Société nationale pour la propagation des Bons livres, 1838, 2 in-12, pp. 340-380. — « Nous ne nous sommes, disent les éditeurs belges, permis d'autres changements que ceux-ci : 1* Nous avons substitué à l'Éloge de Leibnitz par de Fontenelle, discours prolixe et superflciel comme tout ce qui est sorti de la plume de cet écrivain, la Notice sur Leibnitz qui se trouve

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en tête des Extraits de Leibnitz insérés dans la liaison du Christianisme, par M. de Genoude; 2* Nous avons ajouté aux Pensées de Leibnitz, publiées par M. Émery en 1803, la nouvelle collection des Pensées de Leibnitz , recueillie plus tard par M. Émery, et imprimée en 1819 à la suite du Sysiema theologicum, ou Exposition de la Doctrine de Leibnitz sur la Religion, afin de faire de ce dernier ouvrage un volume à part. Nous avons placé en tète de cette collection la Préface que M. Émery avait préparée avant de mourir, et que les éditeurs du Systema theologicutn ont mise en tète de cet écrit » (Avertissement des Éditeurs belges, p. 4-6).

Œuvres complètes de M. Émery, Supérieur général de Saint-Sulpice, réunies pour la première fois en collection, classées selon Tordre logique, et publiées par M. Tabbé Migne, éditeur de la Bibliothèque universelle du Clergé, ou des Cours complets sur chaque branche de la science ecclésiastique; Paris, 1857, gr. in•8^ Les Pensées de Leibnitz sont dans les colonnes 943-1358.

Pensées de Leibnitz sur la Religion et la Morale, par M. Émerj', Supérieur général de Saint-Sulpice; — suivi du Système théologique de Leibnitz, traduit par M. le prince Albert de Broglie, de l'Académie française; Tours, Mame et fils; Paris, Poussielgue frères, 1870, in-8% p. xxxii-380. — Polybiblion, juin 1870, t. VI, p. 297. Bibliographie catholique, août 1873, t. LXVII, p. 110-111.

3. — L'Esprit de sainte Thérèse, recueilli de ses Œuvres et de ses Lettres, avec ses Opuscules; Ouvrage également utile aux personnes régulières et séculières qui aspirent à la perfection; A Lyon, chez Pierre Bruyset Ponthus, à rentrée de la rue S. Dominique, près du cloître des RU. PP. Jacobins, 1775, in-8% pp. xlvhi-617, plus 3 pages pour le Privilège, daté du 6 avril 1774. — « Plusieurs exemplaires portent sur le frontispice, seconde édition; la préface en est imprimée en caractères ronds; ils ont une dédicace à Tlmpératrice-Reine Marie-Thérèse, rédigée (vraisemblablement) par M. Émery (quoiqu'elle no soit pas signée de lui); l'idée de cette dédicace ne vint au libraire qu'après la vente de plu-

sieurs exemplaires » (Barbier, édit. de 1822, n. 5396). — • Vie de M. Émery, t. I, p. 125-127. 11 y est dit que Tédition parut en 1774, et cela est vrai, bien que tous les exemplaires portent la date de 1775; car, dès le 23 novembre 1774, les Affiches, annonces et faits divers rendaient compte de l'ouvrage (p. 185-186), et le Journal des Savants faisait de même dans son numéro de janvier 1775 (p. 22-28 de Tédition in-4*'). Feller en parla aussi dans le numéro de septembre 1755 (p. 411-413) de son Journal historique et littéraire,

I/Esprit de sainte Thérèse... Nouvelle édition; A Lyon, chez Pierre Bruyset Ponthus... 1779, in-8% pp. lxiv-617, plus 3 pages pour le privilège. En télé se trouve la Dédicace à Marie-Thérèse d'Autriche. — L'Esprit de sainte Thérèse... par M. Émerj% Supérieur général de Saint-Sul|)ice; nouvelle édition, corrigée, et augmentée d'une notice sur l'auteur; Lyon, Rusand, et Paris, Beaucé-Rusand, 1820, in-8", pp. xl-555, et 2 in-12, pp. Lx-395, 416. La « Notice sur l'auteur » est celle que M. Picot a insérée dans le tome IV de ses Mémoires (édition de 1815) et qu'il a reproduite dans L'Ami de la Religion (t. V, p. 426-431). — Nouvelle édition... Avignon, J.-A. Fischer, 1825, 2 vol. in-12, pp. xxxni-331, 348. — Nouvelle édition... Avignon, Chambeau fils, 1829, 2 vol. in-12, pp. 436, 402. — Lyon, Périsse frères, 1835, 2 vol. in-12, pp. 284, 306. — Besançon, Charles Deis, Imprimeur-éditeur, 1835, 2 vol. in-12, pp. XLVii-322, 340. — Gaume frères, 1836, 2 vol. in-12. — Lyon et Paris, Périsse frères, 1849, 2 vol. in-12, pp. 284, 306. Bibliographie catholique, août 1851, t. XI, p. 63-68. — Œuvres complètes de M. Émery,,, publiées par M. l'abbé Migne, 1857, col. 13-384. — Lyon et Paris, Périsse frères, 1858, 2 in-12, pp. xLviii-284, 306.

4. — Lettres (deux) au R, P, La Lande, prêtre de l'Oratoire, sur son « Apologie de la Constitution civile du Clergé »; Paris, de l'imprimerie de Guerbart, sans date (1791), in-8%

pp. 52.

Troisième lettre au Révérend Père Lalande, sur sa Réponse aux deux premières lettres, in-8'*, pp. 27. Cette lettre n'a pas de frontispice.

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V. Vie de M. Émery, t. I, p. 273-280. — Hietoire de M. Émery, 1. 1, p. 171-177.

5. — Principes de Messieurs Bossuet et Fénelon sur la Souveraineté ; tirés du S" Avertissement sur les Lettres de M. Jurieu, et d*un Essai sur le gouvernement civil; Â Paris, chez Laillet, Dufresne, etc. 1791, in-8% pp. xx-3i0. — Vie de M. Émery, t. I, p. 282. — Barbier (édit. de 1822, n» 14488) et Quérard {La France littéraire, art. Émery et Querbeuf) parlent d'une réimpression de cet ouvrage faite en 1797 sous ce titre : La Politique du vieux temps, ou Principes de MM. Bossuet et Fénelon sur la Souveraineté; Paris, Le Breton et Mariette, 1797, in-8^ Si Ton compare attentivement les deux éditions, on restera convaincu que celle de 1797 est celle même de 1791 dont le frontispice seul a été changé. Une note de réditeur (le neveu du P. Querbeuf), imprimée au dos de ce frontispice, nous apprend que les événements qui signalèrent Tannée 1792, et Tesclavage qui depuis accabla la France entière, firent alors supprimer Tédition de 1791. On réussit, cependant, à sauver trois cents exemplaires, qui reparurent sous le titre indiqué.

Les mêmes bibliographes, et à leur suite le P. de Backer (art. Querbeuf), supposent que le P. Querbeuf est le véritable auteur de Touvrage, et que M. Émery en fut seulement Téditeur. C'est le contraire qui est vrai, d*après les témoignages positifs du Cardinal de Bausset (Histoire de Fénelon,., Paris, 1850, t. III, p. 616), de M. Clausel de Coussergues dans une lettre à M. Faillon du 8 octobre 1842, de M. Garnier dans sa Notice sur M. Émei^y, et enfin de M. Émery lui-même dans une lettre citée par ce dernier. Les graves occupations de M. Émery ne lui permettant pas de suivre par lui-même Timpression de l'ouvrage, il se déchargea de ce soin sur le P. de Querbeuf, qui, de sa propre autorité, modifia le travail de M. Émer}' sur l'ouvrage du chevalier de Ramsay. « J'avais retranché, dit M. Émery dans une lettre à M. de Bausset, toutes les applications qui sont faites au gouvernement anglais; et il les rétablit sous prétexte qu'il était bon d'avoir en entier l'ouvrage de M. de Ramsay ». Il « faut » donc « en

croire Mercier » lorsqu'il dit que « c'est M. Émerj» qui a fait le travail dont Tex-jésuite Querbeuf a été l'éditeur » {Merceriana, dans le Bulletin du Bibliophile de Techener, 1892, p. 263). Cfr. Bibliothèque de la Compagnie de Jésus; nouvelle édition, par le P. Sommervogel ; Bruxelles, 1895, t. VI, col. 1337.

S. — Observations sur la lettre d'un Vicaire général de Toulouse, relative au Serment de liberté et d'égalité; A Paris, de l'imprimerie de Guerebart (sic), sans date (1795), in-8*, pp. 20. — Œuvres complètes,., édit. Migne, col. 1627- 1636. — Vie de M. Émery, t. l, p. 405-406. Histoire de M. Émery, t. l, p. 218-221. — Le sentiment de M. Émery fut vivement attaqué dans plusieurs écrits anonymes. Parmi les plus violents, nous citerons : 1* Les Trois revenants. Celui qui a composé cet ouvrage voit en songe M. Olier, accompagné de M. de Bretonvilliers et de M. Tronson, apparaissant à M. Émery pour lui reprocher son serment de liberté, sa persévérance à le défendre, et quelques autres décisions sur les questions du temps. 2' Jugement impartial entre l'auteur des « Trois revenants » et le supérieur général qu'il attaque dans son ouvrage sur le serment de liberté, et les actes de soumission et de promesse de fidélité, ou Lettre à l'auteur des Trois revenants, suivie de la Réfutation de l'ouvrage en deux volumes intitulé. Le Christianisme de Bacon; A Cahors, sans date, in-8', pp. 36. Picot {Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le XVIII* siècle; troi sième édition, t. VI, p. 204) indique d'autres écrits plus se rieux qui parurent pour et contre le serment dont il s'agit

T. — Entretien en forme de dialogue sur les préjugés du temps contre la religion; Paris, imprimerie de Guerbart sans date (1796), in-8*, pp. 83. — Œuvres complètes.,, éd Migne, col. 1413-1446. — Vie de M, Émery, t. I, p. 396-398 Histoire de M, Émery, t. I, p. 363-365

8. — Mémoire sur cette question : Les Religieuses peu vent-elles aujourd'hui, sans blesser leur conscience, re cueillir des successions et disposer par testament? Leurs su périeurs peuvent-ils, doivent-ils même leur en accorder la

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permission? De rimprimerie de Guerbart, sans date (1797), in-8% pp. 27. L^ouvrage fut annoncé par les Annales catho tiques dans les premiers mois de 1797, t. III, p. 388, et il esl cité avec éloge par le R. P. Victor de Buck, jésuite, dans ss Lettre adressée le 18 mars 1864 à L'Écho du Parlement sui la capacité civile des religieux en Belgique. 11 a été imprima par manière de supplément à la fin du recueil des Œuvrer de M. Émery publié par Tabbé Migne. « Il ne faut pas le confondre avec celui qui a été inséré par méprise dans le corps du volume » ( Vie de M, Emery, 1. 1, p. 433). Ce dernier écrit, publié en 1800, n'est certainement pas de M. Émery, quoique le titre en soit à peu près semblable : « Mémoire sui cette question : Quelle conduite peuvent et doivent tenir les personnes religieuses lorsque, dans les circonstances présentes, elles sont à même de recueillir une succession? » ( Vie de M, Émery, t. I, p. 274).

9. — Le Christianisme de François Bacon, Chancelier d'Angleterre; ou Pensées et Senlimens de ce grand honime sur la Religion; A Paris, chez Nyon aîné, libraire, rue du Jardinet, n** 2, et chez Belin, imprimeur-libraire, rue Saint- Jacques, n' 22, an VII (1799), 2 vol. in-12, pp. ccxn-175, 383. — Œuvres complètes de M. Émery, édit. Migne, col. 383- 680. — Démonstrations évangéliques de Tertullien, Origène, Eusèbe, S* Augustin, Montaigne, Bacon,,,, publiées par M. Migne; Paris, 1849, t. Il, col. 697-994. — Journal de l'Empire, numéro du 8 juin 1807. M. de Boulogne publia également dans ses Annales un article reproduit (dans ses Mélanges de religion, de critique et de littérature; Paris, 1827, t. II, p. 159-169. — L'abbé Le Normant, ancien grand vicaire de La Rochelle, depuis curé de Saint-François de Paule, à Tours, publia : « Réfutation de l'ouvrage intitulé : Le Christianisme de François Bacon, Chancelier d'Angleterre, ou Réponse à un ecclésiastique sur cet ouvrage »; sans lieu ni date, in-8% pp. 40. L'auteur y examine les questions suivantes : Bacon, défenseur dans ses écrits de la secte protestante, mérite-t-il les brillants éloges que lui consacre l'écrivain dans la discussion des matières religieuses? L'Auteur

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n'a-t-il point pris le change sur le vrai sens des ouvrages de Bacon en ce genre de questions? Les extraits quil nous fournit... pris dans le sens du Chancelier, ne sont-ils pas la pure théologie anglicane? — Ces reproches ont été répétés, mais avec beaucoup moins d*égards et de mesure, dans le tome XVIII des Démonstrations évangéliques publiées par Tabbé Migne : Révision des Démonstrations évangéliques 80US le rapport de V orthodoxie, col. I013-I018. M. Gosselin y a suffisamment répondu dans la Vie de M, Émery, t. I, p. 435438.

10. — La Conduite de l'Église dans la réception des ministres de la Religion qui reviennent de l'hérésie ou du schisme, depuis Tàge de S. Cyprien jusqu'aux derniers siècles; Paris, Adrien Le Clère, 1800, in-8°, pp. 135. — Seconde édition, revue et augmentée; Paris, Le Clère, I80i, in-I2, pp. 74 pour V Avertissement sur la seconde édition, et pp. 272 pour Touvrage. — Œuvres complètes de M. Émery... édit. Migne, col. 1447-1536. — Attaqué avec beaucoup de véhémence par un anonyme (Fabbé Aimé Guillon) dans les numéros de novembre et décembre 1800, janvier 1801, de la Politique chrétienne, M. Émery répondit dans V Avertissement sur la seconde édition, — Vie de M. Emery, t. Il, p. 17-20. Histoire de M. Émery, t. II, p. 248-254.

11. — Lettres à un Évéque sur divers points de morale et de discipline concernant VEpiscopat, par M. de Pompignan, archevêque de Vienne; ouvrage posthume, imprimé sur le manuscrit autographe, utile à tous les pasteurs des âmes; précédé d'une notice de la vie et des écrits de TAuteur; Paris, Société typographique, 1802, 2 in-8% pp. lx-625. — Reproduites dans : « Œuvres complètes de Jean-Georges Lefranc de Pompignan, Archevêque de Vienne, réunies pour la première fois en une seule collection, coordonnées suivant Tordre chronologique des ouvrages, augmentées d*un grand nombre d'opuscules inédits, principalement d'un Traité sur le Jugement dernier et la résurrection des morts; précédées d'une notice historique par M. Émery, Supérieur-général de Saint-Sulpice; suivies des ŒuvresdeJ.-J. Lefranc, marquis de

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Pompignan, son frère, membre de TAcadémie française », etc.; publiées par M. Tabbé Migne; Paris, 185S, 2 in-8*. — Ces Lettres furent adressées à M. de Frétât de Sarra, évoque de Nantes, qui avait été grand vicaire de M. de Pompignan. -* Vie de M. Émery, t. Il, p. 26, 27.

IS. — Défense de la Révélation contre les objections des esprits- forts, par M. Euler; suivie des Pensées de cet auteur sur la Religion, supprimées dans la dernière édition de ses Lettres à une Princesse d'Allemagne; A Paris, chez Adrien Le Clère, 1808, in-8% p. viii-72. La suite avait déjà paru dans les Annales littéraires et morales, — Défense de la Révélation... par Euler; publiée par M. Tabbé Émery, Supérieurgénéral de Saint-'Sulpice; nouvelle édition, A Montpellier, Aug. Seguin, 1825, in-12. — Vie de M. Émery, t. II, p. 237.

— Annales littéraires, t. IV, p. 31 et suiv. — Le Spectateur français au dix-neuvième siècle, ou Variétés morales et littéraires recueillies des meilleurs écrits périodiques; dixième année; Paris, 1810, in-8% p. 6-13.

13. — Défense de V « Essai sur la Tolérance », de M. Duvoisin, évéque de Nantes, contre les attaques de M. L... dans sa brochure intitulée : Lettre d'un Théologien à M. V Évéque de Nantes; A Paris, à la Société typographique, 180S, in-S*, pp. 71. Tirage à part d*un article inséré dans les Annales littéraires et morales, t. IV. L*auteur de la Lettre était le célèbre P. Lambert, dominicain. Ses attaques avaient paru dans plusieurs numéros de la Bibliothèque du catholique et de l'homme de goût, que publiait alors M. Lucet. — Vie de M. Émery, t. II, p. 29.

141. — Nouveaux Opuscules de M, l'abbé Fleury, sousprécepteur des Enfans de France, Confesseur du Roi, etc.; A Paris, chez la v* Nyon, 1807, in-12, pp. xcii-328. — Vie de M, Émery, t. II, p. 178-191. — Mélanges de philosophie; t. II, p. 241, 289. — Mercure de France, t. XXIX, p. 167. — De Maistre, De l'Église gallicayie; Lyon, 1821, p. 19, 20, 193.

— L*abbé Eliçagaray, vicaire général de Montefiascone, sous répiscopat du cardinal Maury, ayant reçu un exemplaire de cet ouvrage, en remercia M. Émery par une lettre datée du

château du Chemin, le 13 décembre 1808, dans laquelle il disait : « Je suis si convaincu, Monsieur, de la nécessité de répandre ces principes (d*obéissance au Pape) obscurcis dans ces derniers temps, que j*ai le projet de faire une traduction en espagnol de votre écrit » (La suite de cette lettre a été publiée par M. Tabbé Dubarat, Aumônier du Lycée de Pau, dans ses Mélanges de Bibliographie et d'histoire locale; Pau, 1898, tome 111, p. 308). Nous doutons fort que Tabbé Eliçagaray ait mis son « projet » à exécution.

Corrections et Additions pour les Nouveaux Opuscules de M. Tabbé Fleury; 1809, in-12, pp. 72 et 2 pages d'errata. Vie de M, Émery, t. II, p. 214-226. Ces « Corrections et Additions », tirées à petit nombre, ont été fondues dans l'édition suivante :

Nouveaux Opuscules de M. l'abbé Fleurj'; seconde édition; A Paris, chez Adrien Le Clère, 1818, pp. ii-447. — Histoire de M, Émery, t. Il, p. 187-218. — L'Ami de la Religion, t. XVIIl, p. 320-329, n' du 23 janvier 1819.

15. — Vie de la Vénérable Mère Agnès de Jésus, religieuse de rOrdre de S. Dominique au monastère de Langeac en Auvergne; par M. de Lantage, Supérieur du séminaire du Puy; nouvelle édition; Paris, veuve Nyon, 1808, in-12, pp. xxiv-463. — Vie de M. Émery, t. II, p. 167. Histoire de M. Émery, t. 1, p. 88-92.

16. — Essai de défense de M, le cardinal Dubois ; Paris, Adrien Le Clère, 1810, in-8", pp. 27. Avait paru d'abord dans les Mélanges de philosophie, t. VIII, p. 176-205. — Vie de M. Émery, t. II, p. 29, 30. Histoire de M. Émery, t. II, p. 163-167.

17. — Pensées de Descartes, sur la Religion et la Morale; Paris, Adrien Le Clère, 1811, in-8", pp. ccxviir-397. — La Notice sur la vie et les écrits de M, Émery, qui est en tète de Touvrage, a pour auteur M. Picot, rédacteur de L'Ami de la Religion. Elle remplit les quarante-sept premières pages. — L'œuvre de M. Émery a été reproduite par M. Migne : Œuvres complètes de M. Émery, col. 679-942; Démonstrations évangéliques, t. II, col. 112S-1388. — Gazette de France,

2i BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNE

23 septembre et 9 octobre 1811, articles signés, C. Journal de l'Empire, 26 octobre 1811, article signé, Y. L'Ami de la Religion, année 1814, t. II, p. 33-38; 97-102, articles signés, L. L'auteur, à la fin du second, en promettait un troisième sur la vie et les vertus de M. Émery. Il accomplit sa promesse en publiant dans le tome V du journal (p. 426-431) la notice qui a paru dans le tome IV (édition de 1815) des Mémoires j>our servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle, — Vie de M. Émery, t. Il, p. 328, 329.

Pensées de Descartes... recueillies par M. Émery, Supérieur général de Saint-Sulpice; Tours, Alfred Mame et fils, 1870, in-8% pp. xiii-349. La Note sur Descartes contenue dans les pages i-xni est tirée principalement de la Vie religieuse de Descartes qui est dans l'édition de 1811. — Bibliographie catholique, août 1873, t. XLVIII, p. 111, 112. Polybihlion, juin 1870, t. V. p. 297.

18. — Éclaircissement pour la page 303 du premier volume des Pensées de Leibnitz, ou Dissertation sur la Mitigation de la peine des datnnés; in-8% pp. 86. Tel est le titre et rédition originale de cette célèbre dissertation à laquelle donna lieu un passage de S. Augustin cité par Leibnitz, et rapporté par M. Émery k la page 303 (tome I). Une note placée au bas de la page 304 faisait espérer la publication de cet Éclaircissement, « Si nous le donnons, ajoutait M. Émerj^ nous le renverrons à la fin du second volume. Mais la nécessité de mettre plus d'égalité entre les deux volumes » l'engagea plus tard « à le placer à la fin du premier » (Éclaircissement, note de la p. 1). Toutefois, il jugea prudent de ne pas publier encore cette Dissertation; aussi, les exemplaires des Pensées de Leibnitz qui la contiennent sont-ils excessivement rares. Le libraire de Paris en ayant envoyé quelquesuns, sciemment ou inconsciemment, à un libraire de Munster qui les mit en vente, l'abbé Jarry, ancien archidiacre de Liège, présent sur les lieux et supposant que la Dissertation était livrée au public, se hâta de publier contre elle son Examen d'une Dissertation sur la mitigatioji des peines des damnés; Leipsick, 1810, in-8^ pp. 200. La Compagnie de

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Saint-Sulpice, au reste, n*a jamais jugé opportun de donner au public ce travail de M. Émery; et c*est tout à fait sans son aveu que la Dissertation a paru dans le volume suivant : Du dogme catholique sur l'Enfer, par P.-J. Carie, Docteur en théologie; suivi de la Dissertation de M. Émei7, ancien supérieur de Saint-Sulpice, sur la mitigation des peines des damnés; Paris, Debécourt, 1842, pp. 488. La Dissertation de M. Émery est aux p. 381-482. Bibliographie catholique, juillet 1842, t. Il, p. 17-20. — Œuvres complètes de M, Émery, édit. Migne, col. 1358-1412. — Vie de M. Émery, t. H, p. 322- 325. — Histoire de M. Émery, t. II, p. 370-372.

19. — Exposition de la doctrine de Leibnitz sur la Religion (ouvrage latin inédit, et traduit en François), avec un nouveau choix de Pensées sur la Religion et la Morale, extraites des ouvrages du même auteur; par M. Émery, ancien supérieur général de Saint-Sulpice; A Paris, chez Tournachon- Molin et H. Seguin, et chez A. Le Clère, 1819, in-8% pp. xix- 439. La traduction du Systema theologicum de Leibnitz est de M. MoLLEVAULT. Une copie du manuscrit du célèbre philosophe, écrite par M. Émery lui-même, est au séminaire de Saint-Sulpice, à Baltimore. — Vie de M, Émery, t. II, p. 325, 326. Histoire de M. Émery, t. II, p. 367-370. — Le Système de théologie et les Pensées de Leibnitz sur la Reli^ gion et la Morale qui sont k la suite ont été réimprimés dans le t. IV des Démonstrations Évangéliques publiées par M. Migne, col. 1019-1146. — L'Ami de la Religion, 3 juin 1819, t. XX, p. 113-119. M. de La Mennaisfit aussi paraître en 1819 dans Le Conservateur (t. IV, p. 305-310) un article réimprimé dans le premier recueil de ses Mélanges religieux et philosophiques ; Paris, 1819, p. 483-495.

Système religieux de Leibnitz, publié d'après le manuscrit original, par Tabbé Lacroix, chanoine de Lyon, Clerc consistorial de la nation française k Rome, etc., traduit par Albert de Broglie; Paris, Adrien Le Clère, 1846, in-12, pp. XLvin-391. Cette édition ne contient pas les nouvelles Pensées sur la Religion et la Morale. — Bibliographie catholique, octobre 1846, t. VI, p. 181-183. Le critique va presque jusqu'k préférer

26 BIBLIOTHÈQUE SULPIGIENNE

rédition donnée en 1819, soit pour la correction du texte latin, soit pour la fidélité de la traduction.

80. — M. Émery a beaucoup coopéré aux Annales de Tabbé de Boulogne et aux Mélanges de philosophie qui en sont la suite. Aucun de ces articles n*étant signé, il est difficile de déterminer en détail ceux dont M. Émery est l'auteur : cependant, d*après des témoins dignes de foi, et quelquefois le témoignage de M. Émery lui-même, on peut lui attribuer les suivants :

Année 1800,

Sur la promesse de fidélité à la Constitution de Tan VUI. — Annales philosophiques, Morales et littéraires, ou suite des Annales catholiques, t. Il, p. 89-91.

Sur le bref de Pie VI du 16 janvier 1799. — Ibid., p. 109-124.

Sur la réunion de Téglise russe à TÉglise romaine. — Ibid.,

Lettre à Fauteur des Annales, sur Texercice de plusieurs cultes dans une même église. — Ibid., p. 285.

Sur les mariages décadaires. — Ibid., p. 464.

Anecdotes sur TAssemblée de 1682. ^ Ibid., p. 503.

Observations sur une maxime attribuée à S. Augustin, et conséquences de cette maxime. — Ibid., t. II, p. 13. Il s'agit de la maxime in necessariis unitas, etc.

Lettres sur l'histoire physique de la terre, par Deluc. — Ibid., p. 337, 385, 472.

Observations sur le droit qu'ont les Chapitres des églises cathédrales de pourvoir au gouvernement des diocèses pendant la vacance du siège. — Ibid., p. 506. II fut tiré séparément 200 exemplaires de cet article.

Année 1801.

Lettre inédite de l'abbé Fleury. — Annales philosophiques, t. III, p. 227.

Du sentiment de Bossuet sur l'autorité et la réception du Concile de Trente en France. — Ibid., t. IV, p. 239.

Année 1804.

Des nouveaux Chapitres cathédraux. — Annales littéraires, t. II, p. 231.

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Année 1805.

Sur rédition des Lettres d*Euler publiée par Condorcet. — Ibid., t. III, p. 465.

Défense de Y Essai sur la tolérance de M. Du Voisin, évoque de Nantes. — Ibid., t. IV, p. 193. Le même volume contient un second article sur le même sujet; mais cet article n*est pas de M. Émery.

Année 1806.

Remarques sur le caractère d*Arnauld, par Leibnitz. — Annales, t. IV, p. 505.

Défense des premières vérités, ou Réfutation de la Théorie physico-mathématique de Torganisation des mondes. — Mélanges de philosophie, d'histoire, de morale et de littérature, suite des Annales catholiques et des Annales littéraires et morales; Paris, Adrien Le Clère, 1806, t. 1, p. 1-20.

Anecdotes sur le procès de Fouquet. — Ibid., 1. 1, p. 30. Dans une lettre à Tévéque d'Alais du mois de septembre 1806, M. Émery semble faire entendre qu*il est lauteur de cet article.

Année 1810.

Sur le cardinal Dubois. — Mélanges, t. VIII, p. 176.

81. — Mémoire pour le citoîen Fournier, prédicateur, condamné à être renfermé à Thospice des Foux, à Bicétre. Édité par Tabbé Ferdinand Saurel dans sa biographie de « Marie-Nicolas Fournier, évéque de Montpellier », faisant partie des Mémoires de l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier; section des Lettres; Montpellier, Charles Boehm, 1800-1892, in-4% t. IX, p. 139-145. Le manuscrit est au tome V des Matériaux pour la Vie de M. Émery; Bibliothèque du séminaire de Saint-Sulpice; Cabinet des Manuscrits.

D^autres mémoires inédits de M. Émery ont été en partie publiés par ses derniers biographes. Tel le Mémoire sur la situation des Affaires ecclésiastiques en France, daté du 15 mai 1800, auquel les évéques français donnèrent la sanction de leur signature, mais qui ne fut pas envoyé au Souverain Pontife, pour lequel il avait été rédigé (Histoire de

M. Emery, t. II, p. 32). Tel encore le Mémoire sur les articlea organiques, dressé pour le cardinal Caprara (Ibid., t. II, p. 68-70).

S2. — Les mêmes biographes ont aussi donné plusieurs Lettres de M. Émery, ainsi que Tabbé Saurel dans sa notice sur Marie-Nicolas Fournier, évêque de Montpellier (Montpellier, 1892, in-4»), pag. 61; 78, 79; 80, 81; 125, 126; 136, 137; 202-204; 230, 251. Quelques-unes avaient déjà paru dans Le Cardinal Fesch; Fragments biographiques, politiques et religieux, pour servir à l'histoire ecclésiastique contemporaine, par M. Tabbé Lyonnet; Lyon, Périsse, 1841,2 in-8*. — Nous avons eu également la bonne fortune de découvrir et de publier dans notre Histoire des Séminaires de Bordeaux quelques lettres du supérieur de Saint-Sulpice à M«^D'Aviau. L'une d'elles a même eu l'honneur d'être reproduite par M««* Méric (t. II, p. 227, 228). — On en trouve une autre, adressée à Madame la supérieure de Sainte -Catherine de Langeac, et datée du 30 juin 1810, dans la Vie de la Vénérable Mère Agnès de Jésus,,., par M. de Lantages; nouvelle édition, par M. l'abbé Lucot; Paris, 1863, t. II, p. 693, 694. — Nous en voyons encore deux adressées par M. Émerj' à M"* Brute, et trois à son fils, dans la Vie de Monseigneur Brute de Rémur, premier évêque de Vincennes (États-Unis), par Fabbé Charles Brute de Rémur; Rennes et Paris, 1887, in-8*, p. 87, 101-104. — M. Carrière a extrait de quelques lettres de M. Émery les passages où il expose son sentiment sur le prêt à intérêt (V. Prœlectiones theologicœ majores De Contractibus ; Parisiis, 1847, t. IIÏ, p. 668-671). — On a dit que l'on avait publié sa correspondance avec le cardinal Maury. « Mais, répond M. Gosselin, toutes nos recherches pour nous procurer les pièces imprimées de cette correspondance ont été jusqu'à présent inutiles » {Vie (manuscrite) de M, Ém£ry, t. H, p. 33).

— Ouvrages à la publication desquels M. Émery a contribué.

1. — Miracles arrivés à Rome en 1796, prouvés authentiques, ou Extrait raisonné des Procès-verbaux authentiques

M. ÉMBRY 29

des prodiges qui ont eu lieu à Rome sur un grand nombre de saintes images, spécialement de Notre-Dame, par le Docteur Jean Marchetti, Examinateur apostolique du Clergé, et président de la maison dite del Jeau; ouvrage traduit de ritalien d'après fédition de Rome chez Zempel; Paris, Jagot etBelin, an X, 1801, in-i2, pp. xi-345. — La célébrité de ces miracles, attestés par un grand nombre de témoins oculaires du plus grand poids, engagea M. de La Tour-du-Pin, archevêque d'Auch, alors exilé en Italie, à traduire cet ouvrage en français pour Tédification des pieux fidèles. Cette traduction achevée, il Tenvoya à M. Émery, lui donnant pleine liberté d*en faire Tusage qu*il jugerait convenable. M. Émery, qui partageait le sentiment de Tarchevéque d*Auch sur le fond et l'utilité de l'ouvrage, chargea l'abbé Lesurre, alors secrétaire de la légation romaine, de revoir et de publier la traduction de l'archevêque d'Auch. L'abbé Lesurre se livra d'autant plus volontiers à ce travail, que les théologiens et prélats attachés à la maison du cardinal-légat le confirmèrent de plus en plus dans la croyance des miracles dont il s'agit, en l'assurant « qu'ils étaient tous témoins oculaires de ces miracles, et que la ville de Rome presque entière pouvait en certifier l'authenticité ».

8. — Sermons choisis de Bossuet; A Paris, à la librairie de la Société typographique, 1803, in-13, pp. 521. En tête du volume , on a placé les Réflexions sur les nouveaux sermons de Bossuet, par l'abbé Mauri (sic), aujourd'hui cardinal. M. Clausel de Coussergues, ancien magistrat, a lui-même dit à M. Gosselin que les conseils de M. Émery et de M. Frayssinous l'ont principalement dirigé dans le choix des morceaux dont ce recueil est composé. La première édition fut bientôt suivie d'une autre qui parut la même année avec quelques augmentations, et fut fidèlement reproduite en 1829 : Sermons choisis de Bossuet, précédés d'un discours préliminaire par le cardinal Maurj-; nouvelle édition, revue et corrigée; Paris, Méquignon Junior, 1829, in-12, pp. vin-465. L'Ami de la Religion, 19 septembre 1829, t. LXl, p. 192.

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