‹ Bibliothèque sulpicienne; ou, Histoire littéraire de la Compagnie de Saint-Sulpice (volume 4)Chapitre 20 sur 298 · M. TEYSSEYRRE · texte numérisé non relu

M. TEYSSEYRRE

Antoine-Jérôme-Paul-Émile Teysseyrre naquit à Grenoble, en 1780, le 13 juin — son épitaphe porte le 13 avril, — d'une

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famille considérée par les charges qu'elle avait occupées avec distinction dans la magistrature. Ses études littéraires terminées, il se prépara pour entrer à l'École Polytechnique, fut reçu douzième sur 108 élèves admis, n'étant âgé que de seize ans (1801), et y exerça un véritable apostolat parmi ses condisciples. Après deux années passées dans cette école, il suivit les cours de l'École des Ponts-et-Chaussées, et fut ensuite nommé répétiteur à l'École Polytechnique. Mais se croyant appelé de Dieu à l'état ecclésiastique, il entra au séminaire de Saint-Sulpice le 17 novembre 1806, fut ordonné sous-diacre le 16 juin 1810, et prêtre le 8 juin 1811. Or, le 8 octobre suivant, l'Empereur écrivait qu'il ne voulait a point de sulpiciens dans le séminaire de Paris », et ordonnait de prendre « des mesures telles que cette Congrégation fût dissoute ». M. Teysseyrre n'en conserva pas moins la résolution qu'il avait prise d'y entrer, et l'ayant fait connaître au nouveau supérieur, M. Jalabert, vicaire général du diocèse de Paris, il fut chargé de professer l'Écriture- Sainte. Quand, en 1814, la Compagnie rentra dans le séminaire, M. Teysseyrre fonda à Paris un petit séminaire sous le nom de Petite Communauté des Clercs de Saint-Sulpice, et sans quitter le séminaire, il lui donna ses soins l'espace de quatre ans, c'est-à-dire jusqu'à la fin de sa trop courte vie; car il mourut saintement dans la nuit du 22 au 23 août 1818, n'étant âgé que de 33 ans. Son corps repose dans le cimetière de Loretta, à Issy.

Cfr. Monsieur Teysseyrre, ancien élève de l'École Polytechnique, Prêtre de Saint-Sulpice, fondateur de la petite Communauté des Clercs de Saint-Sulpice; sa vie — son œuvre — ses lettres; par M. l'abbé Paguelle de Follenay, supérieur du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet; Paris, Poussielgue, 1882, in-12, pp. x-500. — Semaine religieuse de Grenoble, 12, 19, 26 décembre 1868, 2 janvier 1869, p. 264-268, 286-287, 300-304, 318-320, 330-334. — On trouve aussi plusieurs traits concernant M. Teysseyrre dans L'Œuvre par excellence, ou Entretiens sur le Catéchisme, par M»** Dupanloup; Paris, 1869, in-8\ — Il existe aux archives de

la Solitude une Notice manuscrite sur M. Teysseyrre, à laquelle M. Paguelle a emprunté quelques détails (p. 352). Elle a été composée par M. Marie-Joseph-Jules Martimeau.

M. Teysseyrre n*a rien publié; mais son biographe a imprimé plusieurs pièces émanées de sa plume. Sans parler des nombreuses lettres intercalées dans le récit, nous citerons :

1. — Lettres spirituelles de M. Teysseyt^f^e (p. 365-428). On peut ajouter celle qu'il écrivit à M. du Rosel de S'-Germain, citée dans la Vie de M, l'abbé du Rosel de S^Gertnatn, prêtre de Saint-Sulpice, mort à Âvranches dans sa 25* année, par M. Tabbé Harel, ancien directeur des Missions diocésaines, ancien curé de Valognes, Chanoine titulaire de Coutances; Goutances, impr. de J.-J. Salettes, libraire-éditeur, 1862, in.l2, p. 133, 134.

8. — Étendue des devoirs de MM, les Directeurs et PrO' fesseurs de la Petite Communauté (p. 321-328).

3. — Règlement particulier à l'usage de la Petite Communauté des Clercs de Saint^Sulpice (p. 441-451).

4. — Cantique pour les infirmes (p. 344-346). Le brillant élève de TX, comme on appelle TÉcole Polytechnique, n'était pas étranger à Tart de la poésie.

5. — Par ses conseils et son influence sur Tabbé de Lamennais, par les nombreuses notes qu'il lui a fournies, M. Teysseyrre a beaucoup contribué à la composition et à la publication de VEssal sur l'Indifférence en matière de reli^ gion. « Il reste de cette collaboration un volume écrit de sa main, ou plutôt une série de notes qui toutes se rapportent aux sujets traités par Lamennais. Ce sont des déductions logiques que nous retrouvons dans V Essai; ce sont des preuves de l'Écriture et de Tradition que nous n'y retrouvons pas; ce sont des réponses à des objections scientifiques; en un mot, les traces d'un travail de compositions auquel l'ordre et la forme font défaut » (p. 290, 291). — Voici le contenu de ce volume in-4° qui, après avoir appartenu à M»'' Dupanloup, est aujourd'hui la propriété du séminaire de Saint-Sulpice : — « Recueil de Dissertations : — Consid(Talions générales sur l'état du procès entre la Reli-

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