‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 16 sur 298 · M. DU ROSEL · texte numérisé non relu

M. DU ROSEL

Le 12 novembre 1817, M. Duclaux, supérieur de Saînt- Sulpice, écrivait à M. Bréard, confesseur de M. du Rosel : — « Je ne saurais vous rendre combien je suis affligé de la mort du cher M. du Rosel... La mémoire de ce digne prêtre demeurera en bénédiction dans cette maison... Il nous avait, comme vous savez, Monsieur, manifesté l'intention de se consacrer à l'œuvre des séminaires. Nous avions accédé à son désir, persuadé qu'il venait de celui qui dirige nos cœurs et nos inclinations. Déjà nos espérances étaient justifiées; mais au moment où nous nous disposions à l'associer à nos fonctions, le Seigneur l'appelle pour l'associer au bonheur de ses élus »,

Léon -Théodore du Rosel naquit à Saint-Germain-du- Crioult, au diocèse de Bayeux, le 16 avril 1792. II commença ses études littéraires au collège d'Avranches, et les acheva au lycée de Caen. Au mois d'octobre 1812, il entra au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, où il eut pour directeur M. Teysseyrre, et fut ordonné prêtre à Noël de Tannée 1816. Pendant son séminaire, il enseigna durant quelque temps la philosophie au séminaire d'Issy, préludant ainsi au ministère auquel il se croyait appelé, mais que sa mauvaise santé et sa mort trop prompte ne lui permirent pas d'exercer. On a ses sentiments et résolutions de retraites, ainsi que des lettres ou fragments de lettres écrites par lui, et quelques-unes de ses compositions lorsqu'il était catéchiste à Saint-Sulpice, dans l'ouvrage intitulé : Vie de M, l'abbé du Roael de S^ Germain, prêtre de S^-Sulpice, mort à Avranches dans sa 25* année, par M. l'abbé Harel, ancien directeur des Missions diocésaines, ancien curé de Valognes, chanoine titulaire de Coutances; Coutances, Impr. [de J.-J. Salettes, libraire-éditeur, 1862, in-12. L'auteur n'a pas abusé des dates : en dehors des trois citées par nous dans cet alinéa, on n'en trouvera pas une seule dans cette biographie de 211 pages, pas même celle de la mort de M. du Rosel — laquelle arriva le 4 novembre 1817 — pas même celle de la lettre écrite à cette occasion par M. Duclaux.

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