M. DILHET
Jean Dilhet, né à Toulouse le 18 novembre 1753, entra clerc au grand séminaire de cette ville le 9 novembre 1774. Après avoir passé près de deux ans à la Solitude, il fut, aux vacances de''1778, envoyé à Bourges, où il demeura jusqu'en 1787. Alors, il reçut mission d'aller au séminaire d'Avignon exercer la charge de supérieur des Philosophes. Mais il n'y resta que deux ans, et en 1789, il alla professer la morale à Tulle. II fut aggrégé à la Compagnie en 1780. Au moment de la Révolution, il se retira dans son pays et s'y cacha. Mais vers la fin de l'année 1797, il partit pour les États-Unis, et arriva en Amérique le 13 janvier 1798. Il fut envoyé dans les missions du Détroit, au Michigan, où M. Levadoux lui assigna pour résidence la Rivière-aux-Raisins, en le chargeant d'y former une paroisse. M. Dilhet y souffrit beaucoup de contradictions par suite des divisions qui partageaient les habitants on différents partis, tous également ennemis de l'autorité et opposés à la correction des abus. II réussit cependant à les gagner tous à force de patience et de douceur. Rappelé ensuite en France, il se rendit d'abord à Baltimore. Là, de concert avec M. Nagot, il fonda, à 18 lieues de cette ville, le petit séminaire de Pigeon-Hill en Pensylvanie. M. Dilhet parlait de cet établissement comme étant un petit séminaire anglais-allemand, qui sera, disait-il, une pépinière de séminaristes et de. professeurs pour le séminaire et le collège de Baltimore* Après avoir mis cette maison sur un bon pied, il
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S embarqua pour la France et arriva, en 1807, à Paris, où il s journa quelque temps. De là, il fut envoyé à Limoges pour aider au rétablissement du séminaire. M. Émery l'annonçait à révéque en ces termes : « M. Dilhet a de Texpérience, du zèle, de Taclivité. 11 a travaillé dans le centre de TÂmérique. Puisqu'il a réussi auprès des sauvages, il n'aura pas de peine à réussir auprès des Limousins » ( Vie de M. Émery; Paris, 1862, t. Il, p. 162). En 1810, M. Dilhet fut envoyé au Puy pour la même fin, le rétablissement du séminaire de ce diocèse. C'est là qu'il mourut subitement, le 31 octobre 1811.
A. — État de l'Église catholique, ou du diocèse des États- Unis de VAmérique septentrionale, in-12 de 193 pages. Manuscrit conservé au séminaire de Baltimore. « 11 a, dit M. Viger, deux parties : l'une, qui s'occupe des principaux faits et des personnages les plus importants de l'Église catholique aux États-Unis; l'autre, qui s'étend longuement sur la géographie et la partie physique des principales villes et des principaux États du pays. Cet ouvrage est cité avec éloge, à titre de document, par M. Gilmarj' Shea dans son Histoire de V Église catholique aux États-Unis, surtout dans le second volume, qui a pour sous-titre : La Vie et l'époque du Très Révérend Jean Carroll, premier évéque de Baltimore, Le manuscrit de M. Dilhet est en français; l'ouvrage de M. Shea est en anglais ».
B. — Un prêtre qui avait vu ou possédait des manuscrits de M. Dilhet, nous écrivait le 19 juin 1877 : — « C'est avec plaisir que je vous envoie les documents que je puis avoir sur M. Dilhet, ce puits de science, ce polyglotte des sauvages, cet orateur éloquent... Il a fait des notices sur l'origine de neuf ou dix peuples divers, en recueillant leurs traditions, étudiant les types, comparant leurs langues avec celles de différents peuples d'Europe ou des Indes. — Voici la liste de ses manuscrits :
« l"* Sermons en anglais pour tous les dimanches de l'année, et pour les principales fêtes de N.-S. et de la Sainte- Vierge.
» 2* Sermons en allemand... prêches par M. Dilhet, prétro
de S^-Sulpice, dans le Canada, surtout à Pigeon-Hill, où il avait fondé» un petit séminaire dont j'ai le prospectus. M. Dilhet prêchait aussi en langue française, mais il n*a pas laissé de sermons en cette dernière langue. Les sermons sont sur papier fort et rugueux, du format d*un cahier ordinaire assez grand. Je les tiens d*un missionnaire capucin, allié de ma famille, qui a habité le Canada pendant la première révolution, et qui était un ami de M. Dilhet : il est probable qu'il lui en a fait don.
» 3* Dictionnaire Huron-Français. — Dictionnaire Iroquois- Français. — Dictionnaire Knistinaux-Français. — Dictionnaire Mohawko-Français. — Dictionnaire Algonquin-Français. — Ces manuscrits portent la date de i798 à i804. il parle plusieurs fois d'un père jésuite, nommé Potier, qui avait essayé de faire un Dictionnaire Huron, mais très incomplet ».
Enfin — et c'est par là qu'aurait dû commencer cette notice bibliographique — le 21 juin 1799, M. Dilhet écrivait de la Rivière-aux-Raisins à M. Carroll, évéque de Baltimore : « J'ai composé un livre d'Instructions et de prières pour les Hurons et les Pouwatamis qui sont mes voisins, et même dans ma paroisse ».
François-Charles Nagot naquit à Tours, le 19 avril 1734, de parents pieux qui prirent grand soin de son éducation. Il fit ses premières études au collège des jésuites de celte ville, et entra de bonne heure dans la Congrégation de la Sainte- Vierge, dont il fut un des membres les plus fervents. L'attrait qu'il manifesta pour l'état ecclésiastique au sortir de ses humanités engagea ses parents à l'envoyer à Paris, en 1753, pour y faire son cours de théologie. Il se présenta pour cet efl'et à la petite Communauté de Saint-Sulpice, où il fut reçu après
les examens ordinaires, et où il se distingua par ses progrès dans la science el la piété. Après avoir terminé son cours de théologie, il devint maître de conférence, et il songeait à suivre la carrière de la licence; mais la faiblesse de sa santé, et bien plus encore un attrait particulier pour le recueillement, le détournèrent de cette carrière, qui trop souvent était recueil de la ferveur des jeunes bacheliers. 11 se détermina alors à entrer dans la Compagnie de Saint-Sulpice, et après qu*il eut passé quelque temps à la Solitude, il fut envoyé en 1760 au séminaire de Nantes pour y enseigner la théologie; ce qui Tobligea à prendre le grade de docteur dans rUniversité de cette ville, à laquelle le séminaire était aggrégé. L*affaiblissement de sa sinté Tayant mis en peu de temps hors d*état de continuer les travaux de renseignement, il fut rappelé à Paris en 1768, et chargé de la conduite de la petite Communauté, où il avait fait ses études. 11 ne tarda pas à montrer, dans Texercice de cet emploi, toutes les qualités d'un excellent supérieur. 11 corrigea doucement les abus qui s'étaient glissés sous une administration moins ferme, rétablit la régularité et la ferveur dans la maison, encouragea les études, forma une bibliothèque, et remonta le temporel de rétablissement. Après avoir gouverné cette maison pendant douze ans, il en fut tiré, en 1780, pour être mis à la tête du petit séminaire, qui était alors un peu déchu de sa régularité, et qui lui fut aussi redevable d'un renouvellement sensible dans la ferveur.
Le soin qu'il donnait aux Communautés qui lui étaient confiées ne l'empêchait pas de se livrer, au dehors du séminaire, à quelques œuvres de zèle, dans les occasions qui lui étaient fournies par la Providence. Il travaillait avec succès à la conversion de quelques jeunes protestants, visitait quelquefois Madame Louise, qui lui faisait l'honneur de le consulter, dirigeait un certain nombre de pieux ecclésiastiques, et entre autres le célèbre abbé Edgeworth, qui assista Louis XVi dans ses derniers moments. Ce fut en grande partie par les soins de M. Nagol que fut établie, en 1766, la Communauté des Clercs de la paroisse de Saint-Sulpice; et à
Issy, en 1788, l'école préparatoire qui en étail comme le complémenl.
Le zèle intelligent dont il avait donné tant de preuves dans la conduite de Isl petite Communauté et du petit séminaire engagea M. Émery, en 1789, à le nommer directeur du grand séminaire de Saint-Sulpice; et la même année, il fut mis par TÂssemblée générale au nombre des assistants de la Compagnie. Pendant les vacances de Tannée suivante 1790, M. Émery Tenvoya à Londres pour conférer avec le P. Carroll, récemment nommé à Tévéché de Baltimore, au sujet du séminaire qu*il était question d'établir dans cette ville. Le résultat de la conférence fut la réalisation du projet; et M. Nagol, choisi pour supérieur du nouvel établissement, s embarqua à Saint-Malo, le 21 avril 1791, avec MM. Garnier, Tessier et Levadoux. On peut voir dans la Vie de M. Émery les difficultés de tout genre que M. Nagot cul à surmonter dans ce nouvel emploi, surtout pendant les premières années, et qui mirent de si grands obstacles aux fruits qu'on avait espérés de la fondation du séminaire. A la vue de ce fâcheux résultat, M. Émery crut devoir prendre, à Tépoque du Concordat, la résolution de rappeler tous les sujets de la Compagnie qui se trouvaient à Baltimore, et qu'il espérait employer plus utilement en France. Le retour de M. Nagot était si vraisemblable en 1802, que l'Assemblée générale tenue au mois d'octobre de cette année le mit au nombre des consulteurs, et que M»' D'Aviau, archevêque de Bordeaux, songeait sérieusement à le demander à M. Émery pour la conduite de son séminaire. Mais la santé de M. Nagol, très affaiblie depuis une attaque d'apoplexie qu'il avait éprouvée en 1795, ne lui permit pas d'entreprendre un voyage si pénible, et M. Émery lui-même, dans la crainte de précipiter l'exécution d'une mesure qui pouvait avoir de si graves inconvénients par rapport à l'Église des États-Unis, consentit à faire de nouveaux efforts pour le maintien du séminaire de Baltimore. M. Nagot continua donc, malgré le triste état de sa santé, à s'employer de tout son pouvoir à consolider cet établissement; et il eut enfin la consolation
de le voir, avant sa mort, dans un état de prospérité qui donnait les plus grandes espérances pour Tavenir. Ce résultat fut principalement du à rétablissement du petit séminaire d*Emmitzbourg, dont M. Nagot lui-même avait jeté les fondements en 1807, à Pigeon-Hill, dans la Pensylvanie.
Indépendamment des soins assidus qu*il donnait au séminaire et aux autres établissements dont nous venons de parler, M. Nagot partageait avec ses confrères l'exercice du ministère extérieur, non seulement à Tégard des Français qui se trouvaient en assez grand nombre à Baltimore et aux environs, mais encore à Tégard des Anglais, malgré la difficulté qxiil eut toujours à parier leur langue. La fièvre jaune ayant emporté presque tous les prêtres de Philadelphie, il s'offrit généreusement pour aller servir les malades; et ce ne fut que sur les vives instances de ses confrères qull renonça à son pieux projet.
Ses infirmités habituelles, jointes à son attrait particulier pour Toraison et le recueillement, lui firent souvent demander à M. Émery de le décharger de la supériorité; mais ce sage supérieur refusa longtemps de le satisfaire sur ce point. Ce ne fut qu'en 1810 que M. Nagot obtint enfin ce qu'il désirait depuis si longtemps. Il était alors dans la cinquantième année de son sacerdoce, dont il célébra l'anniversaire le 31 mai 1810. M. Tessier fut depuis chargé de la conduite du séminaire; et l'on vit alors avec édification l'ancien supérieur de la maison rentrer dans l'ordre commun et faire ses délices de l'obéissance, jusqu'à demander, avec la simplicité d'un jeune séminariste, les moindres permissions. Il poussa même l'exercice de cette vertu jusqu'à obéir à un séminariste qui prenait soin de lui pendant les dernières années de sa vie. Ne pouvant plus alors se livrer aux fonctions extérieures du saint ministère, il s'en dédommageait en composant ou traduisant des ouvrages utiles à la Religion. Il termina sa sainte carrière le 9 avril 1816, à Tàge de 82 ans, dans une grande réputation de sainteté. Il possédait, en effet, à un très haut degré toutes les vertus qui font un saint prêtre, une foi vive, une humilité profonde, une tendre dévotion au S'-Sa-
crement, un grand don de prière, un attrail singulier pour rÉcriture-Sainte, qu il lisait et méditait sans cesse, un zèle ardent pour le salut des âmes et surtout pour la sanctification du Clergé. Entre toutes ses vertus, on remarquait en particulier l'esprit de détachement et de pauvreté, dont il fit vœu plus de seize ans avant sa mort, ne voulant plus rien avoir qui fût à lui, et se contentant de ce qu'on lui donnait pour son entretien. A un grand fonds d'instruction ecclésiastique, il joignait beaucoup de lumières pour la direction des âmes, et un grand talent pour annoncer la parole de Dieu. Ses discours étaient d'un style pur et correct, et souvent ornés des plus beaux traits de rÉcrilure-Sainte, dont il était rempli. Dans un discours de retraite prêché avant la Révolution, ayant occasion de signaler les funestes effets de l'incrédulité, il compara l'entreprise de VEncyclo^édie avec l'entreprise de la Tour de Babel, et développa cette comparaison avec une éloquence qui fit une vive impression sur tous les auditeurs. Un ecclésiastique qui l'avait vu improviser une courte exhortation dans la cérémonie de la Rénovation des promesses cléricales, assurait n'avoir jamais rien entendu de plus vif ni de plus touchant sur ce sujet : on eût dit que J.-C. parlait par la bouche de son serviteur. — On peut voir son portrait dans Mémorial volume of the centenary of S'- Mary's Seminary of S^-Sulpice, Baltimore, M D; Baltimore, John Murphy et C% 1891, in-8% p. 16.
Notice 8ur M. Nagot, par M. Gosseiin, dans sa Vie (manuscrite) de M. Émery, t. IV. — L'Ami de la Religion, 13 juillet 1816, t. VIII, p. 286-288. L'article, signé G., est très probablement de M. Gamier, plus tard supérieur de Saint- Sulpice. — Vie de M, Émery, Paris, 1861, t. 1 et II, pasHm, — L'article iVa^o^ dans la Biographie universelle de Michaud, la Nouvelle biographie générale de Didot, et le Dictionnaire historique de Feller, édition Simonin, Lyon, 1860. — Vie de Mit de Simony, évêque de Soissons et Laon, par l'abbé Péronne; Paris, 1849, in-12, p. 24, 27, 30, etc. Avant la Révolution et n'étant pas encore prêtre, M. de Simony avait été, sous M. Nagot, professeur à là petite Communauté d'Issy. —
Époques du séminaire de Baltimore, par M. Tessier. — Précis historique sur le séminaire de Baltimore, par M. Deluol.
1. — M. Nagot commença ses publications par rééditer en 1784 : Instt uctions familières sur l'Oraison mentale pour ceux qui commencent à s'appliquer à ce saint exercice, in-8^ L'ouvrage est de M. Courbon, curé de Saint-Cyr. 11 a été plusieurs fois réimprimé depuis. Cfr. L'Ami de la Religion, 30 décembre 1830, p. 413, 416. Bibliographie catholique, mars 1846, t. V, p. 422.
8. — Recueil de conversions remarquables nouvellement opérées dans quelques Protestants; A Paris, chez C4rapart, imprimeur-libraire, rue d*£nfer, place Saint-Michel, n' 129, 1789, in-12. Barruel, Journal ecclésiastique, décembre 1789. — Nouvelle édition; Paris, Crapart, 1791, in-12, pp. xii-532. — Troisième édition augmentée; Paris... 1796, in-12. — Nouvelle édition, augmentée d'une notice sur la conversion de M. de Haller; Paris et Lyon, Rusand, 1822, in-12. L'Ami de la Religion, 9 mRTsl8i% t. XXXÏ, p. 114-116. Nouvelle édition augmentée; Avignon, Aubanel, 1829, in-12. — Nouvelle édition; Clermont-Ferrand, Hubler, 1835, in-8^
3. — La doctrine de l'Écriture sur les miracles, où Ton examine et on développe avec impartialité leur nature, etc., d'après les lumières de la Révélation et les principes de la saine raison, avec une addition de l'éditeur; Paris, Imprimerie des Sourds-Muets, sous la direction d'Ange Clo; janvier 1808, 3 in-12, pp. xx-419, 421, 460. L'auteur de l'ouvrage est Georges Hay, Ëvéque d'Edimbourg. M. Nagot a fait la traduction. L'édition fut donnée par les soins de M. Émer}* et de l'abbé Hémey d'Auberive, dont les Observations et additions occupent les 138 dernières pages du IIP volume. Mélanges de Philosophie, t. IV, p. 193 et suiv.
41. — Fêtes mobiles, jeûnes et autres observances annuelles de l'Église catholique ; ouvrage traduit librement de l'anglais d'Alban Butler, par M. Nagot, ancien Directeur du séminaire de Saint-Sulpice, pour servir de continuation et de complément aux Vies des Pères, des Martyrs et des autres principaux saints, traduites de l'anglais du même auteur
par Tabbé Godescard, Chanoine de Saint-Honoré; Versailles, J.-A. Lebel, 1811, in-8% pp. iv-722. Ce volume forme le XUl* de l'édition des Vies des Pères donnée à Versailles par Tabbé de Kéravenant, vicaire de Saint-Sulpice.
5. — Vie de M, Olier, Curé de Saint-Sulpice à Paris, Fondateur et premier supérieur du séminaire du même nom; Versailles, J.-A. Lebel, 1818, in-8% pp. xxii-646. L'ouvrage fut composé à l'instigation de M. Émery, et publié par les soins de M. Duclaïuc. L'Ami de la Religion, 2 décembre 1818, t. XVIII, p. 81-88.
Ainsi que le dit l'intitulé du manuscrit, cette Vie a été « écrite par un Directeur dudit séminaire en l'année 1790 ». 11 en existe au séminaire de Saint-Sulpice, Cabinet des Manuscrits, Réserve, sous les n" 14, 14^**, 13, 63, quatre copies, dont les deux premières sont originales, c*est-à-dire écrites par M. Nagot lui-même. La première fut « commencée le 4 mars 1799, et finie le 11 avril 1800 » (in-4' de 810 pages). La deuxième est un in-4'' de 737 pages. Une note placée au commencement de la quatrième (n. 63, 2 in-12) nous apprend que M. Nagot « a eu la patience d'en faire jusqu'à vingt copies environ ». Le n" 15 est intitulé : Mémoires pour la Vie de M. Olier, Curé de Saint-Sulpice, fondateur et premier supérieur du séminaire du même nom (2 in-4'* de 554, 363 pages). On n*y trouve pas V Introduction, mais quelques variantes dans le texte. Sur la garde du tome 1*', on lit une note contenant un passage de la lettre que, le 26 octobre 1686, M. Tronson écrivait à M. Grandet, qui alors travaillait à composer une Vie de M. Olier. Le supérieur de Saint-Sulpice y dit que le xvii* siècle n'est pas préparé à goûter les voies extraordinaires qu'il faudrait raconter dans cette Vie. Cette note a porté un ancien bibliothécaire de Saint-Sulpice à regarder Grandet comme l'auteur de l'ouvrage contenu dans le manuscrit; ce qui, plus tard, a été reconnu pour être une erreur. V. l'article Grandet, t. I, p. 241.
Le séminaire de Baltimore possède également une transcription de cette Vie (manuscrit in-4*' de xviii-370 pages), faite aussi par M. Nagot, comme le prouvent les dernières
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lignes, que nous reproduisons ici : « Commencée d*écrire le 19 avril 1812; finie d'écrire, ce 28 septembre 1812, pour èlre à Tusage de M. Harent et lui appartenir en propriété, selon rintention que j*ai eue en récrivant pour son édification, et dans Tespérance qu*en lisant cette vie, il se souviendrait quelquefois de la main, et surtout de la pauvre âme qui la lui dédie pour la gloire de Dieu. F. Ch. Nagot ». — M. John Gilmary Shea, auteur américain très estimé d'une Histoire de l'Église aux États-Unis (4 vol. in-4') et de plusieurs autres ouvrages, mentionne A Life ofRev. Olier, 1813, par M. Nagot. 11 ne faudrait pas en conclure que l'ouvrage a été publié en anglais, même avant l'édition française de 1818; M. Shea n'avait évidemment en vue que la Vie (manuscrite) de M. Olier, dont il donne le titre en anglais parce que luimême écrit en anglais.
6. — Fragment d'une lettre adressée à M. de Simony, dans la Vie de Monseigneur de Simony, évéque de Soissons et de Laon, par M. l'abbé Z. M. Péronne; deuxième édition; Paris, Vives, 1861, in.l2, p. 23, 24.
Les manuscrits de M. Nagot, conservés à la bibliothèque du séminaire Saint-Sulpice de Paris, sont généralement des traductions d'ouvrages, la plupart écrits en anglais.
A. — Catéchisme ou Exposition de la doctrine chrétienne, in-4% pp. 651.
B. — Cinquante raisons ou Motifs de préférer la Religion Catholique, Apostolique et Romaine, à toutes les autres sectes de ce jour dans le Christianisme, in-4% pp. viii-105. Traduction de l'ouvrage latin paru en 1708, qui a pour auteur le P. Martin Szent-Ivany, de la Compagnie de Jésus, et pour titre : Quinquaginta Rationes et Motiva cur in tantâ varietate Religionum et Confessionum fidei, in Christianitate modemo tempore vigentium, sola Religio Romano-Caiholica sit eligenda et omnibus aliis prœferenda ; à quodam NeO'Catholico omnibus Dominis Dominis Acaiholicis pro Xenio Novi anni 1702 affeccuosissimè oblata; Tyrnavia», in-12, pp. 132. V. Bibliothèque de la Compagfiie de Jésus; Bruxelles, 1896, t. Vil, col. 1769, 1770.
C. — Le Chrétien sincère instruit dans la foi de Jésus- Christ par la parole écrite (par Hay), 2 in-i% pp. 518, 546.
D. — Le Chrétien catholique instruit dans la doctrine des Sacrements, du Sacrifice, des Cérémonies et des Pratiques de TÉglise, par demande et par réponse (par M. Challoner), in-4% pp. 314.
E. — Le Chrétien pieux, ou le Chrétien formé à la science du salut par Jésus-Christ et les paroles de sa loi (par Hay), 2 vol. in.4% pp. xxvi-652, 548.
F. — Guide du Chrétien dans les voyes du salut, traduit de Tanglais, et ouvrage divisé en deux parties, dont la première a pour objet d'inspirer la ferme résolution de travailler à son salut éternel; la seconde traite des obstacles et des difficultés qui s*y opposent, et des moyens de les aplanir ou de les surmonter; par Robert Parsons, prêtre de la Compagnie de Jésus; 2 vol. in-4% pp. 715, 656. 11 n'existe de cet ouvrage d'autre traduction française que celle du P. Pierre de Mareuil, jésuite, laquelle comprend seulement la seconde partie du Christian Directory du P. Parsons, et qui parut en 1736 à Paris sous ce titre : « Obstacles de la Pénitence, ou Réfutation des prétextes qui font illusion au pécheur et l'empêchent de se convertir... », in-12, pp. 379. V. Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, art. Mareuil, t. V, coh 540, n. 12; art. Parsons, t. VI, col. 298.
G. — Considérations sur les vérités et les devoirs du Christianisme, en forme de Méditations pour tous les jours de Tannée; ouvrage traduit de l'anglais, très utile à toutes les personnes qui veulent vivre de la plus pure et plus solide piété, 2 vol. in-4'.
H. — Des Fondements de la Religion chrétienne (par Challoner), 1 vol. pp. 108.
I. — La différence du Temps et de TÉternité, par le P. Nieremberg, de la Compagnie de Jésus, 1 vol.
J. — Sujets d'oraisons, 1 vol.
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